Vivre en Indonésie : le guide de l'expatrié
Toutes les infos pour vous installer et vivre en Indonésie.
Quatrième pays le plus peuplé du monde avec 287 millions d'habitants et plus grand archipel de la planète (17 000 îles), l'Indonésie attire une communauté expatriée estimée à plus de 100 000 résidents permanents, sans compter les centaines de milliers de nomades digitaux concentrés à Bali. Membre du G20 et 16e économie mondiale, le pays affiche une croissance solide et un coût de vie particulièrement attractif pour les budgets européens.
5 bonnes raisons de s'y installer
- Coût de vie remarquablement bas : Bali reste près de trois fois moins chère que la France ; un budget confortable à Jakarta démarre autour de 1 000 à 1 500 USD/mois.
- Bali, capitale mondiale du nomadisme digital : climat tropical, plages, espaces de coworking partout (Dojo, Tropical Nomad), communauté internationale très active.
- Richesse naturelle et culturelle exceptionnelle : volcans, récifs coralliens du Triangle du Corail, orang-outans, dragons de Komodo, temples de Borobudur et Prambanan classés UNESCO.
- Cuisine de rue exceptionnelle et abordable : nasi goreng, rendang (élu meilleur plat du monde), satay, gado-gado, le tout pour 1 à 3 EUR le repas dans un warung local.
- Hub stratégique en Asie du Sud-Est : vols régionaux très bon marché vers Singapour, la Malaisie, l'Australie ou la Thaïlande via Garuda, Lion Air ou AirAsia.
Voici les principaux indicateurs économiques et démographiques à connaître avant de poser ses valises.
Population (2026) | 287 886 782 habitants |
Superficie | 1 811 570 km² – 17 000+ îles |
PIB nominal (2026) | ~1 543 milliards USD |
PIB par habitant (PPA, 2026) | 16 448 USD |
Croissance PIB (Q1 2026) | +5,61% |
Inflation | 2,5 à 3% (stable en 2025) |
Taux de chômage (2025) | 4,76% – le plus bas depuis 1998 |
Monnaie | Roupie indonésienne (IDR) – 1 EUR ≈ 18 500 IDR |
Capitale | Jakarta (transfert progressif vers Nusantara) |
Langue officielle | Bahasa Indonesia (+ 700 langues régionales) |
Sources : Worldometers (population), Trading Economics (PIB), Antara News (chômage 2025).
Visas et démarches administratives pour s'installer en Indonésie
L'Indonésie a profondément modernisé son système de visas depuis 2022 avec le lancement du Second Home Visa, du Golden Visa et surtout du Remote Worker KITAS (E33G) en avril 2024. Le choix du bon visa dépend essentiellement de la durée de séjour envisagée, de la source des revenus et du projet à long terme. Voici un panorama des options disponibles en 2026.
Visas court séjour : Visa on Arrival et B211A
Pour un premier séjour exploratoire, le Visa on Arrival (VoA) reste la solution la plus simple. Il offre 30 jours renouvelables une fois (60 jours maximum), pour environ 500 000 IDR (~30 EUR) à l'arrivée à l'aéroport. L'option en ligne e-VoA permet d'éviter les files d'attente. Attention au dépassement : la pénalité s'élève à 1 000 000 IDR par jour, soit environ 60 EUR.
Pour un séjour plus long sans intention de travailler localement, le Visa B211A (Social/Cultural Visit) reste très populaire chez les nomades digitaux. Il autorise 60 jours extensibles 4 fois pour 30 jours, soit 180 jours maximum. Le coût avec un agent visa varie de 200 à 300 USD. Au-delà de 180 jours, un "visa run" hors du pays est obligatoire avant retour.
Visa nomade digital : le Remote Worker KITAS (E33G)
Lancé en avril 2024, le Remote Worker KITAS (E33G) est un permis de résidence d'1 an destiné aux salariés ou contractants travaillant à distance pour un employeur enregistré hors d'Indonésie. Les conditions principales sont des relevés bancaires montrant au moins 2 000 USD sur les 3 derniers mois, un passeport valide 12 mois minimum et une photo récente. Le visa coûte 150 USD de frais gouvernementaux, plus environ 300 à 800 USD de frais d'agent. Il est non renouvelable : il faut le clôturer, sortir du pays et redemander depuis l'étranger. Les dépendants (conjoint, enfants) peuvent obtenir un KITAS dépendant lié.
Second Home Visa et Golden Visa : pour les longs séjours
Pour s'installer durablement, deux options existent. Le Second Home Visa, lancé fin 2022, offre 5 ou 10 ans de résidence à condition de déposer 130 000 USD sur un compte bancaire d'État indonésien ou d'acheter une propriété résidentielle d'au moins 1 000 000 USD sous titre Hak Pakai ou HGB. Le travail à distance pour un employeur étranger reste autorisé.
Le Golden Visa, créé en 2023-2024, vise les investisseurs et dirigeants d'entreprise. Il propose 5 ou 10 ans de résidence avec un investissement minimum de 2 milliards d'IDR (~120 000 USD) en obligations d'État, actions ou capital d'entreprise.
KITAS Emploi et résidence permanente (KITAP)
Le Work KITAS est requis pour tout étranger employé par une entreprise indonésienne. Il nécessite une offre d'emploi, un permis de travail IMTA et un parrainage par l'employeur. Sa durée est d'1 an renouvelable, jusqu'à 5 ans dans certains cas. Après 3 ans de résidence continue avec un KITAS valide (Second Home, emploi ou mariage), il devient possible de demander le KITAP (Kartu Izin Tinggal Tetap), équivalent du statut de résident permanent, renouvelable tous les 5 ans.
Depuis septembre 2025, l'All Indonesia Arrival Card numérique est obligatoire pour tous les arrivants internationaux. L'autorité de référence est le Direktorat Jenderal Imigrasi (imigrasi.go.id) et le portail evisa.imigrasi.go.id. Pour les ressortissants français, l'ambassade de France à Jakarta accompagne les démarches consulaires (NIE, inscription au registre).

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Travailler et entreprendre en Indonésie : marché de l'emploi et secteurs porteurs
Avec un taux de chômage tombé à 4,76% en 2025, son plus bas niveau depuis 1998, le marché du travail indonésien est dynamique mais structurellement dualiste : 55% de la force de travail évolue dans le secteur informel, tandis que le secteur formel attire les expatriés sur des postes à forte valeur ajoutée. Les salaires locaux restent très bas en valeur absolue, mais les packages corporatifs à Jakarta peuvent atteindre des niveaux européens.
Marché du travail et salaires
L'Indonésie ne dispose pas d'un salaire minimum national unique : chaque province fixe son propre UMP (Upah Minimum Provinsi) et chaque ville son UMK. Pour 2026, l'UMP de Jakarta s'élève à 5 729 876 IDR/mois (environ 310 EUR), le plus élevé du pays après une hausse de 6,17%. La moyenne nationale tourne autour de 3 400 000 IDR/mois, soit environ 184 EUR. Le salaire médian dans le secteur formel se situe à 2 000 000 IDR/mois (~108 EUR), reflétant l'écart économique avec les standards occidentaux.
Les expatriés en poste corporate à Jakarta peuvent négocier des packages allant de 3 000 à 15 000 USD/mois selon le secteur et l'ancienneté. Le 13e mois (Tunjangan Hari Raya, THR) est obligatoire et versé 7 jours avant l'Aïd el-Fitr (Lebaran). La semaine de travail légale est de 40 heures.
Le tableau ci-dessous résume les principaux indicateurs salariaux et fiscaux pour 2026.
Indicateur | Valeur 2026 | Équivalent EUR |
UMP Jakarta (mensuel) | 5 729 876 IDR | ~310 EUR |
UMP national moyen | ~3 400 000 IDR | ~184 EUR |
Salaire médian secteur formel | 2 000 000 IDR | ~108 EUR |
Package expat senior Jakarta | 3 000–15 000 USD | ~2 800–14 000 EUR |
Charges employeur (BPJS total) | ~10–13% du brut | – |
Sources : Wage Indicator Indonesia, Tempo (UMP 2026 par province).
Secteurs porteurs pour les expatriés
Plusieurs secteurs concentrent les opportunités pour les profils étrangers. Le tourisme et l'hôtellerie emploient managers, directeurs d'hôtels, instructeurs de plongée et guides à Bali, Lombok et Labuan Bajo. La tech et les startups (Gojek, Tokopedia, OVO) recrutent développeurs et data scientists, surtout à Jakarta. L'énergie (Pertamina, Total, Chevron) mobilise ingénieurs et géologues à Kalimantan, Papua et Sumatra. La banque et la finance (HSBC, Citibank, Standard Chartered, Mandiri) restent concentrées à Jakarta, tout comme l'industrie manufacturière dans les zones de Bekasi, Cikarang et Batam. L'éducation internationale et la santé privée pour expatriés complètent ce panorama.
Création d'entreprise et freelance
Travailler pour un employeur indonésien est possible mais soumis à une liste positive (Daftar Positif) des postes ouverts aux étrangers et à un permis de travail IMTA. Pour entreprendre, la structure obligatoire est la PT PMA (Perseroan Terbatas Penanaman Modal Asing), société à capitaux étrangers, avec un capital minimal selon le secteur. Certains secteurs restent fermés aux étrangers via la Daftar Negatif Investasi. Pour les freelances et consultants travaillant pour des clients étrangers, le KITAS E33G reste la voie la plus claire, le B211A étant utilisable avec précautions fiscales.
Côté cotisations, les expatriés employés localement plus de 6 mois doivent contribuer au BPJS Kesehatan (santé) et au BPJS Ketenagakerjaan (emploi), pour une charge employeur totale de 10 à 13% au-dessus du salaire brut. Les expatriés sont exemptés de la cotisation JP (pension retraite).
Étudier en Indonésie
L’Indonésie attire de plus en plus d’étudiants internationaux grâce à son équilibre entre qualité académique, richesse culturelle et coût de la vie abordable. Grâce à son réseau d’universités en pleine expansion et à un environnement accueillant, l’Indonésie offre un cadre idéal aux étudiants souhaitant poursuivre leurs études tout en découvrant la richesse culturelle et le quotidien dans l’une des nations les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est.
Des institutions prestigieuses telles que l'Universitas Indonesia (UI), l'Université Gadjah Mada (UGM) et l'Institut de technologie de Bandung (ITB) sont reconnues pour leurs programmes en ingénierie, en commerce, en sciences sociales et en études environnementales. De nombreuses institutions proposent aujourd’hui des programmes en anglais, particulièrement pour les études postgraduées et les disciplines les plus recherchées.
Pourquoi étudier en Indonésie ?
L’Indonésie offre à la fois de solides opportunités académiques et une expérience culturelle particulièrement enrichissante. Les frais de scolarité et le coût de la vie sont généralement plus bas qu’en Occident. Les programmes proposés en anglais sont toutefois souvent plus onéreux. Le coût de la vie, quant à lui, varie selon la ville où vous choisissez d’étudier. Les étudiants internationaux peuvent également bénéficier de bourses proposées par le gouvernement ou les universités, comme la Bourse Darmasiswa, qui soutient des formations non diplômantes en langue indonésienne, arts et culture.
En dehors des cours, étudier en Indonésie permet de découvrir une grande diversité de traditions, des paysages magnifiques et une communauté locale chaleureuse. C’est un cadre idéal pour ceux qui s’intéressent à la culture de l’Asie du Sud-Est et aux échanges internationaux.
Conseils :
- Vous devrez demander un visa étudiant (souvent de type C316), puis votre université vous aidera à le convertir en un permis de séjour (KITAS) après votre arrivée.
- Rassemblez vos relevés de notes, passeport, preuve financière et certificat de santé, légalisé par l'ambassade d'Indonésie si nécessaire.
- De nombreux programmes sont en anglais, mais apprendre le Bahasa Indonesia vous aidera pour la vie quotidienne et les interactions locales.
- Vérifiez toujours si le programme choisi est véritablement entièrement en anglais (ou partiellement) et reconnu dans votre pays d'origine.

L'enseignement supérieur en Indonésie
L'Indonésie possède l'un des systèmes éducatifs les plus importants d'Asie, avec des millions ...
Comprendre la fiscalité indonésienne en tant qu'expatrié
L'Indonésie applique un système fiscal en pleine modernisation, avec une nouvelle plateforme de déclaration (Coretax) lancée en 2025 et un régime territorial particulièrement avantageux pour les nouveaux résidents qualifiés. Le pays a signé une convention de non-double imposition avec la France, ce qui sécurise la situation des expatriés français pour leurs revenus de source hexagonale.
Administration fiscale et obligations déclaratives
L'administration de référence est la Direktorat Jenderal Pajak (DJP) – équivalent indonésien de la Direction générale des Finances publiques – accessible via pajak.go.id. Tout résident fiscal doit obtenir un NPWP (Nomor Pokok Wajib Pajak), le numéro fiscal indonésien. Sans NPWP, les retenues à la source appliquent une surtaxe de 20%. Le système fonctionne en auto-évaluation : le contribuable calcule et paie lui-même ses impôts, via la nouvelle plateforme Coretax obligatoire depuis l'exercice 2025. La déclaration annuelle, le SPT Tahunan, doit être déposée avant le 31 mars de l'année suivante.
Impôt sur le revenu (PPh 21) : les tranches
Pour les résidents fiscaux, l'impôt sur le revenu (PPh 21 pour les salariés, PPh 25/29 pour les indépendants) suit un barème progressif inchangé en 2026. La résidence fiscale s'établit après 183 jours de présence sur 12 mois, ou en cas d'intention de résider en Indonésie (contrat de travail, bail, KITAS).
Jusqu'à 60 000 000 IDR | 5% |
60 000 001 – 250 000 000 IDR | 15% |
250 000 001 – 500 000 000 IDR | 25% |
500 000 001 – 5 000 000 000 IDR | 30% |
Au-delà de 5 000 000 000 IDR | 35% |
Les non-résidents subissent une retenue à la source forfaitaire de 20% sur leurs revenus de source indonésienne (sauf application d'une CDI). Les résidents fiscaux sont en principe imposés sur leurs revenus mondiaux, sauf application du régime territorial décrit ci-dessous.
Régime territorial : un avantage majeur pour les nouveaux résidents
Mise en place par l'Omnibus Law, une disposition exceptionnelle permet aux étrangers devenus résidents fiscaux de n'être imposés que sur leurs revenus de source indonésienne pendant les 4 premières années, à condition de disposer de qualifications spécifiques validées par la DJP. Concrètement, les revenus perçus d'employeurs ou clients étrangers (télétravail, freelance international) ne sont pas imposables en Indonésie pendant cette période. C'est une opportunité fiscale majeure pour les nomades digitaux résidant plus de 183 jours sur place. Attention toutefois à la compatibilité avec la convention fiscale entre la France et l'Indonésie, à examiner avec un fiscaliste.
TVA, impôt sur les sociétés et conventions fiscales
La TVA (PPN, Pajak Pertambahan Nilai) est passée de 11% à 12% au 1er janvier 2025, une hausse fortement débattue. Les biens essentiels (alimentaires de base, santé, éducation, transport public) restent exonérés ou à taux zéro. L'impôt sur les sociétés (PPh Badan) s'élève à 22%, ramené à 19% pour les sociétés cotées avec plus de 40% du capital flottant.
L'Indonésie a signé des conventions de non-double imposition (CDI / P3B) avec 71 pays, dont la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Australie, le Japon et Singapour. La convention franco-indonésienne permet d'éviter une double imposition sur les revenus de source française (pensions, dividendes, etc.). Pour bénéficier d'une CDI, il faut présenter un Certificate of Domicile (CoD) au bureau fiscal local. Les retenues à la source sont alors réduites : 10-15% sur dividendes, 10% sur intérêts, 10-12% sur royalties. La liste officielle des taux est disponible sur le site de la DJP.
Système de santé en Indonésie : entre BPJS public et secteur privé
Le système de santé indonésien repose sur une double structure : le programme universel public BPJS Kesehatan, qui couvre environ 90% de la population, et un secteur privé performant concentré à Jakarta et Bali. Pour un expatrié, la souscription d'une assurance internationale privée avec évacuation médicale reste fortement recommandée, même en cas d'éligibilité au BPJS.
Le BPJS Kesehatan : système public universel
Le BPJS Kesehatan (Badan Penyelenggara Jaminan Sosial Kesehatan) est le programme national d'assurance maladie. Les expatriés employés localement plus de 6 mois doivent obligatoirement s'y inscrire (4% à la charge de l'employeur, 1% à la charge de l'employé, plafonné sur un salaire de 12 000 000 IDR). Depuis 2025, les titulaires d'un Second Home Visa ou d'un E33G KITAS peuvent également s'y inscrire volontairement, sous conditions de résidence officielle et de garant. Le coût en classe 1 est d'environ 600 000 à 1 000 000 IDR/mois (~32 à 54 EUR). En revanche, les touristes et titulaires de visas court séjour n'y ont pas accès : règle absolue dans les hôpitaux privés, pas de paiement, pas de soins, même en urgence vitale.
Hôpitaux de référence pour expatriés
À Bali, plusieurs établissements sont reconnus pour leur accueil international. Le BIMC Hospital (Nusa Dua et Kuta) reste la référence pour la communauté australienne, multilingue et avec urgences 24h. Siloam Hospital Bali à Denpasar fait partie du plus grand réseau privé d'Indonésie. Le Bali International Hospital (BIH), ouvert en avril 2025 à Sanur en partenariat avec la Mayo Clinic, propose des standards internationaux en oncologie et cardiologie de pointe – c'est le premier hôpital de zone économique spéciale santé du pays.
À Jakarta, le Siloam Hospitals Group dispose de plusieurs sites modernes. Le RS Pondok Indah (RSPI) a été élu meilleur hôpital privé d'Indonésie 2023 par Global Health Asia Pacific (consultation à 70-145 EUR, chambre simple à 90-235 EUR/nuit). RS Premier Jatinegara, Mayapada Hospital et RS Pertamina complètent l'offre. À Surabaya, RS Premier Surabaya propose un staff anglophone aux standards internationaux.
Coûts indicatifs et assurance privée recommandée
Dans le secteur privé, les coûts restent abordables comparés aux standards européens : consultation généraliste de 200 000 à 500 000 IDR (~11-27 EUR), spécialiste de 500 000 à 1 500 000 IDR (~27-81 EUR), nuit d'hospitalisation de 1 000 000 à 17 000 000 IDR selon la classe et l'établissement. Le tourisme dentaire est très développé à Bali (40 à 70% moins cher qu'en Europe).
L'assurance internationale privée avec évacuation médicale est jugée indispensable par la quasi-totalité des expatriés. Elle coûte généralement entre 60 et 200 USD/mois selon l'âge et la couverture, l'évacuation vers Singapour (1h de vol) ou Bangkok étant déterminante pour les soins complexes. Les principaux assureurs présents sont Cigna Global, AXA International, Bupa Global, APRIL International, William Russell et Pacific Prime. Pour les Français, l'adhésion à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) peut compléter utilement une assurance internationale.
Numéros utiles : ambulance 119, police 110, pompiers 113. En conclusion, vivre en Indonésie sans couverture santé internationale serait un risque imprudent, même si les soins courants restent peu coûteux.
Scolariser ses enfants en Indonésie : panorama des écoles internationales
Les familles expatriées disposent d'un large choix d'écoles internationales en Indonésie, principalement concentrées à Jakarta (hub corporatif) et Bali (hub lifestyle). Les frais varient considérablement selon la ville, le curriculum et le niveau scolaire. Le secteur "National Plus" propose une alternative bilingue plus abordable, mêlant programme indonésien et international.
Le système éducatif indonésien
L'enseignement public indonésien se déroule en Bahasa Indonesia, ce qui le rend rarement adapté aux expatriés en séjour court ou moyen. Le secteur National Plus regroupe des écoles privées qui combinent curricula national et international (souvent Cambridge ou IB), avec un enseignement bilingue anglais-indonésien. Les frais y sont nettement inférieurs aux écoles internationales pures, ce qui en fait un compromis intéressant pour les familles installées durablement.
Écoles internationales à Jakarta
Jakarta concentre les écoles les plus prestigieuses du pays. La Jakarta Intercultural School (JIS) est la plus reconnue, avec un curriculum américain complété par l'IB, pour des frais annuels de 22 000 à 30 000 USD. La British School Jakarta (BSJ) propose le programme britannique et l'IB Diploma, pour 17 000 à 26 000 USD/an. D'autres établissements complètent l'offre : Gandhi Memorial International School, Australian International School Indonesia, ACG School Jakarta, Singapore International School. Pour les familles francophones, le Lycée Français de Jakarta (LFJ), homologué AEFE, propose un curriculum français complet de la maternelle à la terminale – une option recherchée par les familles tenant à la continuité avec le système hexagonal.
Écoles internationales à Bali
Bali compte 22 écoles internationales concentrées entre Sanur, Canggu et Ubud. Les frais sont en moyenne plus accessibles qu'à Jakarta, démarrant autour de 6 000 USD/an pour les bilingues et atteignant 17 000 USD pour les premium.
- Bali Island School (BIS) à Sanur : curriculum américain accrédité WASC. Frais 2025-2026 : 150 à 280 millions IDR/an (~8 100 à 15 100 EUR).
- Australian International School (AIS) à Sanur : programme australien et IB. Frais : 140 à 230 millions IDR/an (~7 600 à 12 400 EUR).
- Canggu Community School (CCS) : curriculum australien et IB. Frais : 140 à 220 millions IDR/an.
- Green School Bali à Ubud : campus en bambou éco-conçu, IB, approche développement durable, unique au monde. Frais : 190 à 250 millions IDR/an.
- Sanur Independent School (SIS) : curriculum britannique avec IGCSE et A-Level.
- Dyatmika School à Sanur : bilingue, Cambridge IGCSE et Kurikulum Merdeka. Frais : 100 à 180 millions IDR/an – l'option "National Plus" la plus reconnue.
- École Française de Bali à Canggu : curriculum français national, idéale pour les familles souhaitant maintenir la continuité du programme hexagonal.
Universités et démarches pratiques
Les universités indonésiennes restent peu coûteuses pour les étrangers : entre 2 000 et 8 000 USD/an selon l'établissement et le programme. Les plus reconnues sont Universitas Indonesia (UI) à Jakarta, ITB à Bandung, UGM à Yogyakarta, IPB à Bogor et UNAIR à Surabaya. Les diplômes français de niveau master sont généralement reconnus dans le cadre de poursuites d'études ou d'embauches dans les multinationales.
Pratiquement, la plupart des écoles internationales exigent un Student KITAS pour l'enfant, démarche habituellement gérée par l'établissement. Prévoir également les frais d'inscription (one-time, parfois équivalents à un trimestre), l'uniforme, le transport scolaire et les sorties pédagogiques, qui peuvent ajouter 10 à 15% au budget.
Se loger en Indonésie : Bali, Jakarta et marché immobilier
Le marché du logement en Indonésie présente deux spécificités majeures : les étrangers ne peuvent pas acheter en pleine propriété (Hak Milik), et le paiement annuel anticipé du loyer est fréquent à Bali. Paradoxalement, Jakarta reste plus abordable que Bali pour les loyers, conséquence de la pression touristique sur l'île. Voici les options et les bonnes pratiques pour trouver son logement.
Statut foncier et restrictions pour étrangers
Les non-Indonésiens n'ont pas accès à la pleine propriété (Hak Milik), réservée aux citoyens indonésiens. Trois alternatives existent : le Hak Pakai (droit d'usage de 30 ans + 20 ans + 30 ans, soit 80 ans cumulés), le Hak Guna Bangunan (HGB) pour les appartements en copropriété, et le leasehold (hak sewa), particulièrement répandu à Bali sous forme de baux de 25 à 30 ans extensibles. Attention aux contrats marketing-style "freehold" présentés à Bali : ils ne constituent pas toujours un droit légalement solide. La consultation d'un juriste indonésien est indispensable avant tout achat. Pour le Second Home Visa, la valeur minimale d'achat est fixée à 1 000 000 USD.
Loyers à Bali : zones expat et fourchettes
Bali est significativement plus chère que le reste de l'archipel. Les principales zones expatriées sont Canggu (nomades digitaux, surfeurs), Seminyak (haut de gamme, vie nocturne), Ubud (culturel, spirituel), Sanur (familles et retraités), Kerobokan/Umalas (entre Seminyak et Canggu) et Pererenan (alternative émergente moins chère). Pour un long terme meublé sur 12 mois :
- Studio en guesthouse local : 1 000 000 à 3 000 000 IDR/mois (~54-162 EUR)
- Villa 1 chambre avec piscine en zone expat : 8 000 000 à 18 000 000 IDR/mois (~430-970 EUR)
- Villa 2 chambres avec piscine à Canggu/Seminyak : 12 à 30 millions IDR/mois (~650-1 620 EUR)
- Villa 3+ chambres premium : 25 à 60+ millions IDR/mois (~1 350-3 250 EUR)
- Appartement 1 chambre Denpasar/Sanur : 5 à 12 millions IDR/mois
Selon Numbeo (février 2026), un 1 chambre en centre-ville coûte environ 18 400 000 IDR/mois (~995 EUR) ; hors centre, ~11 600 000 IDR/mois. Spécificité locale : le paiement annuel à l'avance est très courant, les propriétaires demandant souvent 6 à 12 mois d'avance, parfois davantage pour obtenir les meilleurs tarifs. Prévoir une trésorerie en conséquence.
Loyers à Jakarta : hub corporatif plus abordable
Jakarta concentre la communauté expatriée corporate dans des quartiers bien identifiés : Kemang (Jakarta Sud, familles expat, villas, restaurants occidentaux), Kuningan/Mega Kuningan (CBD, ambassades, tours résidentielles), Pondok Indah (luxury, golf), Senopati (jeunes professionnels) et SCBD/Sudirman (centre d'affaires). Les fourchettes de loyer typiques :
- Studio ou 1 chambre CBD : 6 à 15 millions IDR/mois (~325-810 EUR)
- 2 chambres CBD haut standing : 15 à 35 millions IDR/mois (~810-1 890 EUR)
- Villas Kemang pour familles expat : 25 à 80+ millions IDR/mois (~1 350-4 320 EUR)
Plateformes et bonnes pratiques
À Bali, on consulte FazWaz, balilongtermrentals.com, Airbnb pour le court terme, ainsi que les groupes Facebook "Bali Long Term Rentals". À Jakarta, les principales plateformes sont Rumah123.com, Lamudi.co.id, OLX.id et Properti.Kompas.com, complétées par Colliers pour le haut de gamme. Pour éviter les arnaques, particulièrement à Bali, passer par un agent visa/relocation reconnu (Inter Relocation, ILA Global Consulting, LMI) reste recommandé pour les premières démarches.

Trouver un logement en Indonésie
En général, les expatriés vivant en Indonésie préfèrent louer un logement, en raison de la durée ...
Réussir son déménagement en Indonésie : checklist pratique
Bien préparer son installation en Indonésie évite bien des déconvenues administratives. Entre l'obtention du KITAS, l'inscription municipale, l'ouverture d'un compte bancaire et l'adaptation aux super-applications locales (Grab, Gojek), les premières semaines sont chargées. Voici une feuille de route opérationnelle pour s'organiser.
- Visa et arrivée : remplir l'All Indonesia Arrival Card numérique avant le départ (obligatoire depuis septembre 2025). À l'arrivée avec un VoA, prévoir le paiement à l'aéroport (en USD ou IDR). Pour un long séjour, le KITAS est récupéré en personne au bureau d'immigration après approbation.
- Inscription municipale (sous 14 jours) : se rendre à la mairie (Kelurahan) du lieu de résidence pour obtenir le SKSKPS et le STM (Surat Tanda Melapor), attestation de déclaration auprès de la police locale. Sans cette démarche, le KITAS reste incomplet.
- NPWP (numéro fiscal) : obligatoire pour tout résident fiscal. Sans lui, l'employeur applique automatiquement une surtaxe de 20% sur les retenues. Démarche à faire dès l'obtention du KITAS auprès du bureau fiscal local.
- Compte bancaire : les principales banques sont BCA (Bank Central Asia), BNI, Mandiri et BRI. HSBC et Citibank opèrent à Jakarta. Un KITAS valide est généralement requis. En attendant, des solutions comme Wise ou Revolut permettent de gérer les transferts sans frais excessifs.
- Permis de conduire : le permis international est accepté temporairement, mais le SIM (Surat Izin Mengemudi) local est recommandé pour les longs séjours. À Bali, où le scooter reste le moyen de transport principal, le SIM C (moto) ou international avec mention deux-roues est techniquement nécessaire et de plus en plus contrôlé.
- Carte SIM et connectivité : la 4G/LTE couvre bien les zones urbaines et touristiques. Les principaux opérateurs sont Telkomsel, Indosat et XL Axiata. Une SIM locale avec data illimitée coûte environ 50 000 à 100 000 IDR/mois (~3-5 EUR). À récupérer dès l'aéroport en présentant son passeport.
- Super-applications Grab et Gojek : indispensables au quotidien. Elles couvrent taxi, moto-taxi (ojek), livraison de repas, courses, paiements. À installer immédiatement – les taxis-compteurs hors application sont rarement fiables.
- Inscription consulaire : pour les Français, l'inscription au registre des Français établis hors de France à l'ambassade de France à Jakarta ou au consulat permet l'accès aux services consulaires (passeport, état civil, vote).
- Apprentissage des bases du Bahasa Indonesia : très utile hors zones touristiques. Des cours sont aisément trouvables à Bali (Cinta Bahasa, Realia) et Jakarta. Les premiers mots ouvrent immédiatement les portes des relations locales.
- Codes culturels : tenue modeste dans les temples (sarong obligatoire à Bali), ne jamais pointer du doigt avec l'index (utiliser le pouce), manger avec la main droite. La main gauche est considérée comme impure dans la culture musulmane.
Côté déménagement physique, plusieurs sociétés internationales sont présentes (AGS, Crown, Allied Pickfords). Compter 6 à 10 semaines de transit maritime depuis l'Europe. Il est souvent plus économique de racheter sur place les meubles d'usage courant, sauf pour les biens à forte valeur sentimentale.
Loisirs en Indonésie : culture, nature et gastronomie
Avec ses 17 000 îles, ses volcans, ses temples millénaires et sa biodiversité marine exceptionnelle, l'Indonésie offre un terrain de jeu quasiment illimité aux expatriés. La culture balinaise hindoue, unique dans un pays à majorité musulmane, ajoute une dimension spirituelle et artistique forte. Voici un panorama des incontournables et des expériences à vivre.
Culture, spiritualité et patrimoine
Bali concentre une densité exceptionnelle de temples hindous balinais. Pura Tanah Lot, perché sur un rocher en mer, est le plus photographié de l'île. Pura Taman Ayun à Mengwi, ancien palais royal du XVIIe siècle, est inscrit à l'UNESCO depuis 2012. Pura Besakih, sur les pentes du volcan Agung (3 142 m), est le "Temple Mère" de Bali. Pura Luhur Uluwatu, perché à 70 mètres au-dessus de l'océan, accueille au coucher du soleil le spectacle de danse Kecak. À Tirta Empul, on peut participer au rituel de purification dans les bassins sacrés.
À Java, deux sites UNESCO majeurs sont à 1h30 de vol de Bali : Borobudur, plus grand monument bouddhiste du monde avec ses 9 niveaux, 2 672 bas-reliefs et 504 statues de Bouddha (lever de soleil depuis la stupa centrale = expérience marquante), et Prambanan, complexe hindou du IXe siècle dédié à Shiva, Vishnu et Brahma. Yogyakarta, sultanat encore actif, est la capitale culturelle javanaise (Kraton, Taman Sari, ateliers de batik, théâtre wayang).
Nature, plongée et aventure
L'Indonésie fait partie du Triangle du Corail, l'écosystème marin le plus riche au monde. Raja Ampat en Papouasie Occidentale est considéré comme la première destination plongée mondiale. Bunaken à Sulawesi Nord offre une paroi corallienne verticale spectaculaire. À Bali, les sites de plongée Tulamben (épave USAT Liberty), Amed, Nusa Penida (mantas géantes, mola-mola) et Menjangan sont accessibles toute l'année.
Côté volcans, le Mont Batur (1 717 m) à Bali se grimpe en 2-3 heures pour le lever de soleil. Le Mont Bromo à Java Est et le Cratère Ijen (lac d'acide sulfurique turquoise, flammes bleues nocturnes) sont des classiques. À Lombok, le Mont Rinjani (3 726 m) propose un trek de 2-3 jours. Les amateurs d'orang-outans iront à Bukit Lawang (Sumatra) ou Tanjung Puting (Kalimantan), et les passionnés de reptiles à Komodo et Labuan Bajo pour observer les fameux dragons.
Gastronomie et culture de la rue
La cuisine indonésienne est l'une des plus riches d'Asie. Le nasi goreng (riz frit aux épices et œuf) reste le plat national emblématique. Le rendang de Padang (bœuf mijoté longuement dans le lait de coco) a été élu plusieurs fois "meilleur plat du monde". Les satay (brochettes grillées sauce cacahuète), le gado-gado (salade de légumes vapeur sauce cacahuète), le nasi Padang (self-service multi-plats) et la soupe bakso sont incontournables. La culture du warung (petit restaurant de rue) permet de manger un repas complet pour 15 000 à 40 000 IDR, soit moins de 2,50 EUR. Le jamu, boisson médicinale à base de gingembre, curcuma et tamarin, fait partie d'une tradition de bien-être ancestrale.
Côté vie nocturne, les beach clubs de Bali (Potato Head, KU DE TA, La Brisa, Ulu Cliffhouse, Sundays Beach Club) offrent des couchers de soleil mémorables. Les cérémonies traditionnelles balinaises – Nyepi (Jour du Silence en mars, l'île entière à l'arrêt 24h), Galungan et les odalan (anniversaires de temples) – rythment l'année et plongent dans une spiritualité vivante. Les massages balinais (70 000 à 150 000 IDR/heure, soit 4 à 8 EUR) restent un rituel quasi quotidien pour beaucoup d'expatriés.

Les choses à voir et à faire en Indonésie
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La vie quotidienne en Indonésie
La vie en Indonésie suit souvent les rythmes locaux plutôt que l’horloge. De nombreux quartiers disposent de marchés matinaux animés, de vendeurs de rue proposant des petits déjeuners, et d'espaces communs où les voisins se retrouvent pour discuter ou prendre un thé. Les routines quotidiennes sont fréquemment entrelacées avec des interactions sociales et culturelles, faisant de l'engagement communautaire une part naturelle de la vie.
Les grandes villes comme Jakarta ou Bandung sont animées et pleines d’énergie. La vie en plein air y occupe également une place importante. Les rues accueillent à la fois piétons, motocyclistes et cyclistes, tandis que les parcs, les places et les rives des rivières offrent des espaces propices à la détente, à l’exercice ou aux rencontres entre amis. Dans les petites villes et villages, la vie avance à un rythme plus lent, avec des traditions locales qui façonnent les routines quotidiennes, les célébrations et les retrouvailles familiales.
Vie quotidienne et coutumes locales
Salutations : Une poignée de main est courante dans les contextes professionnels ; un léger hochement de tête ou un “Selamat pagi” (bonjour) est typique socialement.
Respect et hiérarchie : Utiliser des formules de politesse, comme “Bapak” (Monsieur) ou “Ibu” (Madame), témoigne de respect, surtout envers les aînés ou les figures d'autorité.
Modestie et étiquette : Habillez-vous de façon sobre dans les lieux publics, surtout dans les zones à caractère religieux, et pensez à retirer vos chaussures avant d’entrer dans une maison ou certains établissements.
Vie communautaire : Participer aux fêtes de quartier est fortement valorisé et permet de mieux connaître ses voisins. Prendre part aux cérémonies religieuses est également apprécié et favorise l’intégration au sein de la communauté.
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Coût de la vie en Indonésie : Bali, Jakarta et budgets réels
L'Indonésie offre l'un des meilleurs rapports qualité-prix d'Asie pour les expatriés européens, à condition de ne pas reproduire intégralement un mode de vie occidental. La nuance essentielle est géographique : Bali coûte significativement plus cher que Jakarta, paradoxe lié à la pression touristique et à la demande internationale. Selon Numbeo, il faut environ 67 millions IDR à Bali contre 42 millions IDR à Jakarta pour maintenir le même niveau de vie. À titre comparatif, l'Australie est 177% plus chère que l'Indonésie hors loyer (Numbeo 2026).
Budget pour une personne seule
Le tableau ci-dessous présente les fourchettes mensuelles pour un expatrié seul à Bali et Jakarta, en fonction du niveau de vie souhaité. Les données proviennent de Numbeo (février-mai 2026) et de retours d'expatriés résidents.
Profil | Bali | Jakarta |
Backpacker / budget serré | 500–800 USD/mois | 600–900 USD/mois |
Nomade digital standard | 1 000–1 800 USD/mois | 1 000–1 500 USD/mois |
Confort (villa premium, voiture) | 2 000–3 500 USD/mois | 2 000–3 000 USD/mois |
Budget pour une famille de 4
Pour une famille de quatre personnes, le poste de dépense le plus déterminant reste la scolarité internationale. Le tableau suivant donne les fourchettes selon que les enfants sont scolarisés ou non en école internationale.
Profil famille | Bali | Jakarta |
Famille sans école internationale | 2 500–4 000 USD/mois | 2 000–3 000 USD/mois |
Famille avec 2 enfants en école internationale | 4 000–7 000+ USD/mois | 4 500–7 500+ USD/mois |
Prix courants de référence
Concrètement, un repas dans un warung local coûte 15 000 à 40 000 IDR (1 à 2,50 EUR), un café cappuccino dans un café expat à Canggu environ 40 000 IDR (~2,30 EUR) et un restaurant milieu de gamme 80 000 à 200 000 IDR/personne. La location mensuelle d'un scooter revient à 800 000 à 1 200 000 IDR (~45-65 EUR), l'essence autour de 10 000-14 000 IDR le litre (prix contrôlé par l'État). Un trajet Grab/Gojek de 10 km coûte 30 000 à 80 000 IDR. L'abonnement internet haut débit est à environ 350 000 IDR/mois (~19 EUR). Les utilities (électricité + eau) pour un appartement de 85 m² s'élèvent à environ 1 390 000 IDR/mois (~75 EUR), variable selon l'usage de la climatisation.
Côté santé, l'assurance santé internationale privée représente le principal poste fixe des expatriés indépendants : 1 000 000 à 3 000 000 IDR/mois (~55-165 EUR) avec évacuation médicale. Le BPJS Kesehatan classe 1, si éligible, ne coûte qu'environ 600 000 IDR/mois.
Sources : Numbeo Bali (février 2026), Numbeo Jakarta, Bali Villa Realty (avril 2026).
En bref : pourquoi tenter l'aventure indonésienne
L'Indonésie combine en 2026 une croissance économique solide (+5,6% au Q1), un coût de vie attractif, des paysages parmi les plus extraordinaires d'Asie et une communauté expatriée dynamique répartie entre Bali, Jakarta et l'archipel. Le nouveau Remote Worker KITAS (E33G) et le régime fiscal territorial sur les 4 premières années en font une destination particulièrement intéressante pour les nomades digitaux et les indépendants. Le coût de la santé privée, la proximité de Singapour et la présence d'écoles internationales reconnues sécurisent l'installation des familles. Si l'aventure indonésienne vous tente, la communauté Expat.com vous accueille pour partager retours d'expérience et conseils pratiques.
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Actualités et témoignages

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David à Jakarta : « Les gens vivent paisiblement, sans stress »
David, expatrié d'origine bretonne, s'est installé à Jakarta depuis plus de deux ans. Marié et père de famille, sa vie se partage entre le travail et la maison.
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