Japon
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Le Japon est de plus en plus populaire auprès des étrangers et nombre d’entre eux aspirent à y vivre et travailler. Le « pays du soleil levant », c’est une culture unique, qui fascine et attire. Le gouvernement l’a bien compris, et s’emploie, depuis quelques années, à faciliter l’accueil des étrangers. Une volonté qui est aussi un défi : le pays, vieillissant, a, plus que jamais, besoin de main-d’œuvre.

Les opportunités d'emploi au Japon

La question est toujours la même : qu’est-ce qui fera pencher la balance en votre faveur ? Qu’est-ce que qui pousserait une entreprise à vous recruter, vous ? Pour l’expatrié, la question est doublement importante. La crise économique mondiale qui sévit depuis 2008 n’a pas épargné le Japon. Un Japon qui reste cependant solide. Troisième puissance économique mondiale, le pays est en situation de plein emploi (chômage à moins de 3%). Mais la concurrence est là, toujours plus rude. D’où la question : est-il facile de trouver un emploi au Japon ?

Tout dépend de l’emploi ou du secteur que vous visez. Mais avant de se poser cette question, demandez-vous si votre niveau de japonais vous permettra d’être employé au Japon. Plus votre niveau sera élevé, plus le marché du travail vous sera ouvert. Car, comme de nombreuses autre grandes puissances, le marché - plutôt, les marchés du travail - du Japon est/sont dual(s). Tout est affaire de réseau et de relations. Réseau d’autant plus qualitatif que vous mettrez en avant vos atouts : maîtrise du japonais, hauts diplômes, solide expérience. Plus vous serez qualifié, plus votre CV aura de la valeur.

Le secteur de l’enseignement des langues étrangères - notamment de l’anglais - reste l’apanage des expatriés. Les instituts de langues proposent des offres régulières de professeur d’anglais ou d’ALT (Assistant Language Teacher). De nombreuses entreprises d'ALT recrutent à l'étranger, telles que JET, Interac et Altia. On enseigne aussi l’anglais dans les eikaiwa - les écoles d’anglais. Ici, on travaille pour les entreprises privées. Plusieurs grandes entreprises embauchent à l'étranger et au sein du pays, telles qu’AEON, ECC, Amity, Nova, etc.

Mais les étrangers ne sont pas cantonnés au milieu de l’enseignement, ni à celui du tourisme ou de la traduction. De nombreuses autres portes se sont ouvertes au cours des années. Pour qui parle couramment japonais et a les qualifications requises, aucune barrière n’est infranchissable.

Les marchés du travail japonais

Le marché du travail japonais c’est, avant tout, deux marchés bien distincts : le premier est celui que beaucoup recherchent. Bonne fonction, pour une meilleure intégration. Emploi fixe, salaire correct, voire élevé, possible ascension sociale. C’est le marché dévolu aux diplômés, à ceux qui maîtrisent, et la langue japonaise, et ses us et coutumes (notamment, sa culture d’entreprise). C’est un marché fortement concurrentiel, ou parler anglais ne suffit plus. Car l’anglais n’est plus une langue étrangère. Les Japonais l’ont bien compris, et se mettent à l’heure anglaise, de quoi inquiéter des expatriés qui espéraient compter sur leur maîtrise de l’anglais.

En plus de l’anglais, il faut - selon le secteur/métier visé - parler d’autres langues, et avoir une réelle expertise, des compétences spécifiques qui vous démarqueront des autres.

L’autre marché est tout aussi concurrentiel, mais plus précaire. C’est le marché de la précarité, du temps partiel, du petit boulot (baito). Contrairement au premier, qui fonctionne beaucoup via le réseau, le « marché baito » est très ouvert. Des offres de petits boulots fleurissent presque à tous les coins de rue. Supermarché, konbini (supérettes ouvertes 24h/24), restaurant, fast-food, gardiennage, services à la personne, ménage... La tension est telle, dans ces secteurs, qu’il n’y a presque aucun critère de sélection, pas même celui de parler couramment japonais. L’on demandera, tout au plus, de connaître quelques rudiments de la langue.

Ces emplois comportent, néanmoins, bien des désavantages : salaires faibles, horaires décalés, conditions de travail difficile, protection sociale à minima. Conscient du malaise, le gouvernement japonais a mis en œuvre des mesures visant à mieux protéger les travailleurs précaires. Des mesures diversement appréciées, dans un pays où les chiffres cachent une réalité plus controversée : oui, le Japon est statistiquement en situation de plein emploi, mais c’est un plein emploi fragile, précaire.

La recherche d'emploi au Japon

De nombreux sites spécialisés dans l’emploi publient des annonces pour des postes à pourvoir partout à travers le pays. Vous pouvez également postuler directement auprès de nombreuses entreprises qui embauchent des étrangers au Japon. Si vous parlez japonais, élargissez vos recherches aux sites japonais.

 Liens utiles :

Pasona Staffing
Gaijinpot
Daijob
Career cross
JET Program (teaching foreign languages in Japan)
AEON
Japan Times
Indeed
LinkedIn
Jobs in Japan
Daijob

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