Japon
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Avec un taux de chômage inférieur à 3%, le marché du travail japonais se porte bien. La troisième puissance économique mondiale, à l’instar des autres puissances, poursuit sa transition : un peu moins d’industrie, pour plus de services à la personne. Pour les expatriés, le plein emploi japonais laisse espérer plus de chances de trouver un emploi.

Les divers secteurs d’activité au Japon

Finie, l’époque où l’on enfermait les expatriés dans les secteurs de l’enseignement (professeur de langue) et du tourisme. L’offre d’emploi s’est démultipliée. Crise de la natalité oblige ? Le Japon vieillissant fait appel à plus en plus de bras. La création de deux nouveaux visas accessible même sans avoir un bon niveau de japonais, va en ce sens.

Beaucoup de barrières sont tombées. Le vrai défi du Japon, c’est la baisse de sa population. Le gouvernement japonais entend attirer plus de 300 000 étrangers sur son territoire. Tous les secteurs sont concernés : construction/bâtiment, restauration, haute gastronomie, enseignement, commerce, vente, finance, traduction/interprétariat, communication, marketing, nouvelles technologies, développement web, etc.

Il reste cependant une barrière que l’expatrié ne peut ignorer : la langue. Pour qui aspire à s’installer durablement sur le sol japonais et à y faire carrière, parler japonais est un pré-requis. En plus de toutes les autres compétences, la maîtrise du japonais démultiplie les chances. Elle donne accès aux même offres que celles pour lesquelles postulent les Japonais.

Car, plus que « le marché du travail japonais », il convient de parler « des marchés du travail japonais ». Le premier est accessible aux diplômés : plus leur expérience est longue, et qualitative, meilleur sera leur CV. Ici, la maîtrise du japonais est un prérequis. Celle de l’anglais aussi. Parler d’autres langues (en plus du japonais et de l’anglais), avoir d’autres compétences (informatiques, etc.) donnera d’autant plus de valeur au CV.

L’autre marché est plus soumis aux aléas de la conjoncture. Il est fait de baito (petits boulots) précaires, faiblement rémunérés. Les salariés de ce marché sont moins qualifiés, et moins bien protégés.

Les salaires au Japon

Comme dans n'importe quel pays, les salaires au Japon varient en fonction du secteur et de la position géographique. La plupart des entreprises proposent un montant fixe basé sur la position, avec de possibles augmentations de salaire. Certaines entreprises offrent également des bonus. Il n'y a pas de salaire minimum en tant que tel au Japon, mais plutôt un salaire minimum quotidien fixé pour chaque type d’emploi.

Au Japon, il est également de coutume que l’entreprise prenne en charge les frais de transport aller-retour de ses employés. Un montant plafonné, variant d’une entreprise à l’autre.

 Bon à savoir :

Notez que de nombreuses entreprises japonaises déduisent automatiquement des éléments tels que l'impôt sur le revenu, la taxe de séjour et l'assurance sociale, du salaire.

Culture du travail au Japon

Le Japon est réputé pour sa grande éthique professionnelle et sa population particulièrement travailleuse (parfois même considérée comme travaillant trop dur). La durée légale du travail au Japon est de 40 heures par semaine. Les Japonais sont cependant nombreux à rester plus tard, à effectuer des heures supplémentaires (zangyou), pas toujours rémunérées. Le respect des règles et de la hiérarchie est fortement ancré dans le système japonais. Un bon système, de prime abord, mais qui a des effets douteux : autoritarisme, obligation tacite, pour le salarié, de prendre part aux activités de l’entreprise, comme les sorties - plus ou moins alcoolisées - après le travail (nomikai).

Mais les choses changent. Conscient du malaise, de plus en plus d’entreprises œuvrent pour le bien-être au travail. C’est l’ikigai, où comment allier passion, respect de soi et bienveillance pour être heureux, même au travail.

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