Japon
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Actualisé le mois dernier

La zone métropolitaine englobant Kyoto, Osaka et Kobe (également connue sous le nom de Keihanshin) représente la 18 ème meilleure cité-étudiante du monde, selon le classement QS Top Universities. Une cité-région à l’histoire riche. De l’alliance économique, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’investissement dans l’éducation, la culture, le divertissement, le Keihanshin est un véritable pôle de compétitivité. Un endroit idéal pour étudier au Japon, pour qui souhaite s’éloigner de la frénésie tokyoïte.

Outre ses cursus scientifiques et technologiques de pointe, le Japon offre aux étudiants internationaux un large éventail de possibilités d'études uniques, notamment dans les domaines de la prévention des catastrophes, de la pâtisserie ou encore des manga et animes. Chaque année voit davantage de cours être dispensés en anglais.

Le pays offre aux étudiants internationaux l'un des systèmes de soutien financier les plus complets au monde, via des systèmes de bourses. Le Japon étant en situation de plein emploi (chômage à moins de 3%), les perspectives d’embauche après l'obtention du diplôme ne manquent pas.

En 2018, près de 300 000 étudiants internationaux se lancent dans l’aventure nippone.

Le gouvernement japonais encourage ces échanges inter-culturels, et s’est lancé dans une nouvelle politique migratoire, plus ouverte.

La culture enseignante au Japon

Le Japon compte cinq types de structures d’enseignement supérieur : les instituts technologiques, les établissements de formation professionnelle, les établissements pré-universitaires, les universités et les écoles supérieures.

Concernant les universités, on distingue trois cycles : le premier, Gakushi, équivaut au niveau licence (bac 3). Le deuxième, Shûshi, c’est le master (bac 5). Le dernier cycle, Hakase (ou Hakushi), se réfère au doctorat (bac 8).

Le système universitaire japonais comprend des universités nationales (gérées par l’Etat), publiques (gérées par une collectivité locale) ou privées.

Au Japon, l’année scolaire débute en avril. L'année universitaire est divisée en deux semestres. Le premier semestre dure d'avril à septembre, et le second, de septembre à mars.

Les étudiants japonais s’inscrivent généralement en avril, mais de nombreuses institutions ouvrent également une période d'admission en septembre ou octobre. Les étudiants bénéficient de trois périodes de vacances longues, de fin juillet à début septembre (été), de fin décembre à début janvier (hiver) et de février à mars (printemps).

Parler anglais, et/ou japonais ?

Certaines universités japonaises ne proposent des cours qu’en japonais, tandis que d'autres dispensent des cours en japonais et en anglais. Les étudiants qui souhaitent s'inscrire dans une université où les cours sont essentiellement donnés en japonais devront attester d’une maîtrise du japonais par l'un des moyens suivants :

Les étudiants qui ne répondent pas encore aux exigences décrites ci-dessus ou qui n'ont pas validé 12 ans d’études peuvent s'inscrire auprès d’un Institut de langue japonaise avant de poursuivre leurs études dans une université.

Il existe deux types d'Instituts de langue japonaise ouverts aux étudiants étrangers cherchant à poursuivre des études supérieures au Japon :

- Instituts privés : les étudiants peuvent y acquérir les compétences requises pour leurs études et/ou recevoir une formation préparatoire pour l'admission à l'université.

 Attention :

Toutes les écoles ne sponsorisent pas le visa étudiant. Les apprenants devront, au préalable, s’inscrire auprès d’une école habilitée par le gouvernement. C’est elle qui fera le lien avec les services de l’immigration.

- Programmes préparatoires en langue japonaise offerts dans les universités et les établissements pré-universitaires privés : une fois le programme validé, les étudiants sont libres de postuler dans la même université, ou dans une autre université du pays.

Les étudiants étrangers issus de pays non anglophones qui souhaitent s'inscrire à un programme d'études en anglais doivent certifier de leur maîtrise de l'anglais par l'une des attestations suivantes :

  • Un score au TOEFL de 71 à 80 pour les universités et de 75 à 80 pour les écoles supérieures
  • Un score IELTS de 5,6 à 6 pour les universités et de 6 pour les écoles supérieures

Même si le Japon se met de plus en plus à l’heure anglaise - les JO, en 2020, ont agi comme un booster - l'anglais est loin d’être parlé par tous les Japonais. Mieux vaut, pour les étudiants internationaux, apprendre le japonais. Un apprentissage qui facilitera d’autant l’intégration. Certaines universités, comme l'Université de la préfecture d'Osaka, offrent des cours de japonais gratuits aux étudiants internationaux.

Les principales universités à Kyoto-Osaka-Kobe

C’est le point qui réunit les différents types d’universités japonaises : la difficulté de l’examen d’entrée. Paradoxe du système : l’examen d’admission serait même plus hardu que les études futures elles-mêmes.

Une différence, cependant : l’examen des universités nationales (administrées par l’État) et publiques (gérées par une ville) est national. Les universités privées, elles, proposent leur propre examen.

Kyoto

Université de Kyoto (nationale) : la « Kyodai » comme on l’appelle. C’est la deuxième université du Japon en termes d’ancienneté, et l’un des meilleurs instituts de recherche du pays. Selon QS Top Universities, l’établissement possède une excellente réputation et les études de ses chercheurs sont souvent publiées dans les revues spécialisées : cette année, la Kyodai arrive à la 35e place des meilleurs établissements; elle gagne une place par rapport à 2018 (classement mondial). Toujours cette année, elle grimpe à la 15e position des meilleures universités d’Asie. Là encore, elle gagne une place par rapport à 2018.

L’université s’illustre particulièrement en ingénierie chimique et en droit. Elle a produit 10 lauréats Nobel, deux médaillés Fields et un lauréat du prix Gauss. En 2016, La Kyodai a admis 2 009 étudiants internationaux provenant de plus de 100 pays. A noter qu’elle propose un programme de premier cycle et neuf programmes de second cycle en anglais.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter son site internet.

Université de Ritsumeikan (privée) : vous verrez bien souvent l’acronyme « Rits » associé à cet établissement. L’Université de Ritsumeikan est un établissement généraliste qui propose de nombreux programmes en droit, sciences, sciences sociales etc. En 2018, Rits a accueilli un total de 2 159 étudiants internationaux. Un chiffre en constante progression.

Pour en savoir plus sur cette université, cliquez ici.

Université de Doshisha (privée) : la « Dodai », de son surnom, est une université privée dédiée aux arts libéraux surplombant le Palais impérial de Kyoto. C'est l'un des instituts participant au programme « Global 30 » du Japon, dont l’objectif est d’augmenter, au sein des universités participantes, le nombre d’étudiants en échange universitaire. La Dodai a deux campus : un pour les arts libéraux, la théologie et le droit, et un pour les sciences et l'ingénierie. Le droit ainsi que les affaires et la gestion sont les cursus les plus demandés. Elle offre également une large gamme de cursus en anglais et accueillait en 2016 1 420 étudiants internationaux.

N’hésitez pas à consulter le site de l’université pour en savoir plus.

Osaka

Université d'Osaka (nationale) : la Handai existe depuis 1931. Elle fait partie de la prestigieuse « National 7 Universities », qui regroupe les sept universités les plus prestigieuses du pays. En 2019, elle est classée 16e meilleure université d’Asie (top universités QS). Elle a produit 13 gagnants de prix internationaux, dont Yukawa Hideki, lauréat du prix Nobel de Physique en 1949. Ses programmes en sciences fondamentales, technologie et médecine sont très recherchés. En 2018, sur ses 15 285 étudiants, 2 480 sont internationaux, et un grand nombre de ses cours sont dispensés en anglais.

Pour en savoir plus, naviguez sur le site internet de l’université.

Université de la préfecture d'Osaka (publique) : Issue de la fusion de l'Université de la préfecture d'Osaka, de l'Université féminine d'Osaka et de l’École de soins infirmiers de la préfecture d'Osaka, l’OPU est connue pour ses cursus d'ingénierie et de soins infirmiers. Une université à taille humaine - moins de 8 000 étudiants - pour une immersion totale, et un apprentissage dans des conditions optimales.

Voici le lien vers le site de l’établissement.

Université de la ville d’Osaka (publique) : Située à Sumiyoshiku, Osaka, l’OCU est une université généraliste, notamment réputée pour son programme de médecine. L’établissement excelle dans la recherche et a mis en place un programme de recherches prioritaires sur trois sujets contemporains : énergies de nouvelle génération, science de la santé, catastrophes naturelles.

En 2018, l’OCU a admis 303 étudiants internationaux (sur 6 595 étudiants). Les cours y sont principalement donnés en japonais.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’établissement

Kobe

Université de Kobe (nationale) : « Shindai », comme on l'appelle, est une université nationale de premier plan en sciences humaines et sociales, située à Kobe City, dans la préfecture de Hyogo. Ses principaux programmes de recherche et académiques placent la médecine, l’entrepreneuriat, la vision prospective et l’innovation au cœur de son identité et de sa stratégie de développement. En 2018 la Shindai a accueilli 16 256 étudiants, dont 1 303 étrangers.

N’hésitez pas à découvrir cette université en parcourant son site internet

Les conditions d’admission au sein d'une université Japonaise

Les qualifications requises pour l'admission diffèrent d'une institution à l'autre, mais un étudiant international souhaitant étudier au Japon doit avoir validé 12 ans d'études (primaire et secondaire). Les étudiants formés dans un pays où l'enseignement primaire et secondaire dure moins de 12 ans (lycée y compris) mais ayant plus de 18 ans doivent valider un cours préparatoire pour être admissibles.

L’étranger souhaitant étudier au Japon fait sa demande de visa seul (c’est lui qui se rendra à l’ambassade); les formalités se font avec l’établissement d’accueil. Car c’est lui qui fera le relais entre les services de l’immigration japonaise et vous. L’immigration délivrera à l’école un premier document : le Certificate of Eligibility (CoE). Document que l’école vous renverra. Une fois que vous aurez le CoE, vous pourrez demander un visa auprès de l'ambassade du Japon en France.

A votre arrivée au Japon, vous recevrez une carte de résidence sous le statut « étudiant » que vous devrez conserver sur vous pendant toute la durée de votre séjour. Votre statut de résidence « étudiant » est valable jusqu'à ce que vous ayez terminé vos études. Si vous êtes renvoyé ou abandonnez l’université, votre droit de séjour expirera immédiatement.

Les étudiants qui souhaitent rentrer chez eux durant leurs études au Japon doivent remplir une « Disembarkation Card for Reentrant » et montrer leur carte de séjour aux services de l'immigration à l'aéroport. Les étudiants doivent revenir sous un délai d'un an, ou avant l'expiration de leur période de séjour.

Le statut de résidence « étudiant » est assorti de différentes durées, allant de 3 mois à 4 ans. Si la durée de séjour initialement accordée n'est pas suffisante pour vous permettre de finir vos études, vous pouvez demander à prolonger votre séjour auprès de votre établissement scolaire.

 Attention :

Le visa étudiant ne permet pas de travailler au Japon. Les étudiants ont, cependant, une dérogation, via une attestation émise par leur établissement. Attestation qu’ils remettront aux services de l’immigration, dès leur arrivée à l’aéroport, au Japon. Le personnel appostera sur leur passeport un tampon certifiant qu’ils peuvent travailler, dans la limite de 28h/semaine.

La procédure est extrêmement simple, et très rapide. Elle est gratuite. Nous vous recommandons vivement de la faire lors de votre arrivée au Japon.

Si cela n’est pas possible (vous n’avez pas le document vous autorisant à travailler, par exemple) rapprochez-vous le plus vite possible de votre établissement japonais. Ensuite, rendez-vous dans un bureau d’immigration, munis de justificatifs. La requête est gratuite.

Frais et bourses d'études au Japon

Selon le site de l’Organisation Japonaise des services aux étudiants JASSO, les frais annuels pour un programme de premier ou de second cycle dans une université nationale sont d’environ 7 150 euros, contre quelques 6 660 pour une université publique. Ils dépasseront rarement les 9 000 euros dans les universités privées, à l’exception des études en médecine, où le coût d’une année peut monter à plus de 45 000 euros !

Les programmes d’exemption de frais de scolarité et de dispense de droits offerts au Japon sont plus complets que dans la plupart des autres pays, mais ne peuvent être demandés qu'une fois que vous avez été admis dans une école. Pour obtenir une liste exhaustive des bourses ouvertes aux étudiants étrangers, cliquez ici.

Soutien aux étudiants

Outre les bureaux dédiés qui, dans la plupart des universités, aident les étudiants internationaux, l'Organisation JASSO offre toute une gamme de programmes de soutien aux étudiants internationaux; elle fournit notamment des bourses d’études ainsi que des informations sur les études au Japon, et assure la mise en place de programmes d’échange. Le site Study Japan offre également aux futurs étudiants un guide complet des études au Japon.

Coût de la vie à Kyoto

Les dépenses mensuelles moyennes d'un élève international vivant dans la région du Kansai, sont d’environ 1 300 euros. Un budget qui couvre la nourriture, le loyer, les commodités, l’assurance et les soins de santé, l’accès à Internet et le téléphone, et les extra.

Côté pratique, même si la plupart des commerces acceptent les cartes de crédit, la société japonaise reste attachée au paiement en espèces. Les chèques sont rarement utilisés.

Pour en savoir plus sur le coût de la vie au Japon, n’hésitez pas à consulter le forum Japon d’Expat.com ou le guide de l’expatrié au Japon.

Se loger à Kyoto

Le détail des modes de logement offerts aux étudiants varie d'une université à l'autre, mais la plupart d'entre elles réservent un certain nombre de places en dortoirs aux étudiants internationaux. C’est la solution la plus économique.

Autre solution : la chambre individuelle ou semi-partagée en sharehouse. Beaucoup de sociétés se sont tournées vers la location aux étrangers : services multilingues, suppression des frais traditionnellement appliqués (paiement d’un loyer en avance, garant etc.)

Troisième possibilité : l’appartement. La solution la plus chère. Là encore, nombre de logeurs proposent des facilités (suppression de frais superflus).

A noter que ces entreprises « gaijin friendly » (tournées vers la location aux étrangers) entendent créer une vraie mixité : loin de la traditionnelle image de « résidence pour étrangers », des « social residences » et autres maisons partagées sont le nouveau modèle qui marche. Principe : des cohabitations entre Japonais et étrangers, dans des maisons spacieuses et bien équipées. Les social residences poussent le concept : salle de sport, home cinéma, espace de cotravail, salle de jeu, etc. : de quoi recréer un nouvel espace de convivialité et d’échanges.

Travailler au Japon en tant qu'étudiant

Nombreux sont les étudiants étrangers à avoir un baito : un petit boulot. Moyen de soulager financièrement le quotidien tout en découvrant le monde du travail japonais.

Principaux secteurs qui recrutent, en permanence : la restauration, et la vente.

Attention à bien respecter les conditions suivantes :

  • Votre baito n’affecte pas vos études.
  • Vous êtes limité à 28heures de travail par semaine (jusqu'à 8 heures par jour pendant les vacances scolaires longues).
  • Vous ne pouvez pas travailler dans l'industrie du divertissement pour adultes.

Retrouvez les offres d’emploi sur Expat.com, et sur les liens suivants :

Les transports à Kyoto, Osaka et Kobe

Kyoto a deux lignes de métro, une allant d'est en ouest, l’autre de nord en sud. C'est un système pratique et facile d’usage, mais il est limité à la zone entourant le centre-ville. Prenez le train pour vous rendre hors de la ville. Les trajets en métro coûtent environ 350 ¥ (3,15 €) chacun et le service fonctionne de 5h30 à 23h30. La plupart des bus partent de la gare de Kyoto et comportent des panneaux de signalisation et des annonces en anglais.

Le moyen le plus pratique de se déplacer à Osaka est le métro. Il y a sept lignes qui desservent la zone entourant le centre-ville, et une huitième qui s’étend jusqu’à la périphérie de la ville. La ligne Midosuji parcourt la ville du nord au sud en passant par tous ses principaux quartiers, dont Shin-Osaka, Umeda, Shinsaibashi, Namba et Tennoji. La plupart des trajets en métro coûtent environ 300 ¥ (2,50 €).

Le métro et les trains de Kobe sont l’un comme l’autre pratiques pour se déplacer dans la ville. Le billet de métro le moins cher coûte environ 210 ¥ (1,70 €). Il existe également un service de bus touristiques appelé Kobe City Loop, qui relie plusieurs des principales attractions de la ville. Un passe d'un jour coûte 660 ¥ (5,35 €) et vous fait bénéficier de réductions sur plus de 30 attractions le long de l’itinéraire du bus.

La plupart des compagnies de métro et de train à Kyoto-Osaka-Kobe proposent des passes à prix réduits pour les usagers réguliers, les étudiants; ils peuvent être achetés dans l'une de leurs stations. Certaines universités, comme l'Université de Kyoto, offrent leur propre passe de transport aux étudiants qui prennent les transports pour venir sur le campus.

La vie étudiante à Kyoto, Osaka et Kobe

Osaka est une ville chaleureuse, conviviale et extravertie à la vie nocturne animée, concentrée dans les quartiers d'Umeda, au nord, et de Namba, au sud. Vous y trouverez de tout, depuis les bars diffusant de la musique live gratuite aux clubs, la plupart ne s’animant qu’après minuit. Les soirées d'échanges linguistiques sont répandues dans la ville : excellent moyen de faire de nouvelles connaissances.

En raison de son importante population étudiante, Kyoto possède une vie nocturne très animée. Ses bars et clubs ouvrent tous les soirs de la semaine à Gion et à Miyagawacho, les plus grandes zones de divertissement de la ville. L’antique venelle de Pontocho est également un incontournable, empli de clubs d'hôtesses, de salons de karaoké et de maisons de thé de geishas.

La vie nocturne de Kobe est souvent éclipsée par celles d’Osaka et de Kyoto, mais elle dispose pourtant d’un milieu musical florissant et de quelques-uns des plus anciens et des meilleurs clubs de jazz du pays. La plupart des bars et des clubs sont situés dans le quartier de Sannomiya, au centre de la ville.

Et si jamais vous ressentez le mal du pays, n’hésitez pas à rencontrer le réseau des expatriés à Kyoto ou à participer à un événement à Kyoto organisé par un expat !

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