maison japonaise
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Actualisé le mois dernier

Beaucoup d’idées circulent et effraient les expatriés : logements rares, chers, difficiles à obtenir; obligation d’avoir un garant, de payer des frais non prévus par le contrat etc. La réalité est tout autre. Expat.com vous livre un article pratique, pour vous aider à poser vos valises dans votre nouvel « home sweet home » au Japon.

Exigences pour trouver un logement au Japon

Pour louer un logement au Japon sur le long terme (plus de trois mois), il vous faut posséder un titre de séjour valide.

L’ancien système - le plus contraignant - c’est celui de la procédure avec, à chaque étape ou presque, des frais à payer. Une agence immobilière classique peut, en effet, vous demander beaucoup :

  • le reikin : somme versée au propriétaire en guise de remerciement. Pensé, à l’origine, comme un accélérateur de procédure, le reikin est devenu une contrainte supplémentaire : il peut atteindre deux à trois mois de loyer, et n’est pas remboursé.
  • le shikin : c’est la caution.
  • le shikikin, ou hoshôkin : garantie. Elle n’est pas obligatoire. A noter que votre garant peut être une personne morale ou physique. Ainsi, votre entreprise, voire même, une agence immobilière peut se porter garante pour vous. Un an de garantie coûte, en moyenne, un mois de loyer.
  • chûkai tesûryô : les frais d’agence. Ils correspondent à environ un mois de loyer.
  • Kôshinryô : frais à payer pour renouveler votre bail. Sachez qu’en moyenne, vous obtiendrez un bail de deux ans pour votre appartement à Tokyo. N’hésitez pas à parlementer pour réduire les coûts, si vous savez que vous resterez plus de deux ans.
  • Kasai hoken : l’assurance incendie. En pratique, vous signez ce contrat d’assurance en même temps que votre contrat de location.

Beaucoup de ces coûts ne sont plus demandés par les agences immobilières qui s’adaptent à l’évolution du marché et à l’arrivée des étrangers. Le fait de ne plus intégrer ces frais est devenu un argument de communication. Les agences mettent également en avant leur ouverture d’esprit (le « gaijin friendly »); certaines ont des agents parlant anglais et/ou d’autres langues. D’autres entendent louer, aussi bien à des Japonais qu’à des étrangers. Ici, on parle bien de personnes souhaitant louer sur le long, voire le très long terme (plusieurs années). Des agences ont mis au point des contrats encourageant la location de très longue durée (système de bonus et autres réductions).

L’agence immobilière peut vous demander de lui fournir des preuves de revenus : contrat de travail, etc. Objectif : s’assurer de votre capacité à payer votre loyer.

Comme indiqué plus haut, les contrats de location sont, en général, de deux ans. Il existe cependant des contrats plus courts. Les entreprises louant à des étrangers ont développé plusieurs types d’offres pour mieux s’adapter à la demande. A titre d’exemple, il est possible de louer un appartement pour un mois.

Types de logements au Japon

Au Japon, les types de location les plus répandus sont variés : studios, appartements de style occidental et des appartements de style japonais. Densité oblige, surtout dans les grandes villes comme Tokyo, vous trouverez beaucoup de petits logements.

Pour décrire les logements, au Japon, on utilise des acronymes.

1 = 1 pièce

R = chambre (Room)

L = salon (Living room)

D = salle à manger (Dining room)

K = cuisine (Kitchen).

Ainsi, on trouve des appartements de 1R, 3LDK, 4LDK, etc. Les prix augmentent en fonction de la taille et du nombre de chambres.

Les appartements japonais traditionnels sont généralement composés d’au moins une pièce dont le sol est entièrement constitué de tatamis (un tapis japonais traditionnel utilisé pour les revêtements de sol). En raison de l'utilisation traditionnelle de tatami dans tous les appartements, la taille de l'appartement est mesurée en Jo. Jo correspond à la taille d'un tapis de tatami : 1Jo équivaut à environ 1,62 m. D’où, par exemple : une pièce de 7 Jo = 11,34 m.

Les prix de l’immobilier au Japon

Ils dépendent fortement du secteur dans lequel vous logez, du type de construction (immeuble ancien ou moderne), du nombre de pièces. Plus votre logement est récent, spacieux, et situé au cœur de Tokyo, plus il coûtera cher. Les arrondissements les plus chers de la capitale sont Shinjuku, Shibuya, Minato, Chiyoda, Chuo, avec des loyers pouvant dépasser les 270 000¥ par mois (2 280 euros). Il est, bien entendu, possible de trouver des logements moins chers, même dans ces arrondissements.

Les secteurs plus populaires, comme Nakano (proche de Shinjuku) ou Iriya (dans le Taito; proche d’Ueno) proposent des tarifs plus compétitifs. A Nakano, on peut trouver un 11m² dès 80 000¥ par mois (environ 675 euros), charges incluses. Encore plus compétitif, Iriya propose des 24m² dès 100 000¥ par mois (environ 840 euros)

Recherche de logement au Japon

Internet est la première option pour trouver son logement au Japon. Il existe nombre de sites web qui vous permettront de rechercher votre logement. Si vous parlez japonais, vous pouvez directement taper « fudousan » (= agence immobilière) sur votre moteur de recherche.

 Liens utiles : 

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