Découvrir Tokyo

panorama de Tokyo
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Actualisé 2019-02-27 13:07

Tokyo. La capitale du Japon attire, interpelle, fascine. C'est qu'elle concentre, en son sein, tout pour plaire au plus grand nombre : plein emploi, offre de logements conséquente, sécurité, richesse du patrimoine, diversité des quartiers, avec de nombreux poumons verts, véritables bulles d'oxygène dans le paysage urbain. Nombre de Japonais et d'expatriés choisissent Tokyo pour les incroyables perspectives qu'elle offre.

Tokyo, les informations générales

La densité urbaine tokyoïte bat des records, avec plus de 6000 habitants au km². Tokyo (comprendre, « le Grand Tokyo, la mégalopole tokyoïte ») ne représente pourtant que 2% du territoire japonais. Mais la capitale, avec ses plus de 37 millions d'habitants, concentre près de 28% de la population. C'est l'une des aires urbaines les plus densément peuplées au monde.

Le nom de la capitale s'écritæ± äº¬ (tôkyô), littéralement, « capitale de l'est ».

Gouverneure : Yuriko Koike, depuis 2016. Elle est la première femme à occuper cette fonction.

Le Grand Tokyo : 37 468 302 millions d'habitants (chiffres 2018).

La Ville de Tokyo : 13 843 403 millions d'habitants (chiffres 2018)

Superficie : 2190 km²

Densité de la population : 6320,70 habitants/km²

Tokyo se compose de 23 arrondissements « åº/ ku »:

  • Shinjuku-ku
  • Shibuya-ku
  • Nakano-ku
  • Toshima-ku
  • Bunkyo-ku
  • Chiyoda-ku
  • Chuo-ku
  • Minato-ku
  • Koto-ku
  • Sumida-ku
  • Taito-ku
  • Arakawa-ku
  • Kita-ku
  • Itabashi-ku
  • Nerima-ku
  • Suginami-ku
  • Setagaya-ku
  • Meguro-ku
  • Shinagawa-ku
  • Ota-ku
  • Adachi-ku
  • Katsushika-ku
  • Edogawa-ku

Où commence Tokyo ? La mégalopole n'en finit pas de s'étendre, d'aspirer les villes environnantes, au point d'éclipser les préfectures voisines.

Avant Tokyo : un village de pêcheurs

La capitale du Japon existe-elle vraiment ?

1943.

En pleine Seconde Guerre mondiale, le gouvernement militaire supprime la ville de Tokyo : ne restent que ses 23 arrondissements. Au sens strictement administratif, donc, la ville de Tokyo n'existe plus depuis 1943. L'on parle de « préfecture-capitale » ou de « préfecture-métropolitaine ». Un changement sans conséquence sur le quotidien des habitants, mais qui explique pourquoi il est si difficile de quantifier la population : la ville d'origine n'étant plus, Tokyo s'étend et s'allonge. Elle est devenue une aire au découpage urbano-administratif unique. Lorsque l'on parle de Tokyo, l'on fait donc le plus souvent référence au « Grand Tokyo », à la mégalopole.

Ce découpage urbain unique est un héritage du passé. Retour au XIIe siècle : Edo Shigenaga, membre du clan du même nom, décide d'installer son fief dans un petit village de pêcheurs à qui il donne son patronyme : « Edo » (æ±æ¸), la « la porte de la rivière ». Signification poétique, rappelant que le village est traversé par la rivière Sumida. Edo grandit, au point de devenir, au XVIIe siècle, l'une des plus importantes villes d'Asie. En 1868, nouveaux changements : début de l'ère Meiji, révolution industrielle en marche, le Japon et le reste du monde se font face. Edo devient Tokyo, « la capitale de l'Est ».

Le défi climatique

Le climat de Tokyo, subtropical humide, offre des hivers assez doux (les températures sont presque toujours positives). Les étés sont très chauds et humides. Réchauffement climatique oblige ? La canicule tend à s'aggraver au fil des années. L'été 2018 est entré dans le top des étés les plus chauds, avec des températures avoisinant, voire dépassant les 35°. Mais l'été 2017 était déjà particulièrement chaud, avec des records enregistrés à 40°. Une situation qui amène les organisateurs des prochains Jeux Olympiques de 2020 à la plus grande vigilance. L'on parle déjà d'aménager certaines épreuves en fonction de la température. Par exemple : faire débuter le marathon à l'aube.

Deux saisons bien tranchées, donc. Le printemps, lui, est doux. C'est à cette période que fleurissent les sakura (æ¡), les fleurs de cerisiers japonais, faisant la joie du public. L'automne est également une saison très prisée. Le temps est agréable, et l'on profite du beau spectacle des momiji (ç´è) les fleurs d'érables japonais.

Le Japon compte donc quatre saisons. Ajoutons à cela deux saisons des pluies. La première, (juin-juillet) tombe en plein été. Brutales, les pluies peuvent tomber sans discontinuer pendant de plusieurs heures. La seconde a lieu en septembre-octobre. Ces deux périodes amènent également cyclones et tempêtes tropicales, comme pour nous rappeler la position délicate du Japon.

Le Japon évolue sur l'une des zones sismiques les plus dangereuses au monde, car toujours en activité. En effet, l'île se positionne sur trois plaques tectoniques : la plaque philippine, l'eurasienne, et la nord-américaine. Lorsque ces plaques s'entrechoquent, c'est le tremblement de terre : au Japon, la terre tremble tous les jours. Si ces craquements quotidiens sont, fort heureusement, sans gravité, certains tremblements ont, hélas, des conséquences dramatiques, telle la catastrophe de 2011.

Le Japon, et particulièrement Tokyo, vit dans la terreur du Big One, ce séisme de magnitude 8 ou 9, qui pourrait ravager la capitale. Le 18 juin 2018, quand un séisme de magnitude 6,1 frappe Osaka, les experts ravivent les craintes. Mais non sans apporter des mesures préventives. Ainsi, le Japon est à la pointe en termes de constructions antisismiques. Le pays a fait le choix de s'endetter pour financer la recherche, et construire des logements toujours plus sûrs.

Toutes ces dépenses pour améliorer le cadre de vie pèsent, au final, sur le budget des ménages. Ainsi, Tokyo reste dans le top des villes les plus chères du monde. En 2018, elle se classe en deuxième position (derrière Hong-Kong). Une position qui peut inquiéter les futurs expatriés. Cependant, en détaillant les postes de dépense, l'on se rend compte qu'un avenir à Tokyo est tout à fait envisageable.

Vivre à Tokyo

Le salaire mensuel moyen s'élève à 2120â¬, soit environ 10% de plus que le salaire mensuel moyen français. Si les loyers et les transports constituent un poste de dépense important, la nourriture est, globalement, accessible ' exception faite des fruits, souvent chers. Pour faire baisser la facture, une solution : adopter le mode de vie tokyoïte.

Côté courses : on mise sur les légumes de saison pour bénéficier des meilleurs prix. On fait ses courses à la semaine.

Côté transports : on investit dans un vélo. Tokyo a grandement Åuvré pour faciliter le quotidien des cyclistes et des piétons.

Côté logement : on s'éloigne de l'hyper-centre tokyoïte (Shinjuku, Shibuya, Chiyoda, Chuo et Minato).

Beaucoup de Tokyoïtes vivent dans les arrondissements proches du centre (Bunkyo, Nakano, Toshima, Itabashi'¦) où les loyers sont moins chers. D'autres s'éloignent plus encore, et s'installent dans les préfectures voisines : Saitama, Kanagawa (et sa capitale, Yokohama), Chiba'¦ Là encore, le coût de la vie y est moins élevé qu'à Tokyo. La capitale reste, cependant, très attractive : plus de travail, d'opportunités. L'on dit souvent que l'on « monte à Tokyo ». Le symbole est là.

La nature à Tokyo

Chaque quartier ou presque a son poumon vert. Dans le Bunkyo, le jardin Kôrakuen est un véritable trésor national. A Shinjuku, l'on se relaxe à Shinjuku-gyoen, l'un des plus grands parcs de Tokyo.

Si ces jardins sont payants, il en existe également des gratuits, tout aussi magnifiques. Yoyogi, et son voisin Meiji-jingu, tous deux situés à côté de la gare Harajuku, offrent une pause bienvenue, loin de l'agitation urbaine.

Le contraste est d'ailleurs saisissant. Harajuku, le quartier de la mode, temple de la pop-culture, regorge de boutiques avant-gardistes, avec des goûts de rock, de punk, de rétro, de « kawaii » (mignon, en japonais). Et en même temps, Harajuku accueille deux des plus beaux jardins tokyoïtes. Promeneurs et joggeurs s'y rencontrent, de préférence le matin, pour éviter l'afflux touristique. Règne, dans ces jardins (celui de Meiji-jingu accueille le sanctuaire shintoïste du même nom) une paix, une sérénité. La capitale du Japon a mille visages. Chacun d'entre eux a, lui-même, mille aspects différents. C'est aussi ça, le miracle de Tokyo.

Tokyo, les infos en plus

Si Tokyo était un arbre'¦

Ce serait un Ginkgo biloba (ichô/ã¤ãã§ã¦). Présent partout en ville, l'arbre prend une belle couleur ambre en automne (saison du kôyô, avec les momiji, les érables japonais).

A noter : la compagnie de métro TOKYO METRO a repris la feuille de ginkgo comme logo.

Si Tokyo était une fleur'¦

Ce serait une fleur de cerisier (æ¡/sakura). Et, plus particulièrement, un « somei yoshino » (æäºåé). C'est la variété la plus appréciée : 80% des cerisiers japonais sont des somei yoshino. Ils sont là depuis Edo, et portent, à leur manière, un peu d'histoire du Japon.

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