reseau professionnel
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Actualisé il y a 12 mois

A l'heure des réseaux sociaux, et de l'hyper connexion, comment développer son réseau professionnel ? Y a-t-il des spécificités japonaises ? Tour d'horizon des différents moyens de construire et de nourrir son réseau à Tokyo.

Les relations de travail

On n'y pense pas forcément, mais les relations que vous avez déjà peuvent vous introduire dans les cercles professionnels que vous visez.

Si vous travailliez avant de vous expatrier au Japon, gardez contact avec votre réseau professionnel. De même, multipliez les séminaires et autres conférences ' dans votre pays ' qui se concentrent sur le Japon. C'est l'occasion de commencer à tisser votre réseau depuis votre pays.

N'oubliez pas la sphère étudiante : annuaire des anciens étudiants, professeurs, amis étudiants'¦ Eux aussi sont autant de canaux pouvant booster votre réseau professionnel. Car, ici, tout est affaire de contact, et de bouche à oreille. Même si vous jugez votre cercle restreint et peu « qualitatif », entretenez-le : une seule personne ce votre petit cercle peut en connaître une autre, un peu plus haut placé, qui elle-même, connaîtra une autre personne susceptible de vous faire intégrer le cercle que vous visez.

Actuellement en poste à Tokyo ? Ne faites pas l'impasse sur le nomikai, soirée arrosée entre collègues, après le travail. Contrainte sociale pour les uns, élément socialisateur pour les autres, le nomikai a l'avantage de réunir tous les membres de l'entreprise, du jeune employé aux dirigeants. C'est donc là que vous aurez le plus de chances de discuter avec vos supérieurs hiérarchiques, dans un cadre plus informel que celui de l'entreprise. Une bonne occasion d'entretenir votre image, de tisser des liens plus étroits avec la direction, d'obtenir des nouveaux contacts.

Lorsqu'on dit « relations de travail », on pense aussi aux petits boulots. Autant que possible, restez en excellent rapport avec vos anciens collègues et responsables. Qu'il s'agisse d'un emploi alimentaire dans votre pays, ou d'un baito au Japon, faites en sorte de laisser une bonne impression. En effet, même si le secteur de votre job alimentaire n'avait aucun rapport avec le poste que vous recherchez, il est possible qu'un ancien collègue ou responsable, lui, ait des relations qui pourraient vous intéresser.

Les relations informelles

A côté des relations professionnels, les relations informelles ont, elles aussi, un rôle à jouer. Membre d'un club sportif, d'une association culturelle etc., prenez connaissance des activités des uns et des autres. Vous pourriez tomber sur une personne travaillant dans votre secteur, ou dans celui que vous voulez intégrer, et qui pourrait vous aider à agrandir votre réseau.

Certains n'hésitent pas à s'inscrire dans un club réputé (club de golf, par exemple), car le sachant fréquenté par les professionnels qui les intéressent.

Pareillement, vos amis pourront vous faire sauter des étapes, et vous présenter directement aux supérieurs.

Encore plus que le nomikai, vos relations amicales se déroulent dans un cadre informel. Vos amis vous connaissant déjà dans la sphère privée, ils pourront mieux vous vendre auprès des professionnels que vous souhaitez approcher.

Réseaux sociaux

Il commence à faire de l'ombre au puissant LinkedIn. Crée en 2012 par Akiko Naka, ancienne salariée de Facebook, Wantedly est le nouveau réseau social professionnel tendance.

Les réseaux sociaux ont profondément bouleversé la manière de trouver un emploi, et de nouer des contacts. Grâce à ces nouvelles plateformes, on peut, en quelques clics, rendre son profil professionnel consultable par le monde entier. Wantedly, lui, se concentre uniquement sur le marché japonais, qu'il entend rendre plus friendly.

Pour Akiko Naka, pas forcément besoin de chercher loin pour développer son réseau professionnel : les amis sont déjà un très bon réseau. Ils ont notre confiance, on leur accorde la nôtre. Akiko Naka extrapole : les relations professionnelles devraient, elles aussi, se baser sur la confiance et la bienveillance. Elle propose donc, via Wantedly, de découvrir l'entreprise dans laquelle on souhaite travailler. En s'inscrivant sur la plateforme, vous pourrez demander une rencontre, pour voir l'environnement, discuter avec les employés. Une première approche qui se veut bien plus détendue que l'entretien formel.

Cette vision friendly va de pair avec l'ambiance de l'entreprise : Wantedly est une start-up. Les métiers qu'elle propose sont essentiellement tournés vers le web.

Mais l'ambiance détendue montre vite ses limites. Dans la forme, premièrement : impossible de créer un compte Wantedly sans avoir un profil Facebook. Un frein, pour toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas en créer un.

Les profils sont notés. Plus vous détaillez votre parcours, plus vous êtes susceptibles d'engranger des points. Vous pouvez donc, par la même occasion, perdre des points. La pression est mise dès la création de son profil ' profil que vous pouvez d'ailleurs renseigner en japonais ou en anglais. Un tel système de notation fait relativiser quant à l'approche bienveillante de la plateforme. Au final, on se retrouve dans un vaste champ fortement concurrentiel, où chacun lutte âprement pour avoir la meilleure note.

Bien plus : avec ces plateformes, les chances de doper son réseau sont-elles démultipliées ? En pratique, loin de se créer mécaniquement, le réseau nécessitera des échanges physiques : des rencontres, des entretiens, des participations à des évènements, des engagements associatifs. Car, même avec un profil richement renseigné, lorsque vous débutez (sans, ou avec un petit réseau), vous restez un anonyme parmi les autres.

Associations

Rejoindre une association présente des atouts considérables : vous rencontrez des personnes de manière régulière et vous faites connaître : elles pourront mettre un visage sur votre nom ; vous leur donnerez votre carte de visite, et conserverez la leur.

Vous intégrez un groupe. Comme pour les relations sociales, les relations professionnelles, sont, elles aussi, basées sur cette notion de groupe. Un groupe qui deviendra, pour vous, comme un billet d'entrée dans des réseaux professionnels plus privés.

L'association Femmes actives Japon réunit, ainsi, des femmes francophones, salariées, en recherche d'emploi, entrepreneuses ou ayant un projet de création d'entreprise : tous les profils sont les bienvenus. Via des réunions mensuelles, des ateliers et des programmes d'accompagnement, l'association aide les femmes ' plus particulièrement touchées par la précarisation du marché de l'emploi ' à booster leur carrière. Femmes actives Japon, c'est aussi un pôle entrepreneuses, pour créer son business, développer son réseau, échanger.

Évènements professionnels

Séminaires, forums, colloques, soirées privées'¦ Tout au long de l'année, des rencontres ont lieu entre professionnels. Participer à ces évènements est indispensable pour développer votre réseau professionnel. Au même endroit, vous retrouverez toutes les personnes que vous chercher à contacter. C'est, encore une fois, l'occasion de rejoindre un rassemblement de groupe, et d'échanger des cartes de visite.

L'information en plus : la carte de visite

Indispensable, surtout au Japon, la carte de visite (meishi) est votre outil de communication. Prenez le temps de la soigner, et d'apprendre comment la donner, au risque de commettre un imper.

Les Japonais accordent une grande importance à la forme, signe extérieur de respect et d'assimilation de la norme. Ainsi, lorsque vous remettez un document, un livre, un produit à un Japonais, vous le faites en présentant le document de façon à ce que la personne puisse lire aisément : pour vous, le document est « à l'envers ». Pour votre interlocuteur, il est « à l'endroit ». Vous prenez également soin de donner le document en le tenant par les deux mains.

Même procédé pour la carte de visite. Vous la tenez par les deux mains ' attention à ce que vos pouces ne soient pas posés sur un espace écrit (votre nom, par exemple). Vous présentez la carte, face vers l'avant, pour que votre interlocuteur puisse lire. En présentant la carte, vous vous inclinez très légèrement. Votre interlocuteur vous donnera lui aussi la sienne, que vous prendrez dans les deux mains. Gardez-la quelques secondes, le temps de la parcourir brièvement ' c'est aussi une marque de politesse et de respect. Vous pouvez ensuite la ranger dans votre porte-cartes. Evitez de la faire tomber. L'entreprise semble simple, mais elle peut vous réserver quelques surprises : n'hésitez pas à vous entraîner à l'échange des cartes de visite.

Si les réseaux sociaux sont un très bon outil pour se faire connaître auprès d'un très large public, le contact physique reste indispensable. Plutôt que d'envoyer un mail (virtuel), appeler crée un premier contact, bien réel. Au Japon, c'est aussi considéré comme plus respectueux. Pour développer votre réseau professionnel, n'hésitez donc pas à vous inscrire dans une association, à fréquenter des clubs et autres groupes de travail.

Liens utiles :

Réseaux sociaux

Wantedly
LinkedIn

Associations

Femmes actives Japon
For Empowering Women in Japan (FEW Japan)
Association des Français et francophones du Japon

Événements professionnels au Japon

Eventbrite
Business Events Tokyo
JETRO (Japanese External Trade Organization)

Autres structures

Chambre de Commerce et de l'Industrie France-Japon
Meetups professionnels

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