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Se déplacer au Pérou

15 min de lecture
Se déplacer au Pérou© shutterstock.com

Votre première semaine à Lima : vous cherchez à rejoindre votre lieu de travail et vous découvrez que les transports au Pérou ne fonctionnent pas comme un réseau unifié. La capitale dispose d'un métro aérien, d'un bus à haut niveau de service appelé Metropolitano et de quatre applications de covoiturage actives ; mais selon la ligne empruntée, une carte de transport différente est requise. En dehors de Lima, les déplacements reposent sur des bus interurbains, des taxis à tarif négocié et, dans les villes secondaires, des mototaxis (vehículos menores, soit des véhicules légers motorisés à trois roues). Le Pérou est aussi l'un des rares pays d'Amérique latine où le transport fluvial constitue le mode de déplacement principal dans certaines régions : en Amazonie, le bateau remplace la route.

Le réseau de transports en commun au Pérou

La qualité des transports en commun au Pérou varie fortement selon la ville où l'on réside. Lima et Callao sont les seules agglomérations dotées d'une autorité de transport métropolitaine dédiée : l'Autoridad de Transporte Urbano para Lima y Callao (ATU), qui supervise un réseau intégré comprenant deux lignes de métro, un système de bus à haut niveau de service, des corridors autorisés et des bus de desserte de quartier. Partout ailleurs dans le pays, les villes fonctionnent grâce à un mélange de cars interurbains, de taxis et de services informels dont la fiabilité et les conditions de sécurité varient considérablement d'une destination à l'autre.

Le Ministerio de Transportes y Comunicaciones (MTC) conduit une réforme nationale visant à moderniser les transports urbains dans l'ensemble des villes péruviennes, par l'intégration des lignes, la restructuration des services et l'amélioration de la sécurité routière. En dehors de Lima, cette réforme constitue davantage un chantier en cours qu'un réseau opérationnel. Dans la capitale, plus de 700 bus modernes ont rejoint les flottes de Lima et du Callao pour assurer la desserte de rabattement vers les lignes principales. Une voie réservée aux bus, le Carril Bus Rosado (voie bus rose), a été activée entre Lima et Callao ; seuls les bus autorisés, les cústeres (minibus collectifs), les combis (fourgonnettes collectives) et les taxis y sont admis, à l'exclusion des colectivos (véhicules collectifs informels). Pour garantir la continuité du service, le gouvernement péruvien a adopté le Decreto de Urgencia N.° 006-2026, spécifiquement destiné à assurer la pérennité des transports publics terrestres réguliers sous le régime exceptionnel de Lima et du Callao.

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Métro et rail urbain au Pérou

Lima dispose de deux lignes de métro en service. La Línea 1 del Metro de Lima y Callao est une ligne aérienne de 34,6 km comportant 26 stations, reliant Villa El Salvador au sud à Bayóvar au nord-est. Elle transporte plus de 600 000 passagers par jour et constitue l'épine dorsale du réseau ferroviaire de Lima. La Línea 2 del Metro de Lima y Callao est, quant à elle, un métro souterrain dont la première section en service relie Evitamiento/Óvalo Santa Anita à Mercado Santa Anita, en passant par Colectora Industrial et Hermilio Valdizán. La construction se poursuit sur un tracé transversal plus long.

La Línea 1 circule du lundi au samedi de 5 h à 22 h et le dimanche de 5 h 30 à 22 h. Aux heures de pointe en semaine, les trains se succèdent toutes les 3 minutes ; en dehors des heures de pointe, l'intervalle s'étire à environ 6 minutes, et jusqu'à 15 minutes en début de matinée, les dimanches et les jours fériés. La Línea 2 fonctionne tous les jours de l'année de 6 h à 23 h.

Le tarif adulte sur la Línea 1 est de 1,50 PEN (environ 0,38 EUR) par trajet. Pour voyager, il faut détenir une Tarjeta adulto (carte adulte), vendue 5,00 PEN (environ 1,27 EUR) aux guichets des stations et rechargeable en crédits de voyage. Sur la Línea 2, la Tarjeta Interoperable de Transporte (TIT) est obligatoire depuis juillet 2026 ; elle s'achète aux guichets et aux distributeurs automatiques des cinq stations en service. Cette même carte TIT fait l'objet d'un test sur les lignes de bus réguliers de Lima et du Callao, en vue d'un déploiement progressif à l'ensemble du réseau.

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Bus au Pérou

Le réseau de bus de Lima et du Callao s'articule autour du Metropolitano, un système de bus à haut niveau de service avec des stations fermées et un paiement par carte, et d'un réseau de corridors complémentaires dont le Corredor Rojo (corridor rouge). Ces services formels, gérés par l'ATU, se distinguent nettement des anciens minibus informels qui circulent encore dans certaines zones. Les 700 nouveaux bus intégrés à la flotte de Lima et du Callao fonctionnent en rabattement vers ces lignes principales.

Sur le Corredor Rojo, l'ATU propose un tarif intégré promotionnel de 2,43 PEN (environ 0,63 EUR) couvrant deux trajets sur le réseau du corridor avec un seul paiement aux arrêts de correspondance autorisés. Pour recharger sa carte Metropolitano ou sa Lima Pass, il est possible d'utiliser les portefeuilles numériques Yape et Plin sans se déplacer jusqu'à la station. Après une recharge virtuelle, le solde doit être activé en appuyant la carte sur l'un des 65 totems de validation répartis dans les 43 stations du tronc du Metropolitano avant de monter à bord. L'achat initial et le remplacement de la carte coûtent 4,50 PEN (environ 1,16 EUR).

Pour les déplacements intercités, trois grands opérateurs desservent les principales villes du Pérou. Oltursa dessert Arequipa, Cusco, Chiclayo, Trujillo, Piura, Tacna et d'autres destinations, avec air conditionné, toilettes à bord, système de divertissement et suivi GPS. Cruz del Sur propose la vente en ligne de billets pour un vaste réseau de liaisons. Transportes Línea se spécialise à Lima et dans le nord du Pérou avec plus de 60 points de vente. Les trois opérateurs permettent la réservation en ligne. La liaison Lima-Cusco illustre l'ampleur des trajets intercités au Pérou : le voyage dure entre 21 et 24 heures de nuit, avec un tarif de départ d'environ 140 PEN (environ 36 EUR) pour un siège inclinable.

Bon à savoir :

Avant de réserver un car interurbain, l'application Viaje Seguro, développée par la Sutran pour le MTC, géolocalise les terminaux autorisés et les stations de route dans tout le Pérou. Le pays compte 724 terminaux et stations de route habilités, dont 107 à Lima, 86 à Piura, 79 en Áncash, 48 à Arequipa et 45 à Huánuco. Réserver uniquement auprès d'opérateurs et depuis des terminaux autorisés réduit sensiblement les risques sur les grands axes.

Trains au Pérou

Les services ferroviaires de passagers opèrent sur des corridors concédés spécifiques : PeruRail et Inca Rail assurent la liaison Cusco-Aguas Calientes (Machu Picchu), tandis que le Ferrocarril Central Andino exploite la ligne ferroviaire des hautes terres du centre du pays. Le métro de Lima et du Callao est géré séparément. 

Pour la liaison Machu Picchu, les billets doivent être réservés à l'avance sur le site officiel de PeruRail ou via l'application PeruRail eTicket, disponible sur Android et iOS. L'application affiche le billet virtuel et le reçu de paiement, sans nécessiter d'impression. PeruRail propose des tarifs promotionnels ponctuels sur son site, à vérifier lors de la réservation.

Les étudiants inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur péruvien peuvent bénéficier du demi-tarif (medio pasaje) sur les services concernés, en vertu de la loi 26271, qui plafonne le tarif étudiant à 50 % du tarif normal. L'éligibilité requiert un carné universitario (carte d'étudiant) valide délivré par la SUNEDU, l'autorité de supervision des universités.

Ferries au Pérou

Dans la région amazonienne du Pérou, les transports fluviaux réguliers de passagers sont assurés par le Consorcio Fluvial del Amazonas (CONFLUAM) sous la marque FERRY Amazonas. Ce service relie Iquitos à Indiana, Pebas, San Pablo et Caballococha sur le Bajo Amazonas. Le tarif standard est de 250 PEN (environ 60 EUR). Pour les expatriés installés dans la région de Loreto, le transport fluvial est un mode de déplacement essentiel : l'absence de routes goudronnées sur une grande partie du territoire amazonien péruvien fait du ferry fluvial l'équivalent pratique du car interurbain.

Titres de transport au Pérou

Lima et Callao fonctionnent actuellement avec trois systèmes de cartes de paiement distincts : la carte Metropolitano et la Lima Pass pour le Metropolitano BRT et les corridors complémentaires ; et la Tarjeta Interoperable de Transporte (TIT), déjà obligatoire sur la Línea 2 depuis juillet 2026 et en cours de test sur les bus réguliers. La Tarjeta Adulto reste la carte séparée à valeur stockée pour la Línea 1. Un système unifié à carte unique pour tous les modes de transport est l'objectif affiché de l'ATU, mais la transition n'est pas encore achevée : un expatrié qui utilise à la fois le métro et les corridors devra, dans l'intervalle, disposer de deux cartes différentes selon les lignes empruntées.

La recharge virtuelle des cartes Metropolitano et Lima Pass se fait via les portefeuilles mobiles Yape ou Plin sans faire la queue en station. Après la recharge, le solde doit impérativement être activé en appuyant la carte sur l'un des 65 totems de validation présents dans les 43 stations du tronc du Metropolitano avant que le crédit ne devienne utilisable pour voyager. Les nouveaux bus entrant dans la flotte de Lima et du Callao intègrent des systèmes de paiement par portefeuille numérique, et le paiement en espèces est progressivement supprimé sur les bus formels dans le cadre du nouveau Reglamento del Sistema de Recaudo Único (règlement du système de perception tarifaire unique).

Les étudiants de l'enseignement supérieur péruvien peuvent obtenir une carte préférentielle Metropolitano ou Lima Pass donnant accès au tarif demi-tarif (medio pasaje) sur le Metropolitano, les corridors complémentaires et les différentes structures tarifaires du Corredor Rojo. Cette carte coûte 4,50 PEN (environ 1,16 EUR) à l'acquisition ; le même tarif s'applique en cas de remplacement en cas de perte ou de détérioration. Elle s'obtient via la procédure medio pasaje de l'ATU.

Taxis au Pérou

Les taxis à Lima et au Callao ne sont pas équipés de compteurs. Le tarif est convenu avant de monter à bord : cette règle est absolue pour tout trajet en taxi de rue. Avec les applications de VTC, le prix est affiché avant de confirmer la course. L'ATU recommande de vérifier qu'un taxi est bien autorisé plutôt que de héler le premier véhicule venu.

Un taxi autorisé à Lima et au Callao se reconnaît à une enseigne lumineuse sur le toit pour les taxis indépendants, à des bandes rétroréfléchissantes sur les deux côtés arrière, à une plaque d'immatriculation à bande jaune, à au moins quatre portes et à un maximum de huit places. Deux outils en ligne de l'ATU permettent de vérifier l'autorisation d'un taxi : la plaque du véhicule s'entre dans l'outil Consulta de Vehículos Autorizados (consultation des véhicules autorisés), et le numéro de carte nationale d'identité du conducteur dans le système Consulta de Credencial (consultation de la carte professionnelle), tous deux accessibles sur le portail de l'ATU.

Pour le paiement, les espèces restent courantes, mais de nombreux chauffeurs à Lima acceptent également les virements Yape via un QR code ou un numéro de téléphone. Les plateformes de VTC proposent le paiement par carte bancaire ou par portefeuille numérique directement dans l'application. Les opérations de contrôle de l'ATU et de la Police nationale ont permis de détecter plus de 1 000 conducteurs en exercice sans brevete (permis de conduire) valide lors d'opérations surprises, et de mettre en fourrière des véhicules fournissant des services de taxi ou de colectivo sans autorisation, notamment des véhicules circulant sans plaque avant pour échapper aux contrôles.

Applications de VTC au Pérou

Quatre plateformes de VTC opèrent à Lima et constituent l'option la plus pratique pour se déplacer en toute sécurité : Uber, Cabify, DiDi et inDrive. Toutes quatre affichent le tarif avant la confirmation du trajet et proposent le paiement par carte bancaire dans l'application.

Uber, Cabify et DiDi appliquent une tarification dynamique (tarifa dinámica) : les prix augmentent lors des pics de demande, des embouteillages, des épisodes de pluie, de la congestion à l'aéroport et des grands événements. inDrive fonctionne différemment : c'est le passager qui propose un prix, et les chauffeurs à proximité acceptent ou contre-proposent. Ce modèle rend les tarifs plus prévisibles lorsque la demande est forte. Comparer les prix sur plusieurs applications avant de confirmer une course est une pratique utile à Lima aux heures de pointe ou par mauvais temps.

Le paiement en espèces est accepté sur certaines courses, notamment sur inDrive et par certains chauffeurs Cabify et DiDi selon la ville et les préférences du conducteur. Pour les prises en charge depuis l'aéroport Jorge Chávez, les applications indiquent une zone de prise en charge à l'intérieur du terminal, distincte des comptoirs de taxis en bordure du trottoir ; les éventuels frais d'accès à l'aéroport sont inclus dans le tarif affiché par l'application.

Conduire au Pérou

Une voiture particulière n'est pas indispensable au quotidien dans les quartiers centraux et côtiers de Lima, notamment Miraflores, San Isidro, Barranco et Surco, où le métro, le Metropolitano, les corridors et les VTC couvrent la grande majorité des trajets. En revanche, un véhicule personnel devient plus utile pour les familles résidant dans les quartiers périphériques, les expatriés ayant des responsabilités professionnelles en région, les personnes effectuant des déplacements fréquents vers la côte ou la montagne, ou encore pour quiconque s'installe dans une ville où les transports en commun sont moins organisés qu'à Lima. Dans les quartiers centraux de Lima, beaucoup d'expatriés trouvent les VTC plus pratiques que de posséder un véhicule, compte tenu des embouteillages fréquents et de la difficulté à se garer.

La conduite en milieu urbain à Lima implique des opérations de contrôle de la circulation fréquentes, des restrictions temporaires dans le Centro Histórico (centre historique), des travaux et des déviations liées à des événements. La municipalité de Lima restreint et rétablit périodiquement la circulation dans le centre historique ; il est conseillé de vérifier les conditions en vigueur avant de traverser les quartiers centraux.

Le carburant est vendu au gallon américain (galón) au Pérou. À Lima, le prix de gros du Gasohol Regular s'établit à environ 15,12 PEN le gallon (environ 3,89 EUR) et celui du Gasohol Premium à environ 16,18 PEN le gallon (environ 4,16 EUR). Les prix varient selon les stations et évoluent régulièrement. Pour consulter les tarifs en temps réel station par station, l'application gratuite Facilito de l'Osinergmin (le régulateur de l'énergie) affiche les prix actuels du carburant, du GPL et de l'électricité dans les stations-service formelles à l'échelle nationale, avec une comparaison par zone géographique. La disponibilité du parking varie selon les quartiers et la période de l'année ; dans le centre de Lima, il est préférable de vérifier les règles de stationnement propres à chaque arrondissement plutôt que de compter sur le stationnement en voirie.

Vélo au Pérou

L'infrastructure cyclable à Lima et au Callao se développe progressivement, mais demeure discontinue dans la plupart des quartiers. Trois stations du Metropolitano disposent de cicloparqueaderos (parkings vélos sécurisés) : Matellini, Plaza de Flores et Naranjal, offrant au total des places pour plus de 170 vélos et permettant des trajets intermodaux vélo-transport en commun. La loi péruvienne impose aux cyclistes sur la voie publique le port d'un casque attaché en permanence. La nuit, le port de vêtements rétroréfléchissants est également obligatoire. Les cyclistes doivent emprunter la ciclovía (piste cyclable) là où elle existe ; en l'absence de voie cyclable, ils circulent sur la partie droite de la chaussée. La cohabitation entre automobilistes et cyclistes (convivencia vial) fait l'objet de campagnes de sensibilisation active à Lima, ce qui signifie que les conducteurs et les cyclistes s'adaptent encore à des normes partagées.

Déplacements à pied au Pérou

Les quartiers de Miraflores et Barranco à Lima offrent les meilleures conditions de marche au quotidien : commerces et services denses, promenade côtière du Malecón, restaurants et accès direct au réseau de transport formel. Les grandes avenues restent à traverser avec prudence. Le centre historique de Cusco, autour de la Plaza de Armas et du quartier de San Blas, est compact et praticable à pied, avec les principaux sites accessibles à pied ; le dénivelé parfois prononcé, l'altitude de 3 400 m et le revêtement irrégulier des rues pavées demandent de l'attention, surtout lors des premières semaines d'acclimatation. Le centre historique d'Arequipa regroupe des rues coloniales, des espaces civiques et des commerces à proximité les uns des autres, mais l'ensoleillement intense en milieu de journée et les carrefours animés méritent attention. Le centre colonial de Trujillo concentre des places, des services et des sites culturels dans un périmètre réduit ; en dehors de ce centre, les conditions d'éclairage et la situation locale varient davantage.

La qualité des infrastructures piétonnes varie considérablement à travers le Pérou. Les améliorations sont plus régulières aux abords des corridors de transport formel et des nouvelles infrastructures de bus à Lima et au Callao, où les normes des nouveaux véhicules intègrent des exigences d'accessibilité. Dans les rues ordinaires, l'état des trottoirs, des rampes d'accès et la qualité des passages piétons varient selon les quartiers, ce que les résidents à mobilité réduite doivent particulièrement prendre en compte lors du choix de leur lieu de résidence.

Les conditions de marche sont influencées par le climat selon la ville. Sur le littoral de Lima, les mois d'hiver sont marqués par la garúa, une brume maritime persistante qui maintient un ciel gris et mouille les surfaces sans pluie franche. Dans les villes andines, la saison des pluies (de novembre à mars environ) rend les rues glissantes et peut provoquer des inondations locales. Le Centro Nacional de Estimación, Prevención y Reducción del Riesgo de Desastres (CENEPRED) suit les risques liés aux précipitations à l'échelle nationale et publie des scénarios de risque en cours.

Pour les déplacements quotidiens à Lima et dans les autres grandes villes, il est prudent de privilégier les itinéraires passant par des zones commerciales connues, d'éviter d'afficher un téléphone et des objets de valeur en rue, et de vérifier l'absence de manifestations ou de blocages routiers avant de se déplacer. Les conseils aux voyageurs publiés par France Diplomatie identifient des zones à risque élevé en dehors des quartiers établis de résidence et de tourisme, notamment liés à des groupes armés et au narcotrafic dans certaines régions du pays.

Mototaxis au Pérou

Les mototaxis sont officiellement reconnus au Pérou comme un service de transport de passagers sur de courtes distances. Ils opèrent principalement dans les villes moyennes, les bourgs et les zones périurbaines situées en dehors de Lima, où ils jouent un rôle pratique similaire à celui des transports informels à courte distance dans d'autres régions du monde. Le MTC encadre progressivement ce secteur : des évaluations médicales et psychologiques restent obligatoires pour les conducteurs de mototaxis jusqu'au 31 décembre 2026, et le MTC a tenu des consultations avec la Confederación de Transportistas de Vehículos Menores del Perú sur la réglementation nationale du secteur. Les tarifs des mototaxis ne sont pas réglementés à l'échelle nationale et se négocient avant le départ, comme pour tout autre mode de transport privé non tarifé au Pérou. La règle est simple : toujours convenir du prix avant de monter à bord.

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Liaisons avec l'aéroport au Pérou

L'aéroport international Jorge Chávez (LIM) à Callao est le principal hub international et domestique du Pérou, avec plusieurs millions de passagers traités chaque trimestre, dont une part significative de voyageurs internationaux. C'est le point d'entrée de la quasi-totalité des expatriés arrivant au Pérou et le point de départ des liaisons domestiques vers Cusco, Arequipa, Trujillo et les autres grandes villes. Les passagers en correspondance entre deux vols intérieurs à l'aéroport Jorge Chávez ne s'acquittent plus de la taxe TUUA sur les connexions domestiques, une mesure qui bénéficie à près d'un million de passagers par an.

L'option la plus abordable pour rejoindre Miraflores depuis l'aéroport est l'Airport Express Lima, le service de bus officiel de l'aéroport. Il dessert directement quatre arrêts à Miraflores : Larcomar/Marriott, le centre d'information touristique de l'Av. Larco, le Parque Kennedy et l'Hôtel Boulevard. Le tarif normal est de 20 PEN par personne (environ 5 EUR) ; un tarif de groupe de 15 PEN par personne (environ 4 EUR) s'applique lorsque deux passagers ou plus voyagent ensemble. La réservation à l'avance est disponible en ligne dans les deux sens. Le service AeroDirecto constitue une autre option de bus public vers le terminal, référencée par l'aéroport et intégrée au réseau de transport urbain autorisé de Lima et du Callao.

Des comptoirs de taxis autorisés sont installés dans les zones d'arrivée domestiques et internationales. Le personnel de l'aéroport oriente les passagers et les chauffeurs vers une zone de stationnement réservée à l'intérieur du terminal. Les comptoirs officiels émettent un QR code pour associer chaque passager à un véhicule précis. Les tarifs des taxis de comptoir officiel pour les destinations courantes en ville se situent entre 70 et 100 PEN (environ 18 à 26 EUR), tarif annoncé au comptoir, sans compteur.

Les applications de VTC (Uber, Cabify, DiDi, inDrive) effectuent leurs prises en charge depuis une zone désignée à l'intérieur du terminal, distincte des comptoirs de taxis. En dehors des heures de pointe, les tarifs par application vers Miraflores se situent généralement entre 40 et 70 PEN (environ 10 à 18 EUR), souvent inférieurs à ceux des comptoirs officiels ; la tarification dynamique lors des périodes chargées peut néanmoins réduire cet écart de façon significative. Pour les transferts prépayés haut de gamme, l'aéroport propose un service Taxi Remisse VIP en voitures de direction avec réservation dédiée.

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Foire aux questions

À Lima et Callao, le réseau formel couvre l'essentiel des trajets quotidiens : la Línea 1 du métro pour l'axe nord-sud, le Metropolitano et les corridors complémentaires pour les déplacements transversaux, et les applications Uber, Cabify, DiDi ou inDrive pour les trajets de porte à porte. Évitez les taxis de rue non identifiés ; vérifiez l'autorisation du véhicule via les outils en ligne de l'ATU ou utilisez une application qui affiche le tarif avant confirmation. Pour les trajets interurbains, réservez à l'avance auprès d'opérateurs autorisés tels qu'Oltursa, Cruz del Sur ou Transportes Línea. Dans les villes moyennes et les zones rurales, les mototaxis (véhicules à trois roues motorisés) assurent le transport sur de courtes distances.
À Lima et au Callao, le réseau formel de métro, le Metropolitano, et les corridors autorisés constituent l'option la plus fiable ; le gouvernement péruvien a pris des dispositions spécifiques pour garantir la continuité de ces services. Les bus informels et les transports de rue sont moins prévisibles. En dehors de Lima, la fiabilité varie selon la ville et l'opérateur ; utiliser des compagnies interurbaines autorisées, consultables via l'application Viaje Seguro du MTC, réduit les risques lors des trajets de longue distance.
Un trajet sur la Línea 1 du métro coûte 1,50 PEN (environ 0,38 EUR). Un trajet intégré sur les bus du Corredor Rojo coûte 2,43 PEN (environ 0,63 EUR). La carte Metropolitano ou Lima Pass s'achète pour 4,50 PEN (environ 1,16 EUR). Pour les trajets interurbains, une place en bus de nuit Lima-Cusco coûte à partir de 140 PEN (environ 36 EUR). La traversée fluviale en Amazonie entre Iquitos et Caballococha est proposée à 250 PEN (environ 60 EUR).
À Lima, les applications Uber, Cabify, DiDi et inDrive sont largement disponibles et constituent l'option la plus sûre : le tarif est affiché avant de confirmer la course et le paiement peut s'effectuer directement dans l'application. Les taxis de rue existent mais ne disposent pas de compteur et ne sont pas tous autorisés ; il est toujours préférable de vérifier l'autorisation du véhicule via les outils de l'ATU ou d'utiliser une application. Le paiement par code QR via Yape est couramment accepté par les chauffeurs à Lima en alternative aux espèces.
Depuis l'aéroport international Jorge Chávez, à Callao, l'Airport Express Lima dessert directement quatre arrêts à Miraflores pour 20 PEN (environ 5 EUR) par personne, ou 15 PEN (environ 4 EUR) par personne pour deux voyageurs ou plus. Les comptoirs de taxis officiels dans les zones d'arrivée affichent des tarifs de 70 à 100 PEN (environ 18 à 26 EUR) vers les destinations centrales. Les applications de transport opèrent depuis une zone de prise en charge dédiée à l'intérieur du terminal et affichent des tarifs de 40 à 70 PEN (environ 10 à 18 EUR) vers Miraflores en dehors des heures de pointe, sous réserve de tarification dynamique.
Dans les quartiers centraux et côtiers de Lima, comme Miraflores, Barranco, San Isidro et Surco, le métro, le Metropolitano, les corridors de bus et les applications de transport couvrent la plupart des déplacements ; une voiture n'est donc pas indispensable. Elle devient plus utile pour les familles installées dans les quartiers périphériques, pour les personnes qui se déplacent régulièrement dans d'autres régions du pays, ou pour celles et ceux qui s'installent dans une ville où le réseau de transport en commun est moins développé qu'à Lima. La conduite en ville implique des embouteillages fréquents, des restrictions de circulation ponctuelles et des difficultés de stationnement dans les quartiers centraux.
Sur la Línea 2 du métro, la Tarjeta Interoperable de Transporte (TIT, carte de transport interopérable) est obligatoire depuis juillet 2026 ; les espèces ne sont pas acceptées. Sur le Metropolitano et les corridors complémentaires, une carte rechargeable est nécessaire ; elle peut être rechargée à distance via les portefeuilles numériques Yape ou Plin, à condition d'activer le solde sur l'une des bornes de validation disponibles dans les stations. Les nouveaux bus intégrant le réseau de Lima et du Callao embarquent des systèmes de paiement numérique. Les espèces restent acceptées sur de nombreuses lignes de bus classiques, mais le réseau évolue progressivement vers le paiement sans espèces.
Pour les trajets en voiture avec chauffeur : Uber, Cabify, DiDi et inDrive, toutes actives à Lima. Pour recharger la carte Metropolitano ou la Lima Pass à distance : Yape et Plin. Pour connaître les prix du carburant station par station dans tout le pays : l'application Facilito, éditée par l'Osinergmin (régulateur de l'énergie). Pour vérifier les terminaux et les opérateurs interurbains autorisés avant un départ longue distance : Viaje Seguro, développé par le MTC. Pour acheter des billets de train vers Machu Picchu et d'autres destinations PeruRail, utilisez l'application PeruRail eTicket, disponible sur Android et iOS.
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Veedushi Bissessur
À propos de l'auteur

Journaliste de formation, titulaire des DALF C1 et C2 et diplômée de l'Université de Maurice, je cumule près d'une vingtaine d'années d'expérience en rédaction. Après six ans dans la presse mauricienne, j'ai rejoint Expat.com, où j'évolue depuis une douzaine d'années, dont cinq en tant qu'assistante éditoriale, et à présent responsable éditoriale.

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