L’accès à l’avocat problématique en Suisse

Bonjour,
Depuis 20 ans je rencontre des difficultés à m’entourer d’un avocat lors de litiges (lésions corporelles, dommages financiers, accès au minimum vital, etc...).
- certains avocats exigent 30% d’avance d’honoraires. Lorsqu’on sort d’un statut d’étudiant ou d’une période de chômage, les économies faibles peuvent mettre les gens en détresse face à des litiges qu’on ne peut résoudre par la voie légale.
- dans certains cantons, si on perd en justice et qu’on est pauvre, l’assistance juridique ne paye rien. Cela empêche les gens de tenter de se défendre.
- les avocats et certaines protections juridiques refusent d’aider lorsqu’on revendique des prestations financières ou aides octroyées par l’Etat telles le minimum vital ou l’aide des prestations complémentaires (de nature non médicale).
- certains avocats refusent d’aider des gens à l’assistance juridique ou de se déplacer à l’hôpital.
- certains avocats de la permanence des avocats refusent de faire des actions écrites.
- lorsque l’ordre des avocats signale les noms d’avocats compétents, ceux-ci sont libre de refuser de nouveaux clients et il n’existe pas une liste d’attente.
- La LAVI est un service qui est censé aider les personnes victimes d’infractions par l’octroi d’un avocats. Or votre demande d’intervention n’est pas formellement enregistrée, au risque de se voir refuser l’aide. Votre historique des demandes d’intervention refusées oralement est inexistent. Vos demandes d’intervention refusées ne peuvent faire l’objet d’un recours, tout comme les situations d’exclusions d’accès à l’avocat mentionnées plus haut.
- les protections juridiques ne couvrent pas tous les domaines du droit. Il faut parfois payer un avocat au plein tarif. Les protections juridiques ont le droit de vous exclure si vous demandez un renseignement juridique même téléphoniquement préalable à l’ouverture d’une affaire.
- Si le dommage est élevé, il faut avancer proportionnellement les frais de justice. Ceci peut empêcher une personne de revendiquer la réparation d’un grand dommage. En cas de gain de la cause, ces frais seraient remboursés.
- les personnes qui sont sous curatelle (tutelle), doivent obtenir l’accord du curateur pour se défendre par un avocat. Des conflits d’intérêts avec le curateur, empêchent le pupille d’accéder à l’avocat librement alors que c’est un droit strictement personnel ignoré par une majorité d’avocats. Par ailleurs, le droit de déposer plainte pénale au poste de police est refusé aux pupilles.
- les personnes en situation d’impotence ne peuvent saisir les tribunaux par eux-mêmes. Aucun écrivain public n’est fourni à disposition.

-Personnellement, je pense que la Suisse doit créer une protection juridique nationale, non résiliable qui couvre tous les domaines du droit , accessible tant aux enfants qu’aux pupilles et patients librement, dotée de centrales qui mettent en liste d’attente les demandes d’intervention. Il est possible d’écrire un courriel aux députés du parlement fédéral pour proposer de changer les lois ou le système. La liste des emails des députés se trouve sur www.parlement.ch. N’hésitez pas à proposer des changements!!!

Nouvelle discussion