
Le Chili dispose d'un système de santé à deux vitesses, public et privé, qui couvre la grande majorité de la population résidente. Pour les expatriés, le choix entre les deux filières a des conséquences concrètes sur les délais d'attente, les coûts et la qualité des soins reçus au quotidien. Comprendre comment fonctionne ce système, quelles sont les conditions d'accès, et comment s'y orienter permet d'éviter les mauvaises surprises, notamment lors d'une urgence ou d'une première grossesse à l'étranger. Cet article présente les deux piliers du système chilien, les obligations légales en matière d'assurance, les coûts à prévoir et les ressources pratiques disponibles pour les expatriés.

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Devis gratuitVue d'ensemble du système de santé au Chili
Le Chili a mis en place un système de santé mixte, combinant un secteur public financé par l'État et un secteur privé développé. Le volet public est géré par le Fondo Nacional de Salud (FONASA), qui couvre environ 68 % de la population chilienne. Il est financé par une retenue obligatoire de 7 % sur le revenu imposable de chaque travailleur. Le secteur privé, quant à lui, est organisé autour des Instituciones de Salud Previsional (ISAPREs) : des assureurs privés agréés qui proposent des plans de couverture complémentaires au-delà de cette même cotisation de base de 7 %.
Depuis septembre 2022, l'initiative Copago Cero a rendu les soins dans les établissements publics entièrement gratuits pour tous les affiliés FONASA. Cette réforme a amélioré l'accès aux soins pour les revenus les plus modestes, mais n'a pas résolu le problème des délais d'attente, qui restent longs pour les consultations spécialisées et les interventions chirurgicales non urgentes. C'est l'une des raisons pour lesquelles les expatriés et les résidents à revenus plus élevés se tournent fréquemment vers le secteur privé : les cliniques privées offrent des délais plus courts, des équipements modernes et, dans les grandes villes, un personnel plus susceptible de parler d'autres langues que l'espagnol.
La qualité des soins varie sensiblement selon la région. Santiago, Valparaíso et Concepción concentrent les meilleures infrastructures médicales du pays. En revanche, les zones plus isolées, comme la Patagonie ou le désert d'Atacama, disposent de ressources médicales plus limitées.
La santé au Chili pour les expatriés
Les expatriés résidant légalement au Chili sont éligibles au système public FONASA, à condition de détenir un numéro d'identification chilien (RUT/RUN) et de cotiser au système fiscal national. Cette éligibilité s'étend aux personnes dont le visa est en cours de traitement, sous réserve qu'elles justifient d'une résidence légale. Les touristes et les étrangers sans titre de séjour ni contrat de travail ne peuvent pas s'affilier à FONASA : ils doivent s'appuyer sur une assurance voyage internationale et prendre en charge les soins privés de leur poche.
Pour les expatriés qui travaillent au Chili, l'employeur retient automatiquement 7 % de cotisation santé sur le salaire brut. Le salarié doit alors choisir d'affecter cette cotisation à FONASA ou à un plan ISAPRE privé. Pour les visas de résidence temporaire destinés aux retraités et aux rentiers, une preuve d'assurance maladie (publique ou privée) couvrant au minimum 600 UF est obligatoire pour obtenir le visa au Chili. Les étudiants étrangers demandant un visa étudiant doivent, quant à eux, fournir une preuve d'assurance santé valable au Chili, avec une couverture minimale de 30 000 USD incluant le rapatriement.
Bon à savoir :
La Caisse des Français de l'Étranger (CFE) permet aux Français de l'étranger de maintenir une couverture sociale française. Toutefois, les remboursements de la CFE sont calculés sur des bases forfaitaires souvent inférieures aux tarifs pratiqués au Chili. Une mutuelle complémentaire internationale est donc généralement indispensable pour couvrir la différence.
Le système public de santé au Chili
Pour accéder aux soins publics, il faut d'abord s'inscrire auprès de FONASA. Les affiliés sont répartis en quatre tranches (tramos A, B, C et D) selon leurs revenus. La tranche A concerne les personnes sans revenus ou en situation de précarité ; les tranches B, C et D correspondent à des niveaux de revenus croissants. Grâce à l'initiative Copago Cero, les soins dans les établissements du réseau public (appelée Modalidad de Atención Institucional, ou MAI) sont entièrement gratuits pour toutes les tranches.
FONASA propose également une modalité de libre choix (Modalidad Libre Elección, ou MLE), qui permet aux affiliés de consulter des prestataires privés partenaires en achetant un bon de consultation appelé bono. Dans ce cadre, une consultation chez un médecin généraliste implique une participation de 3 000 à 18 000 CLP (environ 3 à 18 EUR) selon la tranche de revenu de l'affilié. La cotisation mensuelle est calculée sur un plafond de revenus imposables fixé à 87,8 UF.
Si la qualité médicale des hôpitaux publics chiliens est généralement satisfaisante, les délais de consultation spécialisée et d'opérations programmées restent très longs. Cela incite de nombreux affiliés à recourir aux bons MLE ou à souscrire un plan privé ISAPRE pour les soins non urgents.
Le secteur privé de santé au Chili
Le secteur privé repose sur un réseau de cliniques modernes, dont les plus connues à Santiago sont la Clínica Alemana, la Clínica Las Condes et la Clínica UC Christus. Ces établissements proposent des équipements de pointe et des délais d'attente nettement inférieurs à ceux du secteur public. Parmi les principaux assureurs privés (ISAPREs) figurent Colmena, Cruz Blanca, Banmédica et Consalud.
Sans assurance, les soins privés représentent un coût significatif : une consultation généraliste de quinze minutes coûte entre 25 000 et 50 000 CLP (environ 25 à 50 EUR), et une consultation spécialisée entre 60 000 et 120 000 CLP (60 à 120 EUR). Avec un plan ISAPRE de gamme intermédiaire couvrant 70 à 80 % des frais dans les cliniques partenaires, le reste à charge pour une consultation généraliste se situe entre 8 000 et 15 000 CLP (8 à 15 EUR). Les tarifs des ISAPREs ont été revus à la hausse : la Superintendance de la Santé a autorisé une augmentation des tarifs de base pouvant atteindre 3,7 %, ce qui représente une hausse mensuelle de 3 700 à 10 000 CLP selon les plans.
Un élément important à connaître dans les plans ISAPRE est la CAEC (Cobertura Adicional para Enfermedades Catastróficas) : une couverture complémentaire optionnelle mais fortement recommandée, qui prend en charge 100 % des frais liés aux maladies catastrophiques une fois la franchise annuelle atteinte. Les ISAPREs peuvent légalement exclure les affections préexistantes de la couverture pendant une période d'attente, généralement de dix-huit mois, ou appliquer une prime plus élevée en fonction des antécédents médicaux et de l'âge. Contrairement à FONASA, les ISAPREs ne sont pas soumises à l'obligation de non-discrimination.
L'assurance maladie au Chili
L'assurance maladie est obligatoire pour tous les salariés résidant légalement au Chili, par la retenue de 7 % sur le salaire brut. Pour les travailleurs indépendants émettant des reçus de prestation (boletas de honorarios) au-delà d'un certain seuil annuel, la cotisation est prélevée lors de la déclaration fiscale annuelle, ce qui leur ouvre droit à la couverture FONASA pour l'année suivante.
Un plan ISAPRE comprend la cotisation obligatoire de 7 % (représentant un minimum d'environ 105 000 CLP de base) à laquelle s'ajoute une prime complémentaire : nulle à 50 000 CLP pour les formules d'entrée de gamme, et supérieure à 250 000 CLP par mois pour les plans familiaux premium. La couverture maternité dans les plans ISAPRE est généralement soumise à une période d'attente de douze à vingt-quatre mois avant d'être pleinement activée.
Il est possible de passer d'une ISAPRE à FONASA à tout moment en ligne via le site de Fonasa, à condition de présenter une lettre de désaffiliation (carta de desafiliación) délivrée par l'ISAPRE. Pour les expatriés en séjour de courte durée, une assurance voyage couvrant au minimum 50 000 USD de soins médicaux d'urgence et 100 000 USD d'évacuation médicale est recommandée ; le coût de ces polices se situe généralement entre 20 et 50 USD par semaine (environ 18 à 46 EUR).
Trouver un médecin au Chili
Dans le secteur privé, il n'est pas nécessaire d'obtenir une orientation d'un médecin généraliste pour consulter un spécialiste directement. Les rendez-vous se prennent en ligne via les sites des cliniques concernées, comme la Clínica Santa María ou la Clínica Indisa. La relation de suivi avec un médecin traitant unique est moins ancrée dans les habitudes qu'en Europe : les patients tendent à consulter différents spécialistes selon leurs besoins immédiats.
La télémédecine s'est considérablement développée au Chili ces dernières années. Des plateformes proposent des consultations urgentes en ligne, disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre à un tarif fixe, incluant une ordonnance numérique valable dans les pharmacies locales. C'est une option utile pour les expatriés qui souhaitent obtenir rapidement un avis médical sans naviguer dans le système des cliniques privées dès leur arrivée.
Vaccinations et soins préventifs au Chili
Le Chili dispose d'un Programme national d'immunisation (PNI) qui fournit gratuitement à la population les vaccins obligatoires. Le calendrier vaccinal recommandé couvre notamment l'hépatite A et B, le rotavirus, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les maladies pneumococciques, les oreillons, la rougeole, la rubéole et la varicelle.
Par ailleurs, le programme des Garanties Explicites de Santé (GES) assure un accès encadré et garanti par la loi à plusieurs dépistages préventifs, notamment pour le cancer du col de l'utérus, le cancer du sein, l'hypertension artérielle et le diabète. Des soins dentaires préventifs sont également garantis à certaines étapes de la vie de l'enfant et durant la grossesse.
Médicaments et pharmacies au Chili
Les pharmacies (farmacias) sont très présentes sur l'ensemble du territoire. Dans les grandes villes, la législation oblige au moins une pharmacie de chaque quartier à assurer une permanence de vingt-quatre heures par roulement (farmacias de turno). Les trois grandes chaînes nationales sont Cruz Verde, Salcobrand et Farmacias Ahumada. Les médicaments courants vendus sans ordonnance, comme l'ibuprofène, le paracétamol ou la loratadine, sont facilement accessibles.
Certains médicaments sont soumis à des restrictions strictes. La pseudoéphédrine, présente dans certains médicaments contre le rhume courants dans d'autres pays, est très réglementée et nécessite une ordonnance. L'importation ou la possession de cannabis médical est strictement interdite au Chili, même avec une ordonnance étrangère. Depuis une mise à jour réglementaire du ministère de la Santé et de l'Institut de santé publique (ISP), la vente de contraceptifs oraux et injectables est désormais soumise à prescription médicale ou d'une sage-femme ; la contraception d'urgence reste quant à elle en vente libre. Les ordonnances peuvent être émises pour un usage répété sur une longue période.
Les expatriés qui apportent des médicaments sur ordonnance depuis leur pays d'origine ont tout intérêt à les conserver dans leur emballage d'origine accompagnés d'une ordonnance traduite, afin de faciliter le passage en douane.
Les soins dentaires au Chili
Les soins dentaires au Chili sont de bonne qualité, mais demeurent largement à la charge du patient. Les plans de base FONASA et ISAPRE couvrent très peu de soins dentaires en dehors des cas prévus par le programme GES. Ce dernier garantit des soins dentaires gratuits à certains groupes spécifiques : les femmes enceintes entre la 14e et la 20e semaine de grossesse, ainsi que les enfants à des âges définis.
Certains assureurs privés proposent des extensions dentaires optionnelles, ou les patients peuvent souscrire une assurance dentaire séparée. Pour ceux qui prennent en charge leurs soins directement, les tarifs restent nettement plus accessibles que dans la plupart des pays d'Europe occidentale ou d'Amérique du Nord. Une consultation de routine coûte environ 20 000 CLP (environ 19 EUR), et des actes plus complexes, comme un traitement de canal avec couronne, restent généralement inférieurs à 350 USD (environ 320 EUR) au total. Cette accessibilité tarifaire attire d'ailleurs des patients venus de l'étranger spécifiquement pour des soins dentaires.
La santé mentale au Chili
La santé mentale bénéficie d'une attention croissante dans le système de santé chilien. Le Plan National de Santé Mentale a favorisé le déploiement de la prise en charge psychologique au sein des centres de soins primaires, avec une présence dans 99,6 % des centres de santé familiale publics (CESFAM). Cependant, la demande dépasse largement l'offre disponible dans le secteur public, et les délais pour obtenir un suivi via FONASA peuvent être très longs.
Dans le secteur privé, les services de santé mentale sont accessibles sans délai majeur. Les psychologues et psychiatres en libéral pratiquent des tarifs compris entre 12 000 et 37 000 CLP par séance (environ 11 à 35 EUR) selon leur expérience et leur localisation. La téléconsultation psychologique s'est également développée, avec des plateformes proposant des séances en plusieurs langues, ce qui constitue une option pratique pour les expatriés qui préfèrent s'exprimer dans leur langue maternelle.
La maternité et le suivi périnatal au Chili
Le Chili affiche l'un des taux de mortalité infantile les plus bas du continent américain. Le suivi de grossesse est encadré dès la première consultation prénatale dans le secteur public grâce au programme Chile Crece Contigo, qui inclut un suivi médical régulier, des ateliers éducatifs et un accompagnement postnatal.
Dans le secteur privé, le coût d'un accouchement en clinique (qu'il soit par voie basse ou par césarienne) se situe généralement entre 3 500 et 4 000 USD (soit environ 3 200 à 3 650 EUR). Dans le secteur public, les grossesses à faible risque peuvent être couvertes par un Bono PAD (Pago Asociado a un Diagnóstico), d'un montant d'environ 278 240 CLP (environ 260 EUR). Ce forfait couvre l'ensemble des frais médicaux, d'hébergement, d'examens et jusqu'à quinze jours de soins post-opératoires. Les grossesses à risque élevé, comme les grossesses gémellaires ou les menaces d'accouchement prématuré, ne sont pas éligibles au Bono PAD.
Sur le plan légal, les salariées en CDI bénéficient de six semaines de congé de maternité avant l'accouchement et de douze semaines après. Un congé parental supplémentaire de douze semaines à temps plein (ou dix-huit semaines à temps partiel) peut être pris ultérieurement.
Bon à savoir :
Tout enfant né sur le territoire chilien acquiert automatiquement la nationalité chilienne par le droit du sol.
La pédiatrie au Chili
Dans le système public, les nourrissons et les enfants jusqu'à six ans ont droit à des bilans de santé et à des consultations pédiatriques entièrement gratuits dans le centre de santé familiale (CESFAM) correspondant à leur adresse de résidence. Ce suivi pédiatrique s'inscrit dans le protocole Chile Crece Contigo, qui assure un accompagnement du développement de l'enfant à chaque étape clé. Les vaccins requis pour l'inscription scolaire sont administrés gratuitement dans le cadre du calendrier vaccinal national, souvent directement dans les établissements scolaires publics et privés lors de campagnes de vaccination.
Les médecines alternatives et traditionnelles au Chili
Les pratiques de santé interculturelle occupent une place reconnue au Chili, notamment dans les régions où vivent les communautés autochtones mapuche (autour de Temuco, Boroa et Saavedra) et aymara (dans le nord du pays, près d'Arica et de Putre). Les guérisseurs traditionnels mapuche, appelés machis, pratiquent des soins à base de plantes médicinales, de rituels spirituels et de thérapies fondées sur une vision holistique du monde.
Le ministère chilien de la Santé s'efforce d'intégrer et de légitimer ces pratiques au sein du système de santé rural public. Certains composants issus de plantes médicinales chiliennes traditionnelles, comme l'extrait du bois de Panama (quillay), sont d'ailleurs utilisés comme adjuvants dans des vaccins à l'échelle mondiale.
Les urgences médicales au Chili
En cas d'urgence médicale, le numéro d'appel du SAMU (service d'ambulances publiques) est le 131, joignable partout au Chili. Les ambulances du SAMU sont gratuites, mais les délais d'intervention varient : ils sont de dix à vingt minutes à Santiago, mais peuvent être beaucoup plus longs dans les zones rurales ou éloignées. Le 132 est le numéro des pompiers (Bomberos), et le 133 celui de la police (Carabineros). Pour les secours en montagne dans les Andes, il convient de composer le 136.
Des ambulances privées existent et interviennent en général plus rapidement, pour un coût compris entre 50 000 et 200 000 CLP (environ 47 à 190 EUR). Les affiliés à une ISAPRE ont intérêt à sauvegarder le numéro d'urgence direct de leur assureur, car de nombreuses ISAPREs disposent de leur propre réseau d'ambulances privées.
La loi chilienne oblige tous les services d'urgence, qu'ils dépendent d'un hôpital public ou d'une clinique privée, à accueillir et à stabiliser tout patient en situation d'urgence médicale, quelle que soit sa couverture d'assurance ou sa capacité à payer immédiatement. Un document de garantie de paiement (pagaré) sera demandé à la sortie pour régulariser les frais ultérieurement. Sans assurance, une consultation aux urgences d'une clinique privée peut coûter entre 100 000 et 300 000 CLP (environ 95 à 285 EUR).

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Devis gratuitFoire aux questions
Un touriste peut-il accéder au système de santé public FONASA au Chili ?
Non, les touristes et les personnes sans statut de résident valide ne peuvent pas s'affilier à FONASA. En l'absence de résidence légale ou d'un visa en cours de traitement, il est indispensable de disposer d'une assurance voyage internationale couvrant les soins médicaux privés pour toute la durée du séjour.
Que se passe-t-il si je me retrouve aux urgences sans assurance ?
La loi chilienne oblige tous les services d'urgences, publics comme privés, à prendre en charge et à stabiliser tout patient en situation d'urgence médicale, indépendamment de son assurance ou de ses moyens financiers immédiats. Un document de garantie de paiement sera demandé pour régler les frais après la prise en charge.
Quel montant est retenu sur mon salaire pour la santé ?
Une cotisation obligatoire de 7 % est prélevée sur le revenu brut imposable de tout travailleur salarié. Cette somme peut être affectée au système public FONASA ou servir de base de cotisation à un plan d'assurance privée ISAPRE, à la discrétion du salarié.
Une ISAPRE peut-elle refuser de couvrir une maladie préexistante ?
Oui, contrairement à FONASA qui ne peut pratiquer aucune discrimination, les assureurs privés ISAPRE peuvent exclure les affections préexistantes de la couverture pendant une période d'attente, généralement d'environ dix-huit mois, ou appliquer une prime majorée en fonction des antécédents médicaux et de l'âge.
Faut-il une ordonnance pour acheter des contraceptifs au Chili ?
Oui, une réglementation du ministère de la Santé impose désormais une prescription médicale ou de sage-femme pour l'achat de contraceptifs oraux ou injectables. La contraception d'urgence reste en vente libre. Les ordonnances peuvent être délivrées pour un usage répété sur une longue période.
Les soins dentaires sont-ils couverts par le système public chilien ?
Les soins dentaires courants sont largement à la charge du patient, car FONASA et les plans ISAPRE standard offrent une couverture dentaire très limitée. Le programme GES garantit toutefois des soins dentaires gratuits pour certains groupes spécifiques, notamment les femmes enceintes et les enfants à des âges définis.
Comment un travailleur indépendant peut-il obtenir une couverture santé ?
Les travailleurs indépendants qui émettent des reçus de prestation au-delà d'un certain seuil annuel voient leur cotisation santé de 7 % déduite lors de la déclaration fiscale annuelle. Cette cotisation leur ouvre droit à la couverture FONASA pour l'année suivante.
Est-il facile de changer d'ISAPRE pour revenir à FONASA ?
Oui, il est possible de passer d'une ISAPRE à FONASA à tout moment. Il suffit de présenter une lettre de désaffiliation délivrée par l'ISAPRE et d'effectuer les démarches en ligne via le portail de Fonasa. Aucune condition de délai minimum n'est imposée pour effectuer ce changement.
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