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Les gros évènements du Nouvel An sont-ils maintenus ?

Simon Dux Media / Shutterstock.com
Écrit parAsaël Häzaqle 30 Décembre 2021

On le pensait assez loin pour ne pas venir perturber les festivités de fin d'année. Mais depuis fin octobre, la Covid-19 se rappelle aux souvenirs du monde. Un monde qui doit bien se résigner à passer le cap de la nouvelle année sous les restrictions. Invité surprise de Noël, Omicron force l'arrêt de nombreux évènements. Mais d'autres pourront toujours se tenir, dans le strict respect des règles sanitaires. Tour d'horizon des festivités annulées, ou modifiées pour s'adapter à la crise sanitaire. Comment les différentes villes se préparent-elles au passage à la nouvelle année ?

Les évènements maintenus

New York

Times square et son très attendu « Ball Drop » seront de retour ce 31 décembre, version réduite. 15 000 personnes maximum, au lieu des quelques 58 000 habituels. Avec une pandémie qui n'en finit pas, les autorités restent en vigilance rouge. Interdiction de pénétrer les lieux après 15h. Vaccination complète, y compris pour les enfants (à partir de 5 ans), carte d'identité, masque, respect des gestes barrières obligatoires. Les personnes dans l'incapacité de recevoir le vaccin devront fournir une preuve médicale et présenter un test PCR négatif de moins de 72h. L'application « NYC COVID SAFE » est prévue pour faciliter l'enregistrement des preuves vaccinales demandées. L'évènement sera retransmis à la TV et sur Internet ; une réédition de l'expérience multimédia déjà tentée l'an dernier, dans un Times square entièrement vide. Cette fois-ci, la fête aura bien lieu, mais masquée, et dans le strict respect des mesures sanitaires. 

Rio de Janeiro

Les festivités auront finalement lieu sur la célèbre plage de Copacabana. Après avoir annoncé sur Twitter l'annulation des festivités en raison de la Covid-19, le maire Eduardo Paes fait volte-face. La fête aura bien lieu, rassure-t-il le 9 décembre. Depuis, les préparatifs s'organisent, en version réduite. A priori, pas de jauge maximum comme à New York, mais divers sites éparpillés dans la ville, pour éviter que la foule ne se concentre à Copacabana. En revanche, les concerts sont annulés. Seuls les feux d'artifices seront maintenus.  

Madrid

Feu vert pour la Puerta del Sol ? Annulées l'an dernier, les célébrations sur la célèbre place semblent au rendez-vous pour saluer 2022. D'ordinaire, la Puerta del Sol rassemble des milliers d'habitants, venus avaler 12 grains de raisin à minuit – coutume qui serait synonyme de chance. Mais avec un peu plus de 42 000 cas par jour en moyenne, et des records de contaminations depuis l'arrivée d'Omicron, la fête pourra-t-elle avoir lieu ? Pour l'instant, aucun démenti sur le site de l'office du tourisme madrilène, ni même aucune d'adaptation à la crise sanitaire (la page d'accueil du site recommande cependant d'observer les gestes barrières). La prudence reste néanmoins de mise.

Sydney

Optimisme et solidarité pour la nouvelle année à Sydney. La ville entend bien réchauffer le cœur des locaux et du monde, avec son traditionnel spectacle de feux d'artifices. Mais là encore, le format est revu et corrigé version « Covid-19 ». Le « stay at home » restant de mise, les célébrations seront retransmises à la télévision. Pour ceux qui voudront se rendre sur place, un système de tickets est mis à disposition, dans la limite des places disponibles. Certains spots sont déjà sold out, comme Beare Park ou Giba Park (informations disponibles dans la section « liens utiles » ci-dessous). Pandémie oblige, la vaccination complète est fortement recommandée.

Dubai, Taipei, Las Vegas… d'autres villes ont maintenu leurs célébrations, souvent en format réduit. Mais la tendance est clairement à l'annulation. Oui à 2022, mais sous les restrictions Covid.

Les évènements annulés

Tokyo

Déjà frileux à l'idée de rouvrir ses frontières, le Japon se referme complètement depuis l'arrivée d'Omicron. Le pays est pourtant l'un des champions de la vaccination, avec 78,3 % de personnes totalement vaccinées et à peine 210 cas par jour en moyenne. Insuffisant pour le gouvernement. Une partie de la population partage ses craintes. Pas de célébrations donc, pour la deuxième année consécutive. À Tokyo, c'est vers le quartier jeune et branché de Shibuya que convergent habituellement les foules. Chaque fin d'année, le « Shibuya crossing » rassemble plus de 100 000 personnes ; locaux et étrangers célèbrent ensemble le passage à la nouvelle année, les yeux rivés sur le compte à rebours projeté sur les écrans géants. Mais cette année, rien. Les écrans géants resteront éteints, et la police patrouillera entre 9h30 et 1h du matin. Les commerces alentour ne devront pas vendre d'alcool. Interdiction également de boire dans les lieux publics. 

Berlin

La fête, sans le public. Face à la pandémie, les autorités berlinoises ont tranché. Leur mot d'ordre : « Stay home. Stay tuned ». La traditionnelle fête à la porte de Brandebourg aura bien lieu, mais sans public. Les festivités seront retransmises à la télévision. C'est la deuxième année que la capitale allemande met en place ce dispositif. Les autres villes suivent. Il n'y aura pas de feux d'artifices à Munich et Francfort. Même rigueur concernant les rassemblements : dès le 28 décembre, aucun groupe de plus de 10 personnes ne pourra se réunir. Malgré une légère baisse des cas (un peu plus de 32000 par jour en moyenne), l'Allemagne ne veut prendre aucun risque.

Londres

À Londres aussi, le passage à la nouvelle année se fera loin des lieux de rassemblement. Ce n'est pas une surprise pour les Londoniens. Dès le 12 octobre, les autorités ont douché tous les espoirs. « En raison de l'incertitude provoquée par la pandémie de Covid-19, notre célèbre spectacle du Nouvel An n'aura pas lieu cette année sur les rives de la Tamise. » explique le porte-parole du maire de Londres Sadiq Khan. Le maire qui maintient la mesure dans un tweet, le 20 décembre dernier. La crise sanitaire empêche la tenue des festivités à Trafalgar Square. « La sécurité des Londoniens prime », conclut Sadid Khan. Le maire tient cependant à garder un esprit de fête. Un peu comme à Berlin, un programme spécial sera diffusé sur la chaîne BBC 1. Mais le mot d'ordre reste : « restez chez vous ». Depuis l'arrivée d'Omicron, le Royaume-Uni enregistre des records de contaminations, avec 122 000 cas pour la seule journée du 24 décembre. Si le nombre a légèrement baissé depuis, la moyenne reste élevée (plus de 87 000 cas journaliers sur 7 jours). 

Paris

Contrairement à New York, Paris annule ses célébrations. Les Champs-Elysées resteront vides, comme l'an dernier. Prenant acte des recommandations du conseil scientifique, Jean Castex annonce, le 17 décembre dernier, l'annulation des festivités. Information aussitôt relayée par la mairie de Paris : « La Ville de Paris a le regret d'annuler l'ensemble des festivités prévues sur les Champs-Élysées ce 31 décembre en raison de la résurgence de la pandémie et des nouvelles annonces gouvernementales précisées ce vendredi 17 décembre. Le moment festif suivi du final pyrotechnique n'aura pas lieu ». L'évènement attirant d'ordinaire 300 000 à 600 000 personnes, les autorités ont préféré jouer la carte de la sécurité. Aucune festivité, donc, pas même via retransmission sur Internet ou la télévision. 

New Delhi

6781 cas par jour en moyenne. C'est le dernier relevé des infections Covid de l'Inde. Les chiffres sont scrutés par les scientifiques du monde entier. Pour certains, l'Inde est le premier pays au monde à avoir vaincu la Covid-19. Malgré le faible taux de vaccination complète – à peine 41,3% –  la majorité de la population aurait développé des anticorps résistant au virus. Pas de quoi lever la vigilance. Loin de se relâcher, le gouvernement indien annule toute célébration et tout rassemblement jusqu'à nouvel ordre. Pas de fête à New Delhi. « Aucun évènement, rassemblement, congrégation ne sera mis en place pour célébrer Noël ou la Nouvelle Année. » explique le gouvernement dans un communiqué. Les bars et restaurants pourront rester ouverts, mais avec une capacité d'accueil réduite à 50%.

Auckland 

Portes closes à la Sky Tower d'Auckland. Si les festivités avaient pu se tenir l'an dernier, SkyCity Entertainment Groupe, organisatrice de l'évènement avec Auckland Unlimited, donne le ton dès fin novembre. Le 13 décembre dernier, la Première ministre Jacinda Ardern maintient l'annulation des célébrations. Le même jour, Richard Clarke, Directeur des arts, du divertissement et des évènements chez Auckland Unlimited, confirme. Malgré sa bonne gestion de la crise (75,4 % de vaccinations complètes, 70 cas par jour en moyenne), la Nouvelle-Zélande ne veut prendre aucun risque. 

Cette année encore, le passage du 31 décembre 2021 au 1er janvier 2022 se fera dans une ambiance bien particulière. Omicron arrive au pire moment, et attaque des pays déjà fragilisés par la recrudescence du variant Delta. Les populations, elles, sont partagées entre fatalisme, lassitude, et optimisme pour la nouvelle année. Le maintien des célébrations dans certaines villes du monde sonne comme un test grandeur nature, et un signe d'espoir.

A propos de

Rédactrice web spécialisée en actualité politique et socio-économique, Asaël Häzaq observe et décrypte les tendances de la conjoncture internationale. Forte de son expérience d’expatriée au Japon, elle propose conseils et analyses sur la vie d’expatrié : choix du visa, études, recherche d’emploi, vie de travail, apprentissage de la langue, découverte du pays. Titulaire d’un Master II en Droit - Sciences politiques, elle a également expérimenté la vie de nomade numérique.

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