Retour d’expatriation: Caroline Szipira se confie

Interview
Publié il y a 2 semaines

Un peu plus d'un an après être rentrée en France, Caroline Szipira raconte comment s'est passé son retour d'expatriation.

Combien de temps as-tu vécu à l'étranger ?

Je suis partie étudier à UCLA en 2012 et j’ai vécu cinq ans à Los Angeles, en Californie.

Pour quelles raisons as-tu choisi les Etats-Unis ?

Vivre aux US était un rêve de petite fille. Je voulais plus que tout au monde étudier dans une université américaine. Lorsque l’occasion s’est présentée (timing, budget), je n’ai pas hésité une seule seconde.

Quand et pourquoi as-tu décidé de rentrer en France ?

Je suis rentrée en France pendant l’été 2017. Plein de raisons me poussaient à rester, mais aussi à rentrer. C’était devenu techniquement impossible d’avancer et de grandir dans ma carrière professionnelle en restant à Los Angeles.

Après cinq ans sur place, j’arrivais un peu à la fin de mon aventure. Mon visa se terminait et même si la possibilité de rester s’était présentée professionnellement, j’ai décidé de rentrer pour commencer une nouvelle vie à Paris.

Tu avais un emploi qui t’attendait ?

Je n'avais pas de job spécifique qui m'attendait à Paris. J'ai débuté mes recherches en octobre car j'avais de nombreux voyages prévus dans le cadre de mon blog. Après quelques candidatures, mon expérience à l'étranger a fait mouche et j'ai débuté mon poste à la fin du mois d'octobre.

La décision a-t-elle été difficile à prendre ?

Oui et non ! J’avais un peu fait le tour, et j’avais envie de quelque chose de nouveau ! Il n’est forcément jamais facile de laisser une vie que l’on a construite en 5 ans.

Comment est-ce que tu t’es préparée au retour ?

À vrai dire, tout s’est plutôt fait naturellement. J’ai trouvé un locataire pour mon appartement en à peine 24H et vendu mes affaires dans la foulée. En terme de formalités, je n’ai pas eu grand chose à faire non plus, à part acheter un billet d’avion ! Il est, sans grande surprise, plus facile de partir des US que d’y entrer !

De grosses galères ?

Les galères sont plutôt arrivées une fois arrivée sur le sol français. Entre la sécu, les impôts et la recherche d’appartement, cela n’a pas été évident !

Qu’est-ce qui a été le plus difficile ?

La recherche d'appartements à Paris est un sacré challenge. Il y a beaucoup de compétitions, peu d'offres et les propriétaires sont très exigeants. En rentrant, je n'avais ni fiche de paye française, ni antécédents de location en France. J'ai donc dû constituer un dossier beaucoup plus importants avec des garanties familiales.

Comment t’en es-tu sortie?

Il a fallu fournir les équivalents américains et expliquer à l’agent immobilier votre situation « atypique » pour pas qu’il ne soit surpris. Pour être à 100% honnête avec vous, cela n’a vraiment pas été une partie de plaisir pour moi ! Beaucoup de propriétaires n’ont pas accepté mon dossier, car il était jugé comme trop atypique. Il a donc fallu redoubler de sérieux et d’originalité. J’ai donc ajouté à mon dossier une lettre de motivation (oui oui !) me présentant afin d’expliquer mon « cas » et même un sommaire afin de faciliter la tâche aux propriétaires.

Des choses que tu aurais faites différemment ?

Si j'avais su ces détails, j'aurai préparé en amont mon dossier et je l'aurai présenté ainsi dès les premières visites !

Mis à part les galères administratives, le retour n’a pas été trop difficile?

Les premiers jours n’ont pas été faciles, forcément, une part de nous se demande toujours si on a pris la bonne décision.

Entre le décalage horaire, la fatigue et l’excitation, j’étais un peu perdue et j’avais du mal à savoir ce que je faisais là ! J’avais l’habitude de rentrer en France seulement pour quelques jours, donc forcément, la sensation était très différente. Et  puis le temps est passé et je suis quasi à 100% réadaptée. Pendant les semaines qui ont suivies, je me suis rapidement sentie soulagée. Soulagée de ne plus avoir à me soucier d’un visa ou d’une vie pas forcément stable.

Qu'est-ce qui te manque ?

Le soleil, sans aucune hésitation ! La bonne humeur et l’ambiance californienne me manquent aussi beaucoup. Bon et les palmiers aussi.

De nouveaux projets d'expatriation ?

Pas pour le moment, mais je ne serai pas contre !