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Malaisie : le salaire minimum pour recruter un expatrié double en 2026

vue des Petronas Towers, Kuala Lumpur
yihchang / Envato Elements
Écrit parAsaël Häzaqle 04 Février 2026

Doubler le seuil du salaire minimum pour embaucher un étranger. C'est la nouvelle réforme validée par le gouvernement malaisien. D'autres mesures sont censées mieux encadrer le recrutement des expatriés.

À partir du 1ᵉʳ juin 2026, faire appel à un expatrié coûtera plus cher. L'exécutif malaisien augmente les seuils du salaire minimum mensuel pour les talents étrangers, mais aussi pour les expatriés peu qualifiés. D'autres mesures redéfinissent la durée maximale de séjour et la gestion de la masse salariale étrangère/locale.

Changements concernant le minimum salarial

Permis de travail de catégorie I (gestion, poste de direction) : augmentation de 10 000 à 20 000 ringgits malaisiens (RM) (de 2 465 à 5 086 dollars).

Permis de travail de catégorie II (travailleurs moyennement qualifiés) : hausse d'environ 5 000-9 999 RM à 10 000-19 999 RM.

Permis de travail de catégorie III (travailleurs non qualifiés) : augmentation de 3 000-4 999 RM à 5 000-9 999 RM mensuels. Le minimum mensuel des expatriés travaillant dans le secteur industriel sera relevé à au moins 7 000 RM.

Durée de séjour des travailleurs étrangers

Les expatriés des catégories I et II pourront travailler pendant un maximum de 10 ans sur le territoire malaisien. En revanche, la durée maximale de la catégorie III est de 5 ans.

Nationalisation des emplois ou « système de relève »

Les permis de travail de catégorie II ou III ont été conçus pour permettre aux employés locaux de reprendre un poste. Concrètement, un poste occupé par un expatrié de catégorie II ou III doit pouvoir être repris par un travailleur malaisien. Des formations seront dispensées en ce sens.

Personnes à charge

Les 3 catégories de visa sont concernées par le parrainage. Les expatriés pourront faire venir leur famille.

Une réforme qui fait débat

Pour l'exécutif, il s'agit de mettre à jour un système non réformé depuis 2017. Il s'agit aussi de moins dépendre de la main-d'œuvre étrangère. En octobre 2025, le pays comptait quelque 2,13 millions de travailleurs étrangers. Mais d'autres contestent la réforme, qui rapprocherait la Malaisie de Singapour, connue pour ses règles strictes. Ils craignent aussi que le relèvement des niveaux de salaire empêche les entreprises de recruter des étrangers.

Les craintes gagnent aussi des travailleurs locaux, qui ne s'attendent pas à « bénéficier » du système de relève décrit par le gouvernement. Des experts estiment que, faute de travailleurs, les entreprises qui le peuvent risquent de se tourner vers les intelligences artificielles. Ils estiment que transférer les compétences des talents étrangers aux talents locaux prendra du temps. Selon eux, l'entrée en vigueur de la réforme survient trop tôt.

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A propos de

Rédactrice web spécialisée en actualité politique et socio-économique, Asaël Häzaq observe et décrypte les tendances de la conjoncture internationale. Forte de son expérience d’expatriée au Japon, elle propose conseils et analyses sur la vie d’expatrié : choix du visa, études, recherche d’emploi, vie de travail, apprentissage de la langue, découverte du pays. Titulaire d’un Master II en Droit - Sciences politiques, elle a également expérimenté la vie de nomade numérique.

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