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Quitter la France pour Maurice : le nouveau départ de Leelou Siegel

Témoignages 12 min de lecture

Depuis de nombreuses années, Leelou Siegel aime voyager de pays en pays tout en poursuivant son activité dans le domaine de la communication digitale. Puis, un jour, lui est venue l'envie d'avoir un chez-soi et de construire un quotidien. À 28 ans, cette Alsacienne a choisi Maurice, une île qu'elle avait découverte cinq ans plus tôt. Installée depuis juillet 2026 avec son chien Nash, elle raconte les premières semaines de son expatriation et son projet d'accompagner les entrepreneurs locaux.

À découvrir dans cet article
  1. Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
  2. Ayant grandi dans une famille qui voyageait beaucoup et ayant visité près de quarante pays, qu'est-ce qui a transformé votre manière de vivre et de travailler ?
  3. À quel moment avez-vous compris que vous ne vouliez plus seulement voyager, mais vous installer durablement à l'étranger ?
  4. Le travail à distance vous permet de passer plus de six mois par an à l'étranger. Comment organisiez-vous cette vie entre voyages, activité professionnelle et attaches en France ?
  5. Vous aviez donc découvert Maurice il y a cinq ans. Qu'est-ce qui vous a poussé à y revenir ?
  6. Entre votre décision et votre installation à la mi-juillet, tout s'est passé très vite. Comment avez-vous préparé ce départ ?
  7. Vous vivez actuellement à Maurice avec un visa Premium. Pourquoi avoir choisi ce permis ?
  8. Comment se sont déroulées vos premières semaines à Maurice ?
  9. Pourquoi avez-vous choisi de vous installer dans le nord de l'île ? Êtes-vous satisfaite de votre choix ?
  10. Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre quotidien mauricien aujourd'hui ?
  11. Quels ont été vos plus grands chocs culturels jusqu'à présent ?
  12. Pourquoi avez-vous décidé de créer une nouvelle structure à Maurice plutôt que de gérer uniquement votre activité française à distance ?
  13. Comment comptez-vous adapter vos services aux réalités du marché mauricien et aux attentes des entreprises locales ?
  14. Quel regard portez-vous sur l'écosystème entrepreneurial et numérique mauricien depuis votre arrivée ?
  15. Quels conseils donneriez-vous à un jeune entrepreneur qui souhaite s'installer à Maurice ?

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Je m'appelle Leelou Siegel, j'ai 28 ans et je suis originaire d'Alsace, une petite région française située à la frontière avec l'Allemagne.

J'ai fait cinq années d'études dans la communication digitale, pendant lesquelles j'ai eu l'opportunité de travailler pour de grands groupes internationaux. Mais assez rapidement, j'ai compris que j'avais envie de créer quelque chose qui m'appartienne et surtout d'avoir davantage de liberté dans ma façon de travailler. Je me suis donc lancée à mon compte très tôt, avec l'envie d'accompagner les entrepreneurs et les professionnels à développer leur visibilité et leur image sur les réseaux sociaux.

En parallèle de mon parcours professionnel, j'ai toujours eu un rapport très particulier au voyage. J'ai grandi dans une famille qui voyageait beaucoup et j'ai eu la chance de découvrir près de quarante pays. J'ai également vécu près de deux ans dans le sud de la France, puis j'ai passé plusieurs mois à voyager à travers le monde, parfois en changeant de pays tous les mois, tout en continuant à travailler à distance.

Pendant longtemps, cette liberté et cette mobilité me correspondaient parfaitement. J'aimais pouvoir décider où je voulais vivre, découvrir de nouveaux endroits et ne pas être attachée à un seul lieu.

Et puis, progressivement, mes envies ont changé. J'ai eu envie de stabilité, de créer une vraie routine, d'avoir un chez-moi et de construire un projet de vie dans un pays qui me correspond. C'est finalement ce qui m'a poussée à franchir le cap de l'expatriation et à quitter la France pour m'installer définitivement à Maurice.

Et dans cette nouvelle aventure, je ne suis évidemment pas seule : je suis aussi l'heureuse maman de Nash, mon chien de 10 ans, qui a lui aussi fait le voyage avec moi ! C'était d'ailleurs une vraie aventure en soi.

Aujourd'hui, je suis donc à la croisée de plusieurs choses qui me définissent assez bien : l'entrepreneuriat, la communication digitale, le voyage, l'envie de découvrir de nouvelles cultures et, surtout, la volonté de construire une vie qui correspond davantage à mes envies.

Le guide de l'expatrié à l'Ile Maurice

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Ile Maurice

Ayant grandi dans une famille qui voyageait beaucoup et ayant visité près de quarante pays, qu'est-ce qui a transformé votre manière de vivre et de travailler ?

Je pense que les voyages m'ont surtout appris à ne pas considérer une seule manière de vivre comme étant la norme.

J'ai grandi avec une famille qui voyageait beaucoup et j'ai eu la chance de découvrir près de quarante pays. Forcément, quand on est confronté très jeune à autant de cultures, de façons de travailler et de modes de vie différents, ça change notre manière de voir les choses.

Ça m'a aussi donné envie de construire une vie qui ne soit pas forcément figée dans un seul endroit. Et professionnellement, le développement du digital m'a permis de rendre cette envie concrète : aujourd'hui, mon travail peut voyager avec moi.

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À quel moment avez-vous compris que vous ne vouliez plus seulement voyager, mais vous installer durablement à l'étranger ?

Je pense que ça s'est fait progressivement. Pendant longtemps, j'aimais l'idée de partir, de découvrir un pays, puis de rentrer en France.

Mais au fil des années, je me suis rendu compte que ce que je recherchais n'était plus simplement de voyager. J'avais envie de construire mon quotidien ailleurs : avoir une maison, une routine, mes habitudes, développer mon entreprise… tout en étant dans un environnement qui me correspond.

Le vrai déclic, c'est donc quand j'ai commencé à me dire : « Et si je ne repartais pas après quelques semaines ou quelques mois ? Et si je construisais réellement ma vie ailleurs ? »

Le travail à distance vous permet de passer plus de six mois par an à l'étranger. Comment organisiez-vous cette vie entre voyages, activité professionnelle et attaches en France ?

Le digital a énormément facilité cette transition. Mon activité ne dépend pas d'un bureau physique : je peux travailler avec mes clients depuis pratiquement n'importe où, à condition d'avoir une bonne connexion et une organisation solide.

Avant de m'installer à Maurice, j'avais donc déjà l'habitude de passer beaucoup de temps à l'étranger tout en continuant à travailler.

Mais il y a une vraie différence entre voyager en travaillant et vivre à l'étranger. Quand on voyage, on est constamment dans une forme de mouvement. Quand on s'installe, il faut créer une routine, gérer son logement, son entreprise, son administratif, ses habitudes… C'est justement cette deuxième étape que j'avais envie de découvrir.

Vous aviez donc découvert Maurice il y a cinq ans. Qu'est-ce qui vous a poussé à y revenir ?

En effet, j'ai découvert Maurice il y a cinq ans et, à l'époque, l'île était encore très différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Elle était beaucoup moins développée sur certains aspects, mais j'ai eu un véritable coup de cœur.

Pourtant, j'avais déjà énormément voyagé et visité beaucoup de pays. Mais Maurice a eu quelque chose de particulier. Dès mon premier séjour, je me suis dit : « C'est sûr que je reviendrai ici. Je ne sais pas quand, ni comment, ni sous quelle forme, mais je reviendrai. »

Et finalement, au moment de repartir, j'ai énormément pleuré. Je me suis rendu compte que je ne quittais pas simplement une destination de vacances : je laissais quelque chose derrière moi. J'ai même vécu une sorte de mini-dépression post-voyage pendant quelque temps après mon retour en France. C'était assez surprenant, parce que je n'avais jamais ressenti ça avec autant d'intensité après un voyage.

Avec le recul, je pense que c'est à ce moment-là que j'ai compris que j'avais réellement tissé un lien très fort avec cette île. Je savais qu'un jour, d'une manière ou d'une autre, la vie me ramènerait à Maurice.

Et ça a finalement été le cas en mai 2026. Je suis revenue pour passer un mois entier sur l'île, et cette fois, quelque chose a changé. J'ai pu expérimenter Maurice autrement, avec davantage de recul et en me projetant dans un quotidien plutôt que dans des vacances.

Et au bout de ce mois, j'ai eu une sorte de déclic : « OK, en fait, je n'ai plus envie de partir. Je veux vivre ici. »

C'est vraiment ce séjour qui a transformé une envie que j'avais depuis cinq ans en un véritable projet de vie. À mon retour en France, la décision était prise : je savais que je voulais revenir, mais cette fois-ci, pas pour quelques semaines. Je voulais m'installer à Maurice et y construire la suite de ma vie.

Entre votre décision et votre installation à la mi-juillet, tout s'est passé très vite. Comment avez-vous préparé ce départ ?

C'est le moins qu'on puisse dire : tout s'est vraiment accéléré !

Une fois la décision prise, il a fallu gérer énormément de choses en parallèle : les démarches administratives, le logement, le déménagement, l'organisation de l'entreprise, les affaires personnelles et, surtout, les papiers du chien… et, évidemment, toute la logistique liée au départ.

J'ai aussi dû accepter de ne pas pouvoir tout contrôler. Quand on change complètement de pays et de vie en quelques semaines, il y a forcément une part d'inconnu.

Je pense que le plus important a été de ne pas attendre que tout soit parfaitement prêt pour partir. Il fallait simplement avoir suffisamment préparé les éléments essentiels et ensuite construire le reste une fois sur place.

Vous vivez actuellement à Maurice avec un visa Premium. Pourquoi avoir choisi ce permis ?

Le visa Premium correspondait assez bien à ma situation, puisque je pouvais continuer à exercer mon activité à distance tout en vivant à Maurice.

Au départ, mon idée était justement de prendre le temps de m'installer, de découvrir réellement le pays et de voir si je pouvais me projeter dans une vie à long terme ici. Je savais déjà que j'avais envie, à terme, de créer quelque chose sur place, mais je ne voulais pas forcément arriver avec un projet complètement défini avant même d'avoir vécu la réalité du quotidien mauricien.

Je voulais d'abord prendre le temps d'observer, de rencontrer des gens, de comprendre le marché et de voir où je pouvais réellement apporter quelque chose.

Mais finalement, les choses sont allées beaucoup plus vite que prévu. Au bout de seulement deux semaines sur place, j'ai commencé les démarches pour créer une entreprise à Maurice.

J'ai découvert une véritable énergie entrepreneuriale et business qui m'a beaucoup plu. J'ai aussi réalisé que je n'avais pas seulement envie de vivre à Maurice : j'avais envie d'y construire quelque chose, de m'y investir et, à mon échelle, d'y laisser une empreinte.

L'idée est notamment de créer des liens avec les entrepreneurs mauriciens et de pouvoir les accompagner dans le développement de leur activité, notamment sur toute la partie visibilité, communication et personal branding. J'ai envie de mettre mon expérience au service d'entrepreneurs locaux et de les aider à faire évoluer leur business grâce au digital.

Finalement, le visa Premium devait, au départ, être une première étape pour découvrir et tester la vie à Maurice. Mais une fois sur place, le projet entrepreneurial s'est imposé beaucoup plus naturellement et beaucoup plus rapidement que ce que j'avais imaginé.

Comment se sont déroulées vos premières semaines à Maurice ?

Très, très intenses !

On imagine parfois qu'une expatriation, c'est simplement prendre un avion et commencer une nouvelle vie au soleil. En réalité, les premières semaines sont surtout une énorme liste de choses à régler.

Il a fallu trouver un logement, mettre en place les différents services, gérer les démarches administratives, découvrir les commerces, trouver ses habitudes, organiser le quotidien… tout en continuant à travailler.

Et il y a aussi toute la dimension émotionnelle : on quitte ses repères, ses proches, ses habitudes. C'est un vrai reset, même quand on est très heureux de partir.

Aujourd'hui, je commence justement à sortir de cette phase « installation » pour entrer davantage dans une vraie routine mauricienne.

Pourquoi avez-vous choisi de vous installer dans le nord de l'île ? Êtes-vous satisfaite de votre choix ?

À vrai dire, esthétiquement, je dois avouer que j'ai un petit faible pour le Sud et l'Ouest de l'île. Je trouve ces régions beaucoup plus sauvages, naturelles et préservées, et c'est vraiment cette ambiance-là que j'aime.

Mais pour mon installation, j'ai aussi beaucoup réfléchi à l'aspect professionnel. Je pense qu'une grande partie de mes futurs clients seront situés dans le Nord, où il y a beaucoup d'entreprises, d'entrepreneurs et d'activités économiques.

C'était donc un choix assez stratégique : avoir mon quotidien et mon activité professionnelle dans le Nord, tout en gardant le reste de l'île à portée de voiture.

Et finalement, c'est aussi ce que j'aime dans le fait de vivre ici : le week-end, je peux facilement partir découvrir le Sud, l'Est ou l'Ouest, qui ont chacun une atmosphère complètement différente.

Je ne voulais pas forcément choisir entre la nature et le business. Le Nord me permet d'avoir cette proximité professionnelle au quotidien, tout en pouvant partir le week-end à la découverte des coins plus sauvages de l'île. C'est un équilibre qui me correspond plutôt bien.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre quotidien mauricien aujourd'hui ?

Je dirais probablement le rythme de vie.

Il y a quelque chose de très agréable dans le fait de pouvoir terminer une journée de travail et être rapidement dehors, près de la mer, ou simplement profiter du climat et de l'environnement.

Mais au-delà du décor, c'est surtout la sensation d'avoir davantage de place pour profiter de sa vie en dehors du travail.

Et puis il y a toutes les petites choses du quotidien que je découvre encore : les habitudes locales, les marchés, les produits qu'on ne connaissait pas en France, les rencontres… C'est ça qui rend l'expérience vraiment intéressante.

Quels ont été vos plus grands chocs culturels jusqu'à présent ?

Je pense que le premier choc, c'est surtout le rapport au temps et au rythme.

Quand on vient de France, on peut avoir l'habitude de vouloir que tout soit très cadré, très rapide et très organisé. Ici, il faut parfois apprendre à lâcher un peu prise et accepter que les choses prennent leur temps.

Il y a aussi énormément de différences dans les habitudes du quotidien, dans les relations humaines, dans la façon de communiquer.

Mais finalement, ce sont aussi ces différences qui rendent l'expatriation intéressante. On apprend à remettre en question ses propres habitudes plutôt que de considérer que sa façon de faire est forcément la bonne.

Pourquoi avez-vous décidé de créer une nouvelle structure à Maurice plutôt que de gérer uniquement votre activité française à distance ?

Parce que je ne voulais pas simplement vivre à Maurice tout en continuant à travailler comme si j'étais toujours en France.

Mon projet est aussi de créer quelque chose ici, de rencontrer des entrepreneurs mauriciens, de comprendre leurs problématiques et de voir comment mon expertise peut répondre aux besoins du marché local.

C'est pour ça que je travaille sur une nouvelle structure pour accompagner les dirigeants dans le développement de leur personal branding, ainsi que sur un studio de tournage haut de gamme itinérant.

Comment comptez-vous adapter vos services aux réalités du marché mauricien et aux attentes des entreprises locales ?

Je pense que la première étape est d'écouter.

Je ne veux pas arriver à Maurice avec une offre pensée en France en me disant qu'il suffit de la transposer telle quelle. Le marché, les entreprises, les habitudes de communication et les problématiques ne sont pas forcément les mêmes.

Mon objectif est donc d'aller à la rencontre des entrepreneurs et des entreprises locales, de comprendre leurs besoins et d'adapter progressivement mes services.

Ce qui reste universel, en revanche, c'est l'importance de la visibilité, de la crédibilité et de la capacité à raconter son histoire. Et c'est justement là que le personal branding peut avoir beaucoup de sens.

Quel regard portez-vous sur l'écosystème entrepreneurial et numérique mauricien depuis votre arrivée ?

Je suis encore au début de ma découverte, donc je préfère rester humble sur le sujet. Mais ce que je trouve intéressant, c'est qu'il existe un véritable écosystème entrepreneurial à Maurice, avec beaucoup de profils différents.

Ce qui m'intéresse particulièrement, c'est de comprendre comment les entrepreneurs locaux utilisent le digital pour développer leur activité et accroître leur visibilité.

Je découvre encore beaucoup de choses et j'ai justement envie de prendre le temps de rencontrer les acteurs locaux plutôt que de tirer des conclusions après seulement quelques semaines.

Pour moi, l'expatriation, c'est aussi ça : arriver avec son expertise, mais accepter d'être en position d'apprentissage.

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Quels conseils donneriez-vous à un jeune entrepreneur qui souhaite s'installer à Maurice ?

Je lui dirais de bien préparer son projet, mais surtout de ne pas idéaliser l'expatriation.

Vivre à Maurice, ce n'est pas être en vacances à Maurice. Il y a toute une réalité administrative, professionnelle et financière à prendre en compte. Il faut donc arriver avec un vrai projet et suffisamment de préparation.

Je conseillerais aussi de venir découvrir l'île avant de prendre une décision définitive. Et surtout, de prendre le temps de rencontrer des gens sur place.

Enfin, je pense qu'il faut accepter de recommencer certaines choses à zéro. Même lorsqu'on arrive avec une entreprise, de l'expérience et un réseau, on devient un peu « nouveau » dans son environnement. Et c'est justement ce qui permet de découvrir de nouvelles opportunités.

D'ailleurs je documente tout sur instagram et tiktok alors n'hésitez pas à suivre l'aventure : @leelou.siegel ! 

Pour moi, s'installer à Maurice n'est pas simplement un changement de pays. C'est un changement de manière de construire sa vie et son entreprise.

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Veedushi Bissessur
À propos de l'auteur

Journaliste de formation, titulaire des DALF C1 et C2 et diplômée de l'Université de Maurice, je cumule près d'une vingtaine d'années d'expérience en rédaction. Après six ans dans la presse mauricienne, j'ai rejoint Expat.com, où j'évolue depuis une douzaine d'années, dont cinq en tant qu'assistante éditoriale, et à présent responsable éditoriale.

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