Une directive pour lutter contre les écarts de salaire entre les femmes et les hommes
La directive permet de réduire l'écart salarial entre les femmes et les hommes. Les femmes travaillant dans l'Union européenne (UE) gagnent en moyenne 13 % de moins que les hommes. L'écart se creuse encore plus concernant les pensions de retraite. Celle des femmes est inférieure d'environ 30 % à celle des hommes. La directive entend donc corriger ces écarts et accorder plus de droits aux personnes travaillant dans l'UE, qu'elles soient expatriées ou citoyennes du pays dans lequel elles exercent. La directive prend également en compte les besoins des travailleurs handicapés. Les employeurs pourront être sanctionnés en cas de manquement.
Obligations de l'employeur :
- Informer les candidats à l'embauche du salaire ou de la fourchette de salaire de départ.
- Ne pas interroger le candidat sur son niveau de rémunération antérieur et ses prétentions salariales.
- Chaque année, délivrer à l'autorité compétente de leur pays les informations relatives à l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes (pour les entreprises de 250 salariés). L'obligation s'applique tous les 3 ans pour les plus petites entreprises. Celles de moins de 100 salariés n'ont aucune obligation de communiquer leurs chiffres.
- En cas d'écart de rémunération supérieur à 5 % échappant aux règles objectives et non sexistes, les entreprises devront mener une évaluation avec les représentants des travailleurs pour corriger cet écart.
Droit du travailleur après le recrutement :
- Obtenir les « niveaux moyens de rémunération » par sexe, pour un même poste ou des fonctions similaires.
- Être informé sur les méthodes utilisées pour fixer l'avancée des salaires et de la carrière, étant entendu que ces méthodes doivent être « objectives et non sexistes ».




