Des villes sûres et accueillantes pour une vie sans stress
Lorsqu'ils traversent la moitié du globe, les expatriés cherchent avant tout une meilleure qualité de vie que celle qu'ils avaient dans leur pays d'origine. Ils souhaitent surtout pouvoir vivre dans une ville où ils n'auront pas peur de marcher seuls le soir, en particulier les femmes. Ils ne veulent pas non plus rester éternellement perçus comme des étrangers : ils espèrent être intégrés dans la communauté locale. Être considéré comme un intrus, voire subir la méfiance xénophobe ou l'exclusion raciste après des années de résidence, peut plonger certains dans la dépression.
Sur le forum d'Expat.com, une Sud-Africaine qui vit en Irlande depuis 2017 raconte qu'elle se sent beaucoup plus détendue dans son pays d'accueil que dans son pays natal, principalement grâce à un sentiment accru de sécurité. Depuis son installation, elle arrive à profiter librement de longues balades, de sorties à vélo le long de la côte et de dîners tardifs. Elle ajoute qu'« il y a une joie particulière à voir des enfants de tout âge marcher vers l'école, insouciants et en toute sécurité ». Bien sûr, les villes irlandaises ne sont pas parfaites (la météo laisse parfois à désirer !), mais, selon elle, « de manière générale, l'atmosphère est faite de confort, de sérénité et de paix ».
Cependant, malgré cette expérience positive, l'Irlande connaît actuellement une inquiétante recrudescence d'agressions racistes ciblant les expatriés sud-asiatiques, en particulier à Dublin. Entre juillet et août, trois professionnels indiens trentenaires ainsi que l'enfant de six ans d'un couple originaire du Kerala ont été attaqués par des groupes d'adolescents. Ce qui a poussé l'ambassade d'Inde à publier un communiqué invitant ses ressortissants à prendre des « précautions raisonnables » lors de leurs déplacements. Les expatriés d'autres origines, notamment dans les petites villes, semblent toutefois moins inquiétés par cette vague de violences.
Se sentir en sécurité dans un nouvel endroit ne dépend pas seulement du faible taux de criminalité : l'absence de tensions politiques joue aussi un rôle majeur. Toujours sur le forum d'Expat.com, un Américain installé à Albufeira, au Portugal, évoque une atmosphère « amicale et serviable », en contraste frappant avec la vie dans de nombreuses villes américaines. Selon lui, la polarisation politique, le racisme et la montée de la colère publique assombrissent désormais le quotidien aux États-Unis. En juin, CNN rapportait que de plus en plus d'Américains choisissaient de s'installer au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande ou même au Maroc pour fuir une « guerre civile idéologique » et un « incendie politique ». Les expatriés américains recherchent avant tout la stabilité.
Mais au-delà de la sécurité, c'est le sentiment d'être véritablement accueilli qui change tout. Comme le souligne cet Australien vivant en Allemagne sur le forum d'Expat.com : « Si vous ne trouvez pas un moyen de créer des liens, que ce soit avec des locaux ou avec d'autres immigrés, la vie à l'étranger peut paraître vide et isolante. » Une Australienne installée à Marseille explique, quant à elle, que les habitants, « chaleureux, ouverts et sincèrement amicaux », ont contribué à rendre son expérience d'expatriation encore plus positive. Ses craintes initiales sur son adaptation ont vite été dissipées grâce à l'accueil reçu.
Ce sentiment d'appartenance peut transformer la vie quotidienne. Un Indien raconte ainsi pourquoi il se sent plus heureux à Oman que dans d'autres pays du Golfe : « Contrairement au Qatar, à Bahreïn ou aux Émirats arabes unis, où je me suis souvent senti étranger, Oman m'a accueilli avec une chaleur et une sincérité qui m'ont fait me sentir chez moi. Ici, je n'ai jamais été traité comme un étranger : l'hospitalité, le respect et la confiance des habitants m'ont permis de m'intégrer pleinement. » Même s'il reconnaît que le dynamisme économique est plus fort dans d'autres pays du Golfe, il choisirait encore Oman pour son hospitalité incomparable.




