etudier a Tokyo
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Actualisé il y a 12 mois

Tokyo est une ville de contrastes : de gigantesques gratte-ciel modernes y jouxtent des temples séculaires bâtis à la main; ses rues bétonnées sont entrecoupées de beaux parcs verts; aux heures d’affluence, ses gares affairées fourmillent de gens aimables et polis.

Système scolaire, généralités

Au Japon, l'école est obligatoire de six à quinze ans. On parle de « gimu gakkou » (école obligatoire). L'année scolaire commence en avril. L'école primaire dure six ans (de six à onze ans), le collège, trois ans (de douze à quatorze ans), le lycée, trois ans également (de quinze à dix-sept ans). Si les jeunes japonais ont la possibilité d'arrêter l'école dès la fin du collège, en pratique, la grande majorité poursuit son cursus au lycée.

Les étudiants disposent de trois périodes de vacances : de fin juillet à début septembre (été ' vacances les plus longues), de fin décembre à début janvier (hiver) et de février à mars (printemps).

Au lycée, ils ont le choix entre plusieurs options :

  • Koutou gakkou : le lycée général
  • Koutou senmon gakkou : lycée technique
  • Senshuu gakkou : école professionnelle
  • Tsuushin seikatei : études par correspondance
  • Teijiseikatei : cours du soir

Comme indiqué plus haut, les Japonais optent majoritairement pour le lycée général. Vient ensuite le lycée technique : senmon gakkou. Ce sont les mêmes senmon gakkou que l'on retrouve dans le système universitaire.

Comme pour le lycée, les Japonais ont le choix entre plusieurs cursus universitaires :

  • Daigaku : l'université, en quatre ans minimum
  • Tsuushin kyouikubu : études par correspondance, en quatre ans
  • Tanki daigaku : université en cycle court (deux ans)
  • Koutou senmon gakkou : comme indiqué plus haut, le parcours en senmon gakkou s'étend du lycée à l'université. Il dure, en moyenne, quatre ans

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Les conditions d'admission à l'université

Un étudiant international désireux d'étudier au Japon doit avoir validé 12 ans d'études (école élémentaire et secondaire). Les étudiants éduqués dans un pays où l'éducation primaire et secondaire (lycée y compris) dure moins de 12 ans mais âgés de plus de 18 ans doivent valider un cours préparatoire pour être admissibles.

Tout étudiant étranger souhaitant étudier au Japon doit déposer sa demande de visa en personne. Vous aurez besoin d'un mandataire (par exemple, un employé de votre école d'accueil), qui demandera un certificat d'admissibilité officiel (Certificate Of Eligibility ' CoE) auprès d'un bureau régional de l'immigration au Japon. Cette démarche nécessite des attestations prouvant que vous pourrez subvenir à vos besoins pendant que vous serez à l'étranger, comme un relevé de compte d'épargne. Une fois le CoE délivré, vous pouvez déposer une demande de visa auprès de l'ambassade du Japon en France.

Vous voici au Japon. C'est dès l'aéroport que vous recevez votre zairyuu ka-do, votre carte de résident. La vôtre comportera la mention « gakusei », « étudiant ». Gardez-la avec vous en permanence. Elle fait office de carte d'identité.

Si vous souhaitez rentrer chez vous durant les vacances scolaires, il faudra, au préalable, en informer votre établissement scolaire. Vous devrez également remplir une « Disembarkation Card for Reentrant » et montrer votre carte de résident aux services de l'immigration à l'aéroport.

Le statut de résident « étudiant » est accordé pour différentes durées, allant de 3 mois à 4 ans et 3 mois. Si la durée de séjour initialement accordée n'est pas suffisamment longue pour vous permettre d'achever vos études, vous devez la prolonger pendant votre inscription à l'université.

En tant qu'étudiant, vous pourrez travailler à temps partiel (baito), dans la limite de 28h/semaine. Il vous faut cependant obtenir une autorisation, délivrée par les services de l'immigration. Très simple, la procédure s'effectue à l'aéroport, auprès du même guichet que celui qui vous délivre votre carte de résident.

En même temps que votre CoE, votre établissement scolaire a émis un document vous autorisant à travailler. C'est ce document que vous remettez à l'aéroport. Le service inscrira, sur votre carte de résident et votre passeport, que vous avez le droit de travailler. Retrouvez le détail des démarches ici.

Avant l'université : le test d'entrée

Au Japon, il faut, au préalable, passer un examen d'entrée à l'université. En tant qu'étudiant international, vous passerez l'EJU, l'Examination for Japanese University Admission for International Students. L'EJU évalue votre niveau de japonais et vos connaissances scolaires. Selon la filière choisie, vous répondrez à des sujets scientifiques, mathématiques, de culture générale, de connaissance générale du Japon et de ses relations avec le monde, sans oublier, la langue japonaise.

C'est donc l'EJU que les universités japonaises vous demanderont, et non le JLPT. Ce « Japanese Language Proficiency Test » reste le plus connu des expatriés, car fortement recommandé pour travailler au Japon. Les entreprises vous recommanderont d'avoir le N2 (niveau deux), qui correspond au niveau bilingue.

Détenir le JLPT N2 reste également un atout pour prétendre à intégrer une université, car il atteste de votre bonne connaissance du japonais. De même, n'hésitez pas à passer le Test of English as a Foreign Language (TOEFL) : plus votre score sera élevé, plus il valorisera votre candidature.

Mais avant même de penser à l'EJU, assurez-vous d'avoir validé au moins vos douze ans d'études. Vous devrez donc avoir :

  • Validé douze ans d'études (obtention du Baccalauréat)
  • Un passeport valide
  • Une preuve écrite attestant de votre capacité à payer vos dépenses durant votre séjour au Japon
  • Des connaissances en japonais

Pour renforcer vos connaissances en japonais, vous pouvez, avant de viser l'université, intégrer un Institut de langue japonaise. Il en existe deux types :

  • Les instituts privés de langue japonaise : les étudiants peuvent y acquérir les compétences en japonais dont ils auront besoin dans le cadre de leurs études et/ou bénéficier de formations préparatoires pour l'admission à l'université. Pour pouvoir prétendre au statut de résident étudiant, les étudiants doivent s'inscrire auprès d'un institut reconnu par le gouvernement.
  • Les programmes préparatoires en japonais proposés par les universités et les établissements pré-universitaires privés : ces programmes sont mis en place par les universités privées, telles que l'Université de Waseda, pour les étudiants internationaux souhaitant intégrer une université japonaise. Une fois le programme validé, les étudiants peuvent postuler dans la même université ou dans un autre établissement japonais.

Comme dit plus haut, au Japon, la rentrée scolaire a lieu au mois d'avril. Il est conseillé de s'inscrire à l'examen le plus tôt possible. L'EJU se tenant deux fois par ans, en juin et en novembre, ne ratez pas les périodes durant lesquelles les inscriptions sont ouvertes.

Pour l'EJU de juin, vous pouvez vous enregistrer de février à mars. Pour celui de novembre, les inscriptions ouvrent dès le mois de juillet. Il est possible de s'inscrire par voie postale, ou directement sur Internet, auprès de la Japan Student Services Organization (JASSO).

Retrouvez toutes les informations concernant l'inscription, le coût, et les démarches, sur le site de la JASSO.

A noter qu'en partant dans le cadre d'un échange universitaire, vous n'aurez pas forcément à passer l'EJU, certaines universités ayant noué des partenariats avec les universités japonaises. Renseignez-vous auprès de votre établissement pour savoir s'il a conclu un accord avec le Japon. Si oui, c'est votre faculté qui s'occupera des démarches pour vous permettre d'étudier au Japon. Votre université d'accueil se réserve cependant le droit d'évaluer votre niveau. Même dans le cadre d'un échange, donc, ayez le meilleur dossier possible, pour que votre candidature soit acceptée.

Le système universitaire japonais

Le système universitaire se compare, dans sa forme, au système français LMD (licence-master-doctorat). Au Japon, le cursus se divise en gakushi (licence), shuushi (master) et hakushi (doctorat). Contrairement à la France, au Japon, la licence se prépare en quatre ans ' au lieu de trois pour la France.

Les universités sont elles-mêmes divisées en trois groupes :

  • Kokuritsu daigaku : « kokuritsu » signifie « National ; d'Etat ». Les kokuritsu daigaku sont des universités nationales, directement administrées par le gouvernement. Fonctionnant comme des corporations, leur financement est essentiellement assuré par les taxes. Ces établissements se distinguent également par leur proximité avec le monde de l'entreprise (travaux de recherche en partenariat avec des sociétés privées).
  • Kouristu daigaku : « kouritsu », c'est l'« (institution) publique ». Les kouritsu daigaku sont donc des universités publiques, gérées par une préfecture, ou une ville. Ici, les taxes reçues sont celles de la préfecture et de la ville. Si l'on retrouve un fonctionnement corporatiste, le rayonnement des kouristu daigaku s'apprécie au niveau régional : rapports privilégiés avec les entreprises régionales, recherches axées sur le développement de l'économie locale.
  • Shiritsu daigaku : « shiritsu », pour « privé ». Les shiritsu daigaku sont des universités privées. Leur programme tend à se tourner davantage vers les sciences sociales et les humanités (lettres). Pour prétendre à intégrer une université privée, il faut, au préalable, réussir son test d'entrée. Un test proposé par l'université, donc. C'est la grande différence avec les systèmes publics et nationaux : pour eux, le test est commun à tous les postulants. C'est un test national.

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Ces tests d'entrée se rejoignent sur un point : leur difficulté. Dans un système scolaire sélectif et ponctué d'examens, l'entrée à l'université est une nouvelle épreuve. La concurrence est sévère, les échecs, nombreux. C'est l'autre réalité du système universitaire japonais. Paradoxe : ces examens d'entrée sont, en général, bien plus difficiles que les cours qui auront effectivement lieu dans les établissements.

A côté de ce système universitaire, on retrouve les parcours plus courts, et les établissements techniques.

Tanki daigaku : ce sont les universités de cycle court. On y dispense les mêmes types d'enseignements que ceux observés dans les universités classiques, avec, cependant, un angle d'approche plus pratique. Le but est d'élargir la vision des étudiants, de les rendre aptes à se vendre sur le marché du travail, notamment, via des stages en entreprise (jishuu).

Senmon gakkou : ce sont les lycées techniques, dont l'enseignement s'étend du lycée au supérieur. « Senmon » signifie « spécialité ». Les senmon gakkou ciblent un secteur professionnel particulier : arts, mode, industrie, agriculture, commerce, sanitaire, culture et éducation, social, gestion du ménage etc.

Parce qu'ils préparent directement à exercer un métier, l'on pourrait comparer les senmon gakkou aux établissements professionnels français. Les senmon gakkou jouissent cependant d'une meilleure image. Une bonne image, pour un système où rigueur et discipline sont la norme : encore plus que dans les universités de cycle court, les senmon gakkou proposent de nombreux stages. Objectif : former l'étudiant, lui faire assimiler les règles du monde du travail.

Ainsi, on exigera des élèves ponctualité et sérieux. Les établissements n'hésiteront pas à relever tout retard ; l'absence, elle, devra être explicitement notifiée ; et à éviter au maximum, sauf cas empêchant tout déplacement (maladie contagieuse, par exemple).

Un système sévère, donc, à conseiller aux étudiants qui ont une vision claire de leurs aspirations professionnelles. Les senmon gakkou ayant des liens privilégiés avec le monde de l'entreprise, les meilleurs auront de grandes chances de trouver du travail dès la sortie de leur cursus, si ce n'est avant.

La langue d'enseignement

Certaines universités japonaises ne proposent que des cours en japonais, alors que d'autres offrent des cours en japonais et en anglais.

Les étudiants internationaux provenant de pays non anglophones et souhaitant s'inscrire à un cursus en anglais doivent attester de leur maîtrise de l'anglais : réussite au TOEFL ou à l'International English Language Testing System (IELTS). Les scores minimums à atteindre pouvant varier d'un établissement à l'autre, n'hésitez pas à vous renseigner directement auprès de l'université que vous voulez intégrer.

L'anglais n'étant cependant pas aussi communément parlé au Japon que dans d'autres pays, tous les étudiants internationaux sont encouragés à suivre des cours de japonais. Certaines universités, comme l'Université de Tokyo, offrent gratuitement des cours de Japonais à leurs étudiants.

Les principales universités de Tokyo

Étudier à Tokyo, c'est profiter d'un cadre de vie unique : une mégapole dynamique et attractive, dont les universités, à commencer par la célèbre Université de Tokyo, sont parmi les plus renommées au monde.

Universités nationales

L'Université de Tokyo

Fondée en 1877, la « Todai », (contraction de « Tokyo daigaku ») comme on l'appelle plus communément, est l'université la plus prestigieuse du Japon. La Todai est classée 23ème au monde sur la liste des meilleures universités au monde (classement QS 2019) et propose un cursus de langues modernes très recherché. L'université a également développé des programmes en anglais, pour lesquels aucune connaissance particulière en japonais n'est demandée.

Le prestige de Todai s'apprécie aussi à travers les parcours d'exception de ces anciens étudiants. L'université a, ainsi, produit 9 prix Nobel, 5 astronautes, et 15 premiers ministres du Japon. La Todai compte actuellement 3 696 étudiants internationaux.

Plus d'informations : site Internet de la Todai.

L'Institut de technologie de Tokyo

Souvent abrégée en « Tokyo Tech », cette université est reconnue pour ses excellents cursus en sciences et ingénierie. Son cursus « Global Scientists and Engineers » est dispensé en anglais. En 2018, ce sont quelques 1 700 étudiants internationaux qui ont bénéficié de l'enseignement de la Tokyo Tech.

Plus d'informations : site Internet de la Tokyo Tech.

L'Université médicale et dentaire de Tokyo

La Tokyo Medical and Dental University (TMDU) est la seule université du Japon à posséder une école supérieure de sciences médicales et dentaires. Son cursus de dentisterie, dispensé en anglais, est particulièrement prisé. 331 étudiants étrangers fréquentent actuellement cette université.

Plus d'informations : site Internet de la TMDU.

L'Université Hitotsubashi

Hitotsubashi est spécialisée dans les sciences sociales. Elle possède des cursus d'économie et de commerce hautement recherchés. Elle entretient de solides relations avec des universités à l'étranger. Elle propose des cours, tant de premier cycle que de cycles supérieurs, en anglais.

Plus d'informations : site Internet de l'Université Hitotsubashi.

L'Université d'agriculture et de technologie de Tokyo

La Tokyo University of Agriculture et Technology (TUAT) a développé son savoir-faire dans les domaines de l'agriculture et de l'ingénierie. Elle dispense, notamment, des cours en anglais pour étudiants internationaux.

Plus d'informations : site Internet de la TUAT

L'Université d'Ochanomizu

Réservée pour femmes, l'université d'Ochanomizu propose un enseignement hautement spécialisé, dans un cadre optimum : les cours sont dispensés dans des classes de petite taille. Ochanomizu propose des cursus, notamment, dans les domaines de l'administration hôtelière, des relations industrielles et professionnelles, et de la médecine vétérinaire. Quelques 211 étudiantes internationales suivent leur scolarité à Ochanomizu. La plupart des cours sont donnés en japonais.

Plus d'informations : site Internet de l'Université d'Ochanomizu

Universités publiques

L'Université métropolitaine de Tokyo

Bien que petite (seulement 9 621 étudiants, dont 545 étudiants internationaux), la TMU (Tokyo Metropolitan University) l'une des universités publiques de recherche les plus réputées au Japon. L'université sert de groupe de réflexion au gouvernement métropolitain de Tokyo et possède un cursus d'ingénierie chimique de qualité. Les cours y étant dispensés en japonais, une maîtrise élevée de la langue est indispensable pour suivre le cursus.

Plus d'informations : site Internet de la TMU.

Universités privées

L'Université Waseda

Première université privée du Japon, le nom « Waseda » raisonne à l'étranger autant que « Todai ». La prestigieuse université Waseda a compté, parmi ces élèves, des personnalités remarquables, dont l'auteur Haruki Murakami, et Tadashi Yanai, fondateur de la marque de vêtements UNIQLO. Waseda se divise en plusieurs facultés, parmi lesquelles, la faculté de droit, les sciences politiques et économiques, les lettres, les sciences sociales etc. Elle accueille le plus grand nombre d'étudiants internationaux au Japon et propose un large éventail de cursus de premier cycle et de cycles supérieurs en anglais.

Plus d'informations : site Internet de Waseda.

L'Université Keio

La Keio daigaku (Keidai) est, à la fois une université privée et un centre de recherche d'envergure mondiale. Huit gagnants du prix « Keio medical science » ont d'ailleurs été lauréat pour le prix Nobel. Trois premiers ministres et deux astronautes ont fréquenté l'université. Forte de son savoir-faire, elle met en avant sa philosophie, ouverte sur le monde, et promeut la parité : selon le journal Asahi Shimbun, Keio est l'établissement qui compte le plus d'étudiantes (hors universités réservées aux femmes). Keio entretient de solides liens avec l'international, et propose une large de gamme de cours dispensés en anglais :

Plus d'informations : site Internet de l'Université Keio.

L'Université des sciences de Tokyo

La TUS (Tokyo University of Science) détient le record national en termes de nombre de maîtrises en sciences octroyées. Quelques 346 étudiants internationaux fréquentent la TUS, avec la quasi assurance de trouver un emploi à la sortie de leurs études : en 2018, plus de 96,6% des étudiants ont décroché un poste. Ses atouts : plus de 380 laboratoires de recherches. Des recherches accès sur l'innovation, le progrès technique, la haute technologie.

Plus d'informations : site Internet de la TUS.

L'Université Aoyama Gakuin

L'AGU (Aoyama Gakuin University) est une université centenaire, et chrétienne. Elle propose d'excellents programmes en droit, littérature, économie, ingénierie... Tournée vers l'international, sa faculté de littérature possède, notamment, un département d'anglais et un département de français. De nombreuses célébrités ont fréquenté l'AGU : l'écrivaine Atsuko Asano, la joueuse de volleyball Naoko Yokote, le joueur de baseball Tadahito Iguchi, le scénariste Nobuyuki Isshiki, ou encore, l'actrice Megumi Yokohama. Forte de sa notoriété, l'AGU est la troisième université la plus populaire du Japon.

Plus d'informations : site Internet de l'AGU

Non loin de Tokyo, Yokohama accueille aussi des établissements réputés. La ville a de nombreux atouts : proche de Tokyo (à peine 40 minutes en métro ou en train depuis la gare d'Ikebukuro), coût des logements inférieurs à ceux de Tokyo etc.

L'Université municipale de Yokohama

L'YCU est une petite université publique à Yokohama, au Japon, proposant un bon cursus de sciences de la vie et comptant deux hôpitaux universitaires. Jouissant d'une bonne réputation, l'Université promeut les échanges, et invite les étudiants internationaux à découvrir ses enseignements.

Plus d'informations : site Internet de l'YCU

L'Université nationale de Yokohama

La Yokohama National University, (YNU), ce sont trois pôles de compétences : les sciences humaines et sociales, les sciences, l'ingénierie. Inscrite dans une politique favorisant l'accueil des étudiants internationaux, l'université propose certains programmes en anglais.

Plus d'informations : site internet de la YNU

Senmon gakkou

Les senmon gakkou, écoles techniques préparant à l'exercice d'un métier, sont autant considérées que les universités japonaises : elles aussi recensent leurs meilleurs établissements. On peut comparer les senmon gakkou, dans leur visée (former à un métier) aux établissements professionnels. La comparaison s'arrête là, tant l'image de l'un (senmon gakkou) est valorisée, comparativement à celle de l'autre (établissement professionnel en France), qui souffre, encore aujourd'hui, d'une mauvaise image.

Il existe des senmon gakkou dans tous les secteurs : le bâtiment, l'hôtellerie et la restauration, le médical, l'aide à la personne, l'art etc. C'est sur ce dernier domaine que nous choisissons de nous arrêter ' plus particulièrement, sur les métiers du manga et de l'animation.

C'est un rêve pour beaucoup de passionnés. Devenir mangaka (auteur de manga), doubleur, animateur, illustrateur. Dans un marché très concurrentiel, beaucoup de jeunes Japonais choisissent d'intégrer une senmon gakkou. Certaines, comme Tokyo Animation College ou Tokyo Design Gakuin (gakuin signifie « institut, académie ») comptent parmi les meilleures écoles. Ces écoles sont pensées comme une grande famille, dont chacun des membres a besoin de l'autre : le département écriture forme au métier du scénariste. Scénarios qui pourront servir aux dessinateurs, de la section dessin, en route pour devenir mangaka (les mangaka peuvent ne faire que le dessin, ou faire les deux : scénario et dessin). Le manga crée sera animé par les élèves du pôle animation. Les aspirants seiyuu (doubleurs) poseront, ensuite, leurs voix sur les personnages animés. Ce genre de projet de grande envergure ne peut être imaginé que dans ces senmon gakkou, qui disposent de tout le matériel et le savoir-faire nécessaires.

On y apprend donc à être auteur de manga, scénariste, illustrateur, character designer, doubleur'¦ Les métiers du jeu-vidéo sont également présents : image visuelle, animation 3D, effets spéciaux, programmation etc. La Tokyo Design Gakuin embrasse d'ailleurs plus de champs que le Tokyo Animation College, regroupant plus largement tout ce qui à trait au design. On trouvera, ainsi, un département architecture, un pôle consacré au maquillage, ou encore, à la mode.

C'est aussi la Tokyo Design Gakuin qui affiche sa volonté d'accueillir des étudiants étrangers, avec, notamment, la création d'un service d'aide et de soutien (démarches administratives, logement, etc.). Il convient de préciser qu'il est hautement recommandé de parler japonais. Sur la version anglaise du site de la Tokyo Design Gakuin (Tokyo Animation College possède aussi une version anglaise ; ces versions contiennent beaucoup moins d'informations que les sites en japonais), on précise qu'il faut avoir, au minimum, le JLPT 2 : il faut parler couramment japonais pour prétendre à suivre des cours dans ces écoles. Un frein, donc, ou plutôt, une motivation supplémentaire pour apprendre le japonais, et réaliser son rêve.

Bourses d'études

Selon le site de l'Organisation Japonaise des services aux étudiants JASSO, les frais annuels pour un programme de premier ou de second cycle dans une université nationale sont de 7 940$ (6929â¬), contre 7 465$ (6515â¬) pour une université publique. Ils dépasseront rarement les 10 000 $ (8727â¬) dans les universités privées, à l'exception des études en médecine, où le coût d'une année peut monter à près de 50 000 $ (43 636â¬) !

Les programmes d'exemption de frais de scolarité et de dispense de droits offerts au Japon sont plus complets que dans la plupart des autres pays, mais ne peuvent être demandés qu'une fois que vous avez été admis dans une école. Pour obtenir une liste exhaustive des bourses ouvertes aux étudiants étrangers, cliquez ici.

Soutien aux étudiants

Outre les bureaux dédiés au soutien aux étudiants internationaux que vous trouverez dans la plupart des universités, l'Organisation japonaise des services aux étudiants (JASSO) propose toute une gamme de programmes de soutien aux étudiants internationaux, et notamment des bourses d'études, des programmes d'échange, ainsi que des informations sur les études au Japon. Study Japan propose également aux futurs étudiants un guide complet.

La plupart des universités tokyoïtes développent leurs propres programmes de soutien. Par exemple, l'Université Aoyama Gakuin met à la disposition de ses étudiants internationaux des chat room leur permettant de pratiquer leur japonais et de découvrir d'autres cultures. La Todai, elle, concentre nombre d'associations pour les étudiants internationaux.

Étudier au Japon, c'est possible. Le pays offre un cadre unique, pour une expérience enrichissante. Si la langue constitue un obstacle, il est surmontable : certains opteront pour des cursus en anglais. D'autres s'attelleront à pratiquer le japonais, depuis leur pays d'origine, où sur place, au Japon. L'avantage d'apprendre sur place étant d'être constamment baigné dans la langue japonaise. Parler japonais sera, pour vous, un atout supplémentaire à faire valoir aux entreprises.

N'hésitez pas à poursuivre la discussion sur le Forum Tokyo d'Expat.com.

Liens utiles :

Ambassade de France au Japon
Association des Français et francophones du Japon

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