Les discriminations et défis que rencontrent les expatriés
Pour certains, la discrimination entre en jeu lorsqu'un pays accorde la priorité à ses citoyens. Pour d'autres, la présence d'expatriés présente de nombreux avantages et, par conséquent, les expatriés méritent un traitement égal à celui des locaux.
Lorsque les expatriés sont confrontés à la discrimination des habitants d'un pays, il leur arrive de se sentir découragés par leur avenir. Malheureusement, tout le monde ne peut pas se permettre de tout laisser tomber pour rentrer dans leur pays d'origine. Bien que les expériences de chaque personne soient différentes et que certaines ont la chance de ne subir aucune forme de discrimination, voici quelques exemples de situations complexes auxquelles les expatriés peuvent être amenés à faire face.
Dans certains cas, les expatriés peuvent toucher des salaires inférieurs à ceux des citoyens et des résidents de longue date et être moins bien lotis que les autres. Par exemple, selon un rapport publié par le Bureau international du travail (BIT) en décembre 2020 faisant état de l'écart salarial entre les immigrants et les citoyens, les immigrants gagnent en moyenne près de 13 % moins que les travailleurs nationaux dans les pays à revenu élevé ». Ce rapport prend en compte des données récoltées dans une cinquantaine de pays.
Un article publié dans le News en juillet 2021 fait ressortir que les personnes d'origine étrangère sont « financièrement moins bien loties » que les autres en Suisse. Cet article reprend les données de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Il ressort également que les personnes d'origine étrangère payent en moyenne 10 % de plus par mètre carré de surface habitable par rapport aux autres. D'autres facteurs, notamment l'âge et le niveau d'éducation, pourraient résulter en une telle disparité financière, selon ce même article.
Plus récemment, les expatriés vivant dans certains pays ont été victimes de discrimination par rapport aux campagnes de vaccination contre la COVID-19. Selon un article publié dans The Straits Times en juin 2021, Singapour a dressé une liste prioritaire pour ses citoyens ayant de 12 à 39 ans en matière de vaccination. Dans un article publié en juillet 2021, The Financial Times indique que les expatriés de moins de 40 ans étaient les derniers à être considérés pour la vaccination contre la COVID-19 en citant une personne selon laquelle le pays donnera toujours la priorité à ses citoyens. Il faut d'autre part reconnaître que les restrictions de voyage et de mobilité liées à la pandémie de COVID-19 dans certains pays peuvent également amener les expatriés à se sentir de plus en plus isolés en raison du manque de liens familiaux et de liens sociaux.
Il arrive donc que certains expatriés n'aient aucun sentiment d'appartenance aux pays dans lesquels ils se sont installés. Dans ce genre de situation, les expatriés continuent malheureusement à se sentir comme des étrangers même après être devenus citoyens de leur pays d'accueil.




