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10 erreurs à éviter au volant à l'étranger

Dossiers et Tendances 6 min de lecture
10 erreurs à éviter au volant à l'étranger© Prostock-studio / Envato Elements

C'est décidé : vous allez rouler à l'étranger. Mais avant de prendre le volant, êtes-vous certain d'avoir bien assimilé les règles de conduite de votre pays d'expatriation ? Voyage avec les enfants, Code de la route, alcool, papiers obligatoires… les points importants à retenir.

Législation, accident à l'étranger… ce qu'il faut retenir

Il est important de connaître les principales lois et réformes du Code de la route de votre pays d'expatriation. À Chypre, par exemple, une loi publiée au Journal officiel le 21 avril 2026 oblige les conducteurs à déplacer leur véhicule en cas de collision mineure. Motif de la réforme : réduire les embouteillages. En cas de manquement, les automobilistes impliqués dans l'accident mineur risquent une peine d'emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu'à 3 000 euros.

Aux États-Unis, la Virginie a voté une loi (le 1er juillet) permettant aux juges d'obliger les conducteurs dangereux à utiliser un limitateur de vitesse électronique. La Virginie applique ici le dispositif « Intelligent Speed Assistance », alternative à la suspension du permis de conduire. La Virginie est le premier État américain à adopter cette mesure.

Accident de voiture à l'étranger

Si vous êtes citoyen européen et que l'accident a lieu dans un pays de l'UE, vous pouvez remplir un constat européen d'accident. La France permet aussi d'utiliser l'e-constat auto. Mais ce dispositif n'est valable que si l'autre véhicule impliqué dans l'accident est immatriculé et assuré en France. Dans tous les cas (accident en UE ou hors UE), il vous faudra contacter votre assureur. Si l'accident a eu lieu dans un pays signataire du système « carte internationale d'assurance maladie », vous serez couvert par l'assurance sans avoir à souscrire une assurance automobile locale.

Pour éviter les oublis, ayez une liste de numéros utiles à portée de main : assurance, secours, police…

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Conduire sans permis valide

À l'étranger comme dans votre pays, il est impossible de conduire sans permis valide. Or, on pense parfois, à tort, que le permis que l'on possède est valable partout. En s'expatriant, le permis de conduire que l'on possède ne suffit pas : il faut également avoir un permis de conduire international. La mesure est obligatoire, sauf pour les citoyens européens s'expatriant vers un autre État membre de l'UE.

Conduire sans les papiers obligatoires dans le pays étranger

Le certificat d'immatriculation (carte grise) ne suffit pas toujours. Certains pays exigent une carte d'assurance internationale et/ou un certificat d'assurance. Bien sûr, n'oubliez pas vos documents d'identité : titre de séjour valide, passeport… Un simple contrôle peut vous coûter cher si vous oubliez vos papiers (une immobilisation du véhicule, par exemple).

Ne pas respecter le Code de la route du pays étranger

Bien entendu, il vous faudra respecter le Code de la route. Mémorisez les règles du pays d'accueil. Si de nombreuses règles sont communes, chaque pays a son Code de la route : conduite à droite ou à gauche, priorité à droite, port obligatoire de la ceinture, règles concernant le téléphone, la limite d'alcoolémie ou l'utilisation des feux de croisement. Par exemple, en Finlande, en Suède, en Norvège et au Danemark, la loi oblige les conducteurs à rouler avec des feux de croisement de jour. La Pologne, la Croatie et la Slovénie appliquent la même règle.

Sous-estimer ses anciens réflexes

La conduite à droite ou à gauche est un cas d'école. La législation d'une majorité de pays impose une conduite à droite. Mais il existe un certain nombre de pays, dont de grandes destinations d'expatriation, où l'on roule à gauche : Royaume-Uni, Afrique du Sud, Japon, Thaïlande, Australie, Chypre, Malte, Nouvelle-Zélande ou encore l'île Maurice… Or, omettre ce « détail » (qui n'en est pas un) vous met en danger, ainsi que les autres. De plus, vous vous exposez à de graves sanctions en cas d'infraction (retraits de points sur le permis, interdiction de conduire, amende…). Voici quelques erreurs souvent relevées :

  • Vous vous trompez de voie en sortant d'un parking ou d'un point de stationnement.
  • Vous prenez les ronds-points dans le mauvais sens.
  • Vous ne regardez pas du bon côté avant de franchir une intersection.

Pour éviter tout problème, familiarisez-vous avec le véhicule avant de démarrer. Demandez, si possible, quelques leçons dans une école de conduite. Ne roulez pas la nuit tant que vous ne maîtrisez pas la conduite à gauche. Évitez également de rouler longtemps sur de grands axes.

Sièges-auto : ne pas connaître les règles du pays d'accueil

En Espagne, la loi est claire : les enfants de moins de 12 ans, mesurant moins de 135 centimètres, doivent être installés sur un siège homologué. Au Mexique, la taille minimale augmente légèrement : moins de 145 centimètres (toujours pour les enfants de moins de 12 ans). En Allemagne, l'âge ne change pas, mais la taille augmente encore : moins de 150 centimètres. En Afrique du Sud, l'âge augmente (14 ans) et la taille diminue (moins de 135 centimètres). La France et la Nouvelle-Zélande parlent uniquement d'âge : siège auto obligatoire pour les enfants jusqu'à 10 ans (France), siège adapté à la taille et au poids pour les enfants jusqu'à 7 ans (Nouvelle-Zélande). Attention : il est possible que votre pays d'accueil vous interdise d'utiliser un siège-auto étranger. La loi québécoise, par exemple, interdit les sièges-auto achetés à l'étranger, car ils ne répondent pas aux normes canadiennes.

Installer ses enfants au mauvais endroit

Les enfants doivent-ils être systématiquement installés à l'arrière de la voiture ? À partir de quel âge peuvent-ils être installés à l'avant ? Là encore, les règles varient d'un pays à l'autre. Certains autorisent l'installation d'un enfant sur son siège-auto à l'avant du véhicule (avec l'airbag désactivé si le siège est dos à la route). Dans d'autres pays, la loi oblige les enfants à rester à l'arrière. C'est le cas, par exemple, en Espagne (jusqu'à 135 cm/moins de 12 ans). Au Royaume-Uni, par contre, les enfants de 10 ans ou plus peuvent être installés à l'avant, sur un siège-auto adapté.

Tenir un enfant sur ses genoux

En expatriation, vous faites une petite course en voiture à plusieurs. Parmi les passagers, un enfant, mais pas de siège-auto. Pas de problème, pensez-vous, vous n'en avez pas pour longtemps. Votre conduite est pourtant dangereuse, surtout pour l'enfant. Les législations s'accordent toutes sur ce point. Les amendes, elles, peuvent aller jusqu'à plusieurs centaines de dollars.

Rouler en ayant bu

Tolérance zéro ou tolérance limitée ? Là encore, les règles ne sont pas les mêmes dans tous les pays. La Roumanie, la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque appliquent une tolérance zéro pour tous : jeunes conducteurs et conducteurs expérimentés. Celui qui roule, c'est celui qui n'a pas bu. En Allemagne, en Croatie, en Bulgarie, en Lituanie et en Slovénie, la tolérance zéro ne s'applique qu'aux jeunes conducteurs et aux conducteurs professionnels. D'autres pays appliquent des législations légèrement plus souples : généralement, entre 0,3 à 0,8 gramme par litre dans le sang, pour les conducteurs généraux. Cas particulier des États-Unis : tolérance zéro pour les moins de 21 ans et règles variables selon les États pour les professionnels. Au Canada, la législation applicable aux jeunes conducteurs et aux conducteurs professionnels varie d'une province à l'autre.

Rouler à l'étranger : les bonnes pratiques à retenir

Renseignez-vous sur les habitudes culturelles et la conduite routière du pays d'accueil. Il ne s'agit bien sûr pas d'imiter les mauvaises pratiques, mais plutôt de prendre le pouls des habitudes du pays d'expatriation. De même, renseignez-vous sur les règles de courtoisie au volant : comment signale-t-on à un automobiliste qu'on lui cède la place ? Comment signale-t-on un ralentissement sur l'autoroute ? Les appels de phares sont-ils une règle universelle ?Retenez également les petites règles pratiques, qui vous permettront de mieux comprendre le « langage de la route » dans le pays étranger. Par exemple, au Japon, le feu vert est appelé « feu bleu ». Ce feu est réellement vert (pas d'inquiétude à ce sujet), mais vous l'appellerez « feu bleu » (ao). Raison : historiquement, la couleur « ao » (bleu) comportait plusieurs nuances, dont le vert.

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Asaël Häzaq
À propos de l'auteur

Rédactrice web spécialisée en actualité politique et socio-économique, Asaël Häzaq observe et décrypte les tendances de la conjoncture internationale. Forte de son expérience d'expatriée au Japon, elle propose conseils et analyses sur la vie d'expatrié : choix du visa, études, recherche d'emploi, vie de travail, apprentissage de la langue, découverte du pays. Titulaire d'un Master II en Droit - Sciences politiques, elle a également expérimenté la vie de nomade numérique.

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