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Réforme de l'AEFE : la vision de Samantha Cazebonne pour l'enseignement français à l'étranger

Vie pratique 3 min de lecture
enseignement français a l'etranger© Ladanifer / Envato Elements

Réuni en séance extraordinaire le 18 décembre 2025, le Conseil d'administration de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a posé les grandes pistes d'une réforme majeure de l'AEFE. S'en est suivi un rapport, remis au gouvernement le 17 juin 2026, qui pose un diagnostic précis de la situation de l'AEFE et propose des recommandations concrètes afin d'assurer le bon développement de l'Agence et de ses missions, au service des élèves.  

Penser l'AEFE de demain : le rapport de mission

Le rapport « Refonder l'AEFE pour accompagner l'avenir de l'enseignement français à l'étranger – une transformation stratégique au service de l'équité, de l'excellence et de l'intérêt supérieur des élèves » s'articule autour de trois axes principaux : 

  • Poser un regard objectif sur l'AEFE d'aujourd'hui, notamment à travers le regard de ses acteurs de terrain (personnels d'éducation, élèves, direction de l'AEFE…).
  • Déceler les axes d'amélioration.
  • Suggérer des solutions. 

Présenté par la sénatrice des Français établis hors de France, Samantha Cazebonne, ce rapport est le fruit de cinq mois d'enquête. Une enquête minutieuse, menée par la sénatrice et son équipe, qui n'entend pas arrêter une réforme, mais plutôt brosser le portrait actuel de l'AEFE, pour mieux identifier ses forces et axes de développement, afin d'éclairer les pouvoirs publics. Les solutions proposées sont elles aussi argumentées, avec mise en avant des points positifs, mais aussi des limites et des conséquences éventuelles. 

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Pourquoi réformer l'AEFE ?

Après 35 ans d'existence, l'AEFE doit affronter un nombre croissant de défis financiers : augmentation des missions, des coûts de fonctionnement, augmentation de la contribution des familles et des établissements français de l'étranger (EFE). La réforme se donne pour objectifs de renouer avec les missions essentielles de l'AEFE, simplifier son organisation, et rendre les EFE plus autonomes. Ces efforts combinés doivent permettre de mieux répondre aux enjeux locaux, de garantir un financement plus soutenable, tout en maintenant « la qualité de l'enseignement et le rôle stratégique de l'Agence dans le rayonnement international de la France. »

Réuni après plusieurs mois de concertation interministérielle, le CA extraordinaire du 18 décembre 2025 s'est prononcé en faveur d'une réforme majeure de l'AEFE. Une réforme justement pensée pour garantir la « soutenabilité du modèle économique » de l'Agence et l'adaptabilité de son fonctionnement en considérant les « évolutions du contexte international ». À ce titre, le CA a adopté plusieurs résolutions, notamment concernant la participation financière des établissements et des élèves.

  • La participation financière des établissements sera renforcée. La contribution aux frais de fonctionnement du réseau EFE sera augmentée à 4 % pour les nouveaux accords de partenariat signés à partir du 1er septembre 2026. Les accords déjà signés feront l'objet d'ajustements progressifs. 
  • La participation forfaitaire par élève sera également renforcée chaque année à +25 % de la participation actuelle, « jusqu'au doublement de la contribution ». 

Réforme de l'AEFE : la parole aux acteurs de terrain 

D'autres délibérations se concentrent sur les contributions financières selon les différents types d'établissements. Dans cette perspective, le rapport se présente comme une analyse précise de la situation actuelle des établissements de l'EFE. Raison pour laquelle il commence, après un état des lieux du réseau EFE et un rappel du contexte de la réforme, par donner la parole aux acteurs de terrain. 

Plus d'écoute. C'est justement ce que demandaient les acteurs de terrain, dont les témoignages figuraient dans le premier rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne. Le rapport 2026 recueille la parole des acteurs, leur vision de l'AEFE, leurs attentes. Interviennent notamment les élèves, les enseignants détachés, les personnels du siège, d'anciens personnels de l'AEFE, ainsi que l'ancienne directrice générale de l'AEFE, Claudia Scherer-Effosse, fraîchement remplacée par Alexandre Morois (nommé dans le Journal officiel du 17 juin 2026).

Face à leurs inquiétudes concernant la hausse des frais de scolarité et les fermetures de postes potentielles découlant de la réforme, le rapport de mission 2026 vise à « préserver les familles d'une hausse excessive des frais de scolarité » et à préserver les postes de personnel détachés. Pour ce faire, il propose un regard indépendant, où l'écoute des différents acteurs permet de formuler des « solutions équilibrées » à même de dessiner l'AEFE de demain.

Scolarité et études
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Asaël Häzaq
À propos de l'auteur

Rédactrice web spécialisée en actualité politique et socio-économique, Asaël Häzaq observe et décrypte les tendances de la conjoncture internationale. Forte de son expérience d'expatriée au Japon, elle propose conseils et analyses sur la vie d'expatrié : choix du visa, études, recherche d'emploi, vie de travail, apprentissage de la langue, découverte du pays. Titulaire d'un Master II en Droit - Sciences politiques, elle a également expérimenté la vie de nomade numérique.

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