Ce qui change pour les professionnels étrangers
Le Royaume-Uni est connu pour être une terre d'immigrants, attirant tous types de profils de part le monde en raison de sa prospérité économique, sa diversité culturelle, sans oublier l'abondance des opportunités sur tous les plans. Hormis les ressortissants européens, le pays a accueilli, au fil des années, d'importants nombres d'Indiens, de Pakistanais, d'Américains, de Chinois, de Nigériens, d'Australiens, de Sud-Africains, de Bangladais, de Népalais et de Canadiens. Il s'agit, en effet, des principales nationalités qui ont choisi de vivre et de travailler au Royaume-Uni.
Mais ce n'est un secret pour personne que le Brexit a entraîné le départ massif de citoyens européens qui ne ressentent plus ce sentiment d'appartenance qui les avait initialement attirés. Ce qui a résulté en une hausse du taux du chômage, le marché du travail britannique ayant été fortement impacté par ces changements. Même si rien ne dit officiellement que les lois relatives à l'immigration et à l'emploi au Royaume-Uni sont en faveur des non Européens, il est clair que la tendance va changer au cours des prochains mois, voire des prochaines années.
Si auparavant le libre-mouvement facilitait l'entrée des ressortissants européens au sein de l'Union européenne, aujourd'hui, ces derniers sont contraints d'obtenir un visa approprié au même titre que les ressortissants non européens pour pouvoir vivre et travailler au Royaume-Uni. Ainsi, les citoyens provenant des pays du Commonwealth, notamment l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, ainsi que ceux provenant d'Asie, principalement de l'Inde, de Singapour et de Hong Kong, auront autant de chances d'être embauchés que les Européens, à condition, bien sûr, qu'ils possèdent les compétences recherchées par les entreprises britanniques.
Actuellement, les secteurs les plus porteurs au Royaume-Uni sont ceux des services financiers, de la technologie, de la cybersécurité et du commerce, entre autres. Ainsi, toute personne ayant ces compétences, qu'elle soit Européen ou pas, bénéficiera de chances égales en termes de candidatures. D'autre part, il est fort probable que les nouvelles dispositions mises en place avec le Brexit attirent davantage de candidats purement anglophones et ceux ayant une formation proche du système britannique. Par exemple, selon la nouvelle politique d'immigration, des points seront accordés aux candidats qui ont une bonne maîtrise de l'anglais.
Selon le Home Office, le nombre de visas délivrés aux professionnels non Européens est en hausse depuis 2017. Par exemple, de 2018 à 2019, plus de 55 000 visas professionnels hautement qualifiés avaient été délivrés aux Indiens qui sont une composante essentielle pour le secteur technologique et celui de la santé. Depuis le 1er janvier 2021, la politique migratoire axée sur les compétences se veut d'assurer que le pays attire les meilleures compétences à l'échelle internationale. Ce qui réduit de manière significative la concurrence au sein du marché du travail britannique. Grâce au Tier 2 General Visa, par exemple, les professionnels non européens seront autorisés au même titre que les Européens à vivre et travailler au Royaume-Uni à long terme. Il n'empêche que ce visa, destiné aux professionnels étrangers qualifiés, est lié à un poste spécifique.




