Parlez-nous un peu de vous, depuis combien de temps vivez-vous au Portugal?
J'ai déménagé au Portugal en 2017, en Algarve, précisément dans la région de Quarteira et Vilamoura.
© geralt / pixabay.comUmberto est un expatrié italien qui vit en Algarve depuis quelques années. La semaine dernière, il a pris le chemin de retour du Portugal vers l'Italie. Il nous raconte son voyage en cette période de crise sanitaire: comment il l'a organisé, les moyens de transport utilisés pour se déplacer et les formalités au niveau des contrôles aux frontières..
J'ai déménagé au Portugal en 2017, en Algarve, précisément dans la région de Quarteira et Vilamoura.
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Au départ avec un peu de fatalisme. Par la suite, quand j'ai pris conscience de la gravité de la situation, j'ai décidément changé d'attitude.
La vitesse à laquelle les choses se sont dechainées m'a boulversé Lorsque j'ai réalisé les conséquences de me retrouver dans un pays étranger avec une crise respiratoire, j'ai compris la gravité des événements, ce qui m'a incité à accorder plus d'attention.
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Simplement celles de bon sens: évitez les endroits particulièrement bondés et prendre soin de l'hygiène des mains surtout lorsque je me rendez dans des lieux publics.
Vivre en Algarve a accru le sentiment de sécurité par rapport à des villes comme Rome ou Valence, que j'ai l'habitude de visiter.
L'Algarve a une faible densité de population, un temps ensoleillé et venteux, un air cristallin et clair. Tout cela a certainement contribué à un plus grand sentiment de sécurité et de tranquillité.
Je m'ennuyais un peu plus que la normale, mais rien de si pénalisant. Les grands espaces de l'Algarve m'ont permis quelques balades sur les plages et le jogging quotidien en fin d'après-midi.
Le retour en Italie a été globalement plus facile que prévu et sans difficultés particulières. À ce jour, il existe deux alternatives fiables pour un retour en Italie: la voiture à travers l'Espagne e la France ou le ferry via Barcelone.
Le retour par voie aérienne, à mon avis, est encore trop incertain et sujet à la fois à des annulations soudaines et à des triangulations entre pays qui rendent le retour trop long et incertain. Quiconque souhaite quitter aujourd'hui un pays étranger doit avoir une motivation valable, crédible et démontrable qui atteste la nécessité réelle du déménagement. Cela semble anodin mais c'est la clé de tout. Sans cela, il existe un risque réel d'être bloqué et rejeté à la frontière. Tant en Espagne qu'au Portugal, ils n'exigent pas d'autocertifications écrites, mais seulement des raisons concrètes, et de préférence démontrables, si nécessaire.
Cela dit, j'ai trouvé la police espagnole à la frontière de la Villa Real de San Antonio: ils m'ont demandé mes documents et les raisons du déménagement. Ils étaient très gentils et très rapides. Pendant le transit à travers l'Espagne, je n'ai trouvé aucun point de contrôle en particulier. Lorsque je suis monté à bord du ferry à Barcelone, ils ont mesuré ma temperature sans contrôles supplémentaires. J'ai ensuite dû remplir des formulaires avant de désembarquer en Italie.
Trouver une structure ouverte en Espagne afin de diviser le voyage Algarve-Barcelone (1200 km) en deux, ca a été plus problématique. Avant de faire une reservation, il est important de toujours s'assurer, par téléphone ou par mail, que la structure soit ouverte et opérationnelle. Très souvent, les portails de réservation en ligne vous permettent de faire une réservation même si les structures sont fermées. Le risque de se retrouver en Espagne sans un abri est donc réel.
J'ai sejourné à Ciudad Real, un excellent compromise pour ceux qui quittent le Portugal. Ceux qui quittent l'Italie, peuvent faire une etape a Valence.
À mon arrivée à Civitavecchia, j'ai dû présenter des auto-certifications que j'avais téléchargées du site web de consolat italian. Les auto-certifications sont aussi fournies directement à l'embarquement. La présentation de certificats médicaux de bonne santé n'est pas requise. Le seul contrôle auquel j'ai été soumis a été de mesurer la température lorsque je suis montée et descendue du ferry.
Je n'ai jamais rencontré de patrouilles de police ou de barrages en cours de route. J'etais désorienté et j'ai resenti un peu d'amertume en reflechissent à la suspension des activités économiques dans la plupart des pays du monde.
Je pense aux jeunes et à tous ceux qui, du jour au lendemain, ont vu des années de dur labeur s'envoler en fumée.
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Bien sûr, 14 jours de quarantaine, mais vu la situation c'est le minimum.




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