Quelles solutions de séjour pour le conjoint survivant ?
Difficile de se pencher sur les formalités de visa lorsqu'on est en période de deuil. Le décès survenu en expatriation est une épreuve supplémentaire. S'ajoutent, pour le partenaire survivant, les procédures administratives du pays d'accueil. Les règles détaillées ci-dessous sont données à titre général. Il est fortement conseillé de se rapprocher des services de l'immigration du pays d'accueil et de son ambassade/consulat dans les plus brefs délais.
Visa de personne à charge
Les personnes titulaires d'un visa de personne à charge (dependent visa) ou d'un visa familial émanant de l'expatrié décédé peuvent perdre leur droit de résider sur leur territoire. Leur visa sera annulé. L'annulation du visa est automatique et concerne aussi bien les adultes que les mineurs. Les personnes à charge seraient donc contraintes de quitter le territoire. Il peut cependant exister des exceptions pour les détenteurs d'un Golden Visa.
Prolongation du séjour pour les détenteurs du Golden Visa
Les membres de la famille arrivée dans le pays d'accueil grâce au Golden visa du défunt (parrain) ont la possibilité de rester sur le territoire même après le décès du parrain. Tout dépend des dispositions du visa. Ainsi, le Golden Visa grec permet à la famille de conserver leur droit de résidence. Pour savoir s'il conserve le logement familial, le conjoint survivant veillera à vérifier que le défunt a laissé un testament dans lequel il le désigne comme héritier. Dans tous les cas, il devra faire appel à un avocat pour régler la succession. Concernant le Golden Visa des Émirats arabes unis (EAU), une récente réforme permet à la famille de conserver son visa, même après la mort de l'expatrié sponsor. L'extension du visa court à partir du décès du partenaire. Le visa sera renouvelable une fois, sans besoin de sponsor.
Visa d'époux
Les expatriés mariés à un citoyen du pays d'accueil ou à un résident permanent sont généralement davantage protégés. Leur visa continuera de courir même après le décès de leur conjoint. Ainsi, les droits britanniques et français protègent le partenaire détenteur d'un visa d'époux. En France, ce dernier pourra demander le renouvellement de son visa même après le décès du conjoint. En revanche, si le décès est survenu alors que la première demande de visa d'époux n'avait pas été validée, l'expatrié ne pourra pas prétendre au visa.
Le droit britannique rappelle qu'il est possible d'obtenir le visa d'époux en cas d'union avec un partenaire britannique ou en cas d'union avec un résident permanent. La notion de « partenaire » est comprise au sens large : époux, épouse, union civile, relation de longue durée similaire à un mariage ou une union civile. Le partenaire survivant pourra postuler pour obtenir le droit de séjour indéfini (indefinite leave to remain). Le permis coûte 4778 livres sterling par personne.




