Cours en ligne : une méthode efficace pour recommencer sa vie à l’étranger

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Interview
Publié il y a 2 ans

L’expatriation est bien souvent un moyen de tout recommencer : nouvelle vie, nouvelle culture…nouveaux besoins. Pour démarrer du bon pied, vous pouvez choisir de retourner aux études. Pour profiter pleinement de votre nouveau pays, peut-être opterez-vous pour des études nomades ? Témoignage.

Aurélien LEPLAT

Aurélien LEPLAT

Après avoir suivi un processus d’orientation professionnelle basée sur la théorie RIASEC, et expatrié en Australie depuis novembre 2015, je suis actuellement un cursus pour apprendre les bases du métier de Graphic Designer afin de créer un service personnalisé en graphisme et communication visuelle, spécialisé dans l’aide à la création d’entreprise.

J’ai choisi les « études nomades », et je ne regrette pas

Si comme moi, vous savez depuis bien longtemps que votre ancien travail n’était pas aussi épanouissant que vous l’auriez pensé ou que vous êtes arrivé à votre poste à cause d’une erreur d’aiguillage au moment de choisir votre orientation, alors une expatriation est sans doute un bon moment pour vous réinventer professionnellement. Après avoir progressé dans les différentes phases de votre expatriation, assumant les tâches logistiques et l’organisation de votre vie dans un territoire inconnu, il est temps pour vous de vous poser et de réfléchir à quelle sera votre place dans ce nouvel écosystème.

L’information est aujourd’hui à portée de mains. Il est facile de se documenter, de réaliser des bilans de compétences ou encore de rencontrer des spécialistes pour se découvrir une nouvelle orientation de carrière. La période d’acclimatation est aussi source d’idées novatrices qui vous aideront à mettre en place votre projet.

Je vous le disais, pour ma part, j’ai choisi les études nomades.

Mon diplôme d’études supérieures en poche, je ne voulais plus entendre parler de l’école. Mais voilà, lorsque l’on se réinvente, on a très souvent besoin de suivre une formation. Alors j’ai choisi celle qui s’inscrit dans mon projet de reconversion et j’ai privilégié la formation la plus flexible, celle qui s’adapte à mon mode de vie et qui est aussi en adéquation avec le mode de vie des locaux. En effet, j’ai la chance de vivre dans la ville consacrée 6 années de suite « ville la plus agréable à vivre au monde » : Melbourne. Je ne m’attarderai pas sur les raisons de cette première place ; en revanche, je peux vous assurer que l’Australie est une terre d’accueil idéale pour ceux qui ont envie de recommencer leur vie professionnelle et qui ne sont pas bardés de diplôme.

L’Australie donne une chance à tout le monde et ne juge que sur les compétences démontrées. Ainsi pas besoin d’avoir l’équivalent d’un BAC +5, ou 10 ans d’expérience pour pouvoir exercer un métier : les notions essentielles du métier et un bon niveau d’anglais sont suffisants pour commencer en bas de l’échelle et démontrer votre valeur (ceci n’est pas valable si vous voulez vous reconvertir en chirurgien… évidemment)

Tout ceci pris en compte, je me suis mis à la recherche d’une formation pour connaitre le B.A BA et atteindre mon nouvel objectif de reconversion.

A cet instant deux alternatives s’offrent à vous, le présentiel ou le nomade. Chacun offrant avantages et inconvénients. Le on-campus vous impose un rythme de travail mais facilite la socialisation ; le on-line vous offre la flexibilité tant désirée, mais vous isole du monde. Tout est alors affaire de goût et pour ma part, à diplôme totalement équivalent, j’ai choisi la flexibilité. La flexibilité de me lever le matin sans le son mélodieux de mon téléphone, d’organiser mes journées comme je le souhaite, de faire des activités artistiques et sportives, de programmer des longs week-ends découvertes aux quatre coins d’un pays de la taille d’un continent. Le rêve quoi ! Mais je vous arrête de suite : ce rêve se paie par de régulières journées d’isolement et de mutisme, des journées 12 à 15h de travail, ainsi qu’une absence d’activité physique élémentaire, telle que la marche à pied…Ajoutez à cela les problèmes liés à votre expatriation ou aux études en lignes comme la barrière de la langue, l’absence de la famille et des amis, les périodes de doute… C’est donc avec un projet solide, une motivation à toute épreuve et des soutiens affirmés qu’il faut envisager ce genre de parcours.

C’est donc avec toutes mes incertitudes que je me suis engagé dans ce nouveau challenge. Après 6 mois d’études nomades, j’ai trouvé mon équilibre et ne regrette pas ma décision. Non seulement j’ai augmenté significativement ma connaissance du monde, mais j’ai aussi avancé bien plus rapidement que ce que prévoyait le cursus en présentiel, accélérant ainsi la concrétisation de mon projet professionnel. L’isolement forcé m’a permis de mieux me connaitre et m’a obligé à trouver d’autres moyens de communiquer pour nouer des relations humaines. J’ai ainsi pu m’impliquer dans des classes d’art ou des associations.

Tenter de nouvelles expériences, c’est éviter la routine. Les études nomades ne sont certainement pas faites pour tout le monde mais si vous avez un projet solide, si vous êtes organisé, motivé et passionné, n’hésitez pas à tenter l’aventure : cela bousculera votre quotidien.