Vos 5 meilleurs conseils pour s’expatrier au Bahrein

Bonjour à tous,

Lorsque l'on se prépare à vivre à l'étranger, il est courant de se poser de nombreuses questions. Pas toujours facile de s'y retrouver !

Vous qui êtes expatriés au Bahrein, quels seraient vos 5 meilleurs conseils à donner à celles et ceux qui s'apprêtent à y vivre ?

Comment préparer sereinement son projet de vie et son installation au Bahrein ?

Partagez avec nous votre top 5 des recommandations pour une expatriation réussie au Bahrein !

Merci d'avance :)

Bonjour à tous !

Pour moi les 5 points les plus importants sont les suivants :

1. Avant : Préparer son projet en famille

Souvent c'est l'un des parents qui entraîne la famille avec lui vers l'expat. Mais est-ce bien un projet partagé ?
A-t-on réfléchi à ce à quoi chacun va devoir renoncer en partant ? Enfants compris ? Parce que soyons clair, un seul membre de la famille qui perd pied, et c'est l'équilibre de tous qui est perturbé et d'expérience, c'est beaucoup plus courant qu'on ne le croit. Les épouses qui se font un devoir de soutenir le projet de leur mari et qui une fois arrivées se sentent inutiles, oisives et voient leur estime d'elles-même s'étioler jusqu'à les rendre malheureuses.
Il est donc extrêmement important d'être honnête et de reconnaître clairement les sacrifices faits par chacun lors du départ.
S'informer sur le pays ensuite, et partager les infos avec tout le monde permet de créer une émulation autour du projet, un sorte de teasing familial qui va apporter une excitation positive au fil des découvertes. Cela peut être des soirées exploration sur internet, voir des sites d'agences immobilières pour découvrir ensemble les maisons, la lecture en famille de forums, blogs etc... Chacun doit pouvoir rêver son expérience , cela évite l'angoisse face à ce qu'on ne connaît pas et facilite le lâcher prise, particulièrement chez les jeunes.


2. En arrivant : Prendre le temps et s'ouvrir

L'arrivée est un maelström... Emménager, faire les démarches administratives, se repérer, démarrer un nouveau boulot, etc... Chacun va vivre à 200 à l'heure et souvent on est un peu épuisés et comme ballottés par le courant ce qui ne facilite pas l'échange. Prendre le temps d'échanger en famille, de partager les victoires de chacun, rire ensemble des couacs, des malentendus inévitables; les souvenirs commencent dès les premiers jours. Les bons souvenirs nous aident à nous ancrer positivement. Dans l'hypothèse où c'est monsieur qui travaille, madame va devoir envisager sa vie sous un nouvel angle si elle ne veut pas au bout de quelques semaines, avoir l'impression d'être devenue chauffeur/cuisinière/femme de ménage. :D
A elle aussi de prendre son temps pour découvrir l'île, rencontrer des gens via les associations, le sport ou tout simplement devant l'école si elle a des enfants. 80% de la socialisation hors milieu professionnel est initiée par vous mesdames, voilà un rôle important pour réussir son expat ! Si vous venez au Bahreïn, prenez surtout le temps de rencontrer les gens d'ici. Les français vous les verrez inévitablement, mais vous connaissez déjà... :D


3. Au fil de l'eau : faire le point

Pour éviter les réveils "gueule de bois", il est plutôt sain de faire le point de temps à autres sur l'expérience, par exemple lors de l'anniversaire de l'arrivée chaque année autour d'un bon dîner. Où en est-on, comment chacun vit-il l'expérience à ce jour, ce qui va bien, ce qui manque, etc. on est parfois surpris de ce qui ressort de ces discussions.
Cela permet aussi de se souvenir et de rappeler aux jeunes de la famille qui ont tendance à prendre les choses pour acquises qu'on est privilégiés et qu'en France on n'aurait probablement pas la même aisance financière, les mêmes facilités. C'est important de s'en souvenir car un jour il faudra peut-être rentrer. Ce n'est pas pessimiste, cela créée au contraire une sorte de sentiment d'urgence à vivre chaque jour à fond et à apprécier tous les plaisirs :D


4. Rester soi-même

Partir à l'étranger, changer de vie, c'est parfois aussi se perdre un peu.
Un petit pays comme Bahreïn pose le problème des communautés restreintes et de l'inévitable "effet village", tout le monde connait tout le monde, les ragots, les médisances, les clans, les clubs etc...
Beaucoup se laissent entraîner les premiers temps dans une sorte de cavalcade or ce n'est pas parce qu'on partage la langue la culture et la nationalité de quelqu'un qu'on a automatiquement envie d'être son meilleur ami !
Certains ont du mal à le comprendre et font "pression" sur vous pour vous inviter sans cesse.
Sachez garder du recul face à toutes ces opérations séductions souvent aussi intéressées que superficielles et éphémères. C'est agréable de rencontrer des gens, nul besoin de frénésie là-dedans...


5. Savoir s'arrêter / gérer l'après

Il existe différents types d'expats :
* Ceux qui font une mission à l'étranger de quelques mois / années et qui rentrent ensuite
* Ceux qui partent travailler dans un pays et y restent un certain temps
* Ceux pour qui l'expat est un mode de vie et qui passent de pays en pays en n'imaginant pas une seconde rentrer en France.

Je parlerai surtout des seconds. En fonction de leur âge, de la possibilité de faire carrière ou non dans leur entreprise, de prendre ou non leur retraite de leur pays d'expatriation, beaucoup de paramètres changent....
Mais la question de l'après doit se poser tôt ou tard et plus c'est tôt plus on a le temps de s'organiser...
Ainsi en vieillissant, la perspective d'une bonne couverture médicale ainsi que d'un maillage hospitalier de qualité, c'est rassurant ! Quand on commence à faire partie du club des "Tamalou", l'accès au soin, la langue, les frais, la compétence technique deviennent importants :p
Dans certains pays, plus de boulot = plus de visa... Pas de retraite sur place possible donc...
Réfléchir aussi au conjoint survivant en cas de veuvage... Si votre femme vous survit, êtes-vous sûr que cette cabane paumée dans la jungle balinaise à laquelle on accède par une échelle en bois fera encore son bonheur à 70 ans ? Quelles seront ses solutions de repli à ce moment là ?
Bref, bien penser "l'après", que ce soit en terme de retraite ou de retour, c'est aussi quelque chose d'important.


Voilà il y aurait probablement encore des milliers de choses à dire et j'ai plus abordé la question de Julien de manière générale que par rapport au Bahreïn uniquement...

Amicalement

Olivier

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