Bilans "réalistes"

Je vous transfert ce post, transmis par des amis immigrés français depuis plus de 40 ans sur Montréal(Longueuil, plus exactement).A chacun de se faire sa propre idée, Ils  sont, je cite "très réalistes, encore faut-il en être conscients"!!
Merci à M..


Bien entendu, cela ne reflète pas la totalité des réflexions des immigrants..Pour nous, c'est clair nous sommes partants!!!


Originaire de Nice, marié en France à une québécoise en 1998, nous avons atterri à l’aéroport de Mirabel le 06 août 2004. Après avoir vécu ensemble 6 ans sur la Côte d’Azur, nous avons décidé de quitter notre petite routine pour venir nous installer au Québec. Nous avons donc quitté nos 2 emplois de cadres, vendu tout ce que nous possédions là-bas et nous sommes arrivés au Québec avec quelques fringues, 80 bouteilles de vin et pas mal d’argent en banque.

Emploi :

Même si nous sommes très loin d’être des citadins dans l’âme, nous avons fait le choix de nous installer en Banlieue de Montréal afin de trouver rapidement un travail dans notre domaine (Administration de Bases de Données et Marketing). Cette stratégie semble avoir porté fruit : arrivés au mois d’août, nous avons commencé à travailler tous les deux dans notre branche dés le début du mois de novembre.

Ma conjointe, bien que Québécoise avec des diplômes locaux, a eu droit à la même petite phrase réservée aux immigrants fraîchement débarqués : « vous n’avez pas d’expérience Québécoise ». En effet, elle est partie en France dès qu’elle a obtenu ses diplômes. Résultat, elle a été contrainte de recommencer tout en bas de l’échelle avec environ la moitié de son salaire français. Cependant, après avoir fait ses preuves, elle a eu une bonne promotion accompagnée d’une bonne augmentation et ce, même si elle est a présent en congé maternité pour une durée d’un an. Alors qu’en France, dans son dernier job, elle subissait du harcèlement moral de la part de « petits chefs » dans toute leur splendeur, ici, elle s’éclate.

De mon côté, dès le début, j’ai obtenu environ le même salaire qu’en France, 3 semaines de congés, heures supplémentaires payées ou récupérées, assurance santé, actions de la compagnie, etc. L’ambiance avec mes collègues immédiats est excellente. Cependant, même si elles ont payées, je ne compte pas mes heures, j’ai ma « laisse électronique » (pagette, cellulaire, accès à distance, etc.) en permanence avec moi. C’est parfois assez usant surtout lorsqu’on essaie d’avoir également une vie de famille. J’espère pouvoir un jour me faire embaucher comme « col bleu » à la Ville de Montréal afin de pouvoir enfin me reposer... Du fait de départs successifs dans l’équipe, mes responsabilités se sont considérablement accrues. Mon salaire, lui, a juste suivi l’inflation. Ici, comme en Europe, il paraît que la « fidélité » à un employeur ne paie pas et qu’on accroit jamais autant son salaire qu’en changeant d’employeur.

Un point important : même si on fait miroiter à qui veut bien l’entendre que le Québec est une province francophone, dans les faits, pour trouver un bon travail à Montréal, il est indispensable d’avoir un assez bon niveau d’anglais. A toutes les entrevues que nous avons passé, nous avons eu droit à un « how’s your english? » et une partie de l’entrevue en anglais. Cela se comprend assez aisément : bon nombres de clients et de fournisseurs sont soit au Canada Anglais soit aux États-Unis. Mais il vaut mieux avoir conscience de cela avant de venir.

Social :

De ce point de vue, ma perception n’est pas exactement celle que peut avoir un immigrant « normal ». Je suis marié à une québécoise, je connais donc pas mal de gens par son entremise. Cependant, je suis forcé de constater que même si j’ai de très bonnes relations avec mes collègues de travail et les gens qui fréquentent la même école d’ébénisterie que moi, cela n’a en pas encore fait des « amis ». En dehors des 5 à 7 et des partys de Noël, nous ne voyons jamais en d’autres occasions. Mais, lorsque je pense aux amis que j’ai en France, ils datent tous de l’école ou des études supérieures, aucun n’est issu du milieu professionnel.

Nous n’avons absolument AUCUN contact avec nos banlieusards de voisins. Tout juste un hochement de tête en sortant les poubelles. Je pense que si notre maison brûlait, ils ne bougeraient même pas. Les « 450 » tout-confort sont ainsi paraît-il : individualistes jusqu’au bout de la thermopompe… Mais c’est sans doute mieux ainsi.

Qualité de Vie :

« Qualité de vie », c’est très vaste comme concept… En vivant sur la Côte d’Azur, nous étions gâtés au niveau « qualité de vie » : ski, alpinisme, plongée, bronzette sur la plage, soirées en boîte. Sur ce plan là, en Montérégie, c’est la dégringolade. Platitude à perte de vue, centres d’achat à l’américaine… C’est très déprimant...

Au niveau « stress », là, le Québec sort gagnant : les gens sont globalement plus « cools » dans la vie et au volant. Même si cela n’empêche pas parfois de croiser un excité au volant de sa Honda Civic ou de son F-150 et qui se pense sur « sa » route.

Au niveau habitat, nous avons troqué un appartement 3 pièces dans une petite résidence à environ 20 kms des rivages de la Méditerranée contre une maison en banlieue de Montréal avec garage, piscine, grand terrain et tondeuses-souffleuses à neige tout autour.

Cela dépend bien sûr des goûts mais, je pense que je ne me ferais jamais à cette ambiance de « banlieue à l’américaine ». Le week-end, le bon banlieusard se doit d’astiquer son auto de fond en comble, de passer sa tondeuse à moteur Honda et jantes alliage, d’arroser sa pelouse et son entrée en asphalte à grandes eaux et de faire chauffer son BBQ à $700 et 350 000 BTU en buvant de la bière insipide.

Climat :

Ce qu’il y a de bien au Québec c’est qu’il y a réellement 4 saisons marquées : Été étouffant, Automne flamboyant, Hiver polaire (de moins en moins froid cependant) et Printemps bourgeonnant. Le seul petit problème, c’est que la répartition est assez mal faite : l’hiver dure ainsi environ 6 mois. Là aussi, il vaut mieux en avoir conscience avant de venir car cela peut sembler très long !!!! C’est aussi toute une adaptation pour tout bipède qui se respecte : gougounes, botte en caoutchouc pour la pluie, la boue et la sloche, crampons à glace, etc.

Familial :

Aucun problème pour moi de se côté-là : avec Skype, Messenger et toute la clique, au bout d’un moment on ne sait même plus quoi se dire ! Pour mes parents, c’est un petit peu plus dur, surtout depuis la naissance de leur première petite fille à 6500 kms d’eux. Chaque année, on prend nos vacances en France et on en profite pour faire le tour de la famille et des amis. Mais au bout de 2 à 3 semaines, on est quand même bien contents de rentrer chez nous.

Services :

Autant il est très bon dans les commerces où il est digne du service à la « Nord-Américaine » (jamais aucun problème pour ramener un article ne donnant pas entière satisfaction et être remboursé sur le champ), autant pour le reste des services publics, c’est assez désastreux. Alors qu’on est autant taxés qu’en France (sinon plus), le moins que l’on puisse dire c’est qu’on en a pas pour notre argent.

L’État des routes, même au centre ville de Montréal sur la rue Sherbrooke, est lamentable : les nids de poule voire d’autruches ne se comptent plus, et ce, malgré, l’ardeur au travail légendaire des cols bleus syndiqués qui travaillent tout de même une bonne heure par jour !  Bien sûr, les autoroutes sont gratuites mais je vous assure que les jantes ovalisées, les suspensions cassées, les crevaisons, au bout d’un moment cela revient cher également...

Depuis que nous sommes ici, la seule occasion où nous avons eu affaire au système de santé Québécois, a été pour le suivi de grossesse et l’accouchement de ma conjointe. Lors du suivi prénatal à l’hôpital Charles Lemoyne sur la Rive Sud, ils se sont trompés de patiente lors de l’analyse des échantillons sanguins en diagnostiquant un problème qui n’existait pas. Nous avons donc changé d’hôpital. L’accouchement à l’hôpital Pierre Boucher, toujours sur la Rive Sud, s’est très bien passé, le personnel était très qualifié mais le manque de moyen était criant : rien à manger suite à l’accouchement (nous avons fait livrer une pizza à 1 heure du mat à l’hôpital, vive le service à l’Américaine…), chambre délabrée datant des années 70 avec murs croutés et crucifix, nourriture infecte pour tous les repas En revanche, le tarif de la chambre était à la hauteur : près de $200 par jour qui ont été pris en charge par mon assurance privée. Avis à ceux qui n’en auront pas en arrivant.

Lorsque je suis retourné au service comptabilité, là, j’ai eu l’impression de me retrouver dans les « Invasions Barbares ». Les lits de patients (pas de gens en train d’attendre leur tour pendant des heures aux urgences hein…) encombraient le couloir. C’était très gênant que de se retrouver dans leur intimité.

Bref, en cette période bénie de l’année où je suis en train de préparer nos 4 (!!!) rapports d’impôt (vous vous plaignez du fisc français, attendez donc d’être ici…), je me demande vraiment où passe tout cet argent.

Perspectives d’avenir :

Pour l’instant, nous sommes ici et nous sommes plutôt heureux… Si un jour cela ne fait plus notre affaire, et bien, il sera l’heure de partir ailleurs comme nous l’avons déjà fait depuis la France.

Mais, ne nous voilons pas la face : la France… le Québec… les 2 pays ont leurs avantages et leurs inconvénients. Avant de venir ici, renseignez-vous bien en diversifiant les sources et prévoyez un bon coussin financier car sans emploi, les économies filent très vite... Et il vaut mieux être conscient de cela avant de se retrouver ici, le cul dans la neige...

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Le Québec en 10 certitudes.

Voilà maintenant 5 ans que nous sommes arrivés, très exactement 5 ans et 2 jours pour être plus précis.

Faire un bilan c’est résumer, résumer c’est extraire la matière principale dont sont faites toutes les choses et ce n’est pas facile lorsqu’il s’agit de sa propre expérience, l’objectivité n’est généralement pas au rendez-vous alors allons-y donc :

Première certitude, nous ne finirons pas notre vie ici, malgré un cadre de vie très agréable, certaines façons de faire, l’approche très superficielle des problèmes majeurs, le manque de rigueur à tous les niveaux nous pèsent ou devrais-je dire me pèse de plus en plus, nous sommes au pays de « Jacques a dit » et lorsque Jacques ne l’a pas dit alors il n’y a rien à dire ou à faire, il faut se contenter de ce qui est offert, baisser la tête et tenter de s’arranger pour trouver une alternative et ceci est d’autant plus vrai qu’on est Français.

Deuxième certitude, la famille nous manque également de plus en plus, nous n’avions pas suffisamment juger l’importance du besoin de retrouver ceux qui nous sont chers et qui vieillissent tranquillement, qui grandissent trop rapidement et qui changent radicalement, les coûts de voyage pour une famille de 5 personnes ne se comparent malheureusement pas à un plein et à un péage d’autoroute même si ces derniers ont largement augmenté au cours des 5 dernières années.

Rentrer en France pour les vacances est un sacrifice qui vous déstabilise un budget pour l’année suivante et il est ensuite difficile de continuer à vivre sereinement et d’avoir des projets en sachant qu’une bonne part des économies partira en fumée de kérosène !!!

Troisième certitude, le climat viendra à bout de mon optimisme, si nous restons trop longtemps.

Cet hiver qui traîne en longueur ne me fera plus rire d’ici quelques années et j’essaierai de partir avant qu’il ne me fasse pleurer.

Quatrième certitude, la précarité est un élément non pris en compte et qui ne peut pas l’être d’ailleurs au moment où l’on s’installe, on s’imagine que la courte période nécessaire à la découverte et à l’installation est bien un mal nécessaire mais il est plus profond, tout ici me semble précaire pour ne pas dire bancal, je n’aborderais pas le système de santé qui à lui seul pourrait nous donner l’image de l’organisation et de la gabegie qui règne dans cette province.

Précarité également dans le monde du travail, interprétation unilatérale des conventions collectives, décision de licenciement arbitraire, vision à trop court terme des investissements humains et financiers, nous ne sommes pas ici au pays du développement durable à part peut-être dans la gestion du commerce du café…

Cinquième certitude qui pourra sembler contradictoire avec les précédentes mais mes enfants sont épanouis, je les sens moins exposés à l’insécurité qui régnait dans la région parisienne lorsque nous y habitions, plus ouverts et moins contraints à entrer dans un moule, est-ce le résultat d’une moins grande exigence du système, c’est possible mais ils y trouvent leur compte n’est- ce pas là l’essentiel.

Sixième certitude, si je devais partir demain ce n’est pas en région parisienne que je rentrerais et j’en suis même à me demander si je remets les pieds en France métropolitaine ou alors loin des villes, loin de toute cette agitation qui ne génère que stress et confusion, c’est bien connu, pour vivre heureux vivons cachés.

Septième certitude, j’ai beaucoup appris ici par la force des choses, j’ai compris que si tu n’y es pas né tu ne pourras jamais revendiquer le statut de citoyen mais cette vérité s’applique également en France, j’ai compris la difficulté d’un étranger de se réaliser dans un pays qui n’est pas le sien, j’ai appris à cultiver ma différence car la nier n’apporte rien et si je devais rentrer en France j’en tirerais la leçon dans mon regard au quotidien.

Huitième certitude, j’ai rencontré ici des gens que je n’aurai jamais eu l’occasion de fréquenter en France, la plupart sont devenus des amis, certains n’ont fait que passer, d’autres m’ont profondément déçu mais tous m’ont permis de mieux comprendre et d’aller chercher au fond de moi-même ces motivations qui nous font partir en espérant trouver mieux ailleurs même si le résultat n’est pas toujours à la hauteur de nos espérances.

Neuvième certitude, lorsqu’on vient en famille et qu’on désire absolument s’installer définitivement, on se retrouve être une génération sacrifiée, celle du défrichage, du labour et de la semence, la récolte profitera à nos enfants s’ils souhaitent rester.

J’ai défriché, j’ai commencé à labourer mais je ne me sens pas aujourd’hui capable de lancer ces graines qui un jour produiront le bonheur, je veux voir le résultat des mes efforts et l’attente de la récolte me paraît bien longue, en conséquence nous plantons des annuelles à défaut de vivaces, le résultat est moins spectaculaire mais bien plus rapide, nous nous sommes mis au diapason…

Dixième certitude, il reste énormément de travail à faire dans le cadre de l’immigration et de l’accompagnement des nouveaux arrivants, je m’y suis essayé et c’est un constat de semi-échec, les préoccupations quotidiennes de chacun, les critiques acerbes, la mauvaise foi ont miné les bonnes volontés et c’est avec beaucoup de regret que je fais ce constat mais j’ai entendu dire qu’iC était à vendre alors pourquoi ne pas profiter de l’occasion et ainsi remodeler cet outil qui nous as permis de nous rencontrer et d’en faire ce formidable espace de discussions et de rencontres.

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Précédent bilan:

Nous sommes arrivés en octobre 2000, avec des projets pleins la tête. Des amis nous attendaient, l'histoire a tourné court car au bout de 10 jours, ils nous avaient "plumé".

Nous sommes donc partis à l'aventure dans notre petite voiture de location, moi, ma femme enceinte de 6 mois et mes deux autres enfants. Direction Montréal avec l'adresse d'une vague cousine installée ici depuis 1952 !!!

Après avoir tourné un bon moment, nous avons finalement trouvé, sonné, nous sommes entrés et nous en sommes ressortis 1 an 1/2 plus tard.

Pendant cette période, nous avons travaillé fort (6 mois) sur la réalisation de notre projet, l'ouverture d'une auberge. Tout était réglé, ne manquait qu'un misérable petit prêt afin de créer le fond de roulement et les quelques investissements nécessaires pour démarrer l'activité. C'était sans compter sur la mauvaise foi des banquiers, en particulier à cette époque où notre ami Bush a pris les commandes des USA.

Nous avons donc sabordé le projet, et nous nous sommes remis en question, suivi une grosse déprime, un éventuel retour en France. A l'été 2001, ma femme et les enfants sont rentrés en France, moi ici à chercher du travail, pas facile, même très difficile, persévérant sans trop y croire, j'ai fini par décrocher le bon plan. Ma femme et les enfants sont revenus, le moral était revenu au beau fixe.

Nous avons pu acheter une maison et avoir enfin un "chez nous". Depuis des hauts et des bas, toujours en rapport avec mon activité, en effet les produits que je fabrique (et dont je ne ferais pas la publicité) sont une des cibles privilégiées des gouvernements pour remplir les caisses et combler les déficits. Malgré tout ce la, nos enfants sont heureux et nous nous construisons au jour le jour, mais ici tout nous semble très fragile. Ce qui nous manque le plus c'est certainement la famille, les amis.

Notre rêve serait de voir se construire une communauté française, à l'image des italiens et asiatiques, qui dans l'expression de sa différence amènerait aux autres toute sa richesse.

Franck ... chapeau bas ! Vraiment ! Très peu de gens qui songent à venir s'installer au Québec aurait posté ce genre de bilans ici. Pourtant, après avoir ri un bon coup au début de ma lecture ... je riais moins, de moins en moins ... car je constatais que ce qui était écrit là correspond à la réalité.

En tant que Québécoise, je l'ai toujours dit, j'ai un regard très critique sur le Québec.  Nous avons de biens belles choses ici, mais des lacunes terribles, et avec le gouvernement que nous avons actuellement, c'est d'une morosité incroyable.  Les gens vont se lasser de la politique, ne s'engageront plus ... et je ne sais plus trop où le Québec s'en va ...

S'agit-il de trois bilans ? Je crois comprendre que le dernier provient d'une autre personne.

De toute façon, des bilans mitigés, j'en ai lu une tonne sur Immigrer Contact.  C'était terrifiant !  Je me suis sérieusement demandé si les gens immigrés ici disaient la vérité en affirmant que tout allait pour le mieux ou s'ils avaient des secrets dans le placard (à défaut de cadavres :lol:).  Je vous jure, certains bilans sur Immigrer Contact (et non Immigrer.com) défrisaient.  C'était un constat du Québec qui était implacable.  En fait, ça frôlait tellement la haine que, même si parfois, j'approuvais certaines choses, je m'offusquais pour d'autres et j'ai préféré abandonné ce site. 

Je pense que ceux qui réussissent vont le dire plus haut et fort que ceux qui ne réussissent pas et retournent au bercail. Normal, quand même. C'est pourquoi, je pense, avec le temps, Immigrer Contact est devenu le défouloir de tous ceux qui s'estimaient lésés et ne trouvaient aucune tribune pour s'exprimer ... et mettre les autres en garde, en quelque sorte. Car certains, je crois, voulaient justement mettre leur compatriotees en garde contre ce qui les attendait ici, même si chaque immigration est différente.

Vous savez, sur Immigrer.com, j'ai déjà mentionné qu'il y avait de la pauvreté au Québec, des itinérants à Montréal, des enfants qui ne déjeunaient pas le matin ... eh bien j'ai reçu des insultes en guise de réponse, de la part de personnes qui n'étaient jamais venues au Québec et qui, visiblement, croient que le Québec est un paradis, une terre promise qui va tout leur apporter sur un plateau d'argent. Quelqu'un avait mentionné que je mentais, qu'il ne pouvait pas y avoir de pauvreté dans un pays comme le Canada. Et pourtant ! Un autre a eu le culot de me dire que lorsqu'il viendrait au Québec, il aurait une meilleure situation sociale et financière que moi, ajoutant « que toi, la Québécoise de souche ». Cette fois-là, je ne l'ai vraiment pas digéré. 

Il faudrait que je revienne sur chaque point, car c'est très très intéressant comme propos, et ça mérite d'y revenir.

De notre côté, la ville (même si nous sommes en banlieue immédiate de Montréal), nous « lessive ». On songe de plus en plus à aller vivre à la campagne, mais les maisons coûtent très cher, malgré tout. D'autant que l'on ne veut pas se retrouver en plein milieu des bois. Mais bon, pour l'instant, nous réfléchissons.  Et nous avons aussi d'autres projets. On pense à la France pour la retraite (pas pour y vivre tout le temps cependant); alors, il faut voir le budget.

Merci d'avoir posté ces bilans ;)

J'ajouterai que je suis de Longueuil itou, donc je connais très bien cette banlieue de la Montérégie qui s'étend et n'en finit plus de s'étendre. Des gens à mon boulot vivent à Granby et Saint-Hyacinthe ... et travaillent à Longueuil ! A ce compte-là, ils économisent sur le prix de la maison, mais en dépensent pas mal pour l'essence et l'usure de l'auto. 

Je pourrais m'offusquer de ce que dit cette personne au sujet de la banlieue montérégienne, mais je ne peux que lui donner raison.  On y trouve de tout : du beau et du hideux.  Le boulevard Taschereau, qui longe la rive-sud, est réputé pour être une vraie laideur, avec raison.

Mais il faudra que je vous revienne à ce sujet.

Franck ... chapeau bas ! Vraiment ! Très peu de gens qui songent à venir s'installer au Québec aurait posté ce genre de bilans ici. Pourtant, après avoir ri un bon coup au début de ma lecture ... je riais moins, de moins en moins ... car je constatais que ce qui était écrit là correspond à la réalité.
**C'est bien là, le but de ce post et non pas de laisser croire que tout y est rose, néanmoins comme déjà plus haut, nous sommes aujourd'hui plus décidés que jamais à quitter notre pays la France, nous avons maintes raisons.
Nous préparons notre projet depuis un an et espérons le réaliser, en tenant compte des expériences de chacun, afin d'éviter un maximum d'embuches !!


S'agit-il de trois bilans ? Je crois comprendre que le dernier provient d'une autre personne.
**En effet c'est bien un bilan différent.

Vous savez, sur Immigrer.com, j'ai déjà mentionné qu'il y avait de la pauvreté au Québec, des itinérants à Montréal, des enfants qui ne déjeunaient pas le matin ... eh bien j'ai reçu des insultes en guise de réponse, de la part de personnes qui n'étaient jamais venues au Québec et qui, visiblement, croient que le Québec est un paradis, une terre promise qui va tout leur apporter sur un plateau d'argent. Quelqu'un avait mentionné que je mentais, qu'il ne pouvait pas y avoir de pauvreté dans un pays comme le Canada. Et pourtant ! Un autre a eu le culot de me dire que lorsqu'il viendrait au Québec, il aurait une meilleure situation sociale et financière que moi, ajoutant « que toi, la Québécoise de souche ». Cette fois-là, je ne l'ai vraiment pas digéré. 

**C'est bien là, un phénomène de la bêtise humaine, ne pas savoir écouter sous prétextes que l'on aspire à mieux, à plus... Je ne suis pas surpris de ce genre d'idioties mais
elles sont aussi présentes ici en France .


Il faudrait que je revienne sur chaque point, car c'est très très intéressant comme propos, et ça mérite d'y revenir.
**Pour notre plus grand plaisir, du moins pour ceux qui veulent et qui savent écouter :)

Merci d'avoir posté ces bilans ;)
**De rien, à vrai dire j'espérai bien te faire réagir, car comme d'habitude tu as un oeil vrai et averti !!

Si vous venez en France, bien entendu nous serons heureux de vous ouvrir notre porte, nous en reparlerons en temps voulu

Bonjour a franck nathalie

je lis regulierement vos post et je les trouve si realistes et surtout tres senses

nous sommes arrives en couple en octobre 2009 avec notre garcon qui va avoir 9 ans et jai accouche fin annee 2009 de mon deuxieme garcon

Tout ca pour dire que le quebec est comme un reve ilya des plus et des moins comme partout
mais il faut surtout savoir qu immigrer veut dire s adapter au pays et surtout faire ces preuves

LE FRANCAIS TYPIQUE NEST PAS FORCEMENT APPRECIE CAR LES FRANCAIS SONT PRETENTIEUX ET EGOCENTRIQUES

ILS PENSENT TOUT SAVOIR ET ARRIVENT COMME SI TOUT LEUR ETAIT DUS

CA me fait toujours bien rire de voir ce genre de mentaliter alors ici ca passe moins bien et c normal et moi japprecie cela car faudrait apprendre a etre plus humble en france car on est bien loin d etre a la pointe de levolution

Alors je suis aussi tres choquee par le bilan de la personne BILANS REALISTES car pour commencer je crois bien que la majorite nont pas ce confort financier et materiel

En ce qui me concerne je trouve ce post BOURRE DE VANTARDISE ET SURTOUT QUE LA VIE EST BIEN MOINS FACILE QUAND ON EST MOINS AISE DONC JE PENSE TOUT SIMPLEMENT QUE CE BIALN NEST PAS REALISTE CAR POUR QUE LE BILAN SOIT FIABLE IL FAUT ETRE COMME ON DIT EN PLEINS DANS LA SITUATION ET SUREMENT PAS AU DESSUS AVEC UN CONFORT TEL QUE DECRIT

C BIEN LE PROBLEME DES POLITIQUES QUI SE PERMETTENT DE FAIRE DES BILANS SUR DES SITUATIONS QUILS NE CONNAISSENT MEME PAS

VOILA CE QUE JE VOULAIS DIRE

EN TOUT CAS JE CROIS BIEN QUE FRANCK ET NATHALIE SONT DES PERSONNES QUI VONT REUSSIR ICI ET SURTOUT S INTEGRER COMME IL FAUT CAR ILS SONT COMME NOUS AMOUREUX DU QUEBEC ENPORTES PAR CE REVE ET SURTOUT CONSCIENT QUE TOUT NEST PAS ROSE MAIS QUIL YA DU BIEN ET DU PIRE COMME PARTOUT

SUR CE BON COURAGE A VOUS ET PEUT ETRE AU PLAISIR DE VOUS DONNER QQ INFOS

ELODIE

Bonsoir et merci de réagir car finalement c'est bien là le but du forum et des posts: ECHANGER.

Pour le titre c'est moi qui l'ai choisi certes un peu provocateur mais c'est mon choix!!En revanche ce bilan a été tiré par des personnes qui sont intégrées et pourtant...

Pour l'immigration, nous ne sommes toujours pas à Québec et nous espérons y être cette année. En revanche, ce dont je suis persuadé, c'est que le fait de résider ici en France ou ailleurs au Québec, il faut évidement ne pas se surestimer au risque de ne pas réussir son intégration, son immigration...

Le partage des informations à travers les blogs, forums laissent un gout de pays des "bisounours" chose à laquelle, nous ne croyons pas.l'herbe est toujours plus verte ailleurs :).

Il est évident que le facteur financier est un des éléments primordiaux pour réussir ses débuts en facteur d'immigration, mais finalement en France n'est pas déjà le cas?? D'ailleurs à ce propos, ne faut-il pas un très beau minimum pour être accepté??
La faculté de réussir est toute autre au Québec, en effet la chance est donnée plus facilement, en revanche, il faut parfois dire les choses et non pas laisser passer des joies à travers des photos que l'on retrouve au gré des blogs suivant les périodes(estivales, hivernales).

Pour le facteur réussite, il suffit de lire le forum pour se rendre compte que beaucoup partent à l'aventure, sans même savoir ce qui les attend, une fois là-bas, alors désolé mais il ne faut pas s'étonner si le chemin est semé d'embuches!!

Ce n'est certes que mon humble avis, mais je l'assume !!!

Merci pour le commentaire et le souhait de nous voir réussir !!

effectivement, ces témoignages me semblent également très réalistes. En particulier le premier qui constitue une description plus objective de la vie au Québec même si, comme le souligne Élodie, cela représente plus le quotidien d'une famille aisée. Nombre de personnes ne disposent pas d'un revenu familial suffisant pour s'installer en banlieue et avoir une maison avec voiture, jardin, piscine et barbecue, d'où une réalité encore moins rose pour eux. L'insécurité financière et la précarité sont des réalités pour bien des gens...

Par contre, la critique concernant les impôts me semble moins objective. J'ai l'impression, au contraire, que les impôts sont un peu moins élevés ici. Évidemment, vu le cadre de vie de la personne qui témoigne, il doit se classer dans des tranches d'imposition plus élevées que la moyenne et il est possible que cette tranche soit plus imposée au Canada qu'en France.

Ensaimada :

... On pense à la France pour la retraite ...

Amusant Ensaimada.
Beaucoup de français, pour la retraite, pensent au Canada...

:lol: Mais nous ne serait pas permanent, car notre fille est ici.  Idéalement, à l'instar des Québécois qui partent en Floride (nous ne sommes pas attirés par cet endroit), nous irions plutôt passer deux ou trois mois dans le sud de la France.

... oups, mais je pense à quelque chose. Le système de santé étant ce qu'il est, je présume que les Français qui veulent venir ici pour leur retraite (si c'est un déménagement définitif) doivent avoir de grosses assurances. Le gouvernement ne peut-il pas dire qu'à un certain âge, la personne risque fort d'exiger des soins qui vont coûter cher ... et en moment, on manque de ressources.  Enfin, cette rflexion m'est passée par la tête ...

La catégorie « retraité » dans ler cadre de l'immigration au Canada n’existe plus depuis plusieurs années, à ce que j'en ai lu, il me faudrait rechercher cela.

Il reste comme pour beaucoup, le tourisme (6mois/an), et ce malgré pourquoi pas une accession à la propriété, mieux vaut le savoir.

A confirmer !!!

Enfin, mes p'tits commentaires, qui ne valent que pour moi :)

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Originaire de Nice, marié en France à une québécoise en 1998, nous avons atterri à l’aéroport de Mirabel le 06 août 2004. Après avoir vécu ensemble 6 ans sur la Côte d’Azur, nous avons décidé de quitter notre petite routine pour venir nous installer au Québec. Nous avons donc quitté nos 2 emplois de cadres, vendu tout ce que nous possédions là-bas et nous sommes arrivés au Québec avec quelques fringues, 80 bouteilles de vin et pas mal d’argent en banque.

Emploi :

Même si nous sommes très loin d’être des citadins dans l’âme, nous avons fait le choix de nous installer en Banlieue de Montréal afin de trouver rapidement un travail dans notre domaine (Administration de Bases de Données et Marketing). Cette stratégie semble avoir porté fruit : arrivés au mois d’août, nous avons commencé à travailler tous les deux dans notre branche dés le début du mois de novembre.

Ma conjointe, bien que Québécoise avec des diplômes locaux, a eu droit à la même petite phrase réservée aux immigrants fraîchement débarqués : « vous n’avez pas d’expérience Québécoise ». En effet, elle est partie en France dès qu’elle a obtenu ses diplômes. Résultat, elle a été contrainte de recommencer tout en bas de l’échelle avec environ la moitié de son salaire français. Cependant, après avoir fait ses preuves, elle a eu une bonne promotion accompagnée d’une bonne augmentation et ce, même si elle est a présent en congé maternité pour une durée d’un an. Alors qu’en France, dans son dernier job, elle subissait du harcèlement moral de la part de « petits chefs » dans toute leur splendeur, ici, elle s’éclate.

***** Décidément, le « vous n’avez pas d’expérience au Québec » semble se confirmer de plus en plus … et même pour une Québécoise !!!

De mon côté, dès le début, j’ai obtenu environ le même salaire qu’en France, 3 semaines de congés, heures supplémentaires payées ou récupérées, assurance santé, actions de la compagnie, etc. L’ambiance avec mes collègues immédiats est excellente. Cependant, même si elles ont payées, je ne compte pas mes heures, j’ai ma « laisse électronique » (pagette, cellulaire, accès à distance, etc.) en permanence avec moi. C’est parfois assez usant surtout lorsqu’on essaie d’avoir également une vie de famille. J’espère pouvoir un jour me faire embaucher comme « col bleu » à la Ville de Montréal afin de pouvoir enfin me reposer... Du fait de départs successifs dans l’équipe, mes responsabilités se sont considérablement accrues. Mon salaire, lui, a juste suivi l’inflation. Ici, comme en Europe, il paraît que la « fidélité » à un employeur ne paie pas et qu’on accroit jamais autant son salaire qu’en changeant d’employeur.

***** Selon le genre d’emploi que l’on occupe, on a une laisse, c’est un fait. Là où je travaille, certains en ont une et ont une prime pour cela. Mais à grandes responsabilités, gros salaire … et gros stress parfois.


Un point important : même si on fait miroiter à qui veut bien l’entendre que le Québec est une province francophone, dans les faits, pour trouver un bon travail à Montréal, il est indispensable d’avoir un assez bon niveau d’anglais. A toutes les entrevues que nous avons passé, nous avons eu droit à un « how’s your english? » et une partie de l’entrevue en anglais. Cela se comprend assez aisément : bon nombres de clients et de fournisseurs sont soit au Canada Anglais soit aux États-Unis. Mais il vaut mieux avoir conscience de cela avant de venir.

***** Certains, sur d’autres forums, avancent qu’il n’est pas nécessaire de connaître l’anglais pour trouver du boulot à Montréal. C’est vrai … sauf que ça ferme beaucoup, beaucoup de portes.  Une Française récemment arrivée a communiqué avec moi mercredi ; elle se rend dans un organisme d’aide aux immigrants et là, elle fait des appels … partout. Elle m’a donc téléphoné, mais malheureusement, nous n’avons rien en ce moment.  Je lui ai quand même demandé si elle avait essayé les agences d’intérim et elle m’a dit qu’elle en avait fait plusieurs, mais que ça ne fonctionnait jamais, car on demande toujours de l’anglais … et même si elle se débrouille un tout petit peu, ce « tout petit peu » n’est pas suffisant. Elle m’a avoué que c’était très dur. Donc, oui, selon l’emploi que l’on va exercer – secrétaire dans son cas - (et le public avec lequel on sera en contact … et surtout si on choisit Montréal), vaut mieux savoir que l’anglais sera ô combien utile !

Social :

De ce point de vue, ma perception n’est pas exactement celle que peut avoir un immigrant « normal ». Je suis marié à une québécoise, je connais donc pas mal de gens par son entremise. Cependant, je suis forcé de constater que même si j’ai de très bonnes relations avec mes collègues de travail et les gens qui fréquentent la même école d’ébénisterie que moi, cela n’a en pas encore fait des « amis ». En dehors des 5 à 7 et des partys de Noël, nous ne voyons jamais en d’autres occasions. Mais, lorsque je pense aux amis que j’ai en France, ils datent tous de l’école ou des études supérieures, aucun n’est issu du milieu professionnel.

***** Hum .,.. à part des dîners sporadiques pour l’anniversaire de quelqu’un, les collègues ne sont pas du genre à se fréquenter en dehors du travail. J’ai pu observer cela à peu près partout.

Nous n’avons absolument AUCUN contact avec nos banlieusards de voisins. Tout juste un hochement de tête en sortant les poubelles. Je pense que si notre maison brûlait, ils ne bougeraient même pas. Les « 450 » tout-confort sont ainsi paraît-il : individualistes jusqu’au bout de la thermopompe… Mais c’est sans doute mieux ainsi.

***** Nous sommes québécois et n’avons que très, très peu de contacts avec nos banlieusards de voisins itou  D’une part, l’hiver, les gens sortent peu ; une fois rendus chez eux après le boulot, on ne les voit pas. Le printemps revenu, on se croise, mais chacun a ses activités et les gens ne sont pas portés à raconter leur vie.  Nous avons des voisins qui sont là, derrière chez nous, depuis que nous habitons notre maison, soit 21 ans. Ils ne nous ont JAMAIS parlé ! Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Si on se retrouvait près de la clôture, le type (surtout lui, peut-être un antisocial) se retournait pour ne pas nous voir.  Pourtant, ce sont des gens calmes ; on a jamais rien eu à leur reprocher … mais c’est ainsi.  Notre voisin de droite : un monsieur de 87 ans, fort sympathique, à qui mon mari donne un coup de main occasionnellement, mais vous savez, un type qui est arrivé de l’Ontario à la fin de la vingtaine et a élevé ici ses 4 enfants … et ne parle pas un mot français, c’est frustrant.

Quant à notre voisin de gauche, enseignant, il est pire que son prédécesseur : il coupe toutes NOS branches qui dépassent sur son terrain. Imaginez … c’est dangereux des branches ! Et comme c’est une menace qui revient chaque année, il prend de l’avance, s’étire et coupe les branches directement sur notre terrain. Il a même coupé court un petit arbre qui poussait, sans même nous demander notre avis, sans compter qu’il a massacré notre lilas … au point où mon mari lui a demandé de modérer ses ardeurs. Le pauvre …. ce qui tombait du lilas salissait son auto !!!! Ici, dans mon quartier, les gens n’ont pas de garage.  La bêtise …

Ce qui n’empêche pas une voisine, une Argentine d’ailleurs, de s’occuper de notre chat si nous partons … et je lui rends la pareille
.

Qualité de Vie :

« Qualité de vie », c’est très vaste comme concept… En vivant sur la Côte d’Azur, nous étions gâtés au niveau « qualité de vie » : ski, alpinisme, plongée, bronzette sur la plage, soirées en boîte. Sur ce plan là, en Montérégie, c’est la dégringolade. Platitude à perte de vue, centres d’achat à l’américaine… C’est très déprimant...

***** Qualité de vie est en effet un vaste concept. Celle que j’aime ne conviendrait pas à mon voisin, alors. Mais il est vrai que sur la rive-sud de Montréal (je ne connais pas la rive-nord), on a empiété sur les terres agricoles et on continue de le faire … on construit à gogo et pour servir tout le monde, on construit bien sûr des centres commerciaux.  Ce sont des villages de magasins. Donc, pour enfin arriver à une « vraie » campagne, il faut aller loin, car la couronne de banlieue s’étend de plus en plus, entraînant son lot de commerces, de laideur urbaine, de trafic et de pollution.  Car qui dit banlieue dit bien souvent une voiture pour monsieur et une pour madame, car plus on s’éloigne, plus les services d’autobus sont limités.  Et quand les enfants grandissent et ont leur voiture à leur tour, on peut facilement avoir 4 personnes qui vivent dans une maison … et 4 autos à la porte !!!!

Au niveau « stress », là, le Québec sort gagnant : les gens sont globalement plus « cools » dans la vie et au volant. Même si cela n’empêche pas parfois de croiser un excité au volant de sa Honda Civic ou de son F-150 et qui se pense sur « sa » route.

**** Oui, c’est moins pire ici je crois. Néanmoins, on a nos « fous du volant » et les Québécois, malheureusement, sont reconnus comme les plus mal éduqués au volant. Ailleurs au Canada et aux Etats-Unis, nous avons une mauvaise réputation.

Au niveau habitat, nous avons troqué un appartement 3 pièces dans une petite résidence à environ 20 kms des rivages de la Méditerranée contre une maison en banlieue de Montréal avec garage, piscine, grand terrain et tondeuses-souffleuses à neige tout autour.

Cela dépend bien sûr des goûts mais, je pense que je ne me ferais jamais à cette ambiance de « banlieue à l’américaine ». Le week-end, le bon banlieusard se doit d’astiquer son auto de fond en comble, de passer sa tondeuse à moteur Honda et jantes alliage, d’arroser sa pelouse et son entrée en asphalte à grandes eaux et de faire chauffer son BBQ à $700 et 350 000 BTU en buvant de la bière insipide.

**** Oui, pour un Français qui arrive ici avec un bon magot (car s’il arrive avec le minimum, ce n’est pas la même chose), il va pouvoir s’acheter vite fait une belle maison.  Quant à cette description du banlieusard, j’avoue avoir beaucoup ri, car notre ex-voisin d’en face (paix à son âme) consacrait tous ses dimanches au lavage intégral de sa fourgonnette, intérieur et extérieur, juché sur un escabeau. Il en avait pour deux ou trois heures, au bout desquelles il … nettoyait à grande eau, et frénétiquement, son entrée. Et lui et sa femme passaient toutes leurs soirées d’été assis sur le petit perron en avant à regarder les autos passer … une bière à côté de la chaise … Bière insipide ? Je ne suis pas amateur de bière, mais mon mari qui lui, l’est, préfère de loin les bières européennes.


Climat :

Ce qu’il y a de bien au Québec c’est qu’il y a réellement 4 saisons marquées : Été étouffant, Automne flamboyant, Hiver polaire (de moins en moins froid cependant) et Printemps bourgeonnant. Le seul petit problème, c’est que la répartition est assez mal faite : l’hiver dure ainsi environ 6 mois. Là aussi, il vaut mieux en avoir conscience avant de venir car cela peut sembler très long !!!! C’est aussi toute une adaptation pour tout bipède qui se respecte : gougounes, botte en caoutchouc pour la pluie, la boue et la sloche, crampons à glace, etc.

**** J’ai ri là aussi : oui, mauvaise répartition  Ça change d’une année à l’autre. Mais lorsqu’on s’habille bien, c’est supportable. Ce qui n’empêche pas la Québécoise que je suis de ne pas aimer du tout l’hiver. Pas du tout ! Je trouve cela beaucoup trop long et le printemps est souvent poussif, sauf cette année, alors que nous avons eu un mois de mai exceptionnel … mais juin laisse à désirer là …

Familial :

Aucun problème pour moi de se côté-là : avec Skype, Messenger et toute la clique, au bout d’un moment on ne sait même plus quoi se dire ! Pour mes parents, c’est un petit peu plus dur, surtout depuis la naissance de leur première petite fille à 6500 kms d’eux. Chaque année, on prend nos vacances en France et on en profite pour faire le tour de la famille et des amis. Mais au bout de 2 à 3 semaines, on est quand même bien contents de rentrer chez nous.

***** Moi aussi, si j’allais en vacances voir la famille en me déplaçant chez l’un et l’autre, en bouffant et en buvant (« Allez, reprenez-en un peu »), je serais contente de revenir dans mes petites affaires.  Je peux comprendre cependant le grand vide que certains doivent ressentir de voir leurs parents ou leurs enfants au loin … et surtout quand survient la naissance d’un petit-fils ou d’une petite-fille.  Mais lorsqu’on fait des choix, il y a forcément des conséquences.

Services :

Autant il est très bon dans les commerces où il est digne du service à la « Nord-Américaine » (jamais aucun problème pour ramener un article ne donnant pas entière satisfaction et être remboursé sur le champ), autant pour le reste des services publics, c’est assez désastreux. Alors qu’on est autant taxés qu’en France (sinon plus), le moins que l’on puisse dire c’est qu’on en a pas pour notre argent.

L’État des routes, même au centre ville de Montréal sur la rue Sherbrooke, est lamentable : les nids de poule voire d’autruches ne se comptent plus, et ce, malgré, l’ardeur au travail légendaire des cols bleus syndiqués qui travaillent tout de même une bonne heure par jour !  Bien sûr, les autoroutes sont gratuites mais je vous assure que les jantes ovalisées, les suspensions cassées, les crevaisons, au bout d’un moment cela revient cher également...

**** C’est une des choses que j’ai le plus lues lorsque je parcourais des bilans : on paye beaucoup d’impôt, mais n’avons pas de service en retour. Et c’est ce que je ressens aussi. L’état des routes ? Lamentable … on se croirait à Sarajevo après un bombardement. Du coup, les autos sont peut-être moins chères, l’essence aussi …. mais en raison du climat, nos autos consomment plus et l’état des routes les met à rude épreuve. Son commentaire sur les cols bleus me fait rire  Ils ont bien mauvaise réputation.

Depuis que nous sommes ici, la seule occasion où nous avons eu affaire au système de santé Québécois, a été pour le suivi de grossesse et l’accouchement de ma conjointe. Lors du suivi prénatal à l’hôpital Charles Lemoyne sur la Rive Sud, ils se sont trompés de patiente lors de l’analyse des échantillons sanguins en diagnostiquant un problème qui n’existait pas. Nous avons donc changé d’hôpital. L’accouchement à l’hôpital Pierre Boucher, toujours sur la Rive Sud, s’est très bien passé, le personnel était très qualifié mais le manque de moyen était criant : rien à manger suite à l’accouchement (nous avons fait livrer une pizza à 1 heure du mat à l’hôpital, vive le service à l’Américaine…), chambre délabrée datant des années 70 avec murs croutés et crucifix, nourriture infecte pour tous les repas En revanche, le tarif de la chambre était à la hauteur : près de $200 par jour qui ont été pris en charge par mon assurance privée. Avis à ceux qui n’en auront pas en arrivant.

Lorsque je suis retourné au service comptabilité, là, j’ai eu l’impression de me retrouver dans les « Invasions Barbares ». Les lits de patients (pas de gens en train d’attendre leur tour pendant des heures aux urgences hein…) encombraient le couloir. C’était très gênant que de se retrouver dans leur intimité.

Bref, en cette période bénie de l’année où je suis en train de préparer nos 4 (!!!) rapports d’impôt (vous vous plaignez du fisc français, attendez donc d’être ici…), je me demande vraiment où passe tout cet argent.

***** Système de santé épouvantable ! Le hic, c’est le manque de médecins de famille, de généralistes. Mais je ne m’étendrai pas sur le sujet, car j’en aurais trop long à dire.  Exemple : j’ai eu un mal d’oreille terrible. J’ai essayé d’endurer, mais non, ça ne passerait pas tout seul. Je suis donc allée à la clinique sans RV. J’ai attendu, bien sûr.  On m’a prescrit des antibiotiques pour une semaine (otite),  mais j’ai terminé et mon oreille n’est pas rétablie. Je ne peux me résoudre à retourner à la clinique poireauter 5 heures dans une chaise inconfortable, incapable de lire car il y a trop de va et vient.  J’ai trouvé un médecin de famille, mais ne l’ai vue qu’une fois et elle est partie en congé maternité.  Entre-temps, j’avais décidé d’aller au privé, où j’obtiens bien sûr un excellent service. Mais vais-je aller au privé cette fois et payer 95 $.  J’ai fait faire mon bilan de santé cette année au privé … bref en tout j’en ai eu pour environ 300 $, mais je paie déjà des impôts pour la santé ! J’ai donc l’impression de payer en double.  Donc, j’attends. Si la semaine prochaine, ce n’est pas mieux, je vais retourner en clinique sans RV et perdre ½ journée de travail.Perspectives d’avenir :

Pour l’instant, nous sommes ici et nous sommes plutôt heureux… Si un jour cela ne fait plus notre affaire, et bien, il sera l’heure de partir ailleurs comme nous l’avons déjà fait depuis la France.

Mais, ne nous voilons pas la face : la France… le Québec… les 2 pays ont leurs avantages et leurs inconvénients. Avant de venir ici, renseignez-vous bien en diversifiant les sources et prévoyez un bon coussin financier car sans emploi, les économies filent très vite... Et il vaut mieux être conscient de cela avant de se retrouver ici, le cul dans la neige...

***** J’ai trouvé que c’était un bilan écrit « posément », réaliste et sans « haine ou amertume » … juste une expérience, son expérience. En plus, il a de l’humour ce type tout de même. 

Et la suite ...

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Le Québec en 10 certitudes.

Voilà maintenant 5 ans que nous sommes arrivés, très exactement 5 ans et 2 jours pour être plus précis.

Faire un bilan c’est résumer, résumer c’est extraire la matière principale dont sont faites toutes les choses et ce n’est pas facile lorsqu’il s’agit de sa propre expérience, l’objectivité n’est généralement pas au rendez-vous alors allons-y donc :

Première certitude, nous ne finirons pas notre vie ici, malgré un cadre de vie très agréable, certaines façons de faire, l’approche très superficielle des problèmes majeurs, le manque de rigueur à tous les niveaux nous pèsent ou devrais-je dire me pèse de plus en plus, nous sommes au pays de « Jacques a dit » et lorsque Jacques ne l’a pas dit alors il n’y a rien à dire ou à faire, il faut se contenter de ce qui est offert, baisser la tête et tenter de s’arranger pour trouver une alternative et ceci est d’autant plus vrai qu’on est Français.

**** En fait, il y a beaucoup de laxisme à différents niveaux au Québec. Et c’est vrai qu’avec des problèmes criant dans le domaine de la santé et de l’éducation, on se demande ce que font nos dirigeants.

Deuxième certitude, la famille nous manque également de plus en plus, nous n’avions pas suffisamment juger l’importance du besoin de retrouver ceux qui nous sont chers et qui vieillissent tranquillement, qui grandissent trop rapidement et qui changent radicalement, les coûts de voyage pour une famille de 5 personnes ne se comparent malheureusement pas à un plein et à un péage d’autoroute même si ces derniers ont largement augmenté au cours des 5 dernières années.

Rentrer en France pour les vacances est un sacrifice qui vous déstabilise un budget pour l’année suivante et il est ensuite difficile de continuer à vivre sereinement et d’avoir des projets en sachant qu’une bonne part des économies partira en fumée de kérosène !!!

***** Je peux comprendre son point de vue. Si on a de bonnes attaches en France, il y a de bonnes chances que c’est là qu’on aille pour nos vacances … donc c’est là que passe le budget-vacances. Du coup, on n’a pas vraiment le temps de visiter le Québec, d’aller aux Etats-Unis sur la côte Ouest, d’aller fouiner en Ontario, très belle province, etc.  Et ça coûte cher lorsque toute la famille part.

Troisième certitude, le climat viendra à bout de mon optimisme, si nous restons trop longtemps.

Cet hiver qui traîne en longueur ne me fera plus rire d’ici quelques années et j’essaierai de partir avant qu’il ne me fasse pleurer.

***** *LOL* Moi aussi parfois, j’ai envie de pleurer lorsqu’il neige en avril … Comme cela s’est produit le 27 avril (mais nous étions à Cuba … et tous les Québécois là-bas en parlaient !).

Quatrième certitude, la précarité est un élément non pris en compte et qui ne peut pas l’être d’ailleurs au moment où l’on s’installe, on s’imagine que la courte période nécessaire à la découverte et à l’installation est bien un mal nécessaire mais il est plus profond, tout ici me semble précaire pour ne pas dire bancal, je n’aborderais pas le système de santé qui à lui seul pourrait nous donner l’image de l’organisation et de la gabegie qui règne dans cette province.

**** Il l’a dit !


Précarité également dans le monde du travail, interprétation unilatérale des conventions collectives, décision de licenciement arbitraire, vision à trop court terme des investissements humains et financiers, nous ne sommes pas ici au pays du développement durable à part peut-être dans la gestion du commerce du café…

***** ll a de l’humour en tout cas. Pour le travail, bien je suis dans un milieu syndiqué (fonction publique) depuis 5 ans … et je n’avais jamais connu cela avant.  Disons que je vois des choses qui me font sursauter et si j’étais plus jeune, c’est sûr et certain que je chercherais un travail ailleurs, car on est limité dans un carcan, il est difficile de prendre des initiatives, bref, ce n’est pas un milieu qui me convient. Je retournerais au privé.




Cinquième certitude qui pourra sembler contradictoire avec les précédentes mais mes enfants sont épanouis, je les sens moins exposés à l’insécurité qui régnait dans la région parisienne lorsque nous y habitions, plus ouverts et moins contraints à entrer dans un moule, est-ce le résultat d’une moins grande exigence du système, c’est possible mais ils y trouvent leur compte n’est- ce pas là l’essentiel.

***** Ce sujet a été abordé (de façon houleuse) sur un autre forum. Une Française y faisait le bilan après un an d’école publique pour ses enfants … et ce n’était pas à l’avantage des écoles publiques québécoises.  C’était son avis et en tant que contribuable, elle avait le droit de le donner. Bien des gens n’ont pas accepté et elle en a pris « plein les gencives » comme elle dit. Mais je la comprenais très bien, ma fille étant au secondaire et ayant moi-même pu me rendre compte de beaucoup de failles dans le système. Mais c’est là un très vaste sujet

Sixième certitude, si je devais partir demain ce n’est pas en région parisienne que je rentrerais et j’en suis même à me demander si je remets les pieds en France métropolitaine ou alors loin des villes, loin de toute cette agitation qui ne génère que stress et confusion, c’est bien connu, pour vivre heureux vivons cachés.

***** Eh bien nous, on songe de plus en plus à la campagne … même en banlieue, c’est presque la ville et il y a un stress.

Septième certitude, j’ai beaucoup appris ici par la force des choses, j’ai compris que si tu n’y es pas né tu ne pourras jamais revendiquer le statut de citoyen mais cette vérité s’applique également en France, j’ai compris la difficulté d’un étranger de se réaliser dans un pays qui n’est pas le sien, j’ai appris à cultiver ma différence car la nier n’apporte rien et si je devais rentrer en France j’en tirerais la leçon dans mon regard au quotidien.

**** Très bien. Pas d’amertume.

Huitième certitude, j’ai rencontré ici des gens que je n’aurai jamais eu l’occasion de fréquenter en France, la plupart sont devenus des amis, certains n’ont fait que passer, d’autres m’ont profondément déçu mais tous m’ont permis de mieux comprendre et d’aller chercher au fond de moi-même ces motivations qui nous font partir en espérant trouver mieux ailleurs même si le résultat n’est pas toujours à la hauteur de nos espérances.

Neuvième certitude, lorsqu’on vient en famille et qu’on désire absolument s’installer définitivement, on se retrouve être une génération sacrifiée, celle du défrichage, du labour et de la semence, la récolte profitera à nos enfants s’ils souhaitent rester.

**** Eh bien, j’avais dit exactement la même chose sur un autre forum … et je me suis fait dire quelques bêtises (mais par un type qui n’est pas très sain mentalement je crois). 

J’ai défriché, j’ai commencé à labourer mais je ne me sens pas aujourd’hui capable de lancer ces graines qui un jour produiront le bonheur, je veux voir le résultat des mes efforts et l’attente de la récolte me paraît bien longue, en conséquence nous plantons des annuelles à défaut de vivaces, le résultat est moins spectaculaire mais bien plus rapide, nous nous sommes mis au diapason…

Dixième certitude, il reste énormément de travail à faire dans le cadre de l’immigration et de l’accompagnement des nouveaux arrivants, je m’y suis essayé et c’est un constat de semi-échec, les préoccupations quotidiennes de chacun, les critiques acerbes, la mauvaise foi ont miné les bonnes volontés et c’est avec beaucoup de regret que je fais ce constat mais j’ai entendu dire qu’iC était à vendre alors pourquoi ne pas profiter de l’occasion et ainsi remodeler cet outil qui nous as permis de nous rencontrer et d’en faire ce formidable espace de discussions et de rencontres.

**** Oui, il a raison ; il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire. C’est bien beau les équivalences, les ententes France-Québec … mais il faut impérativement mettre les employeurs dans le coup.  Nous avons recommencé à afficher des postes récemment et j’ai entendu des commentaires un peu racistes de la part de mes collègues-patrons.  On fait de la formation pour savoir bien écrire (ok), pour savoir gérer son stress (bon … ok ….), mais on devrait peut-être former nos gestionnaires qui, je m’en rends compte, ne semblent avoir aucune idée du potentiel de l’immigration, mais vraiment aucune. Et pourtant, nous sommes au gouvernement !!!!!! Qu’attend-on pour leur offrir ½ journée avec une personne qualifiée qui viendrait leur parler des bienfaits d’embaucher des immigrants ? Mais comme ils coupent dans tout en ce moment … je ne pense pas que ce soit dans leurs priorités de conscientiser les gestionnaires :(

Bonjour Ensaimada, un grand merci pour ton retour sur ce post.

Que de temps pris sur ton temps libre.j' y reviendrai tes commentaires sont bien évidement avisés et c'est bien là, l'intérêt le plus important.Bien entendu que chacun aura son ressenti et c'est bien ainsi qu'il faut que cela se passe.

Il est évident que pour améliorer son processus d'immigration, plus une famille a de moyens, plus celui sera donc aisé.Encore faut-il que tout soit posé dès le départ et non une fois, sur place.

IL est écrit partout que pour résider Montréal et donc en général y travailler il est vraiment recommandé d'être bilingue ,c'est pour ma part une erreur de vouloir s'y établir, dans le cadre d'une recherche d'emploi en secrétariat, sans parler anglais.

Pour les lacunes des domaines de l'éducation, la santé la France est pas mal placée non plus, disons que ce ne sont pas les mêmes "causes à effet"...

IL est un fait avéré que l'hiver Québécois, est sympa lors des premières années, en revanche il pèse vite par la suite.Celui -ci sera d'autant plus "lourd", si une famille n'est pas équipée ou encore n'a pas les moyens de s'octroyer des services de déneigement privé..

Le système éducatif Français est à ce jour dépassé dans tous les sens du terme, il est vrai que c'est une véritable source de motivation pour nous, de vouloir immigrer au Québec.Nous avons déjà abordé ce sujet lors d'autres posts :)

L'expérience québécoise est souvent, il est vrai mise en évidence mais finalement comment "s'imposer" dans une société si ,nous n'avons pas de reperces , de savoir faire non pas usuels mais professionnels.C'est une réalité, encore faut-il en être conscients et non pas s'attendrir et parfois même rêver.....

En tous cas, elle est bien sympa ta réaction Ensaimada !!

Bonjour Ensaimada, un grand merci pour ton retour sur ce post.

Que de temps pris sur ta soirée.j'y reviendrai car tes commentaires sont bien évidement avisés et c'est bien là, l'intérêt le plus important. Bien entendu que chacun aura son ressenti et c'est bien ainsi qu'il faut que cela se passe.

Il est évident que pour améliorer son processus d'immigration, plus une famille a de moyens, plus celui sera donc aisé. Encore faut-il que tout soit posé dès le départ et non une fois, sur place.

IL est écrit partout que pour résider Montréal et donc en général y travailler il est vraiment recommandé d'être bilingue , c'est pour ma part une erreur de vouloir s'y établir, dans le cadre d'une recherche d'emploi en secrétariat, hôtellerie, restauration, tourisme sans parler anglais.

C'est la même chose que de vouloir immigrer, se dire détenteur de diplômes et ensuite se demander comment faire par la suite sans pour autant avoir consulter la faisabilité et la réalité d'un tel projet.

Pour les lacunes des domaines de l'éducation, la santé la France est pas mal placée non plus, disons que ce ne sont pas les mêmes "causes à effet"...

IL est un fait avéré que l'hiver Québécois, est sympa lors des premières années, en revanche il pèse vite par la suite. Celui -ci sera d'autant plus "lourd", si une famille n'est pas équipée ou encore n'a pas les moyens de s'octroyer des services de déneigement privé..

Le système éducatif Français est à ce jour dépassé dans tous les sens du terme, il est vrai que c'est une véritable source de motivation pour nous, de vouloir immigrer au Québec(pas la seule, loin de là). Nous avons déjà abordé ce sujet lors d'autres posts :).

ta comparaison afin de préparer la génération future me semble tout à fait réaliste.

L'expérience québécoise est souvent, il est vrai mise en évidence mais finalement comment "s'imposer" dans une société si, nous n'avons pas de reperces, de savoir faire non pas usuels mais professionnels. C'est une réalité, encore faut-il en être conscients et non pas s'attendrir et parfois même rêver.....

En tous cas, elle est bien sympa ta réaction Ensaimada !!

Pour ce qui est de l'hiver, vous vivez dans une région où vous y êtes habitués, donc ce ne sera pas une grosse surprise. Mais pour des gens qui arrivent de Provence, entre autres, c'est parfois assez difficile. 

Pour le service de déneigement ... nous n'en avons jamais eu.  Mon mari pellete lui-même, et je l'aide.  Mais les services de déneigement ne coûtent pas si cher que cela.  Il y a des années, comme l'hiver dernier, où les déneigeurs sont morts de rire, car nous n'avons pratiquement pas eu de neige. Par contre, l'hiver d'avant (ou en 2008), ils ont dû être perdants un peu tellement il y en avait. :D

En tous cas, je suis prêt à déneiger tous les jours si, notre rêve se réaliseeeeee.

:lol: ... et puis avec ton grand garçon qui pourra t'aider, pourquoi pas ? C'est un bon exercice ;)

Ensaimada :

:lol: ... et puis avec ton grand garçon qui pourra t'aider, pourquoi pas ? C'est un bon exercice ;)

je t'ai contacté en privé ...:)

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