Le syndrome paraguayen

A Terrik,

Bien vu, camarade, bonne analyse, comme toujours...

Henripuf :

+ 1 avec le dernier commentaire.

Quand on décide de vivre et de travailler  dans un pays étranger, et qu'on trouve que la somme des points négatifs pèse plus dans la balance que les points positifs, eh bien, on fais ses bagages et on va autre part....

Çela n´empeche pas de donner sont avis sur les "couts de contexte" sur ce forum ou convive :

* candidat à l´expatration ;
* expatrié avec du vécu sur place portant plusieur casquetes ;
* personne qui on fait le déplacement in situ.

limité cette espaçe de discussion que à des avis favorable n´est pas trés démocratique et intélectuellment est sintomatique d´une aculturation et l´assimiliation d´un syndrome .....

Bonjour jc paracom,
Serait il Possible de me faire parvenir votre récit d'aventure le syndrome paraguayen ?
Merci

Tu ne crois pas si bien dire en parlant de récit d'aventures...
Mais d'aventures coûteuses hélas !
Pour te l'envoyer j'ai besoin de ton mail EN MESSAGE PRIVÈ STP,  sinon tu vas te faire tirer les oreilles (à distance) par le modérateur...

Bonjour jc paracom,
Je me demandais si vous aviez reçu mon adresse mail en message privé car je crois que la messagerie du site ne fonctionne pas très bien.

Si, je t'ai envoyé le texte avant-hier à 23h20.
Vérifie l'adresse mail que tu m'as donnée par message privé, tu as du te planter.

Bonjour JC Paracom. Merci pour le partage de votre expérience et vos commentaires / anecdotes très intéressantes qui nous permettent de mieux appréhender le pays pour lequel nous nous intéressons.
Je vous ai envoyé 2 messages en privé en vous demandant votre ouvrage sur le syndrome paraguayen mais je n'ai pas eu de réponse. Avez vous bien reçu mes 2 demandes ? Serait-il possible de me l'envoyer ? Vous remerciant d'avance, Nicolas

Excuse-moi Nico, honte à moi, ça fait 3 mois...
Chaque fois que quelqu'un me demande de lui envoyer le syndrome, je tombe tout seul dans le même piège qui est de penser que je dois impérativement le mettre à jour avant de l'envoyer. Et pour le mettre à jour, je dois me goinfrer la totalité du texte pour voir ce qui est devenu obsolète, je te laisse imaginer la suite... J'ai toujours un truc plus urgent à faire, et j'oublie !
Heureusement, la version que j'ai actuellement n'est pas trop périmée et je te l'envoie comme telle. Pas de problème pour ton adresse mail, tu me l'avais déjà donnée.
Je profite d'ailleurs pour dire aux deux autres qui sont dans la même attente - et qui se reconnaîtront - qu'ils recevront également le texte cette semaine, c'est promis !

bonjour je dois aller au mois de fevrier au paraguay pour un premier apercu
vous serais t il possible de m envoyer votre recit du symdrome paraguayen
vous en remerciant Antoine

Il me faut une adresse mail par message privé

Bon ben j'en suis bien revenu du Paraguay. Un de ses seuls atouts était le prix des choses  mais en trois ans, il y a eu une inflation de malade! Le prix des maisons à doublé, la note du supermarché a fortement augmenté ( et je parle de produits basiques comme le lait par exemple). Et ça n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Je me demande sincèrement comment le Paraguayen moyen fait pour vivre. Toujours autant d'inculture et les femmes sont les moins jolies des latinos. Beaucoup d'obésité. Plus qu'à trouver un autre pays latino américain.
[at]JC , j'ai voulu aller te rendre visite à l'hôtel mais finalement n'ai pas pu. La prochaine fois, quand j'irai voir la belle famille, sans faute

A Tonton Cristobal

C'est vrai que tu es marié à une paraguayenne, j'avais oublié...
Un autre pays dis-tu ? Tu vas avoir du mal... Je crois qu'il y a une mentalité commune à toute l'Amérique du Sud.  On retrouve un peu les mêmes formes de comportements, partout les petites arnaques foireuses au quotidien dans tous les pays, avec en commun une phénoménale absence d'éducation et de culture intellectuelle. Néanmoins je reconnais que les Paraguayens dans ce domaine sont sans conteste les champions du continent.
Pour répondre à tes propos concernant la morphologie des femmes,  je te recommanderai sans hésiter l'Argentine ou la Colombie
Note quand même que j'ai des copains français qui sont là depuis plus de 20 ans, qui s'y plaisent et qui n'ont pas l'intention de repartir.... J'en ai même un qui a épousé une Paraguayenne, comme toi, et qui ne s'en plaint pas, comme quoi...
Mais t'as raison, viens me voir, on pourra parler de ce très sympathique pays en toute tranquillité en buvant une bonne bière...belge !

Pour tous

Sans sortir du syndrome paraguayen, vous êtes quelques uns à me poser des questions dont les réponses intéressent tous ceux qui veulent venir vivre ici, et principalement sur la mentalité des habitants, et sur l'analphabétisme fonctionnel  dont je parle souvent.

Quelque chose image très bien cet analphabétisme fonctionnel : J’avais remarqué depuis longtemps la difficulté du Paraguayen moyen (et parfois même supérieur) à comprendre ce qui est simplement écrit, certains venant même me demander le mode de fonctionnement d’un appareil ou la posologie d’un médicament, la notice d’emploi à la main.
Un jour, une jeune fille d’une vingtaine d’années, faisant ses études d’infirmière et seule de sa famille à savoir lire et écrire, est venue me voir pour que je l’aide à élucider une énigme médica-menteuse… comme une paraguayenne !  Sa mère se traîne un problème viral récurrent qui se traite habituellement avec 1g d’antiviral par jour, à raison d’un comprimé de 500mg le matin et le soir. Jusqu’ici, rien de bien compliqué …  Sur ce, elle ajoute  « Il n’y avait plus de boites de 500 mg, la pharmacienne m’a donné une boite de la même quantité de comprimés, qui coûte le même prix, mais ce sont des comprimés de 1g alors que la notice indique clairement 1 comprimé de 500mg matin et soir.» Je lui réponds que les comprimés étant sécables, il suffit d’en diviser 1 en  2 pour avoir 2 demi-comprimés de 500 mg chacun, CQFD. Elle me regarde, visiblement déstabilisée « mais si tu divises un comprimé en deux il est deux fois moins puissant ! » Je tente de lui expliquer que ce n’est pas la taille du comprimé qui fait sa puissance mais son dosage et je crois bon de préciser que 2 demi-comprimés issus d’un comprimé et 1g = 2 comprimés de 500mg entiers. Là, elle me regarde, et je lis dans ses yeux à peu près ce qu’elle pense « Toi, l’étranger, t’es en train d’m’embrouiller, ça va pas l’faire !» Comme un imbécile, je m’enferre à vouloir lui expliquer l’évidence et pour la rassurer, je dis « En fait c’est très bien car les deux boites étant au même prix pour le même nombre de comprimés sécables, ça te coûte deux fois moins cher » Elle m’a fusillé du regard et est partie visiblement très en colère.
Je racontais cette histoire à un client qui a un gros cabinet d’avocats d’affaires à Asuncion, un Paraguayen bien, de ceux qui sont trop rares et qu’il est rassurant pour le pays de savoir qu’ils existent. Il m’a répondu à peu près ceci : « Encore une fois c’est un problème d’analphabétisme fonctionnel doublé d’une absence totale de curiosité et surtout d’envie de comprendre, c’est culturel. Tu pourras faire tous les textes que tu voudras, les plus simples, même avec 8 ou 10 mots, ils ne liront rien car ils sont bien incapables d’en comprendre le sens. Ils retiendront seulement les choses qui les intéressent, et en premier le prix, car l’argent est le carburant du Paraguayen. S’il voit le prix, il ne regardera pas ce qu’il y a devant ou derrière, ni au-dessus, ni au-dessous, il te posera les questions dont les réponses figurent dans tes 8 ou10 mots.»
Quand on a compris ça, on a tout compris, et surtout quel type d’échange on peut avoir avec un voisin du cru, qui ne sait ni lire ni écrire dans la très grande majorité des cas

Depuis cela, je ne me formalise plus… J’ai passé une publication Facebook dans laquelle je dis : PAQUETE ESPECIAL Incuido habitación + desayuno + acceso a la piscina y el restaurante 3 DIAS ENTEROS + 2 NOCHES 750.000 Gs PARA UNA PAREJA
Les questions fusent dans la messagerie, une vraie folie, en voici quelques unes représentatives de 6 à 7 réponses sur 10 : C’est un prix par personne ? C’est pour une ou deux nuits ? Est-ce que l’hébergement est compris ? Est-ce qu’il y a une piscine ? et un restaurant ? est-ce que le petit déjeuner est compris ?
Au début, je pensais qu’ils faisaient exprès de ne pas comprendre, leur côté « Ñembotavy » (pour ceux qui vivent ici), et je leur retournais en pièce jointe une capture d’écran de la publication Facebook sur laquelle j’avais entouré la réponse. Quelle erreur ! J’ai vite découvert l’autre côté du Paraguayen dont Saro Vera parle dans son livre « El Paraguayo, un hombre fuera de su mundo » je veux parler ici de la grossièreté du Paraguayen auquel il consacre un chapitre entier (El Guarani y la groseria - Editions El Lector - page 139). Je me suis fait copieusement insulter dans les commentaires de la page principale, a tel point que j’ai été obligé de bannir un à un de ma page professionnelle tous ceux qui vomissaient leur haine contre moi, avec un acharnement et une mauvaise foi indescriptibles. Bon sang, mais jusqu’où peut donc aller l’ignorance ? Car le Paraguayen ne veut pas lire ce qui est écrit et qu’il ne comprend pas, mais il ne faut surtout pas le lui signifier sous peine de se faire clouer au pilori !

Suite à cela, sachez aussi que j'ai décidé de ne plus engueuler ceux qui lustrent leurs chaussures avec les serviettes de table du restaurant, c'est trop risqué ! Le dernier en date était un avocat lui aussi (décidément il y en a partout) en costume noir, chemise blanche et cravate noire, avec l'inévitable Mercedes dernier modèle, rutilante,  pareil que les employés des douanes... Il a récupéré son doggy-bag en cuisine et il est parti sans laisser un centavo de pourboire au serveur,pareil que les employés des douanes...

Rien de tel que ce type d'anecdote pour découvrir le charme de la face cachée d'un pays, bien éloignée des clichés touristiques des bisounours...

On vit une époque formidable

JC, de la pacience !

Sans aller trop loin, les chiliens ne sont pas en reste..... et meme des professionels avec diplome en medecine.
Comme je loue  2 petites cabañas dans un petit village perdue en Patagonie, et que la route pour arriver est en travaux perpetuels, j'envoie plein de details des  zones en chantiers, les horaires de fermetrure de la route, etc, je perds en temps enorme a preparer mes mails  chaque semaine pour que le gens soient dument  informes....  avec dessins et tout, faire plus, impossible
Certaines ne lissent pas ou  ne comprennent pas, et pourtant j'ecris en espagnol parfait, mais ils  ne suivent pas les indications ni les panneaux sur la route et patatras  ils se deroutent, partent ailleurs ...enfin ils arrivent  fachés ils gueulent que se de ma faute, que je ne les ai pas averties patati patata, mais par contre pour ecrire de commentaires lapidaires sur internet la  ils  sont les meilleurs.
Diego el zorro

Sur le site du routard, voila que la figure du

"Conseiller Consulaire
Représentant les Français du Paraguay"

est publique car membre du forum.
Vous connaiser?

Voire :
http://www.routard.com/forum_message/74 … raguay.htm

Salut Paulo, Excuse-moi de répondre si tard

Oui bien sûr on le connaît, c’est Alain SAMARAN !
Sache que je n’ai pas rencontré un seul Français qui ne le connaisse pas car il est représentant d’un parti politique. Sache aussi qu’ici, pour tous ceux qui viennent monter une affaire, pas besoin d’acheter des vêtements en arrivant, chacun a droit son « costard » dès qu’il pose son pied sur le tarmac, il est d’office habillé gratis pour 5 ans. Ça a été mon cas aussi, mais bon, je sais aujourd’hui que les expatriés de tous pays aiment bien parler des autres … Ça veut dire que ce qui se dit sur le Conseiller Consulaire m’importe peu, mes opinions, c’est moi qui en décide… Aussi, et toute connotation politique mise à part,  je pense qu’Alain SAMARAN est plutôt une bonne, voire très bonne adresse*.
C’est un type sympa, ouvert, et qu’on a plaisir à côtoyer. Je sais par ailleurs qu’il a aidé beaucoup de Français qui étaient dans une détresse totale, complètement plumés et à la rue, n'ayant même plus de quoi se payer un billet d’avion retour.

Parmi eux, j’en connais trois, dont un que j’ai recueilli ici et qui m’aide à l’hotel. Il s'appelle Jean-Pierre, il était venu monter une affaire de fabrication de chaussures et s’est fait délester de son pécule en un clin d'oeil, dans une affaire foireuse, comme on en trouve dans toute l’Amérique du Sud et pas seulement ici.

* Il fallait que ce soit dit, c'est chose faite !

BON A SAVOIR :

Le syndrome paraguayen aurait pu s’appeler aussi « Paraguay mode d’emploi » ou encore « Amérique du Sud mode d’emploi ». Il n’a pas été écrit pour ceux qui viennent y passer une retraite tranquille, ni pour ceux qui vivent de leurs rentes, ni encore pour les baroudeurs aguerris, mais pas non plus pour ceux qui viennent avec un vrai projet, un vrai boulot.
J'ai écrit ce texte pour ceux qui arrivent avec de l’argent pour y monter une affaire en ne connaissant rien du pays ni des coutumes d’Amérique Latine (ils sont nombreux), et qui devront accomplir dans un premier temps toutes les démarches administratives qui sont autant de pièges, puis travailler et négocier au quotidien avec des gens qui sont issus d’une culture indienne encore plus éloignée de la nôtre que la culture asiatique, ne serait-ce que dans le respect d'autrui où les rapports conventionnels et superficiels qui se font d’entrée, et qui laissent penser que le Paraguay a beaucoup de traits de similitude de fonctionnement avec les latins d’Europe… énorme erreur ! C’est pourquoi, et pour ceux qui voudront monter une affaire dans ce pays sans repartir ruiné, il me semble préférable de lire mon texte en entier, même s’il risque de choquer les bonnes idées reçues de chacun sur le pays et sur les gens. Oh, je n'ai pas la prétention de tout connaître, loin de là, mais malgré une méfiance affutée j'ai quand même réussi l’exploit de me faire délester avec élégance de plus d’un tiers de mon capital de départ (je n’en suis pas très fier) simplement parce que je ne connaissais pas les ficelles et les modes opératoires de l’état, des municipalités, des sociétés de services et des gens, tout simplement.
J'espère donc que mon expérience malheureuse mettra les nouveaux arrivants à l’abri d’éventuels désagréments car - et pour faire un clin d’oeil au dessinateur Jean-Jacques Sempé - on peut dire du Paraguay que lorsqu’on vient avec de l’argent pour y monter une affaire :
- Avant d’y venir tout est beau
- Quand on y arrive on s’aperçoit que « rien n’est simple »
- Rapidement « tout se complique » surtout pour ceux qui arrivent avec un bon pécule qui sera d’entrée l’objet de toutes les convoitises, dès qu’il posera le pied sur le tarmac de l’aéroport !

Mise en garde sur le choc des cultures : Je pense qu’en matière d’expatriation beaucoup trop de fausses-idées circulent, et les rares sites traitant du sujet sont plus encenseurs que réalistes. Et c’est bien normal car il y a l’expatriation du boulot et celle de la retraite, et elles n’ont rien en commun. Nous ne traiteront donc ici que de l’expatriation professionnelle.
Selon le site http://gestion-des-risques-interculture … iations-2/ il semblerait que dans 30 à 50% des cas, les expatriés qui ont été envoyés en mission pour une durée déterminée dans des pays de culture différente, auraient subi un échec cinglant. Selon d’autres sources, le taux d’échec dépasseraient même les 60, voire à 65%.

Je pense que ces chiffres ne sont pas exacts et qu’il faut les pondérer en fonction de 6 facteurs essentiels et très curieusement non pris en compte :
1 - Les modalités de départ, car ils ne concernent que des gens qui sont envoyés en mission par leur employeur, qui bénéficient donc tous d’une activité permettant de s’occuper l’esprit, libérés majoritairement des problèmes de coût d’installation et de vie au quotidien dans le pays d’accueil, et pour lesquels l’employeur a souvent déblayé le terrain dans tous les domaines, ce que j’appelle « l’expatriation clé en main ».
2 - Ceux qui ne disent rien mais qui comptent les jours les séparant du retour. Et ils sont plus nombreux qu’on l’imagine, j’ai moi-même connu deux couples à Asuncion qui attendaient le départ comme une délivrance… Choc des cultures ? Plus que probable… Et ceux-là ne sont pas dans la statistique
3 - Ceux qui disent qu’ils sont heureux , par obligation mais qui n’en pensent pas un mot depuis bien longtemps. Ils se taisent car revenir au bercail serait l’aveu d’un échec cuisant, mieux vaut donc mentir et rester pour éviter l’humiliation.  Ils ne sont pas dans la statistique non plus
4 - Les différences de culture : un Européen francophone s’adaptera beaucoup plus facilement à Montréal qu’à La Paz ou Asuncion.
5 - L’absence de perte de points de repère :  Ceux qui sont pris en compte dans la statistique ne sont pas concernés par ce problème essentiel. Ils savent qu’ils partent seulement pour un moment et que dans 2 à 3 ans ils retourneront chez eux, évitant ainsi la perte des principaux points de repère, la famille, les amis, et les petites habitudes bien sympathiques
6 - Ils ne mettent pas en jeu leur patrimoine financier.

C’est pourquoi il me semble également indispensable de bien distinguer ceux qui partent faire un vrai boulot pour un temps bien défini, des autres qui viennent sans but réel pour mettre toutes leurs économies sur la roulette du casino paraguayen, en espérant monter un « j’en sais rien mais on trouvera bien un truc » comme la majorité des apprentis aventuriers européens en quête d'exotisme, et adeptes du « l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin », traduisez « chez nous c’est pourri, là bas tout est mieux »
Chez ceux-là, il semble que le taux d’échec flirte allègrement avec les 95%, avec en prime la perte total de leur cagnotte, d’où mes interventions répétées de mise en garde, car le Paraguay est connu comme l’un des deux pays les plus risqués dans ce domaine (avec le Pérou), même les Brésiliens, les chiliens et les Argentins le disent et s’en méfient, et pourtant, dans ce domaine, ils ne sont pas en reste….. Le Rio Paraguay n’est pas le Rio-Pactole, l’arnaque y est culturelle, on s’en vante, escroquer un gringo est une fierté, ça figure déjà dans les contes pour enfants. Ceci est de notoriété publique, c'est un fait établi non contestable qui a même été dénoncé par le President Horacio Cartes dans son discours électoral.
Et ça risque de durer un moment d’après les quelques sociologues paraguayens/guaranis qui déplorent cet état de fait, dénonçant dans le même temps une impossible intégration pour un étranger, celle-ci restant complètement illusoire (source le livre de Saro Vera) même pour ceux qui ont très naïvement le sentiment de l’avoir réussie. Tous les sociologues le savent, en Amérique du Sud, tant que tout va bien dans les relations conventionnelles, un gringo a la possibilité de se sentir intégré. Mais quand un conflit éclate et qui met en jeu la propriété ou l’argent, un gringo reste avant tout un gringo !

Quand on sait où on met les pieds, je ne dirai pas que tout est plus facile mais c'est moins difficile, un peu comme il est préférable de choisir une maison en hiver qu'au printemps, surtout pour y vivre toute l'année

Modéré par Bhavna il y a 2 ans
Raison : Hors-sujet. Veuillez vous référer au post 1.
Je vous invite à lire la charte du forum
jc.paracom :

Salut Paulo, Excuse-moi de répondre si tard

Oui bien sûr on le connaît, c’est Alain SAMARAN !
Sache que je n’ai pas rencontré un seul Français qui ne le connaisse pas car il est représentant d’un parti politique. Sache aussi qu’ici, pour tous ceux qui viennent monter une affaire, pas besoin d’acheter des vêtements en arrivant, chacun a droit son « costard » dès qu’il pose son pied sur le tarmac, il est d’office habillé gratis pour 5 ans. Ça a été mon cas aussi, mais bon, je sais aujourd’hui que les expatriés de tous pays aiment bien parler des autres … Ça veut dire que ce qui se dit sur le Conseiller Consulaire m’importe peu, mes opinions, c’est moi qui en décide… Aussi, et toute connotation politique mise à part,  je pense qu’Alain SAMARAN est plutôt une bonne, voire très bonne adresse*.
C’est un type sympa, ouvert, et qu’on a plaisir à côtoyer. Je sais par ailleurs qu’il a aidé beaucoup de Français qui étaient dans une détresse totale, complètement plumés et à la rue, n'ayant même plus de quoi se payer un billet d’avion retour.

Parmi eux, j’en connais trois, dont un que j’ai recueilli ici et qui m’aide à l’hotel. Il s'appelle Jean-Pierre, il était venu monter une affaire de fabrication de chaussures et s’est fait délester de son pécule en un clin d'oeil, dans une affaire foireuse, comme on en trouve dans toute l’Amérique du Sud et pas seulement ici.

* Il fallait que ce soit dit, c'est chose faite !

Merci JC

je ne pense pas avoir lus içi un post de cette personne, merci de vérifié l´autenticité!

Salut Paulo

Si, dans ton message N°215 tu parles de lui  et sur le guide du Routard, il donne ses coordonnées:

TON MESSAGE N°215 :
"Conseiller Consulaire
Représentant les Français du Paraguay"
est publique car membre du forum.
Vous connaiser?
Voire :
http://www.routard.com/forum_message/74 … raguay.htm

JC,
je parle sur ce forum :)
Tranquilo ok

J'adresse mes meilleurs remerciements à Jean-Claude.

Il m'a appris énormément de choses très importantes relatives au Paraguay.

Les informations qu'il m'a donné sont fondamentales pour les personnes qui veulent visiter ou s'expatrier au Paraguay.

Elles méritent de figurer dans un livre ou une page web dédiée au Paraguay.

Désormais, je comprends pourquoi des personnes réussissent leur expatriation et d'autres échouent.

Je recommande la lecture attentive de tous les articles publiés par Jean-Claude sur ce forum.

Isabelle

PRÉCISIONS

J'ai reçu quelques mails de lecteurs me disant que tout le pays n'est pas comme je le décris au travers de mon vécu, qu'ils sont sortis des villes et ont rencontré des gens qui ne correspondent en rien au portrait que je fais d'eux, ce à quoi je réponds : Évidemment, et fort heureusement, je le sais d'autant mieux qu'on trouve au début du syndrome paraguayen  :

Tout comme il y a deux Frances bien distinctes (urbaine et rurale) cette situation se retrouve dans tous les pays du monde et le Paraguay n’échappe pas à la règle. Si ce n’est qu’au Paraguay, l’écart est tel qu’entre la mentalité des grandes villes et celle des campagnes, on pourrait carrément parler de deux pays différents. On peut encore y laisser sa porte ouverte, celui qui la verra la fermera mais ne volera rien. La majorité des gens sont hospitaliers et désintéressés, avec une réserve toutefois car il y a dans les campagnes pas mal d'agressions sur les gringos. 
Hélas pour nous Européens, le Paraguay qui nous intéresse est celui des villes et grandes banlieues puisque c’est là que viennent la quasi-totalité des expatriés, pour des raisons évidentes de travail, de santé, de scolarité et de non isolement.
Je dis hélas, car si le Paraguay de la campagne a su se préserver des mauvais travers de la société de consommation tout en préservant son authenticité avec une délinquance réduite, il n’en est pas de même pour le Paraguay des villes qui bascule jour après jour dans une société de mœurs et de moralité condamnables, où les gens peu scrupuleux peuvent s’en donner à coeur joie ! Car depuis quelques années, de l’apparence bien élevée du premier contact, on passe très vite au comportement grossier et provocant, voire violent (menaces courantes) en cas de conflit d’argent. Pour en avoir longuement parlé avec ceux que j'ai reçus comme clients, ce changement de mentalité des villes inquiète bougrement les habitants des campagnes….
C’est pourquoi, dans mon syndrome paraguayen, JE NE PARLERAI QUE DE LA VILLE, sachant que le milieu urbain représente 62% de la population du Paraguay. Donc, quand je parle un peu plus loin du « paraguayen-moyen » il faut entendre celui des villes et en aucun cas faire l’amalgame avec ceux des campagnes qui sont tout le contraire de ceux des villes.
Le syndrome paraguayen est avant tout un avis à ceux qui savent écouter et qui n’ont pas encore pris la décision de venir s’installer ici. Ceux qui ont déjà fait leur choix et qui chercheront, au travers de ce texte, à se rassurer sur le bien-fondé de la décision qu’ils ont déjà prise en idéalisant le pays, souvent influencés par ceux qui l'encensent sans le connaitre en profondeur, ceux-là risquent fort d’être déçus !


Et c'est là le but même de ce forum !

Bonjour Jean-Claude,

Au Paraguay, chaque année, il y a deux fois moins d'homicides qu'au Panama : https://fr.wikipedia.org/wiki/Classemen … volontaire

Par contre, d'après votre témoignage et d'après ceux des expatriés français au Panama, il me semble que la petite insécurité est beaucoup plus élevée au Paraguay qu'au Panama.

Au Panama, les expatriés français ne se plaignent pas du tout de l'insécurité ( ni de la grande, ni de la petite ). Selon eux, hors des quartiers dangereux qui sont connus de tous, la vie est normale.

Est-ce que je me trompe ?

Merci.

Isabelle

Salut Isabelle,

Non tu ne te trompes pas, le seul hic est qu'il est impossible de se baser sur les statistiques des pays latino-américains, c'est du grand n'importe quoi.
La seule chose que je peux te confirmer à propos de la délinquance au Paraguay, c'est que rare ou pas, quand on la rencontre elle est presque toujours d'une violence extreme

Bonjour Jean-Claude,

Merci pour ton témoignage.

Nous voulions vivre au Paraguay, à la campagne, simplement, dans une ferme, mais nous avons l'impression que, pour des gringos, ce n'est pas sans risques.

Naomi et Isabelle

Non, à la campagne les mentalités sont vraiment très différentes, c'est beaucoup plus sécurisant, même si ça ne change rien, évidemment, aux problèmes d'intégration
Regarde ce que j'ai écrit 4 messages plus haut, n°224.

Pour ma part, le Paraguay de la campagne serait même l'un des endroits les moins risqués de toute l'Amérique du sud...mais ça n'engage que moi !

Bonjour ,
je viens passer deux petites semaines aux paraguay avec ma compagne qui est native,
je serais ravis que vous m'envoyer (Le syndrome paraguayen ) pour prendre quelques infos ,
vous remerciant par avance et dans l'attente de vous lire ,
je vous dis a trés bientot
 
           Thierry de Dijon
***

Modéré par Priscilla il y a 2 ans
Raison : Merci de ne pas afficher vos coordonnées personnelles sur un forum public par mesure de sécurité

Le Paraguay : Le Paradis

https://www.topsante.com/forme-et-bien- … uay-618611

Hello,

J'aimerai connaitre l'avis de personnes qui sont expatriées au Paraguay sur les informations suivantes :

https://voyage.gc.ca/destinations/paraguay

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/consei … /paraguay/

Est-ce que c'est dangereux pour des occidentaux de vivre à la campagne, au Paraguay, en 2017 ?

Naomi

J'ai l'impression qu'il n'y a que deux manières de vivre en paix au Paraguay :

1) Vivre dans un bon quartier de la capitale ( il faut en avoir les moyens et ne pas avoir peur de la pollution )

2) Vivre comme les Mennonites du Paraguay : dans une communauté.

Bonjour Naomi

Excuse le retard

Non non, il ne faut pas aller chercher sur le net des infos sur la sécurité , jamais !
Tous les sites sont alarmistes à outrance et faits par des gens qui sont là pour tirer la couverture en cas de problème "on vous avait averti !"

J'ai la réputation sur ce site de ne pas faire de cadeau au Paraguay, mais je sais reconnaitre ses avantages autant que ses inconvénients et ce n'est pas de ma faute si certains trouvent un intérêt personnel (souvent intéressé) à présenter le pays sous un aspect plus flatteur qu'il n'est réellement, alors pour une fois que l'occasion m'est donnée de parler de ses avantages, je ne vais pas me priver.
Pour moi qui ai pas mal bourlingué et qui ai passé 8 ans hors de la capitale, je peux te rassurer en te disant que le Paraguay est, à mes yeux, le  pays les plus stable de toute l'Amérique centrale et du Sud sur le plan de la sécurité individuelle. Attention, je ne dis pas qu'il n'y a aucun risque, le risque existe partout et si tu regardes la France sur "Infos voyageurs .gouv" la France est un vrai coupe-gorge !
En outre, j'ai passé 4 ans tout seul dans mon chantier de construction perdu en pleine nature, avec pour seule peur, celle que m'avaient collée les gens qui ne connaissaient rien du pays et qui me disaient "t'es cinglé tu vas te faire tuer ! ".

A condition évidemment de respecter les gens qui t'entourent et de ne jamais les froisser car ils sont de culture indienne, chez eux la fierté et l'orgueil priment sur tout
A mon avis il y a moins de risque pour toi à vivre dans la campagne paraguayenne que pour un touriste étranger de venir visiter Paris.

Quant au virus, évidemment aussi que le risque zéro n'existe pas, mais sache qu'en 8 ans je n'ai jamais rien attrapé, même pas la dengue...

Bonjour JC,

Très intéressé par votre "syndrome paraguayen", auriez-vous la gentillesse de me le faire parvenir ?

Il me semble vous avoir reconnu sur différents forums, j'apprécie vos interventions qui sentent le "vrai" vécu, l'expérience, sans fard, sans compromis, sans posture ... mais aussi "sans remords et sans haine" comme on dit.

Quant à  votre l'hôtel, que dire, sinon que le résultat est bluffant.

Au plaisir de vous relire en tous cas !

Bonjour JC!
Je pars dans le cadre de mes études en juin prochain au Paraguay à l'université nuestra señora de Asunción et j'aimerai bien lire avant de partir "Le syndrome Paraguayen"
Pourrais tu me l'envoyer ?
Merci et à bientôt Antoine !

Merci beaucoup pour tous ces renseignements qui sont une mine d’or afin d’éviter de mauvaises décisions. Pour ma part j’habite aux Philippines et souhaitais peut-être changer pour l’Amérique latine, mais au vu de ce qu’il se dit sur les forums finalement je suis très bien où je suis, même si ici le niveau est loin d’être au top, la communication et la compréhension est quand même possible.
De plus le coût de la vie ici est inférieur au Paraguay et autre pays d’Amérique du Sud, même si certain expat se plaigne tout le temps.
Encore merci à tous pour toutes vos infos.

Bonjour Terrik,

Le Paraguay taxe les plus-values sur les métaux précieux ( l'or physique par exemple ), même si elles sont réalisées à l'étranger, selon un document publié par une société internationale d'avocats fiscalistes.

Ce n'est pas un détail car

1) l'or physique est la seule manière de se protéger de l'inflation.
2) toutes les monnaies fiduciaires vont dégringoler selon de nombreux experts.

Cordialement.

Marise

Bonjour Marise,

Je ne suis aucunement spécialiste de la fiscalité et encore moins des métaux précieux.

Le Paraguay taxe les plus-values sur les métaux précieux ( l'or physique par exemple ), même si elles sont réalisées à l'étranger, selon un document publié par une société internationale d'avocats fiscalistes.

Donc je n'en sais rien du tout. Il serait intéressant d'avoir les références de ce document.

1) l'or physique est la seule manière de se protéger de l'inflation.

Je me méfie toujours de ce type d'affirmation. Par curiosité je suis donc allé me documenter.

Au 1er janvier 1980 l'once d'or valait 675$ En dollar constant (pour couvrir l'inflation) cette même once d'or devrait coter aujourd'hui environ 2.200$ (je n'ai pas fait le calcul exact).
Cependant, cette once d'or cote aujourd'hui 1.337$.
Je peux donc en déduire que sur approximativement les 40 dernières années, l'once d'or a perdu 39% de sa valeur, soit 1% en moyenne par an.

Donc l'or instrument idéal pour se protéger de l'inflation?
De plus l'or ne rapporte absolument rien contrairement à des placements financiers. C'est un instrument stérile.

2) toutes les monnaies fiduciaires vont dégringoler selon de nombreux experts.

la valeur de toutes les monnaies s'érode année après année, résultat de l'inflation. Pour s'en prémunir il faut trouver un instrument financier capable d'offrir un rendement au moins égal à l'inflation.

Au Paraguay par exemple, il est assez facile de trouver des placements offrant un intérêt supérieur à l'inflation. Je privilégie donc ce type de placement.

Nous ne disposons pas des mêmes chiffres :

https://www.goldbroker.fr/actualites/do … are-or-354

https://www.businessbourse.com/2018/02/ … inflation/

http://www.lecoursdelor.fr/2013/12/gold … rixor.html

http://stopmensonges.com/egon-von-greye … financier/

Bonne decision, profiter des plages.
Niveaux arnaqueur, entres les pinoys, les pinays, les paraguayen et les expats du paraguay je ne sais vraimment pas qui sont les pires.

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