Les changements en Belgique après la crise de COVID-19

jeune femme portant un masque
Shutterstock.com
Actualisé 2020-07-17 12:51

Même si la vie en Belgique semble avoir repris son cours normalement, la crise de COVID-19 a entraîné pas mal de changements. Si vous comptez vous y installer une fois que les restrictions de voyage seront levées, voici ce à quoi vous devez vous attendre en matière de conditions d'entrée et de visas, d'emploi, ou encore, de coût de la vie.

Quelles sont les conditions actuelles pour voyager en Belgique ?

A ce jour, seuls les ressortissants de l'Union européenne, du Royaume-Uni, de la Suisse, du Liechtenstein, de l'Islande et de la Norvège sont autorisés à entrer librement en Belgique. Les ressortissants des pays tiers sont, quant à eux, soumis à des contrôles afin de limiter autant que possible les voyages non essentiels. Lors de leur passage aux frontières, les voyageurs sont tenus de soumettre un Public Health Passenger Local Form. Qui plus est, il est recommandé aux nouveaux arrivants de s'auto-isoler à leur domicile pendant une période de 14 jours. Retrouvez plus d'informations sur le site du gouvernement belge. A savoir, toutefois, que ces restrictions de voyage ne s'appliquent pas aux proches des ressortissants de l'UE et des pays membres de l'Espace Schengen à condition qu'ils sont en possession de tous les documents requis à l'entrée et qu'ils sont en mesure de justifier leurs liens de parenté, ainsi qu'aux ressortissants des pays tiers détenteurs d'une carte de résidence ou d'un visa D. Vous en saurez plus sur le site de l'immigration belge.

Qu'est-ce qui change en matière de visas pour la Belgique ?

Compte tenu de la réouverture des frontières belges à certaines nationalités, de nouvelles modalités ont été développées par les autorités. A titre d'exemple, les visas de regroupement familial ne seront pas délivrés jusqu'à nouvel ordre. En revanche, les étudiants étrangers provenant des pays tiers et souhaitant s'inscrire dans une université belge peuvent présenter leur demande de visa, tout comme les professionnels hautement qualifiés dont les compétences sont indispensables pour l'économie belge et dont la mission ne peut être repoussée ou accomplie depuis l'étranger. Pour les proches des citoyens de l'UE et des pays membres de l'Espace Schengen, les demandes de visa D peuvent être déposées à nouveau, mais aucun visa ne sera délivré jusqu'à nouvel ordre.

Sera-t-il facile de trouver un emploi en Belgique après la crise ?

Le marché du travail belge s'annonce plus que jamais morose, ce qui signifie qu'il sera très difficile d'y décrocher un emploi au terme de la crise. Selon une étude réalisée par le groupe Manpower, les intentions de recrutement pour le 3e trimestre de 2020 sont à leur plus bas depuis plus d'une quinzaine d'années. Le nombre d'entreprises qui comptent recruter du personnel durant les prochains mois accuse une baisse de 5%. Si 11% d'entre eux sont encore indécis, 16% envisagent de réduire leur effectif avant la fin de 2020. La pandémie de coronavirus a également contraint de nombreuses entreprises à interrompre, voire cesser leurs activités. Il s'agit principalement des petites entreprises. L'on s'attend toutefois à une légère reprise dans les 12 prochains mois. Pour l'heure, pratiquement tous les secteurs de l'économie belge sont touchés, même si la construction, le transport et la logistique, ainsi que l'industrie manufacturière montrent des signes légèrement positifs par rapport au reste. Il est aussi intéressant de noter que depuis le mois d'avril 2020, les employeurs ont la possibilité de mettre leurs travailleurs permanents à la disposition d'autres entreprises appartenant à des secteurs critiques à condition que ces derniers aient été embauchés avant le 10 avril 2020. En ce qui concerne les étudiants ayant un emploi à temps partiel, les heures effectuées au cours du 2e trimestre de 2020 ne seront pas pris en compte sur le contingent des 475 heures annuels pour leur cotisation à la sécurité sociale.

Comment le système de santé belge a-t-il réagi face à la crise ?

Avec plus d'un millier de décès liés à la COVID-19, la Belgique est l'un des pays d'Europe les plus sévèrement touchés par la crise. Il n'empêche que la Belgique possède un système de santé très développé, sans compter l'appui de l'organisme Médecins Sans Frontières dans ce combat. D'autre part, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité a pris soin de réajuster quelques-unes de ses réglementations afin que tous les citoyens du pays puissent bénéficier de soins de santé adéquats dans un cadre sécurisé. Autre fait notable : l'hôpital universitaire d'Anvers s'est appuyé sur l'aide d'un robot pour gérer le coronavirus ! En effet, ce robot qui parle une trentaine de langues, est capable de détecter les hausses de température au niveau de corps humain et de signaler les personnes qui ne portent pas de masque. L'objectif était non seulement de garantir la sécurité des patients de cet hôpital mais aussi de réduire les fils d'attente. Ce robot est d'ailleurs disponible à la location, à 1 000 euros par mois.

Qu'est-ce qui change pour les écoles et les universités en Belgique ?

Depuis le 2 juin dernier, toutes les écoles en Belgique, y compris les crèches, ont rouvert leurs portes. En revanche, la réglementation en matière de distanciation sociale n'est plus aussi respectée, même si les enseignants sont encouragés à porter un masque. Ce qui attire l'attention, surtout, c'est la scolarité obligatoire pour tous les enfants dès l'âge de 5 ans à partir de la prochaine rentrée scolaire, c'est-à-dire, en septembre 2020. Il s'agit d'une mesure visant à réduire le taux d'échec scolaire au niveau de l'éducation primaire. Ainsi, tous les enfants ayant atteint l'âge de 5 ans devront être inscrits en 3e année de la maternelle. En ce qui concerne l'enseignement supérieur, depuis le 1er juillet, les cours se déroulent en présentiel dans le respect des réglementations sanitaires et de distanciation sociale. Les universités belges reprennent graduellement l'organisation de leurs événements même si ceux-ci sont évalués au cas par cas. Les examens se tiendront toutefois à distance jusqu'à nouvel ordre.

Quel a été l'impact de la crise sur le marché immobilier belge ?

Le deuxième trimestre de 2020 a été marqué par un net ralentissement au niveau du marché immobilier belge. On signale d'ailleurs une baisse de 15,9% des transactions immobilières par rapport à la même période en 2019. L'impact varie toutefois d'une région à l'autre. C'est dans le nord, dans le sud et dans la capitale que le nombre de transactions immobilières a le plus diminué. A Bruxelles, une baisse de -17,2% a été enregistrée. Cependant, le marché commence à reprendre des couleurs, avec une hausse des prix dans certaines régions. Selon une étude réalisée par Fednot, une augmentation des prix de 1,9% a été notée par rapport à 2019, couplée à une hausse du taux d'inflation de 0,3. Ainsi, le prix moyen d'une maison en Belgique tourne à présent autour de 267 040 euros.

Le coût de la vie en Belgique a-t-il changé ?

Le taux d'inflation, qui est aujourd'hui à son niveau le plus bas depuis 2015, a largement contribué à la baisse des prix en Belgique, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Il est intéressant de noter que électricité, le gaz naturel, les carburants, les combustibles liquides, ainsi que les services de télécommunication sont désormais moins chers en Belgique. En revanche, on constate une hausse des prix en ce qu'il s'agit des fruits et légumes frais, de la viande, du poissons et des fruits de mer, des boissons alcoolisées, des produits de nettoyage et d'entretien, sans parler du loyer. Le prix du tabac a également connu une hausse de 2,7% par rapport à 2019.

Qu'en est-il du mode de vie en Belgique ? Quels changements majeurs la crise a-t-elle apportés ?

La vie commence à reprendre son cours en Belgique et on constate de moins en moins le respect des réglementations en matière de distanciation sociale. Il n'empêche que la vie sociale se limite aux rassemblements de 15 personnes maximum dans un premier temps. Il faut dire que les Belges se considèrent suffisamment informés sur le coronavirus et les mesures préventives. Depuis le 1er juillet, les théâtres, salles de concert, cinéma, salles d'événementiel, ainsi que les centres de bien-être et les parcs d'attraction sont à nouveau ouverts. En ce qu'il s'agit des salles de danse, des boites de nuit et des grands événements comme les festivals, il ne seront autorisés qu'à partir du 1er septembre 2020. Par ailleurs, suite à une détérioration de la situation financière de nombreuses familles, le taux de chômage, en particulier le chômage technique, est en hausse. En même temps, de nombreuses entreprises continuent à encourager le travail à distance.

Nous faisons de notre mieux pour que les informations fournies dans nos guides soient précises et à jour. Si vous avez toutefois relevé des inexactitudes dans cet article, n'hésitez pas à nous le signaler en laissant un commentaire ci-dessous et nous y apporterons les modifications nécessaires.