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FUYEZ LES BARRIOS CERRADOS TYPE AREGUA FOREST (SUR PLAN)

EN VOICI UN PARFAIT EXEMPLE sur une alerte que je viens de lancer, la voici :


ALERTE INFO Prudence extrême concernant le projet immobilier "Aregua Forest"



Bonjour à tous,

Toujours soucieux de vous éviter les pièges qui guettent souvent les nouveaux arrivants, je tiens aujourd'hui à vous mettre en garde concernant un projet de barrio cerrado actuellement en forte promotion : Aregua Forest.


Sur le papier et sur les réseaux sociaux, tout est fait pour séduire les investisseurs étrangers (notamment avec des sites en plusieurs langues) : un beau portail d'entrée, des promesses d'infrastructures luxueuses et des lots vendus comptant autour de 21 000 USD. Certains visuels utilisés pour la promotion semblent même provenir d'autres complexes touristiques.


C'est une technique tristement classique en Amérique du Sud : on soigne la devanture et on vend sur plan pour récupérer les fonds nécessaires à la poursuite des travaux. Si l'argent vient à manquer, les acheteurs ne voient jamais la couleur de leur maison.


Mais dans le cas d'Aregua Forest (porté par la société Grupo F27 S.A.), le risque va bien au-delà du simple retard de chantier. Le projet est actuellement visé par la justice.


Voici les faits récents (Février 2026) qu'il est indispensable de connaître avant d'envisager le moindre investissement :


Blocage judiciaire en cours : Un recours (amparo constitucional) a été déposé par des avocats spécialisés en droit environnemental pour exiger l'arrêt immédiat de la commercialisation et des travaux.


Loteamiento illégal : Le projet se situe dans la compagnie Isla Valle, une zone protégée ("Sous-Zone d'Intérêt Environnemental"). Pour protéger le bassin du lac Ypacaraí, la loi municipale (Ordonnance N° 22/2003) interdit formellement de diviser les terrains en parcelles de moins de 10 000 m². Or, ce projet commercialise des lots de 360 à 430 m².


Dégâts environnementaux : L'entreprise est accusée d'avoir abattu illégalement environ 6 hectares de forêt native sans l'autorisation de l'INFONA (Instituto Forestal Nacional).


Permis contestés : Les licences environnementales et les plans d'urbanisation font l'objet d'attaques directes en justice contre le Ministerio del Ambiente y Desarrollo Sostenible et la municipalité d'Aregua, car ils seraient en totale contradiction avec la loi en vigueur.


Que faire si vous avez déjà versé un acompte ou signé un contrat ?


Si vous êtes déjà engagé financièrement dans ce projet, je vous conseille de prendre immédiatement les mesures suivantes :


Stoppez tout paiement : Ne versez plus aucune mensualité ou acompte supplémentaire tant que la situation juridique n'est pas officiellement éclaircie.


Rassemblez vos preuves : Conservez précieusement tous les documents (contrats de réservation, reçus de virements, échanges d'emails, messages WhatsApp, et captures d'écran des promesses publicitaires du site web).


Consultez un avocat indépendant : Ne faites jamais appel au service juridique du promoteur. Prenez un avocat paraguayen de confiance comme Harald Dutertre pour analyser les clauses d'annulation ou de remboursement de votre contrat face à ce blocage judiciaire.


Préparez-vous à agir : Selon l'évolution de l'affaire, il pourrait être nécessaire de vous rapprocher de la SEDECO (Secrétariat de Défense du Consommateur) ou de déposer une plainte (denuncia) auprès du Ministère Public (Fiscalía) si la qualification d'escroquerie (estafa) est retenue.


Le risque principal est de vous retrouver avec un terrain de 360 m² totalement inconstructible et invendable, figé par un litige environnemental majeur, pendant que votre argent aura disparu dans les frais de marketing et de terrassement.


Je dis tout cela car c'est ce qu'il FAUDRAIT FAIRE, mais sans conviction... personnellement si j'étais à la place d'un acheteur qui a perdu de l'argent je ne prendrais pas le risque d'en perdre encore beaucoup plus en engraissant la justice corrompue du pays pour finalement ne rien récupérer au bout.

C'est la lutte du pot de fer contre le pot de terre….


Je peux expliquer pourquoi il n'y a aucune chance de récupérer quoi que ce soit à ceux qui m'en feront ici la demande


Concernant les barrios cerrados, j'invite tout le monde à faire preuve d'une énorme méfiance et de ne faire confiance à personne sans avoir blindé ses informations au préalable.


Vous êtes sur le bon site, nous serons toujours là pour vous aider dans ce sens

2 membres ont réagi à ce message
Voir aussi
Je peux expliquer pourquoi il n'y a aucune chance de récupérer quoi que ce soit à ceux qui m'en feront ici la demande


La demande ne s'est pas fait attendre, 2 personnes directement sur mon portable par WhatsApp 😅


Compte tenu de ce que je connais du pays, je pense que tenter de récupérer ses sous sera un très long parcours du combattant qui n’en vaut pas la peine, car ceux qui voudront tenter de le faire auront encore à débourser beaucoup d’argent en frais de justice et qu’il y a beaucoup trop d'adversité en tout genre (relations, corruption, pouvoir)  pour ne pas être déboutés.

Il faut bien comprendre que dans de telles affaires toute la chaine est mouillée et même les juges passent à la caisse....


Le parti Colorado : La municipalité concernée et dont certains membres sont complices de l'escroquerie  sera soutenue par le parti Colorado.


La solvabilité : dans de telles escroqueries d'envergure, les investisseurs  sont toujours des délinquants professionnels qui n'en sont pas à leur première escroquerie, ceci est monnaie courante dans le pays, c'est presque de la routine...

C'est pourquoi je pense qu'ils ont déjà organisé complètement leur insolvabilité.


Le temps joue pour eux : si jamais elle aboutit un jour (j'en doute) la procédure traînera en longueur sur plusieurs années, car elle sera freinée de tous les côtés par des complicités (police, administration, avocats, juges) qui vont freiner des quatre fers pour lasser le plaignant pendant que les avocats vont les tondre comme des moutons.


L'éloignement : pour pouvoir se défendre dans une telle procédure, il faut être impérativement sur place


Le rapport de force inégal : les plaignants seront déboutés, c'est réellement le pot de terre contre un pot de fer blindé de tous les côtés.



CONCLUSION

Je le redis, si j'étais à la place d'un acheteur qui a perdu de l'argent j'irais me prendre une bonne cuite pour essayer d'oublier, mais je ne prendrais pas le risque de perdre encore beaucoup plus d'argent pour engraisser le système s''il n'y a rien à récupérer au bout.


Et même si la peur ne se commande pas, il ne faut pas tomber dans la psychose bien entretenue par les vendeurs de barrios cerrados, qui vendent leur pays comme beaucoup plus dangereux qu’il ne l’est.

Ici, chez moi, un grand nombre des portes de l'hôtel restent ouvertes la nuit (y compris la salle à manger avec du matériel) et, en 14 ans d'activité, on ne m'a jamais rien volé. Cassé des trucs, oui, mais volé, jamais !


Et puis, la réputation de pays de voleurs dont a hérité le Paraguay s'est construite sur d'autres critères.

Dans la catégorie petits joueurs ce sont principalement les salariés qui volent leur patron, et j'en ai fait les frais à une certaine époque, c'est la raison pour laquelle je n'emploie plus de personnel.  La catégorie joueurs pros concerne les escroqueries immobilières.

Dans l'ensemble, les vols entre particuliers restent rares, du moins dans mon coin...


Une étude récente montre que les délinquants s'adaptent  et que les vols dans les barrios cerrados sont en augmentation régulière ces derniers temps (plus 15 %).

Si le risque de vol peut sembler inférieur dans un barrio cerrado, il faut savoir qu'en 2026, les voleurs ne viennent plus voir ce qu'il y a à cambrioler au petit bonheur la chance. Non, ce sont des cambriolages extrêmement ciblés dont le résultat est souvent beaucoup plus lourd en termes de préjudice financier. Et quand ils veulent rentrer, barrio cerrado ou pas, ils rentrent quand même !


En Argentine, on observe une hausse des incidents dans les barrios cerrados (+12 % selon certaines sources), qui vient confirmer ce que j’ai écrit.


Les barrios cerrados  rassurent la tête, certes, mais ils sont plus ciblés par les voleurs, et les vols plus lourds en préjudice financier.

ACTUALISATION AREGUA FOREST  (d'après des infos glanées sur le Net)


Même si le premier plaignant a été débouté sur un problème écologique, le dossier Aregua Forest est bien loin d'être définitivement fermé. Cette affaire est indéniablement vouée à ressurgir à plusieurs reprises et n'est pas près d'être enterrée de sitôt.


L'ILLÉGALITÉ FONDAMENTALE DU PROJET RESTE DONC ENTIÈRE

En décortiquant la résolution (S.D. N° 106 du 5 février 2026), on s'aperçoit que le juge Juan Carlos Zarate Pastor a rejeté l'amparo pour des raisons purement techniques et procédurales : "por extemporáneo e improcedente" (hors délai et procédure inadéquate).

C'est une manœuvre classique du système judiciaire. Le juge ne s'est absolument pas prononcé sur le fond du problème. Il n'a validé ni la légalité du projet ni l'absence de dégâts écologiques ; il a simplement utilisé une règle de forme pour évacuer ce recours d'urgence.


AUTRES PLAINTES ET RÔLE DE LA MAIRIE D'AREGUA

La complicité de la municipalité est le cœur du scandale actuel. L’action en justice intentée par les avocats de la Cabaña La Libertad, Alejandra Peralta et Ricardo Merlo, ne visait pas uniquement Grupo F27 S.A. Elle attaquait directement le MADES et la Municipalité d'Aregua.


Les avocats ont publiquement dénoncé ces institutions, accusant la mairie d'avoir illégalement approuvé les plans d'urbanisation (Résolution N° 27/2024) en violation totale de sa propre réglementation locale (l'Ordonnance municipale N° 22/2003), qui interdit le morcellement en lots de moins de 10 000 m² dans la zone protégée d'Isla Valle.

L'accusation de complicité des autorités locales face à ce massacre environnemental et juridique est donc déjà officiellement sur la table.


PROBABLE IMPOSSIBILITÉ DE DÉLIVRER LES TITRES

Pour l'instant, c'est le volet environnemental soulevé par un voisin qui a essuyé un premier revers procédural. Mais la réalité du terrain rattrapera les promoteurs : puisque la loi interdit de diviser ces terres en parcelles de 360 m², il sera techniquement et légalement impossible de délivrer des titres de propriété valables aux clients.


UNE BOMBE A RETARDEMENT :

Quand les acheteurs réaliseront l'impasse administrative dans laquelle ils se trouvent, ou quand les travaux s'arrêteront définitivement faute d'argent frais, les plaintes au pénal pour escroquerie vont inévitablement pleuvoir. C'est à ce moment-là que toute l'affaire explosera de nouveau depuis le départ, mettant en lumière le piège tendu aux investisseurs.


CONCLUSION DU MOMENT

Le système a réussi à étouffer cette première attaque sous des motifs procéduraux, mais les fondations du projet sont tellement viciées que les prochaines secousses judiciaires sont garanties. Le dossier reste grand ouvert pour suivre ces inévitables rebondissements !


À moins que la corruption ne gagne la bataille ?

Tout est possible, il ne faut pas oublier que nous sommes au Paraguay !😅

Hola

Ce n'était vraiment pas la peine de faire tant de commentaires pour rien, et de décourager les investisseurs.

Car le projet est légalement approuvé, et autorisé par les instances gouvernementales, et locales compétentes.

Et voici les faits concernant les approbations officielles, et son statut juridique

Licences environnementales gouvernementales, le ministère de l'environnement, et du développement durable au Paraguay (MADES) ,a formellement délivré la licence environnementale nécessaire au projet via la résolution DGR CARN numéro 221 5-/ 2024.

Validation par le pouvoir judiciaire, en effet 2026 des organisations environnementales et une entreprise locale avait déposé un recours en justice (AMPARO), pour tenter de suspendre les travaux annonçant un risque pour le bassin du lac Ypacarai, cependant la justice Paraguayenne a rejeté ce recours, sentence définitif numéro 106 .confirmant que le projet respectez strictement la réglementation environnementale en vigueur, et ratifiant  la validité de sa licence, les travaux et la commercialisation des lots se poursuivent donc sous la protection juridique de l'état paraguayen.

Donc le groupe F27SA a le feu vert pour continuer son projet.

Au sujet de ce projet, Aura Capital a fait un reportage récemment avec tous ces avantages.

Et il y a même votre grand copain Bruno Bruni le youtubeur, Qui fait des vidéos sur YouTube avec vous qui va faire un reportage sur le complexe.

Quant à la sécurité d'un Barrio Cerrado vous racontez vraiment n'importe quoi.

Je vous donne un exemple :

Je jouais au golf à Punta Del Este, à côté d'un Barrio Cerrado, ma Ball par malheur a échoué à l'intérieur du B,arrio  je me trouvais approximativement à 800 M de l'entrée de ce dernier, les maisons d'habitation à 600 M, j'ai donc enjambé L’alambré, pour récupérer ma balle qui se trouvait  à 2 mètres de ce dernier, hé 3 min plus tard 2 gars se sont pointés en moto pour me faire déguerpir.

Les Barrios Cerrados sont courants en Uruguay, et je puis vous assurer que le service de sécurité, et au top niveau. Et je vous défie de rentrer à l'intérieur pour y voler quoi que ce soit. Il y a des caméras partout, Et ce ne sont pas des Barrios de 39 hectares, mais de plusieurs centaines d'hectares, Dont les résidents sont en général des millionnaires, donc une sécurité renforcée par des caméras des alarmes etc.

Concernant le Paraguay nous ne sommes  plus au syndrome douloureux du Paraguay car ce dernier a évolué.

Cordialement

Richard

Bonjour à tous !


Je me dois de répondre au dernier commentaire, pas très sympathique à mon égard, mais j'ai l'habitude...

C'est un point de vue, mais  tout le monde peut en avoir un différent ; c'est mon cas !

Sur ce sujet, rien n'est gravé dans le marbre, bien au contraire.


Je suis désolé car ça va être très long, mais il est plus que temps d'éclaircir les choses et je dois donner un minimum d'explications.


CE QUI EST EXACT ET QUI NE CHANGERA PAS DANS LE TEMPS


Une résolution DGCCARN du MADES, référencée N° 2215/2024 et datée de novembre 2024, figure bien dans les pièces du dossier.


Il y a bien eu un amparo déposé par une entreprise locale et des organisations environnementales pour demander "suspender de inmediato la oferta y comercialización de lotes". L'amparo est une procédure juridique d'urgence qui permet à tout citoyen de saisir rapidement un juge pour faire cesser la violation d'un droit fondamental


Il y a bien eu la Sentencia Definitiva N° 106, en 2026, qui a rejeté cet amparo. Le projet fait 39 hectares et le promoteur est le groupe F27.

En droit paraguayen, une Sentencia Definitiva ne signifie pas du tout que l'affaire est définitivement close ou jugée de manière irrévocable. Elle désigne simplement la décision par laquelle le juge de première instance met fin à sa propre compétence en statuant sur le fond du litige. La Sentencia Definitiva peut toujours faire l'objet d'un recours (appel ou recurso de apelación y nulidad). Le dossier monte alors devant une Cour d'appel (Tribunal de Apelación) ou, dans certains cas, devant la Cour suprême.


Ça, ce sont des faits d'archives que personne ne peut changer.


CE QUI EST EXACT  - POUR L'INSTANT - MAIS QUI SERA CERTAINEMENT CONTESTÉ DANS LE FUTUR


Il est exact que, pour l'instant, la licence est considérée comme valide et que les travaux et la vente continuent. C'est vrai aujourd'hui mais ça peut changer demain...

Il est exact que la justice a déclaré l'amparo improcedente.


Mais dire que ça donne un "feu vert définitif" et une "protection juridique de l'État", c'est faux ! Un amparo est une procédure d'urgence, pas un procès. Le juge n'a pas examiné le fond du dossier : il a simplement dit que l'illégalité n'était pas assez évidente pour justifier une suspension immédiate. IL DIT JUSTE QUE CETTE PROCÉDURE-LÀ N'A PAS FONCTIONNÉ. Ça ne vaut aucune validation environnementale, et ça n'interdit à personne de repartir au fond par une autre voie.


CE QUI RESTE OUVERT ET QUI REVIENDRA


L'accusation citée dans l'amparo : "MADES otorgó la licencia en contra de la ordenanza municipal y la Municipalidad de Areguá concedió la habilitación sin licencia ambiental". Si cette chronologie est avérée (habilitation N° 27/2024 d'avril 2024 et DIA - la Declaración de Impacto Ambiental - de novembre 2024), c'est une cause potentielle de nullité.


Et il y a une deuxième chronologie, celle-là beaucoup plus parlante. La Ley 5256, promulguée le 5 août 2014, dit dans son article 6 : "Por el plazo de 10 años queda prohibida toda actividad de cambio de uso de suelo del sistema de humedales". Dix ans à partir du 5 août 2014, ça tombe le 5 août 2024. La DIA du MADES sort en novembre 2024. Trois mois après. Que chacun en tire les conclusions qu'il veut.


Sauf que le même article 6 ne dit pas seulement "dix ans". Il dit dix ans ou jusqu'à ce que le plan d'eau soit récupéré. Et le lac Ypacaraí n'est toujours pas récupéré, personne au Paraguay ne prétendra le contraire. Surtout, le classement de la zone en área silvestre protegida - 36 000 hectares dont environ 25 000 de zones humides - n'a, lui, aucune date d'expiration. Il tient toujours, sous la Ley 352/94.


Il y a aussi la déforestation alléguée de 6 hectares de bosque nativo sans autorisation INFONA, avec les références aux rapports INFONA N° 10/2025 et Acta N° 3722/2025 versées au dossier.


Et la zone est classée comme Sub-Zona de Interés Ambiental par l'Ordenanza 22/2003, où la Municipalité elle-même limite les lotissements.


Ces points peuvent revenir par une autre voie : action en nullité de l'acte administratif devant le Tribunal de Cuentas, la Contraloría, la Fiscalía del Ambiente. Et l'avocate le rappelle encore après le jugement : "riesgos para terceros, especialmente para eventuales compradores de lotes".


Donc oui, aujourd'hui, on vend. Mais demain, rien ne dit que la licence ne sera pas remise en cause. C'est l'épée de Damoclès.


CE QUI EST INEXACT OU FAUX


"La justice confirme que le projet respecte strictement la réglementation". C'est totalement faux.

La justice a dit que l'amparo "manquait de fondements". Ce n'est pas une certification environnementale.


"Aura Capital a fait un reportage, Bruno Bruni va faire un reportage, donc c'est sûr". Faux argument, et celui-là mérite un chapitre à lui tout seul. Voir plus bas.


"Les barrios cerrados sont très sécurisés, comme au golf de Punta del Este." Faux parallèle. Les barrios de Punta del Este sont sans commune mesure, en taille comme en budget, avec un lotissement de 39 hectares en zone inondable à Areguá. Le Paraguay n'est pas l'Uruguay, et nous savons tous dans la pratique que les gardes des barrios cerrados au Paraguay brillent surtout par leur laxisme et leur absence.


Je ne raconte donc pas "n'importe quoi".


PUISQU'IL EST QUESTION D'UN REPORTAGE, ALLONS LE LIRE...


Il est dit que la presse en a parlé, donc que c'est du solide. D'accord. Je prends les deux articles pour vérifier :


Le premier, c'est RDN, le 24 avril 2026. Sa toute première phrase, avant même le premier paragraphe : "F27 Group comunicó que la Sentencia N.º 106 desestimó denuncias por daños ambientales." C'est le promoteur qui parle. Et à la fin de l'article, ils ne se cachent même pas : "Finalmente, el comunicado de F27 Group subraya que sus operaciones se realizan con total apego a la ley." (traduction pour ceux qui ne parlent pas l'espagnol : "Enfin, le communiqué de F27 Group souligne que ses opérations sont menées dans le plein respect de la loi"). Quand on sait ce que vaut la loi au Paraguay, ça fait vraiment sourire...


Le deuxième, c'est ABC Color, le 3 mai 2026. Pareil. On y reprend la position de l'entreprise, point. Pas le numéro de la résolution du MADES, pas le nom du plaignant, pas une seule pièce du dossier, et personne n'est allé voir sur place.


Si je comprends bien, la seule preuve dont il est question est un texte écrit par le vendeur. C'est de la publicité recopiée.


Chacun ici peut le vérifier : il suffit de lire la première ligne pour comprendre.


https://www.rdn.com.py/2026/04/24/justi … ambiental/


https://www.abc.com.py/nacionales/2026/ … ntinuidad/


Alors, quand on m'explique qu'un reportage sur YouTube va régler la question, vous m'excuserez, mais ça me fait doucement rigoler. Une vidéo promotionnelle, un article-communiqué, une belle brochure sur papier glacé, c'est la même chose : de la communication payée par celui qui vend. Ça n'a jamais remplacé un tampon du MADES, et ça n'a jamais empêché une maison d'avoir les pieds dans l'eau.


Ce n'est pas moi qui l'invente : c'est écrit dans l'article qu'on me cite comme preuve.


CE DONT PERSONNE NE PARLE ICI, SAUF JC : ZONE INONDABLE


Une nuisance insupportable et certaine pour les futurs acheteurs.

Isla Valle, je connais bien, puisque j'y habite. Mon hôtel se trouve dans la pente, 26 m plus haut qu'Areguá Forest et à 800 m à vol d'oiseau (relevés faits sur Google Maps Pro). Chacun peut refaire la mesure.


Isla Valle, c'est la cuvette du lac. Le mot "cuvette" devrait déjà parler à tout le monde... La route en bas de chez moi est 24 m en dessous de mon hôtel, donc encore 2 m au-dessus d'Areguá Forest. Et déjà là, à chaque orage normal, les gens ont les pieds dans l'eau et, dès que l'orage est un peu fort, le terrain de foot est une mare. Sauf que le lotissement d'Areguá Forest, lui, est 2 m PLUS BAS que la route qui inonde déjà. Il est dans le système des humedales couvert par la Ley 5256 et par le classement en aire protégée.


Que la question des humedales d'Isla Valle soit sensible, ce n'est pas moi qui l'invente. Un autre chantier dans la même cuvette, l'élargissement de la Ruta PY02 par Rutas del Este S.A. pour le MOPC, fait déjà l'objet de plaintes des riverains pour atteinte aux humedales du lac. C'est dans le journal ABC du 26 février 2026. Ce n'est pas le même dossier qu'Areguá Forest, mais c'est le même sol, la même eau et la même pente et les mêmes pieds dans l'eau.


Et maintenant arrive El Niño 2026-2027. Là, ce ne sont plus des impressions, ce sont des chiffres officiels. La NOAA donne plus de 90 % de probabilité d'un épisode de catégorie très intense, et 69 % de chances qu'il dépasse en intensité tout ce qui a été enregistré depuis 1950. Attention au calendrier : la NOAA parle de "l'automne et l'hiver" 2026-2027, mais elle raisonne en hémisphère nord. Chez nous, ça tombe pile sur notre printemps et notre été, c'est-à-dire notre saison des pluies. Côté paraguayen, Eduardo Mingo, directeur de la DMH, annonce qu'il faut se préparer à un printemps pluvieux et met en garde contre les pluies intenses et les inondations pour la fin 2026.


Or, en cas de pluie forte ou d'orage, toute l'eau des plateaux autour d'Areguá se déverse vers le lac, donc passe par Isla Valle. Si on bouche l'éponge naturelle avec de la terre pour faire des lots, l'eau reste dans les rues et dans les maisons.


Les gardes, les caméras et les alarmes ne servent à rien contre ça. Et je souhaite bien du courage à celui qui ira réclamer une indemnisation pour une maison construite sur un "humedal" remblayé.


Pour ceux qui ne parlent pas espagnol, "humedal" se traduit par "zone humide". Mais pas de confusion sur le sens : le dictionnaire juridique de la RAE définit le humedal comme une "zona pantanosa o encharcadiza... permanente o temporal", autrement dit un terrain marécageux ou qui se couvre d'eau, de façon permanente ou temporaire. La Convention de Ramsar dit exactement la même chose.


Et surtout, ne traduisez pas ça par "étang", comme le font certains traducteurs automatiques. Un étang, on y va avec sa canne à pêche et on rentre avec du poisson. Ici, le seul poisson qui risque de se faire attraper, c'est l'acheteur.


Un terrain qui ne prend jamais l'eau n'est pas un humedal. S'il est classé comme tel, c'est justement parce qu'il s'inonde. Le classement n'est pas là pour faire plaisir aux grenouilles nationales : c'est l'État qui certifie que ce sol-là est sous l'eau une partie de l'année.


DES DOUTES SÉRIEUX SUR LA VALIDITÉ DE LA "RÉSOLUTION"


Le numéro DGCCARN N° 2215/2024 circule dans les pièces du dossier, mais le document lui-même, avec ses tampons, ses signatures et surtout ses conditions, personne ne l'a jamais vu publié. Je l'ai cherché : il n'est ni dans la presse ni sur le site du MADES.


Pour blinder les informations avant de les mettre en ligne, j'ai demandé autour de moi, y compris à des gens que je connais qui travaillent à la Municipalité. Je n'ai pas eu de réponse et j'ai très vite compris que mes questions dérangeaient. J'ai même eu droit, de la part d'un client de passage à l'hôtel, à un amical "tu es étranger ici, ne te mêle pas des problèmes politiques, tu risques de t'attirer des ennuis". Les demandes officielles faites par les avocats des plaignants sont restées sans réponse satisfaisante.


Tant que le document officiel n'est pas public, j'invite chacun à la prudence. Ce n'est pas une accusation, c'est du bon sens : on ne met pas 30 000 dollars sur la table pour un papier que personne n'a le droit de voir tamponné et signé.


CE QUE PENSENT LES PLAIGNANTS


Un lotissement de 39 hectares représente beaucoup de taxes et beaucoup d'enjeux, et nous sommes en pleine campagne pour les élections municipales du 4 octobre 2026. C'est pour ça que l'avocate a écrit "sin obtener respuestas satisfactorias". Ce n'est pas que les papiers n'existent pas. C'est que personne ne veut les donner officiellement. Parce que donner l'habilitation 27/2024 d'avril 2024 qui approuve les plans, alors que la DIA du MADES ne serait sortie qu'en novembre 2024, ce serait avouer que "la Municipalidad concedió la habilitación sin licencia ambiental, pese a que la ley dice que es un requisito ineludible", selon les termes mêmes de l'amparo.


PIQUE PAS SYMPA SUR MA PERSONNE : "VOTRE GRAND COPAIN BRUNO BRUNI"


Je n'ai pas d'ami qui s'appelle Bruno Bruni. Complètement inconnu au bataillon ! Le Bruno qui fait des vidéos avec moi de temps en temps a un autre nom de famille et comme il est également agent immobilier, il n'est pas masochiste au point de s'intéresser à une galère comme Areguá Forest.

C'est une affirmation sarcastique, gratuite et mensongère et j'avoue que j'ai du mal à en comprendre la raison.


Et en matière de droit, une vidéo ne remplace pas une DIA du MADES valide, signée, tamponnée et vérifiable, ni un certificat de non-inondabilité.


CONCLUSION : LES RISQUES CACHÉS SONT PLUS QUE JAMAIS PRÉSENTS


Le risque n'est pas théorique. Le risque est pour le portefeuille et pour la maison.


Sur le plan financier, acheter aujourd'hui, c'est acheter un lot dont la base administrative peut tomber. Si la licence environnementale ou l'approbation du fraccionamiento sont annulées par la voie du contentieux administratif, ce qui suit est mécanique : plus de permis de construire, blocage de l'inscription des lots, plus de prêt bancaire, plus d'acheteur à la revente. Ce sont 30 000 dollars de terrain et 80 000 dollars de maison qui deviennent invendables. Et ce n'est pas le promoteur qui portera le sac, c'est l'acheteur.


Sur le plan inondation, c'est le risque de voir la maison sous l'eau à chaque grosse pluie, parce que le projet est dans une zone qui sert de filtre au lac.


Certes, le Paraguay a beaucoup changé ces dernières années. Mais comme nous l'avons déjà débattu plusieurs fois sur ce site, y compris dans des sujets entiers consacrés à la corruption, ce fléau reste un sujet de débat public constant ici. Transparency International classe encore le Paraguay 150e sur 182 pays, avec une note de 24 sur 100, dans son indice publié en février 2026.


Dire aux gens "il n'y a plus de risque, puisque ça a été légalisé" sans connaître les tenants et aboutissants d'une affaire immobilière politisée et extrêmement complexe est un acte grave, qui peut faire perdre beaucoup d'argent à ceux qui viennent ici chercher des garanties, justement pour ne pas en perdre.


Mon travail d'animateur, c'est de mettre les gens en garde et avant tout de protéger les biens de ceux qui viennent chercher des informations sur ce site. C'est ce que je fais, et si j'en juge par les compliments que je reçois de toutes parts pour mon travail, ainsi que par les visiteurs qui me rendent visite ici, je pense que je ne dois pas toujours raconter "n'importe quoi".


Maintenant, si, après cela, il y a encore des gens convaincus que c'est une bonne opération d'investir dans le barrio cerrado Areguá Forest, j'attends ses arguments.


Sans vaines polémiques.

2 membres ont réagi à ce message

Bonjour,

En premier lieu je ne remets pas la question d'animateur en question, On m'a demandé à moi aussi de l'êtres, mais j'ai décliné l'offre, Car je ne pense pas qu’être animateur et contributeur vont de pair, alors que les animatrices et modératrices du forum font si bien leur travail.

Et leurs rôles, comme vous pourrez le remarquer dans les différents pays, c'est d'ouvrir des discussions, Elles ne s'impliques pas comme contributeurs, Mais les contrôles.

Cela étant dit revenons-en à nos moutons.

Tout d'abord mon poste est un échange d'opinions, et que vous ne le trouviez pas sympathique j'en suis vraiment désolé.

Il est évident que vous avez une dent contre les Barrios Cerrados, suite à la mésaventure avec votre voisin argentin qui avait construit un mur, vous empêchant de pouvoir rentrer dans votre hôtel,

Et je comprends totalement le désagrément que va vous apporter à 600 M de chez vous le projet Forest.

Et je comprends tous les arguments, que vous donnez pour empêcher que ce projet aboutisse.

Mais à votre place je ne m'avancerai pas a dire, que la municipalité ainsi que le parti Colorado et corrompu.

Car ce n'est toujours pas bon de critiquer un pays dont on n'est pas originaire.

Et pour votre gouverne il faut savoir que le pays est dirigé par un minimum de personnes, Et qu’ils sont tous frères.

Pour l'anecdote de Punta Del Este

Je n'ai jamais marché 800 M à l'intérieur du Barrio, mais à l'intérieur du Golfe Et c'est simplement au bout de ce parcours que j'ai franchi l'alambré sur 2 M, Ce n'est pas bien de déformer mes propos.

Pour Br immobilier en effet le terme grand copain est un peu fort, mais disons votre ami Bruno.

Je l'ai vu sur YouTube disant que le projet Arena Forest avait été débouté et qu'il allait faire un reportage sur ce dernier.

Je vous mets le lien pour confirmer ce que j’avance.

https://youtube.com/shorts/_LB8Kpt-ObQ? … 6ZjrWIOWmO

Par ailleurs rien ne vous empêche de donner vos opinions sur mes posts concernant l'Uruguay, et je serais ravi de vos commentaires.

Cordialement

Richard

Bonjour,


Je ne connais rien du dossier, je me garderai donc bien de donner un quelconque avis.


Cependant, etant un desormais ancien du Paraguay, l'explication du dossier faite par Jean Claude me semble tout a fait pertinente.


J'ai suivi un dossier un peu similaire il y a quelques annees sur Atyra, de l'autre cote du lac. Cela a pris des annees, mais les locaux, a force de manifestations de convocations de la presse, le promoteur a fini par perdre en justice et a du faire une croix sur le projet, perdant ses investissements. bien qu'il ait gagne ses proces pendant les premieres instances. Comme quoi, la justice au Paraguay......

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