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LA BULLE SPÉCULATIVE IMMOBILIÈRE DU PARAGUAY

jc.paracom

Bonjour à tous !


Ça fait un bon moment que je me pose des questions sur le développement aussi brutal que surprenant de la ville d'Asuncion, tout semble tellement fou !

Comme j'ai des doutes sérieux et que chacun me chante sa chanson, j'ai confié mes doutes à  l'IA de Gemini pour en savoir plus...

Je vous livre le dialogue qui n'est pas réjouissant, en particulier pour ceux qui aiment la ville d'Asuncion et qui voudraient s'y installer :


QUESTION JC A L'IA GEMINI

Il est en train de se passer un phénomène très bizarre au Paraguay. Il y a une quantité impressionnante des demandes de résidence qui vont frôler les 55 000 en cette fin d'année 2025.   D'autre part, le gouvernement met en place une série de vidéos vantant les mérites du fantastique développement de la ville d’Asuncion - et autres villes - avec des immeubles-tours qui poussent comme des champignons, des agents immobiliers qui se régalent en vendant des appartements à des investisseurs étrangers.   Les vidéos vantant les avantages de "vivre au Paraguay" fleurissent sur You Tube. Pendant ce temps les campagnes survivent dans une pauvreté consternante.   Les vendeurs prétendent que tout est vendu, mais c'est faux, les quelques locataires de ces tours confirment que la majorité des tours  sont à moitié vides, car les locataires ne restent pas pour un problème de bruit et nuisances diverses.  Ils disent qu'on entend le voisin prendre sa douche tant les cloisons sont de faible épaisseur et l'insonorisation inexistante. La maintenance est désastreuse par manque de techniciens Dehors, les infrastructures ne suivent pas.
Alors, je me pose des questions : Qui achète ces tours ? Qui viendra les habiter ?  Et les locataires, qui seront-ils et de quoi vivront-il ?


RÉPONSE GEMINI :


C'est une observation extrêmement perspicace et vous mettez le doigt sur une fracture socio-économique majeure qui se creuse actuellement au Paraguay, et plus spécifiquement à Asunción.

Ce que vous décrivez ressemble typiquement à la formation d'une bulle spéculative immobilière déconnectée de la réalité économique locale.


Voici une analyse détaillée pour tenter de répondre à vos questions sur ce paradoxe des "tours vides" et de l'afflux migratoire.


1. Le phénomène des "Tours Fantômes" : Pourquoi construire si c'est vide ?

Vous demandez "Qui viendra habiter ces tours ?".

La réponse cynique, mais économiquement réaliste, est souvent : personne, ou du moins, ce n'est pas la priorité.

•    L'immobilier comme "coffre-fort" : Dans de nombreuses économies émergentes (et le Paraguay ne fait pas exception), l'immobilier est utilisé pour parquer de l'argent. Les investisseurs (Argentins fuyant l'inflation, Brésiliens, Européens, ou locaux fortunés) achètent des appartements non pas pour le rendement locatif immédiat, mais pour sécuriser leur capital en dollars ou en briques. Qu'il soit vide ou loué est parfois secondaire par rapport à la plus-value espérée à la revente.

•    Le blanchiment d'argent : Il est de notoriété publique que le secteur de la construction au Paraguay, peu régulé, peut servir à blanchir des capitaux issus de l'économie souterraine. Cela explique pourquoi des tours poussent sans corrélation directe avec la demande locative réelle.

    •    La cible Airbnb / Expat : Les promoteurs vendent du rêve aux investisseurs en leur promettant des locations courte durée (type Airbnb) à des "nomades digitaux" ou des touristes d'affaires. Mais le marché sature très vite.


2. Le problème de la qualité (Le syndrome des "murs de papier")

Votre remarque sur l'insonorisation est cruciale. Elle révèle la logique de rentabilité immédiate des promoteurs :

•    Construction "Low Cost", vente "High End" : Pour maximiser les marges, on utilise des matériaux bon marché, des dalles fines et des cloisons sans isolant, tout en vendant l'appartement comme du "luxe" grâce à un lobby marbré et une piscine sur le toit.

•    L'illusion du neuf : Une fois le bâtiment livré, le promoteur a pris son argent. La maintenance désastreuse que vous citez est classique dans les copropriétés où la majorité des propriétaires sont des investisseurs absents qui refusent de payer des charges élevées pour l'entretien.


3. Les 55 000 demandes de résidence : Qui sont-ils ?

Ce chiffre est effectivement impressionnant. Il reflète plusieurs vagues migratoires, mais cela ne signifie pas 55 000 nouveaux locataires pour ces tours de luxe :

•    Les "Collectionneurs de papiers" : Beaucoup d'étrangers (Européens, Nord-Américains) demandent la résidence paraguayenne pour des raisons fiscales ou comme "Plan B" (survivalistes, libertariens), mais ne vivent pas réellement sur place à l'année. Ils ne remplissent pas les tours.

    •    La classe moyenne appauvrie des pays voisins : De nombreux Argentins viennent chercher la stabilité, mais ils n'ont pas forcément les moyens de louer dans les tours luxueuses de Santa Teresa ou Villa Morra.

    •    Les retraités : Ils cherchent souvent le calme et la nature (comme à San Bernardino ou Areguá) plutôt que des tours bruyantes en centre-ville.


4. Le fossé des infrastructures

C'est le point de rupture le plus évident. On construit des tours de 40 étages sur des infrastructures (égouts, routes, électricité) prévues pour des maisons individuelles.

    •    Conséquence : Le réseau électrique saute en été à cause des climatisations, les rues sont inondées à la moindre pluie tropicale (les fameux raudales), et le trafic devient infernal. Cela rend la vie dans ces quartiers "huppés" paradoxalement pénible au quotidien.


5. De quoi les gens vivront-ils ?

C'est votre question la plus inquiétante.

    •    L'économie à deux vitesses : Ceux qui habitent ces tours sont soit des étrangers avec des revenus extérieurs (retraites en Euros/Dollars, travail à distance), soit une élite locale très restreinte.

    •    La réalité locale : Le reste de la population (la majorité) subit l'inflation des prix (gentrification) sans voir ses salaires augmenter. Les vendeurs de rue, les employés de service, les paysans dont vous parlez, sont exclus de cette bulle.

•    Le risque : Si la bulle éclate ou si les investisseurs étrangers réalisent que la rentabilité locative est fausse (car les locataires partent à cause du bruit), les prix pourraient s'effondrer, laissant des "quartiers fantômes".


En résumé

Le Paraguay vit une crise de croissance désordonnée. Ce que vous voyez est un décor de théâtre : des tours brillantes destinées à attirer les capitaux étrangers, posées sur une infrastructure défaillante et une réalité sociale précaire.

Les locataires partent car le produit livré (l'appartement bruyant) ne vaut pas le loyer demandé, surtout quand sortir de chez soi signifie affronter des routes défoncées.


Ce que vous décrivez est loin d'être une simple impression ; c'est une réalité documentée qui commence à inquiéter sérieusement les observateurs locaux.

J'ai recherché des données récentes (2024-2025) sur la situation à Asunción pour compléter votre constat, et les chiffres confirment ce paradoxe troublant.

Voici ce qui se cache derrière ce décor de "tours vides" :


1. Le mythe des "Tours Vendues" vs la Réalité


Vous avez raison de douter. Si les promoteurs affirment que "tout est vendu", ils omettent de dire à qui.

•    Les chiffres qui fâchent : Le dernier recensement et des rapports récents (2024) indiquent qu'il y a un nombre colossal de logements vacants (certaines sources parlent de plus de 20 % de taux de vacance, voire jusqu'à 400 000 logements inoccupés à l'échelle nationale, avec une forte concentration à Asunción).

    •    Propriétaires fantômes : Ces tours sont "vendues" à des investisseurs (souvent étrangers : Argentins, Brésiliens, Européens) qui cherchent à placer leurs capitaux en dollars pour les protéger de l'inflation de leur propre pays. Ils n'ont souvent aucune intention d'y habiter. Pour eux, l'appartement est un actif financier, comme un lingot d'or, pas un lieu de vie.


2. Le scandale de la qualité ("Les murs de papier")

Votre retour sur le bruit est un problème structurel lié à la spéculation :

    •    Rentabilité avant tout : Pour offrir des rendements théoriques de 6 à 8 % aux investisseurs, les promoteurs rognent sur les coûts de construction. L'insonorisation (chape flottante, cloisons doubles) coûte cher et "ne se voit pas" sur les photos marketing.

•    Conséquence directe : Cela crée un cercle vicieux. Les premiers locataires, séduits par le hall d'entrée luxueux, déchantent dès la première nuit. Ils partent au bout de quelques mois (turn-over élevé), ce qui laisse les appartements vides et fait chuter la rentabilité réelle, bien loin des promesses des vidéos YouTube.


3. Qui sont ces 55 000 demandeurs de résidence ?

Ce chiffre record ne se traduit pas par 55 000 nouveaux voisins pour deux raisons :

    •    La résidence "Papier" : Une énorme partie de ces demandeurs sont des "touristes administratifs". Ils obtiennent la résidence paraguayenne pour ses avantages fiscaux (pas d'imposition sur les revenus étrangers) ou comme "plan de secours" (survivalisme, instabilité géopolitique en Europe), mais continuent de vivre dans leur pays d'origine.

•    Le fossé économique : Les vrais immigrants qui s'installent (souvent des pays voisins en crise) n'ont généralement pas le budget pour ces tours de luxe, dont les loyers sont déconnectés des salaires locaux.


4. L'effondrement des infrastructures

C'est le point le plus critique pour l'avenir de la ville. Une enquête de perception citoyenne d'avril 2025 montre un taux de désapprobation de 96 % concernant l'infrastructure urbaine à Asunción.

•    On construit des gratte-ciels énergivores sur un réseau électrique vétuste, d'où les coupures constantes.

    •    Les égouts débordent car ils ont été dimensionnés pour des maisons familiales, pas pour des tours de 200 appartements.

    •    La ville devient invivable pour le piéton ou l'automobiliste, créant un contraste violent : le luxe climatisé à l'intérieur, le chaos urbain à l'extérieur.


En conclusion : De quoi vivront-ils ?

C'est la grande inconnue. Actuellement, le marché tient artificiellement grâce à l'afflux continu de capitaux extérieurs (blanchiment, fuite de capitaux étrangers).

Mais si cette source se tarit, ou si la réputation de "mauvaise qualité" de ces tours finit par se savoir (comme vous le faites remarquer), Asunción risque de se retrouver avec des quartiers entiers de "tours fantômes" qui se dégraderont rapidement faute de charges payées par des copropriétaires absents.


Désolé pour ceux qui aiment la ville !

Mais pour ceux qui - comme moi - préfèrent la nature pas très loin de la capitale, vivre ici est un vrai rêve ...


CEUX QUI ONT TROUVÉ CET ARTICLE UTILE ONT DROIT DE METTRE UN LIKE

Voir aussi
kaboenator

Bravo pour cet article très éclairant. J'ai goûté à la vie urbaine à Asuncion. Je ne peux pas parler en détail de l'immobilier (matériaux de construction, etc), mais j'ai constaté de visu l'explosion des constructions de tours "tout équipées" : le gym et la piscine sont devenus des standards dans les constructions récentes, pour appâter le chaland.

Le chaos extérieur est réel : le piéton n'existe pas à Asuncion. Les trottoirs et les routes défoncées mettent en péril la vie de tous : piétons et automobilistes. J'ai été témoin d'un accident dû à un effondrement, sur un mètre de diamètre, de l'enrobé d'un boulevard très passant à deux pas de mon hôtel. Sous l'enrobé : rien ! Une crevasse d'un mètre de diamètre sur un mètre de profondeur environ. Avec la pluie diluvienne, un véhicule n'a pas vu la crevasse et est tombé dedans. Il est resté immobilisé de nuit sur le côté. L'automobiliste s'est transformé en piéton...


Bref, cette scénette de la vie quotidienne ne doit pas être rare, vu l'état des infrastructures. San Bernardino : très joli, très calme, au bord du lac... pollué ! Personne ne s'y baigne. Mais c'est joli, c'est sûr.


J'ai envisagé un temps l'achat au Paraguay. Je vais prendre mon temps. Merci JC...

jc.paracom

Bravo pour cet article très éclairant, Merci JC... - @kaboenator


Et un grand merci à toi pour ton commentaire !

Ça fait vraiment plaisir car beaucoup de gens viennent lire ce que j'écris, mais comme personne ne fait l’effort de mettre un like ou un simple commentaire, parfois j'ai vraiment l'impression d'écrire dans le vide… Donc encore merci.


J'ai envisagé un temps l'achat au Paraguay. Je vais prendre mon temps.


Personnellement, pour rien au monde je ne changerai ma place ici et rentrer en France serait pour moi la punition suprême, car maintenant que j'ai goûté à la liberté intégrale (y compris disposer de mon corps) je ne pourrai plus vivre dans une France en décrépitude dans laquelle il est devenu impossible de faire trois pas sans avoir une interdiction quelconque.


Cela dit, je n'irai pas pour autant vivre à Asuncion ni à son Bernardino, c'est sans moi.


Je suis dans la zone d'Aregua, tu connais ? Pour moi, la zone située entre Aregua et Caacupé est vraiment LA ZONE à privilégier pour tout un tas de raisons que tu dois connaître si tu as vécu à Asuncion.


Est-ce que tu regardes les vidéos qui sont faites sur le Paraguay ?

J'ai été interviewé sur trois vidéos faites par un youtubeur très sympa qui s'appelle Bruno.

J'ai accepté ses interviews tout simplement parce que Bruno est un type bien qui n'a rien à vendre, qui ne racole pas, et qui cherche simplement à regrouper des Français à Caacupé pour ne pas être tout seul. Et pour vivre dans la nature sans s’isoler, il n’y a pas 40 endroits où s’installer, enfin c’est ce que je pense .


Si tu veux voir les vidéos de Bruno, je ne peux pas te mettre le lien ici (la charte du site) mais tu peux chercher BR IMMO Paraguay sur le Net.


Merci encore pour ta contribution

nico_ff

Merci JC pour cet article et ce partage.

Il est clair que le développement immobilier à Asuncion a de quoi surprendre de par l'ampleur des chantiers et la quantité de tours qui poussent, surtout dans le centre exécutif (Santa Teresa par exemple).

On peut parler de rythme effréné à mon humble avis.

Par curiosité, j'ai visité plusieurs de ces appartements l'été dernier.

Visuellement et esthétiquement il y a de quoi se laisser séduire, tant les infrastructures sont modernes (piscine à débordement, salle de sport dernier cri, quincho intérieur et extérieur tout équipé que tu peux privatiser pour toi tout seul, toit terrasse avec superbes vues, salles de jeux pour les enfants....) bref tout est fait pour en mettre plein les yeux et donner un sentiment de luxe !

Néanmoins, je rejoins parfaitement l'analyse qui invite les futurs investisseurs a voir plus loin que ce luxe de façade.

A titre d'exemple, lors d'une visite d'un appartement entièrement neuf mis en vente a 790 000 USD, on pouvait entendre une chaise couiner sur le sol provenant de l'appartement du dessus, ou alors même un chien aboyer en bas de la rue, malgré le double vitrage fermé qui faisait pourtant la fierté de l'agent immobilier :)

Avant d'acheter dans une de ces tours, j'inviterais également le futur investisseur à venir visiter un jour de forte pluie.

Cela permettra de vérifier s'il n'y a pas de fuites, ou si l'accès au garage n'est pas condamné, ou tout simplement s'il n'y a pas d'innondation ou des flaques d'eau stagnantes juste devant la tour.

Dernier point, je logeais dans un airbnb avenida aviadores del chaco qui avait vue sur les tours Eminent.

La nuit, on se rend compte que près de la moitié des lumières sont éteintes, ce qui interroge sur la viabilité de ces tours si bien équipées avec pourtant peu de résidents.

Sujet très intéressant et d'actualité en tout cas, je te donne mon "Like" JC ;)

jc.paracom

Merci JC pour cet article et ce partage.wink.png - @nico_ff


Ah, l'ami Nico, ça fait plaisir !!! Tu vas bien ?


Tu es plus malin que moi, l'éclairage des immeubles de nuit, c'est simple, mais il fallait y penser... Je ne sais pas si je dois te féliciter ou me mettre une grande claque de ne pas y avoir pensé ?😅


Mon petit doigt qui me cause beaucoup en ce moment me dit que cette pratique a tendance à se généraliser un peu dans tous les pays… Pourquoi je dis ça ? Parce que j'ai un bon copain, Diego (membre actif site sous le nom de paticumbio) qui est un expatrié suisse vivant au Chili.

Il suit tout ce que j'écris depuis quelques années et il m'a envoyé ce matin par WhatsApp deux liens de vidéos qui traitent de cas similaires (en pire, dit-il) et qui se passent à Santiago du Chili. Diego vit plus bas sur la carte. Il est installé dans le sud, là où il fait bien froid, car c'est un masochiste professionnel !🤣


Tu peux aller voir,

https://www.youtube.com/watch?v=64UCrwbdueA

https://www.youtube.com/watch?v=FEgrWYIWpmo


Par ailleurs j'ai appris, toujours au travers de l'intelligence artificielle, 2 informations qui sont très inquiétantes :


Je cite l'IA Gemini au sujet du "marché à Asunción"


• Risque de sur-offre : Fin 2024 et début 2025, des analystes ont alerté sur un risque de saturation, avec près de 289 nouveaux immeubles prévus pour les trois prochaines années.
• Déficit de logement : Malgré ce luxe apparent, le pays fait face à un déficit de 1,5 million d'unités de logement, ce qui maintient une demande structurelle forte pour des projets plus accessibles.


289 nouveaux immeubles prévus pour les trois prochaines années c'est complètement affolant ! Tu imagines un peu Asuncion dans trois ans ?


Ensuite, le déficit de logement : ça, c'est le bouquet, il y a un déficit de 1,5 million de logements pour les gens qui vivent sur place et qui attendent des logements à prix accessibles… On marche sur la tête !


Pour en savoir plus, j'ai décidé de creuser à l'aide de Gemini dans le but de comprendre ce qui se trame à l'échelon mondial, car j'ai vu un certain nombre de documentaires traitants de villes qui avaient été construites loin de tout, par exemple dans la pampa chinoise.

Ces villes sont terminées et habitables depuis deux ans et elles sont complètement désertes.

D’après les commentaires, il semblerait qu'elles n’auront jamais un seul habitant, car loin de tout.

Nous ne sommes pas complètement idiots au point de penser qu'il s'agit d'erreurs d'appréciation humaine, qui va croire une chose pareille ?


D'autre part, je me suis rendu compte que la recherche Google était contrôlée. Dès qu'on pose des questions un peu délicates ou indiscrètes qui peuvent déranger certains intérêts, le moteur de recherche de Google plante sur les algorithmes et affiche le petit dessin de l'esquimau qui pêche de son trou de glace avec le message "Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés"


Mais dès que je passe cette même question sur l'IA Gemini (j'ai un compte) curieusement, toutes les informations sortent avec les analyses de synthèse, bref, tout ce que je ne devrais pas savoir, enfin c'est mon impression…


L'avantage de l'IA c'est qu'il est probablement très difficile de la contrôler, car elle va puiser les informations absolument partout et dans tous les domaines. Elle se trompe rarement et lorsqu'elle se trompe, ce sont toujours des erreurs minimes.

Là où l’IA Gemini est très forte, c'est dans les analyses et les rapprochements de circonstances, de phénomènes ou de situations liées ou ayant une simple relation de cause à effet.

Quel que soit le résultat de mes recherches, je sais qu'on ne pourra rien y faire mais c'est bien de savoir au moins ce qui nous attend...

Je vous tiendrai tous au courant.

sebastienpascal

Bonjour à tous


Quels sont les avantages de la région située entre Aregua et Caacupé ? Moins chère et moins d’embouteillages que dans la capitale sans être trop loin de cette dernière ?


C’est mieux que les tours d’Encarnacion ?


Merci.


Seb

jc.paracom

Suite :

Une fois encore j'ai manqué de perspicacité.


Sachant que les réseaux d’évacuation et d’alimentation électrique sont complètement sous-dimensionnés dans les nouvelles tours d’Asuncion, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’une erreur des promoteurs immobiliers, puisqu’il est de règle de faire les réseaux en premier.


Ceci est bien la preuve que ces bâtiments n'ont pas été construits pour être habités.

Comme je l'ai annoncé hier, j'ai posé des questions qui dérangent, et, pour obtenir des réponses qui me conviennent j'ai été obligé de passer sur la version Pro de Gemini 3.


Le résultat a dépassé complètement mes espérances, malheureusement en négatif…


En conséquence, je ne pourrai pas diffuser les résultats ici, car je ne veux pas créer des problèmes à expat.com, voire même mettre ma propre sécurité en danger.

Je n'en parlerai même pas dans les prochaines videos de Bruno BR IMMO

Je ne rigole pas, certaines informations ne doivent pas être mises en circulation sur le Net sans exposer ceux qui les publient.


C'est pourquoi ceux qui souhaitent en savoir plus devront m'envoyer leur adresse mail en message privé (sauf Nico, j'ai ton mail).


Je suis désolé et atterré de voir à quel point nous sommes des brebis.

Cela dit, le berger paraguayen a au moins la décence de foutre la paix à son troupeau dont il se fout éperdument d'ailleurs, et c'est bien pour ça que je n'ai aucune envie de quitter ce pays auquel je suis très attaché, et encore moins de retourner en France…


Ici, au moins, on est tranquille, on est libre, et les gens dans les rues ont " la banane ". Ils sont vivants, fiers de leur culture indienne, tous catholiques et fiers d’être paraguayens  !

sebastienpascal

Bonjour à tous


Il y a un mois, j’ai rencontré un vieux routard qui a vécu 40 ans en Afrique ( Cote d’Ivoire, Guinée, Gambie, Sénégal ).


Je lui ai parlé de mon projet d’expatriation au Paraguay.


Il m’a posé quelques questions puis il m’a dit que si la majorité des habitants de la campagne du Paraguay sont pauvres, je ne pourrai pas y vivre et travailler durablement sans mettre en place un service de sécurité qui sera coûteux s’il n’est pas mutualisé.


Ensuite, en conduisant des recherches j’ai découvert ceci : à Caacupé, au Paraguay, il n'existe pas d'immeubles avec gardiens de manière courante, surtout en dehors de la capitale Asunción. Les discussions d'expatriés sur les forums ou réseaux sociaux indiquent explicitement que les gardiens fiables sont rares dans les zones provinciales comme Caacupé, et les quartiers fermés sécurisés (barrio cerrado) y sont peu fréquents.


Caacupé est une petite ville tranquille, bien équipée avec hôpital et écoles, mais axée sur un mode de vie authentique plutôt que sur des résidences sécurisées modernes. Les appartements disponibles sont souvent des locations indépendantes ou des maisons avec jardin, sans mention de gardiens permanents.


Pour une sécurité accrue, les expatriés optent donc pour des résidences fermées près d'Asunción ou embauchent du personnel local via des réseaux de confiance (conciergerie privée ou bouche-à-oreille).


L’objectif de ce message est de trouver des solutions grâce à des expatriés.


À bientôt


Seb

francoismorenosfb

Bonjour,


JC, je suis preneur de la copie de l'analyse de ton IA.


Pour Seb,

J'habite la campagne en Cordillera. Si tu n'es pas completement isole, les vols sont rares, en tout cas pas dans les maisons.

Par contre la rapine existe en pleine campagne, fruits, animaux et autres. En general, une bonne cloture et quelques cameras bien placees reglent le probleme.

francoismorenosfb

Pour la bulle speculative, il est a noter que la folie de construction et d'achats s'est etendue a Encaenacion et en general au sud dans le departement d'itapua.

En cause bien sur la speculation et notamment celle des argentins, mais aussi la communaute allemande qui a achete a n'importe quel prix.

Ce n'est evidemment pas le moment d'acheter dans la region sud, au risque de se prendre un gros retour du baton sur le plan financier.

sebastienpascal

Cela dit, je n'irai pas pour autant vivre à Asuncion ni à son Bernardino, c'est sans moi.


Quelle est la différence ebtre Aregua et San Bernardino ?

sebastienpascal

Je m’interroge sur la possibilité de vivre et travailler au Paraguay, à Càacupé ou à Colonia independencia, en sécurité.


Pour les retraités fortunés, ce n’est pas un problème ; il suffit d’ouvrir un compte bancaire au Paraguay. Mais pour les petits entrepreneurs étrangers qui ont investi dans des machines outils coûteuses, le vol de leur matériel signifie faillite et reour au bercail.


Donc je me demande ce qu’il faut faire pour trouver, au Paraguay, à la campagne, sur un terrain grand donc isolé, un gardien ( sereno ) sérieux sur le long terme ( et non pas pour une nuit ou journée ) ?


Pour l’instant, je n’ai trouvé qu’une seule solution : vivre dans la capitale du Paraguay, dans une tour neuve sécurisée.


Elles le sont et c’est pour cette raison que, malgré les soucis d’insonorisation qui n’existent pas si vous vivez au 20 ième étage et malgré que leur loyer mensuel soit proche de 600 € par mois et malgré le fait qu’il y a des coupures de courant en été et des trottoirs défoncés et inondés autour d’elles et malgré le fait que leur maintenance soit médiocre ( en zone tropicale, tous les immeubles vieillissent rapidement. Donc ce problème existe aussi dans tous les autres pays d’Amérique latine ), des milliers de jeunes expats vivent et travaillent dans ces tours et n’envisagent pas de déménager.


Merci à tous ceux qui ont trouvé des solutions.


Seb

jc.paracom

Cela dit, je n'irai pas pour autant vivre à Asuncion ni à son Bernardino, c'est sans moi.
Quelle est la différence ebtre Aregua et San Bernardino ? - @sebastienpascal

La même différence qu'entre un village rural et Palavas-les-flots 🤣

paticumbio

Le “masochiste professionnel” te donne un like 🙂


Oui, je dois être un peu cinglé pour être venu vivre au bout du monde, mais que sais‑je !


Je me demande bien de la pertinence de déménager jusqu'au Paraguay pour habiter dans un petit appartement : pour un jeune célibataire ou un jeune couple, d’accord, ça peut aller, mais pour vivre en famille c’est l’enfer. Des années avant de m’installer au Chili, j’ai vécu pendant quatre ans dans un studio en Suisse, avec deux appartements contigus, chacun avec un chien. Et ces clébards avaient le plaisir savoureux de converser à coups d’aboiements à toute heure… c’était à devenir fou. Sans parler des disputes de mes voisins. Et cela, en Suisse, pays qui se targue d’être aussi tranquille qu’un cimetière à minuit.

Si je devais aller vivre au Paraguay, je privilégierais un endroit rural.

C’est toujours un plaisir de te lire J-C.

NB : n’abuse pas trop de l’IA. elle va finir par te posseder ;-)

xav2308

Même si je n'interviens pas où très peu , je suis avec grand intérêt les post fait par jc.paracom.

Pour nous se serait plus du côté de Encarnation et milieu rural. Les grandes ville très peu pour nous.

Pour revenir au post original, le fait qu'il est un manque cruel de logement, le secteur de la rénovation de bien existant doit être en plein développement .

francoismorenosfb

@xav2308

Pour nous se serait plus du côté de Encarnation et milieu rural


Voir mon post ci-dessus, le prix des terres du cote d'Encarnacion est completement en dehors du marche.

Si tu t'eloignes de 50 a 100 km vers le nord, tu vas trouver des terres au moins aussi bonnes, mais 3 a 4 fois moins cheres.

jc.paracom

Même si je n'interviens pas où très peu , je suis avec grand intérêt les post fait par jc.paracom. - @xav2308


Salut Xavier.


J'ai vu que tu étais inscrit depuis 2014, ça fait donc 12 ans.


Tu dis également, je cite " je suis avec grand intérêt les posts faits par jc.paracom." j'imagine donc depuis très longtemps ?

Si c'est le cas, tu connais forcément le nom de "Terrik" ? Qui avait disparu des écrans radars ? Et qui il a dû te manquer ?

Tu as forcément lu ses nombreuses contributions aux côtés des miennes, puisqu'il a été mon complice pendant de nombreuses années avant de changer de nom qui est maintenant… François Moreno, celui-là même qui te répond !


Eh oui, c'est bien lui ! Son compte a été "mis en veille inexpliquée"  à cause d’une erreur informatique du site, il n’a jamais pu le récupérer et a dû se réinscrire sous son vrai nom.


Ceci veut dire en clair - et pour tout le monde - que, même si Expat.point.com m'a attribué le rôle d'animateur et habillé du titre ronflant "d'expert Paraguay", que François et moi portons le même regard réaliste sur le pays et son fonctionnement, que François est autant expert que moi, et que ses contributions ont largement autant de crédit que les miennes.


François, j'espère que ça ne te dérange pas que je mette ça "en ligne" mais, comme tu as toujours été à mes côtés depuis des années c'est aussi une façon de te remercier pour le soutien que tu m'as toujours gentiment apporté.


Il fallait que ce soit dit, c'est chose faite !

francoismorenosfb

@jc.paracom

Je n'en merite pas tant.

Tu es le referant de ce forum. Ton amour du Paraguay, sans etre aveugle, la justesse de tes interventions, ta connaissance de la culture des paraguayens ont contribue a ce que de nombreux candidats a l'expat soient bien mieux renseignes avant de prendre leur decision.

(pardon pour les accents et lettres speciales)