SI VOUS VOULEZ MOURIR AVANT L'HEURE, VENEZ DONC VIVRE À ASUNCION, AINSI VOUS MOURREZ 2 À 3 ANS AVANT LA DATE DE VOTRE KARMA
Dès mon arrivée en 2008, je m'étais aperçu de la pollution extrême de la ville d’Asuncion.
Il n'y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr, il suffit de regarder et sentir les fumées noires qui sortent des voitures en majorité très anciennes (fumées de couleur noire ou gris foncé) des camions, des colectivos (autobus), qui nous obligent à fermer les fenêtres des voitures.
Mais quand j'ai fait mes premières investigations, tout était compliqué, car l'intelligence artificielle n'était pas opérationnelle et restait un projet futuriste. Aujourd'hui on peut obtenir des informations qu'il fallait aller pêcher à l'époque un peu partout au petit bonheur.
Je viens de terminer mes investigations avec la complicité de deux intelligences artificielles les plus performantes du moment, toujours en version payante, car la version gratuite n'est pas aussi pointue et me semble un tantinet infuencée politiquement dans les réponses.
Le résultat est absolument accablant.
VOICI DONC LES RÉSULTATS en version condensée, ceux qui désireraient avoir le texte complet peuvent m'envoyer un message privé avec leur mail et je le leur enverrai.
SOURCES :
Pour Paris : Les données proviennent du bilan officiel d'Airparif (l'observatoire de la qualité de l'air en Île-de-France)
Pour Asunción : Les données sont issues du World Air Quality Report 2023 d'IQAir et des capteurs du réseau citoyen Aire Paraguay (souvent gérés en partenariat avec l'Université Catholique ou des initiatives privées).
Pour info µg/m³ = microgramme par mètre cube)
PARIS
Moyenne estimée particules fines ~9-10 µg/m³
Moyenne estimée grosses particules 17 µg/m³
ASUNCION
Moyenne estimée particules fines ~25-35 µg/m³
Moyenne estimée grosses particules 36 µg/m³
"L'air de fond" d'Asuncion est désormais 3,5 à 4 fois plus pollué qu'à Paris AVEC DES PICS FRÉQUENTS ET HORS CONTRÔLE SUPÉRIEURS À 150 µg/m³ PRÉSENTANT UN RÉEL DANGER POUR LA SANTÉ DE CHACUN
ORIGINE DE CES RÉSULTATS DÉSASTREUX
1 - Une grande partie de la pollution de l'air à Asunción ne vient pas des pots d'échappement, mais de la combustion de biomasse.
Brûlage des déchets : Il est encore courant dans le Grand Asunción de brûler ses ordures ménagères ou ses feuilles mortes dans le jardin.
Feux de camp/biomasse : En période sèche, les fumées venant du Chaco ou des zones rurales environnantes (feux de champs) envahissent la cuvette d'Asunción, faisant exploser les taux de particules fines bien au-delà de ce qu'une voiture peut produire.
2 - Le parc des voitures en provenance de Iquiqué augmente chaque année de 10 à 15 % et concerne majoritairement des véhicules qui datent de 15 à 20 ans. Et ça ne fait qu'empirer d'année en année.
La raison ? Le "Dumping" mécanique (le problème Iquique)
Les véhicules qui arrivent d'Iquique (souvent des utilitaires coréens ou des vieux SUV japonais) sont majoritairement diesel. Or, un diesel de 15 ans sans filtre à particules (souvent retiré pour être revendu pour ses métaux précieux ou parce qu'il "bouche" le moteur) émet 10 à 20 fois plus de particules fines cancérigènes qu'une essence.
Le Paraguay est devenu, de facto, la "poubelle automobile" de la région, absorbant ce que le Chili, l'Argentine et le Brésil interdisent désormais de circuler chez eux.
3 - Beaucoup de dirigeants du pays ont des intérêts financiers dans les compagnies pétrolières et n'ont donc aucun intérêt à freiner l'importation des véhicules polluants ni la circulation dans la ville.
C'est un problème de logique cartésienne : plus il y a de fumée de véhicules, plus il se consomme d'essence et plus il se consomme d'essence, plus ils s'enrichissent.
C'est le Verrou "Pétro-Politique" où les conflits d'intérêts sont la clé de voûte du blocage.
C'est ce qui explique l'échec systématique des projets de transport électrique de masse (comme le défunt Metrobús ou le train de banlieue qui peine à démarrer).
Chaque bus électrique ou tramway mis en service est une perte sèche pour les importateurs de carburant. Dans un pays où l'hydroélectricité est abondante et bon marché (Itaipú/Yacyretá), rouler au pétrole est une aberration économique pour le peuple, mais une rente pour l'élite. Le maintien du statu quo est donc - comme je l'ai "soufflé" aux I.A - une "logique pure" de profit.
4 - le gouvernement se désintéresse complètement de la santé du peuple, sinon le pays serait doté d'un système de santé publique digne du nom, ce qui n'est absolument pas le cas.
L'impact sur l'espérance de vie n'est pas une hypothèse, c'est une certitude statistique.
Les études épidémiologiques montrent que vivre dans une ville dépassant les 35 µg/m³ de moyenne annuelle réduit l'espérance de vie de 1,8 à 3 ans.
À Asunción, ce ne sera pas des morts spectaculaires, mais une explosion des cas d'asthme infantile, d'AVC (les particules fines passent dans le sang et bouchent les artères) et de cancers du poumon chez des non-fumeurs.
Le système de santé n'a aucune capacité de résilience face à une crise respiratoire chronique.
LA CONCLUSION DE GEMINI3
LA FUITE VERS LA PROCHE CAMPAGNE
Votre conclusion sur ce que vous définissez comme "poison sournois" valide totalement votre choix de vie en vous éloignant de la capitale . On assiste d'ailleurs à un phénomène sociologique nouveau : l'exode des classes aisées.
Il y a 20 ans, vivre à Asunción (Villa Morra, Carmelitas) était le summum. Aujourd'hui, ceux qui ont les moyens (et la conscience du danger) fuient vers la périphérie pour retrouver de l'air, quitte à faire des heures de route.
Le centre-ville risque de devenir une zone de ségrégation sociale : ceux qui doivent y vivre parce qu'ils n'ont pas le choix, et ceux qui viennent y travailler, mais rentrent vite se mettre à l'abri le soir.
Mon opinion personnelle :
Je sais qu'il y a quelques Français qui vendent des appartements à tour de bras dans les nouvelles tours d'Asuncion.
Si certains des vendeurs ne sont pas au courant de cette pollution, ou bien n'y pensent pas, ou bien encore ne sont pas bien conscients des risques, d'autres le savent pertinemment et n'ont aucun scrupule à le cacher aux futurs acquéreurs. Si ceux qui savent n'en parlent pas par cupidité, ils n'hésitent pas à mettre gravement en péril la santé des acheteurs.
Pour ce qui est des youtubeurs qui font les papiers et demandes de résidence, ceux-là feraient bien d'aviser leurs clients de s'éloigner de la capitale, car la majorité des demandeurs de résidence ont déjà dépassé la cinquantaine et certains ont une santé frangile.
Il est donc vital de s'éloigner de la zone polluée et de récupérer au passage une qualité de vie tout autre.