COVID-19 : quel est l'impact sur les études à l'étranger ?

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Publié le 2020-04-20 13:00

Un rêve brisé pour certains. Pour d’autres, il ne s’agit que d’un report de leurs projets en attendant des jours meilleurs. La pandémie de coronavirus a certes un impact non négligeable sur les projets d’études à l’étranger de milliers d’étudiants autour du monde. Quels sont aujourd’hui vos chances de pouvoir poursuivre vos études supérieures dans l’université étrangère de votre choix ?

Les dates de rentrée universitaire diffèrent d’un pays à l’autre. Si la rentrée en Europe se fait généralement en septembre, dans d’autres pays comme au Japon ou en Inde, les campus universitaires commencent à se remplir dès avril. Contrairement aux années précédentes, 2020 risque d’être une année sombre sur le plan des études à tous les niveaux, même si de nombreux cours sont actuellement dispensés en ligne pour les étudiants déjà inscrits. Mais qu’en est-il de ceux qui avaient prévu de partir étudier à l’étranger cette année ? Une étape qui nécessite, bien évidemment, une longue planification et de manière adéquate.

Un sondage réalisé par le célèbre site QS dévoile que les études à l’étranger sont plus que jamais compromises. Il est toutefois intéressant de noter qu’un nombre important d’étudiants préfèrent repousser leur projet d’études à l’étranger plutôt que d’y renoncer tout court. Au 26 février 2020, selon le site QS, seuls 27% des étudiants affirmaient que la pandémie de coronavirus avait compromis leur projet d’étude à l’étranger. Un chiffre qui est passé à 35% le 12 mars. Cependant, seuls 14% d’entre eux indiquaient qu’ils ne souhaitaient plus étudier à l’étranger tandis que 54% d’entre eux préfèrent reporter leurs projets à l’année prochaine. Reculer pour mieux sauter ? Compte tenu de la propagation rapide de l’épidémie aux quatre coins du monde et des risques d’une deuxième vague dans certains pays, les étudiants reconnaissent qu’aucune destination ne vaut mieux qu’une autre. 

Rachelle, une mauricienne qui avait prévu d’entamer ses études supérieures au Royaume-Uni nous avoue qu’elle est en train de revoir ses projets. « Actuellement, je suis l’évolution de la situation de près, mais il est clair que je ne vais pas prendre le risque de m’envoler pour l’étranger cette année. Au pire, je vais m’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur local. J’y réfléchis sérieusement. D’ailleurs, mes parents sont fortement contre l’idée de voyager dans les prochains mois ». Même son de cloche du côté de la France avec Nathalie qui avait prévu d’aller étudier aux États-Unis. « Comme on ne sait pas quand la situation va se calmer et que les frontières seront ouvertes à nouveau, je ne sais pas encore ce que je vais faire, d’autant que je n’ai pas encore en main tous les justificatifs requis pour l’inscription ».

Les universités autour du monde

Qu’il s’agisse de s’inscrire à un programme d’études ou d’effectuer un semestre d’échange à l’étranger, les prochains mois s’annoncent plutôt ternes. D’ailleurs, la plupart des pays ont mis en place des mesures des restrictions à leurs frontières pour une durée indéterminée. Il reste donc difficile de partir à l’étranger sans avoir des raisons vraiment solides voire urgentes. Qui plus est, les mesures prises par de nombreuses universités dans le cadre de la pandémie de COVID-19 peuvent avoir un impact sur les critères d’admission pour les étudiants en première année, par exemple, l’obtention du diplôme d’études secondaires ou autre, alors il vaut mieux se renseigner auprès des universités choisies de manière individuelle. Il faut aussi prendre en compte les possibles changements aux procédures d’inscription et aux dates limites pour la soumission des dossiers. En ce qui concerne les programmes d’études qui sont déjà en cours, de nombreuses universites ont mis en place un système d’enseignement à distance afin de permettre aux étudiants de ne rien rater.

A quand la rentrée universitaire ?

La France, à titre d’exemple, indique sur le site officiel de l’éducation nationale que les universités restent fermées jusqu’à nouvel ordre, mais précise que la reprise ne se fera pas avant septembre. Ainsi, aucune annonce n’a été faite quant au début du semestre d’automne. Il faudra donc prêter une oreille attentive aux annonces des universités qui pourraient elles-mêmes prendre leurs décisions. En Allemagne, où le confinement a été prolongé jusqu’au 3 mai, les cours se déroulent également à distance pour les étudiants déjà inscrits. En ce qui concerne le semestre d’hiver, il est prévu qu’il débute plus tard, soit le 1er novembre 2020. Si vous aviez prévu d’aller étudier en Allemagne, il n’est peut-être pas trop tard. 

Du côté de la Suède, les inscriptions pour le semestre d’automne avaient déjà été clôturées en janvier, ce qui fait que les résultats des admissions aux programmes de Master et de Bachelor ont été publiées comme à l’accoutumée, soit le 3 et le 20 avril 2020. En revanche, si vous ne vous trouvez pas encore en Suède, vos études risquent sérieusement d’être compromises compte tenu des restrictions de voyage actuelles. Autre destination très prisée pour les études supérieures, le Royaume-Uni dispose d’un système plus souple. D’une part, le gouvernement britannique a annoncé une extension de visa pour les étudiants étrangers qui se trouvent déjà au pays et qui n’ont pas la possibilité de rentrer chez eux. Qui plus est, l’inscription aux programmes de Master n’étant pas soumise à une date limite, vous aurez donc la possibilité de vous inscrire n’importe quand. Pensez donc à vous renseigner auprès de l’université de votre choix.