Les procédures d’inscription aux universités américaines décortiquées par Corne Beneke

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Publié le 2019-03-28 07:16

Corne Beneke est en première année d’un degré en sciences actuarielles à l’Oral Roberts University aux Etats-Unis. Détenteur de bourses académiques, Corne nous parle des difficultés qu’il a rencontrées lors de l’exercice d’envoi de candidature et raconte comment il s’en est sorti...

Pourquoi avez-vous choisi l’Amérique ?

Puisque je voulais quitter l’Afrique du Sud et que je jouais au tennis au lycée, j’ai d’abord pensé à l’Amérique pour ses bourses sportives. Bon, finalement, j’ai reçu une bourse académique. Mais ce n’est pas tout- le système éducatif américain est aussi beaucoup plus stable et l’Amérique offre d’innombrables possibilités post-études tant dans le monde des affaires que dans le sport.

Les procédures pour envoyer sa candidature aux universités américaines ne sont pas les mêmes qu’en Afrique du Sud. Comment avez-vous entrepris vos démarches ?

Mon coach de tennis savait à peu près comment ça se passait. Il m’y a initié et de là, j’ai fait énormément de recherches et ai avancé doucement tout seul. Ce, jusqu’à ce que je ne rencontre une conseillère d’une université américaine. Elle m’a donné des conseils et m’a mis sur la bonne voie. De là, avec l’aide de ma mère, j’ai complété et envoyé  ma candidature.

Vous avez, donc, entrepris, les procédures tout seul. Racontez-nous...

Oui, mis à part une discussion qui a duré une heure avec une conseillère, ma mère et moi n’avons pas eu beaucoup d’aide. On faisait comme on croyait bon essayant de réconcilier ce que nous avions entendu d’autres étudiants et ce que l’on trouvait sur internet. Ma mère a été d’un grand soutien.

J’ai justement commencé mon College Alliance, une agence aide les candidats avec leur application parce que je voyais que d’autres étudiants rencontraient les mêmes difficultés. Nous voulons faire profiter de notre savoir pour orienter les candidats.

Quand avez-vous commencé les procédures ?

J’ai pris part aux examens du SAT (NdLR: Scholastic Assessment Test, soit un test d’aptitude en anglais obligatoire pour l’entrée dans les universités américaines)  en octobre 2018, et c’est à ce moment que j’ai commencé à entrer en contact avec l’administration de plusieurs universités. En décembre de cette année, je me suis rendu à Miami pour un exercice de réseautage avec des coach sportifs. De là, j’ai pré-sélectionné les universités qui m’intéressaient le plus et j’ai envoyé ma candidature en janvier 2019.

Est-il facile de se voir offrir une bourse par une université américaine ?

J’ai été surpris d’apprendre que la plupart des universités offraient des bourses dépendant de votre moyenne scolaire et de vos résultats du SAT. C’est assez simple puisque toutes les candidatures sont automatiquement prises en considération. Mais ces bourses ne couvrent pas les frais d’études et pour ceux qui en ont besoin, il s’agit de faire des demandes pour des bourses additionnelles. La plupart des universités en offrent pour les étudiants hors-paire, ou des programmes d’études spécifiques.

Et si vous êtes un athlète prometteur, les bourses sportives sont aussi assez accessibles. Par contre, pour cela, il faut être convaincant et se créer un bon réseau. Il faut pouvoir aborder les représentants d’universités et les coach. J’ai commencé trop tard pour pouvoir avoir une bourse sportive, mais ce n’est pas plus mal.

Parle nous de la vie estudiantine en Amérique ?

D’après ce que j’entends de mes amis qui étudient en Afrique du Sud, elle est entièrement de ce que j’aurais vécu si j’étais resté à la maison. Sur le campus, il y a un vrai sens de la communauté. De rester sur un campus et rencontrer sans cesse des gens de son âge créé une culture.

De plus, les différents programmes donnent l’opportunité aux étudiants de collaborer avec des académiques sur leur recherche. On apprend toujours mieux et plus quand on travaille avec des experts.

Quel est l’aspect que vous préférez des études aux États-Unis ?

L’université organise des évènements professionnels avec des conférenciers du monde entier. Et vous avez l’occasion de rester après les conférences si vous voulez approcher les experts et faire du networking.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait étudier à l’étranger mais ne sait pas par quoi commencer ?

Premièrement, il faut commencer tôt ! Il faut s’inscrire pour les examens nécessaires, demander les lettres de recommandation requises, se faire connaître et faire une liste des universités où vous voulez vous inscrire au moins six mois avant décembre, soit quand les applications s’ouvrent. Cela devrait vous donner assez de temps pour vous familiariser avec les procédures et oui, même de faire des erreurs. Puisque vous avez commencé tôt, vous aurez le temps de les corriger.

Si vous sentez que vous vous perdez, n’hésitez pas à demander de l’aide. Demandez à l’administration de votre école ou encore à des étudiants à l’étranger qui y sont passés avant vous. Vous serez surpris- moi je l’ai été- de la bonne volonté des gens quand vous leur demandez de l’aide.

Finalement, il faut absolument viser haut ! Vous avez plus à offrir que vous ne le pensez alors croyez en vous.