Bonjour,
Quelques petites précisions car cela est entrain de changer. Depuis 3 ans maintenant le pays est en pleine mutation. Depuis la crise de 2008, le pays dont l'économie est principalement assise sur 3 secteurs d'activités ( financier, construction et tourisme ) a beaucoup souffert. L'état souhaitant diversifier son modèle économique et attirer des investissements étrangers dans d'autres secteurs d'activités et lancer dans un processus d'ouverture économique. Pour attirer ces investissements étrangers il doit négocier des accords de non-double imposition avec les pays voisins et pour pouvoir entrer en matière, les états voisins ne souhaitant pas de concurrence "déloyale" ont demandé à l' Andorre de mettre en place une politique fiscale comparable dans la forme à ce que l'on peut trouver au niveau européeen. "comparable dans la forme" veut dire mettre en place une législation fiscale, mais ne veut pas dire que les taux d'impositions sont comparables.
Ainsi, depuis peu, nous avons en Andorre un impôts sur les sociétés et un impôt sur les bénéfices pour les activités en nom propre. Le taux de ces impôts est de 10 % sur les bénéfices avec, pour les nom-propres un abattement sur les 40'000 premiers euros de bénéfices. Dans certains cas et pour certaines activités bien précises, ce taux peut descendre à 2%.
Il n'y a pas de taxe foncière, pas de taxe d'habitation, bien que nous ayons un "impôt" dérisoire d'une 100 aine d'euros par menbre du foyer qui correspondrait à cette taxe d'habitation.
Est en préparation pour la fin 2013, la loi sur les impôts sur les revenus, mais là aussi, rien de comparable avec la France. Pour l'instant à l'état de projet de loi (rien de ferme), on parle d'une imposition simple à calculer et à percevoir pour l'état, c'est à dire, un impôt sur les revenus dont le barême serait aproximativement le suivant :
0 < > 24 K pas d'impôts à payer
24 K < > 40 K 5% sur le montant dépassant les 24K sans déductions fiscales
> 40 K soit 5% sur le montant compris dans la fourchette précédente et 10% sur le montant dépassant les 40K avec des possibilités de déductions fiscales
En dehors de cela, il faut savoir qu'il n'y a toujours pas de droits de succession et que les charges salariales sont de 20% (5.5% part employé et 14.5% par patronale). Ces charges couvrent l'accident, la maladie et la retraite.
Donc je pense que cela reste encore très raisonnable en comparaison à d'autres pays.