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La partenaire Thai et la regle des 51/49

Bonjour à tous.


Avant de poser mes questions je suis aller faire une recherche sur le forum pour voir les sujets déjà traités.

Sans surprise, comme chaque situation est différente, je n’ai pas forcement trouvé une/des réponse(s) adéquate(s).

Ma situation est la suivante, je suis actuellement a Chalong (Ile de Phuket) avec un visa retraite depuis le mois d’octobre dernier.


J’ai travaillé pendant 26 ans dans une industrie qui ne va pas très bien et c’est pour cela que j’ai décidé de la quitter pour venir en Thaïlande.

Je dispose de quelques économies (je ne compte pas sur ma retraite qui me sera verse a 71 ans) et par conséquent j’envisage d’investir dans un petit commerce qui pourrait me faire un revenu d’appoint. Je ne compte pas faire fortune, je sais bien que cela reste du domaine de la science-fiction, mais s’il est possible de se dégager en salaire correcte tout en faisant vire quelques locaux… ça me va.


Dans les règles de création d’entreprise en Thaïlande, il y en a deux qui se démarque du lot ;  Un partenaire Thai qui détiendra 51% des parts de la compagnie (49 % pour le farang) + 4 employés Thai.


Mais restons sur cette règle des 51/49% cac'est celle qui m'intrigue le plus.

Considérons que c’est moi qui amène 100 % du capital de cette nouvelle entreprise.


-    # 1 / Mettons que sur un Item, je fasse 100 baths de bénéfice, avec la règle des 51/49, est ce que cela veut dire que le partenaire Thai se met 51 baths dans la poche quand j’en récupérais uniquement 49 ?

o    Ou, pour le dire autrement, comment se repartissent les bénéfices dans une configuration comme celle-ci ? Toujours a 51/49 ou c’est diffèrent ?

-    # 2 / Les impôts/charges sont-ils à payer au prorata des parts de chacun ?

-    # 3 / Si le partenaire décide de partir du jour au Lendemain, alors qu’il na rien investit… qu’est ce qui se passe au juste ?

o    Est-ce que c’est une perte sèche de capital me concernant ?

o    Est-ce que le partenaire peut me dégager/virer de la compagnie que j’aurais créé ?

o    Est-ce que le partenaire peut « légalement » récupérer les biens que j’aurais investi ?

o    Comment se prémunir d’un partenaire qui décide subitement de quitter la compagnie ? Peut-elle le faire ? au faut-il une sorte de « préavis » ?

o    N’est-il pas préférable d’avoir 2 partenaires Thai au lieu d’un seul et qui auront chacun 25,5 % des part de la compagnie ?)

o    Si le partenaire part subitement, qu’arrive-t-il avec la compagnie ? Doit-elle se mettre en stand-by immediatement le temps de trouver un autre partenaire ou peut-elle continuer d’exercer pendant quelques temps pour palier a ce manque ?

-    # 4 / Quels sont au juste les « Pouvoir/Devoirs » du Partenaire ?

-    # 5 / Actuellement je suis en pour parler pour acheter une Franchise…et quand j’ai pose l’équivalent de la question #1 ci-dessus a mon interlocuteur, la personne m’a répondu que tout l’argent arriverait sur les comptes de la compagnie que j’aurais créé (Donc mes comptes) et d’ajouter que mon Partenaire serait, Copier/Coller : You are mistaken, your Thai partner is just a figurehead for you.

J’ai cru comprendre que le principe de « prête-nom » était très risqué et que le gouvernement thaïlandais en faisait la chasse.

Est-ce que quelqu’un peut confirmer infirmer cette déclaration ?

-    # 6 / Est-ce que le partenaire Thai doit impérativement travailler sur place ou il peut résider/travailler ailleurs ? J’ai entendu dire que lors des inspections il fallait que les deux partenaires puissent justifier qu’ils travaillent ensemble.

-    # 7 / Enfin dernière question qui reprendra celle que j’ai vu sur un autre post de ce forum, existe-il des « organismes » mettant en relation des Locaux avec des Etrangers dans le but de développer une activité ?

Bien avant mon arrive ici plusieurs personnes m’ont conseillé de rester suffisamment longtemps au même endroit afin de sympathiser avec des locaux afin d’en faire de potentiels partenaires. On ne va pas se leurrer, gagner/donner sa confiance a quelqu’un qu’on connait a peine depuis 6 mois ce n’est pas « évident ».

J’ai croisé et parlé avec un gars a Koh lanta depuis 15 ans, qui avait perdu 500 K US $ a cause d’un deal foireux avec un local. 500 K…c’est une sacre somme.


Toutes ces questions parce que comme tout le monde j’ai tellement lu d’histoires sur des farangs qui ont investit avec des Thai (souvent des femmes) et qui se sont retrouvés sur le carreau dépossédé de tout une fois que la « demoiselle » avait tout ce qu’elle voulait. Donc si je pouvais éviter ce genre de mésaventure, ca m’arrangerai


Merci d’avance de vos éclaircissements.


-Ze-

Voir aussi

Je vais essayer de te donner des éléments concrets point par point.

Sur ta question #1 — La répartition des bénéfices

Non, les bénéfices ne se répartissent pas automatiquement en 51/49 à chaque transaction. Ce qui se passe en réalité : les dividendes sont distribués proportionnellement aux parts, donc oui, en théorie 51/49. Mais ce n'est pas la seule façon de "sortir" de l'argent de la société. Tu peux te verser un salaire de gérant (Managing Director), qui est une charge déductible de la société et qui réduit d'autant le bénéfice distribuable aux actionnaires. C'est le mécanisme le plus courant pour que l'apporteur de capital réel récupère la majorité de la valeur créée. Un bon Shareholders Agreement (accord entre actionnaires) et des statuts bien rédigés permettent d'encadrer tout ça précisément — ne néglige surtout pas ce document, il est aussi important que les statuts de la société elle-même.

Sur ta question #2 — Les impôts et charges

L'impôt sur les sociétés (Corporate Income Tax) est payé par la société elle-même, pas par chaque actionnaire au prorata. Le taux standard est de 20% sur les bénéfices nets (avec des taux réduits possibles pour les PME). Les dividendes ensuite versés aux actionnaires sont soumis à une retenue à la source de 10%. La TVA thaïlandaise (VAT) est à 7% et s'applique à la société. Chaque actionnaire paie ensuite l'impôt sur ses propres revenus (dividendes reçus, salaire) selon le barème de l'impôt sur le revenu thaïlandais.

Sur ta question #3 — Le départ du partenaire thaï

C'est clairement le point le plus sensible et tes inquiétudes sont totalement justifiées. Rappel légal important : le partenaire thaï est actionnaire à part entière. Ses 51% lui appartiennent légalement. S'il part du jour au lendemain, il ne "donne" pas ses parts : il peut les céder à un tiers, avec ou sans ton accord selon ce que prévoient les statuts. Et avec 51%, il peut voter seul lors des assemblées générales — ce qui signifie qu'il peut théoriquement te mettre en minorité sur toutes les décisions.

Pour se protéger, plusieurs mécanismes existent et doivent être mis en place dès le départ :

Un Shareholders Agreement solide avec clauses de préemption, de drag-along/tag-along, préavis obligatoire et pénalités en cas de départ sans accord

Un contrat de prêt au partenaire thaï représentant la valeur de ses parts (tu lui "prêtes" l'argent de sa mise) — en cas de défaillance, tu as une créance juridique sur lui

Un nantissement de ses parts (Share Pledge) en ta faveur en garantie

Des procurations (Power of Attorney) signées en ta faveur sur certains actes clés

Sur ta question des deux partenaires thaïs à 25,5% chacun : c'est une excellente idée. Cela dilue le risque, et pour te nuire ils seraient obligés de se coordonner, ce qui complique sérieusement toute tentative d'éviction. La société peut continuer à fonctionner le temps de régulariser la situation actionnariale si un partenaire part, mais il faut agir vite auprès du Department of Business Development (DBD) pour mettre à jour le registre.

Sur ta question #4 — Les pouvoirs et devoirs du partenaire thaï

Si rien n'est encadré contractuellement, ses pouvoirs légaux sont étendus : vote aux AG (majorité absolue = il décide seul), opposition à la vente d'actifs importants, participation à la nomination ou révocation des dirigeants. Dans les faits, si tout est bien structuré dès le départ, un partenaire "passif" peut se limiter à signer les documents lors des AG annuelles. La signature bancaire peut t'être exclusive si le compte bancaire de la société le prévoit ainsi. C'est pour ça que tout se joue dans les statuts et le Shareholders Agreement — pas dans la règle 51/49 elle-même.

Sur ta question #5 — Le "prête-nom" (Nominee) : danger absolu

Ton interlocuteur te décrit clairement un montage nominee — un partenaire thaï qui détient les parts "en façade" pour toi, sans jamais exercer réellement ses droits. C'est illégal en Thaïlande, en vertu du Foreign Business Act et de la loi sur les sociétés commerciales. Le gouvernement thaïlandais traque activement ces montages depuis des années, avec des campagnes de redressement régulières.

Les risques sont concrets et graves : dissolution forcée de la société, amendes et poursuites pénales (pour toi ET le partenaire thaï), saisie des actifs, expulsion du territoire, révocation du visa, et perte totale de ton investissement. Ne fais jamais un montage nominee, même si un "consultant" te dit que "tout le monde le fait". C'est précisément parce que c'est répandu que les autorités intensifient les contrôles.

Sur ta question #6 — Le partenaire doit-il travailler sur place ?

Il n'existe pas d'obligation légale formelle que le partenaire actionnaire travaille physiquement dans l'entreprise. Cependant, lors des inspections du Business Development Department ou du Labour Department, la structure doit paraître authentique et ne pas ressembler à un montage nominee. Si le partenaire thaï est aussi salarié de la société, il doit justifier d'une activité réelle. Et pour obtenir ton Work Permit, tu dois démontrer que la société fonctionne réellement avec des employés thaïs (ratio légal : 4 Thaïlandais pour 1 étranger).

Sur ta question #7 — Trouver un partenaire sérieux

Quelques pistes concrètes et légitimes :

La CCI Franco-Thaïlande (Chambre de Commerce Franco-Thaïlandaise) à Bangkok : réseau d'affaires franco-thaïlandais, idéal pour ton profil

Le Board of Investment (BOI) : pour certains secteurs, il offre des exemptions à la règle 51/49 et des incitations fiscales — ça vaut le coup de vérifier si ton activité est éligible

Les réseaux d'expatriés à Phuket (Phuket Expat Club, groupes Facebook locaux) pour des recommandations terrain

Les cabinets d'avocats spécialisés (Siam Legal, Tileke & Gibbins, DFDL…) ont souvent des contacts de partenaires thaïs fiables et habitués à ce type de montage

Pour conclure

L'histoire du gars à Koh Lanta qui a perdu 500 000 USD, je l'ai entendue en version différente plusieurs fois depuis que je suis ici. Ce n'est pas de la paranoïa, c'est de la réalité. La règle d'or : ne lance rien sans un avocat thaïlandais spécialisé en droit des sociétés — pas un agent visa, pas un "consultant tout-en-un", un vrai juriste d'affaires. C'est le seul investissement qui te protégera vraiment tous les autres.

Bon courage pour ton projet, l'intention est bonne et c'est tout à fait réalisable si c'est bien structuré dès le départ

2 membres ont réagi à ce message

@Marc13@#78

Avant merci beaucoup pour tout tes eclaircissement.

A vrai dire, Je ne pensais pas qu'avec le pave de question que j'avais poste, quelqu'un puisse me founir des reponses aussi precises en si peu de temps.

Je vais garder ce poste bien au chaud pour l'avenir.

Encore merci


Bonne journee

Je vais encore creuser car je pense que toutes vos questions sont fatalement des questions qu'une personne qui envisage de créer un entreprise doit se poser . A bientot

🇹🇭 Guide complet 2026 : Créer une entreprise en Thaïlande pour un ressortissant français

PRÉALABLE INDISPENSABLE — Vérifier le Foreign Business Act (FBA)

Avant toute chose, le Foreign Business Act B.E. 2542 (1999) est la loi qui régit tout. Elle classe les activités commerciales en 3 listes :

Liste 1 → Activités totalement interdites aux étrangers (agriculture, commerce de terres, presse thaïlandaise, etc.)

Liste 2 → Activités soumises à autorisation du Cabinet ministériel (très difficile à obtenir en pratique)

Liste 3 → Activités où les étrangers peuvent opérer sous certaines conditions (commerce de détail, restauration, services : c'est la majorité des petits commerces)

Si 50% ou plus des actions d'une société sont détenues par un étranger, cette société est considérée comme étrangère. Pour qu'une entité détenue par des étrangers puisse s'engager dans l'une des 50 activités listées, une licence d'entreprise étrangère (FBL) ou une promotion du Bureau des Investissements (BOI) est nécessaire.  (VB & Partners)

👉 Première action concrète : Identifier précisément dans quelle liste tombe votre activité avant de faire quoi que ce soit d'autre.

LES 3 VOIES LÉGALES POSSIBLES

Voie A — La Thai Limited Company (51/49) — La plus courante

C'est la structure la plus courante pour les entrepreneurs étrangers. Elle fonctionne sur le modèle de la SARL française, avec un minimum de 3 actionnaires dont 51% de capital thaïlandais. Le capital social minimum est de 2 millions de THB pour obtenir un permis de travail, avec enregistrement obligatoire auprès du Department of Business Development (DBD) et des obligations comptables mensuelles.  (Thai Business Club)

Voie B — La Foreign Business License (FBL)

Vous pouvez disposer d'une part supérieure à 49% si votre entreprise bénéficie d'une licence d'entreprise étrangère (Foreign Business Licence, FBL). Peuvent en bénéficier toutes les sociétés à capital étranger qui ne concurrencent pas les entreprises thaïlandaises.  (Vivre en Thaïlande) La demande se fait auprès du Département des licences étrangères du Ministère du Commerce. Délai : 3 à 4 mois en général.

Voie C — La promotion BOI (Board of Investment)

Le BOI de Thaïlande offre d'importantes mesures d'incitation aux entreprises à capitaux étrangers, en particulier dans des secteurs tels que la technologie, l'énergie verte et les soins de santé. Ces incitations comprennent des allègements fiscaux, des exonérations de droits d'importation et la possibilité de détenir 100% d'une entreprise.  (Benoit Partners) Note pour un Français : contrairement aux Américains qui bénéficient du Traité d'Amitié USA-Thaïlande, la France n'a pas de traité équivalent — la voie BOI est donc la seule façon pour un Français de détenir 100% d'une société dans les secteurs éligibles.

ÉTAPE 1 — Le Visa : obtenir le Non-Immigrant Visa "B" avant tout

Pour travailler ou créer une entreprise en Thaïlande, vous devez être titulaire d'un visa non-immigrant "B" ou "visa d'affaires". La demande doit être effectuée auprès de l'ambassade de votre pays d'origine.  (Creerentreprise)

Procédure depuis la France :

Déposer le dossier à l'Ambassade Royale de Thaïlande à Paris (8 rue Greuze, 75116 Paris)

Documents requis : passeport valide 6 mois minimum, formulaire de demande, photo, lettre de motivation, preuve de fonds suffisants, documents de la société thaïlandaise (si déjà constituée) ou lettre d'invitation d'un partenaire thaï

Le visa est valable 90 jours à l'entrée (single entry à 2 000 THB, multiple entry à 5 000 THB). Le titulaire peut demander une extension d'un an auprès du Bureau de l'Immigration en Thaïlande.  (Ministry of Foreign Affairs)

⚠️ Ce visa seul n'autorise pas à travailler. Vous devez obtenir votre Work Permit auprès du Ministère du Travail immédiatement après votre arrivée. Travailler avec le visa seul est illégal.  (SiamVisa Pro)

ÉTAPE 2 — Constitution de la société (Thai Limited Company)

2.1 — Choisir et réserver le nom de la société

Pour l'enregistrement de votre société, commencez par réserver un nom d'entreprise. Cette procédure peut se faire en ligne en ouvrant un compte sur le site du Ministère du Développement d'entreprise (DBD) et en remplissant le formulaire de réservation. Prévoyez trois noms différents au cas où l'un serait déjà utilisé.  (Vivre en Thaïlande)

Le nom ne doit pas être identique ou trop similaire à une société existante

Il doit se terminer par "Limited" (บริษัท จำกัด)

La réservation est valable 30 jours

2.2 — Rédiger les statuts (Memorandum of Association)

Les statuts doivent être rédigés en thaï et enregistrés par un avocat agréé.  (Thai Business Club) Ils doivent contenir :

Le nom et siège social de la société

L'objet social (activité)

Le capital social et la répartition des actions

La liste des fondateurs (minimum 3 personnes)

Les règles de gouvernance

2.3 — Réunir les fondateurs et déposer le capital

Au moins 2 actionnaires sont requis pour la constitution d'une société, avec un capital social minimum de 10 THB, cependant en pratique le capital social est souvent de 1 000 000 THB pour une société thaïlandaise classique et de 2 000 000 THB lorsqu'un permis de travail est nécessaire.  (W Law International)

En pratique pour un Français en 2026 :

Capital recommandé : 2 000 000 THB (~52 000 €) pour obtenir un Work Permit

Minimum 3 actionnaires (vous + au moins 2 partenaires thaïs, ou vous + 1 partenaire thaï si celui-ci représente 51%)

25% du capital doit être libéré à l'immatriculation, le solde peut être appelé ultérieurement

2.4 — Enregistrement au Department of Business Development (DBD)

Rendez-vous au bureau DBD de votre région (à Phuket : DBD Phuket Office) avec :

Le formulaire de constitution (disponible sur dbd.go.th)

Les statuts signés de tous les fondateurs

La liste des actionnaires et la répartition du capital

Les pièces d'identité de tous les actionnaires

L'adresse du siège social (bail ou attestation de domiciliation)

Le règlement des frais d'enregistrement (~5 000 à 30 000 THB selon le capital)

Délai : 1 à 3 jours ouvrables si le dossier est complet.

À l'issue, vous recevez le Certificate of Incorporation (หนังสือรับรอง) et un numéro d'identification fiscale (Tax ID).

2.5 — Ouvrir un compte bancaire professionnel

La société doit disposer d'un compte professionnel thaïlandais avant l'enregistrement définitif. Une fois enregistrée, la société reçoit un Tax ID et peut émettre des factures.  (Thai Business Club)

Banques accessibles aux sociétés avec actionnaires étrangers : Bangkok Bank, Kasikorn Bank (KBank), SCB (Siam Commercial Bank). Prévoir passeport, Certificate of Incorporation, statuts, et présence physique des signataires.

2.6 — Enregistrement à la TVA (VAT)

Obligatoire si le chiffre d'affaires annuel dépasse 1 800 000 THB (~47 000 €). Vous obtenez le formulaire Por Por 20 — nécessaire pour les inspections et pour facturer la TVA à 7%.

ÉTAPE 3 — Obtenir le Work Permit

C'est un processus en deux temps, piloté par votre société (en tant qu'employeur) :

3.1 — Pré-approbation WP.3 (avant votre arrivée ou dans les 90 jours)

L'employeur doit d'abord demander un formulaire WP.3 (pré-approbation pour employer un travailleur étranger) auprès du Département de l'Emploi du Ministère du Travail. Cela nécessite de soumettre les documents de la société : enregistrement commercial, liste des actionnaires, profil de la société, états financiers, déclarations fiscales, enregistrement TVA et liste des employés étrangers existants.  (Employsome)

3.2 — Conditions préalables obligatoires de la société

L'entité thaïlandaise doit avoir au moins 2 millions de THB de capital enregistré pour chaque employé étranger qu'elle souhaite embaucher, et doit employer au moins 4 nationaux thaïlandais pour chaque travailleur étranger.  (Employsome)

Concrètement : avant de déposer votre demande de Work Permit, votre société doit avoir recruté et déclaré 4 employés thaïlandais (même à temps partiel). C'est la condition sine qua non.

3.3 — Dépôt du Work Permit

L'employeur dépose la demande de Work Permit auprès du Département de l'Emploi. Délai de traitement : 7 à 30 jours. Vous ne devez pas commencer à travailler avant d'avoir reçu le Work Permit. Une fois le WP obtenu, l'employeur peut demander l'extension du Visa B à 1 an auprès de l'immigration.  (Demarches Thailande)

En 2026, le système est entièrement digitalisé via le portail eworkpermit.doe.go.th. Les demandes, paiements et suivi se font en ligne.

Documents requis :

Passeport + visa Non-B en cours de validité

Certificat médical de moins de 30 jours

Photos d'identité

Diplômes et CV (traduits et légalisés si nécessaire)

Documents de la société (Certificate of Incorporation, liste des employés thaïs, déclarations fiscales)

Contrat de travail entre vous et votre société

Coût : entre 2 000 et 10 000 THB selon la durée et la catégorie.

ÉTAPE 4 — Extension du séjour (1 an renouvelable)

Une fois le Work Permit obtenu, votre société dépose une demande d'extension de séjour d'un an auprès du Bureau de l'Immigration local. Cette extension est renouvelable chaque année tant que vous êtes employé et que la société respecte les critères fiscaux et sociaux.  (SiamVisa Pro)

ÉTAPE 5 — Obligations comptables et fiscales courantes

Les sociétés doivent déposer un rapport mensuel et un bilan annuel, même sans activité. L'impôt sur les sociétés (Corporate Tax) est de 20% sur le bénéfice net. La taxe sur les dividendes est de 10%. L'impôt sur le revenu salarié est progressif jusqu'à 35%.  (Thai Business Club)

Calendrier des obligations :

Fréquence

Obligation

Mensuelle

Déclaration TVA (Por Por 30) + retenues à la source

Semestrielle

Déclaration d'acompte IS (Por Ngor Dor 51)

Annuelle

Bilan + compte de résultat + déclaration IS (Por Ngor Dor 50) dans les 150 jours après clôture

Annuelle

Rapport annuel des actionnaires au DBD

Ne faites surtout pas l'économie d'un comptable — le plan comptable thaïlandais est bien plus compliqué que le plan comptable français.  (Objectif Thaïlande)

ÉTAPE 6 — Le Shareholders Agreement (accord d'actionnaires)

Document distinct des statuts mais tout aussi crucial. Il doit prévoir :

Droit de préemption en cas de cession de parts

Préavis obligatoire de départ (recommandé : 3 à 6 mois)

Pénalités contractuelles en cas de départ sans accord

Nantissement des parts du partenaire thaï (Share Pledge) en votre faveur

Contrat de prêt couvrant la valeur des parts du partenaire thaï

Modalités de distribution des dividendes

Pouvoirs du Managing Director (vous)

Clauses de signature bancaire exclusive

BUDGET RÉCAPITULATIF ESTIMATIF 2026

Poste

Montant estimé

Avocat spécialisé (constitution + Shareholders Agreement)

30 000 – 80 000 THB

Frais d'enregistrement DBD

5 000 – 30 000 THB

Capital social libéré à l'immatriculation (25% de 2M)

500 000 THB

Visa Non-Immigrant B (multiple entry)

5 000 THB

Work Permit

2 000 – 10 000 THB

Comptable (mensuel)

3 000 – 8 000 THB/mois

Total de démarrage (hors capital restant)

≈ 50 000 – 130 000 THB

CONTACTS ET RESSOURCES CLÉS

Department of Business Development (DBD) : dbd.go.th

Revenue Department (impôts) : rd.go.th

Chambre de Commerce Franco-Thaïlandaise (FTCC) : 5th Floor, Kian Gwan House III, 152 Wireless Rd., Bangkok — francothaicc.com

Cabinets d'avocats recommandés : Siam Legal, Tileke & Gibbins, DFDL, W Law International (bureau à Phuket)

Board of Investment : boi.go.th

⚖️ Ce guide est à jour des dispositions en vigueur en avril 2026. Chaque situation étant unique, il ne remplace pas l'avis d'un avocat d'affaires thaïlandais agréé. C'est l'investissement le plus rentable que vous puissiez faire avant de démarrer.

🇹🇭 Guide complet 2026 : Créer une entreprise en Thaïlande pour un ressortissant français

PRÉALABLE INDISPENSABLE — Vérifier le Foreign Business Act (FBA)

Avant toute chose, le Foreign Business Act B.E. 2542 (1999) est la loi qui régit tout. Elle classe les activités commerciales en 3 listes :

Liste 1 → Activités totalement interdites aux étrangers (agriculture, commerce de terres, presse thaïlandaise, etc.)

Liste 2 → Activités soumises à autorisation du Cabinet ministériel (très difficile à obtenir en pratique)

Liste 3 → Activités où les étrangers peuvent opérer sous certaines conditions (commerce de détail, restauration, services : c'est la majorité des petits commerces)

Si 50% ou plus des actions d'une société sont détenues par un étranger, cette société est considérée comme étrangère. Pour qu'une entité détenue par des étrangers puisse s'engager dans l'une des 50 activités listées, une licence d'entreprise étrangère (FBL) ou une promotion du Bureau des Investissements (BOI) est nécessaire.  (VB & Partners)

👉 Première action concrète : Identifier précisément dans quelle liste tombe votre activité avant de faire quoi que ce soit d'autre.

LES 3 VOIES LÉGALES POSSIBLES

Voie A — La Thai Limited Company (51/49) — La plus courante

C'est la structure la plus courante pour les entrepreneurs étrangers. Elle fonctionne sur le modèle de la SARL française, avec un minimum de 3 actionnaires dont 51% de capital thaïlandais. Le capital social minimum est de 2 millions de THB pour obtenir un permis de travail, avec enregistrement obligatoire auprès du Department of Business Development (DBD) et des obligations comptables mensuelles.  (Thai Business Club)

Voie B — La Foreign Business License (FBL)

Vous pouvez disposer d'une part supérieure à 49% si votre entreprise bénéficie d'une licence d'entreprise étrangère (Foreign Business Licence, FBL). Peuvent en bénéficier toutes les sociétés à capital étranger qui ne concurrencent pas les entreprises thaïlandaises.  (Vivre en Thaïlande) La demande se fait auprès du Département des licences étrangères du Ministère du Commerce. Délai : 3 à 4 mois en général.

Voie C — La promotion BOI (Board of Investment)

Le BOI de Thaïlande offre d'importantes mesures d'incitation aux entreprises à capitaux étrangers, en particulier dans des secteurs tels que la technologie, l'énergie verte et les soins de santé. Ces incitations comprennent des allègements fiscaux, des exonérations de droits d'importation et la possibilité de détenir 100% d'une entreprise.  (Benoit Partners) Note pour un Français : contrairement aux Américains qui bénéficient du Traité d'Amitié USA-Thaïlande, la France n'a pas de traité équivalent — la voie BOI est donc la seule façon pour un Français de détenir 100% d'une société dans les secteurs éligibles.

ÉTAPE 1 — Le Visa : obtenir le Non-Immigrant Visa "B" avant tout

Pour travailler ou créer une entreprise en Thaïlande, vous devez être titulaire d'un visa non-immigrant "B" ou "visa d'affaires". La demande doit être effectuée auprès de l'ambassade de votre pays d'origine.  (Creerentreprise)

Procédure depuis la France :

Déposer le dossier à l'Ambassade Royale de Thaïlande à Paris (8 rue Greuze, 75116 Paris)

Documents requis : passeport valide 6 mois minimum, formulaire de demande, photo, lettre de motivation, preuve de fonds suffisants, documents de la société thaïlandaise (si déjà constituée) ou lettre d'invitation d'un partenaire thaï

Le visa est valable 90 jours à l'entrée (single entry à 2 000 THB, multiple entry à 5 000 THB). Le titulaire peut demander une extension d'un an auprès du Bureau de l'Immigration en Thaïlande.  (Ministry of Foreign Affairs)

⚠️ Ce visa seul n'autorise pas à travailler. Vous devez obtenir votre Work Permit auprès du Ministère du Travail immédiatement après votre arrivée. Travailler avec le visa seul est illégal.  (SiamVisa Pro)

ÉTAPE 2 — Constitution de la société (Thai Limited Company)

2.1 — Choisir et réserver le nom de la société

Pour l'enregistrement de votre société, commencez par réserver un nom d'entreprise. Cette procédure peut se faire en ligne en ouvrant un compte sur le site du Ministère du Développement d'entreprise (DBD) et en remplissant le formulaire de réservation. Prévoyez trois noms différents au cas où l'un serait déjà utilisé.  (Vivre en Thaïlande)

Le nom ne doit pas être identique ou trop similaire à une société existante

Il doit se terminer par "Limited" (บริษัท จำกัด)

La réservation est valable 30 jours

2.2 — Rédiger les statuts (Memorandum of Association)

Les statuts doivent être rédigés en thaï et enregistrés par un avocat agréé.  (Thai Business Club) Ils doivent contenir :

Le nom et siège social de la société

L'objet social (activité)

Le capital social et la répartition des actions

La liste des fondateurs (minimum 3 personnes)

Les règles de gouvernance

2.3 — Réunir les fondateurs et déposer le capital

Au moins 2 actionnaires sont requis pour la constitution d'une société, avec un capital social minimum de 10 THB, cependant en pratique le capital social est souvent de 1 000 000 THB pour une société thaïlandaise classique et de 2 000 000 THB lorsqu'un permis de travail est nécessaire.  (W Law International)

En pratique pour un Français en 2026 :

Capital recommandé : 2 000 000 THB (~52 000 €) pour obtenir un Work Permit

Minimum 3 actionnaires (vous + au moins 2 partenaires thaïs, ou vous + 1 partenaire thaï si celui-ci représente 51%)

25% du capital doit être libéré à l'immatriculation, le solde peut être appelé ultérieurement

2.4 — Enregistrement au Department of Business Development (DBD)

Rendez-vous au bureau DBD de votre région (à Phuket : DBD Phuket Office) avec :

Le formulaire de constitution (disponible sur dbd.go.th)

Les statuts signés de tous les fondateurs

La liste des actionnaires et la répartition du capital

Les pièces d'identité de tous les actionnaires

L'adresse du siège social (bail ou attestation de domiciliation)

Le règlement des frais d'enregistrement (~5 000 à 30 000 THB selon le capital)

Délai : 1 à 3 jours ouvrables si le dossier est complet.

À l'issue, vous recevez le Certificate of Incorporation (หนังสือรับรอง) et un numéro d'identification fiscale (Tax ID).

2.5 — Ouvrir un compte bancaire professionnel

La société doit disposer d'un compte professionnel thaïlandais avant l'enregistrement définitif. Une fois enregistrée, la société reçoit un Tax ID et peut émettre des factures.  (Thai Business Club)

Banques accessibles aux sociétés avec actionnaires étrangers : Bangkok Bank, Kasikorn Bank (KBank), SCB (Siam Commercial Bank). Prévoir passeport, Certificate of Incorporation, statuts, et présence physique des signataires.

2.6 — Enregistrement à la TVA (VAT)

Obligatoire si le chiffre d'affaires annuel dépasse 1 800 000 THB (~47 000 €). Vous obtenez le formulaire Por Por 20 — nécessaire pour les inspections et pour facturer la TVA à 7%.

ÉTAPE 3 — Obtenir le Work Permit

C'est un processus en deux temps, piloté par votre société (en tant qu'employeur) :

3.1 — Pré-approbation WP.3 (avant votre arrivée ou dans les 90 jours)

L'employeur doit d'abord demander un formulaire WP.3 (pré-approbation pour employer un travailleur étranger) auprès du Département de l'Emploi du Ministère du Travail. Cela nécessite de soumettre les documents de la société : enregistrement commercial, liste des actionnaires, profil de la société, états financiers, déclarations fiscales, enregistrement TVA et liste des employés étrangers existants.  (Employsome)

3.2 — Conditions préalables obligatoires de la société

L'entité thaïlandaise doit avoir au moins 2 millions de THB de capital enregistré pour chaque employé étranger qu'elle souhaite embaucher, et doit employer au moins 4 nationaux thaïlandais pour chaque travailleur étranger.  (Employsome)

Concrètement : avant de déposer votre demande de Work Permit, votre société doit avoir recruté et déclaré 4 employés thaïlandais (même à temps partiel). C'est la condition sine qua non.

3.3 — Dépôt du Work Permit

L'employeur dépose la demande de Work Permit auprès du Département de l'Emploi. Délai de traitement : 7 à 30 jours. Vous ne devez pas commencer à travailler avant d'avoir reçu le Work Permit. Une fois le WP obtenu, l'employeur peut demander l'extension du Visa B à 1 an auprès de l'immigration.  (Demarches Thailande)

En 2026, le système est entièrement digitalisé via le portail eworkpermit.doe.go.th. Les demandes, paiements et suivi se font en ligne.

Documents requis :

Passeport + visa Non-B en cours de validité

Certificat médical de moins de 30 jours

Photos d'identité

Diplômes et CV (traduits et légalisés si nécessaire)

Documents de la société (Certificate of Incorporation, liste des employés thaïs, déclarations fiscales)

Contrat de travail entre vous et votre société

Coût : entre 2 000 et 10 000 THB selon la durée et la catégorie.

ÉTAPE 4 — Extension du séjour (1 an renouvelable)

Une fois le Work Permit obtenu, votre société dépose une demande d'extension de séjour d'un an auprès du Bureau de l'Immigration local. Cette extension est renouvelable chaque année tant que vous êtes employé et que la société respecte les critères fiscaux et sociaux.  (SiamVisa Pro)

ÉTAPE 5 — Obligations comptables et fiscales courantes

Les sociétés doivent déposer un rapport mensuel et un bilan annuel, même sans activité. L'impôt sur les sociétés (Corporate Tax) est de 20% sur le bénéfice net. La taxe sur les dividendes est de 10%. L'impôt sur le revenu salarié est progressif jusqu'à 35%.  (Thai Business Club)

Calendrier des obligations :

Fréquence

Obligation

Mensuelle

Déclaration TVA (Por Por 30) + retenues à la source

Semestrielle

Déclaration d'acompte IS (Por Ngor Dor 51)

Annuelle

Bilan + compte de résultat + déclaration IS (Por Ngor Dor 50) dans les 150 jours après clôture

Annuelle

Rapport annuel des actionnaires au DBD

Ne faites surtout pas l'économie d'un comptable — le plan comptable thaïlandais est bien plus compliqué que le plan comptable français.  (Objectif Thaïlande)

ÉTAPE 6 — Le Shareholders Agreement (accord d'actionnaires)

Document distinct des statuts mais tout aussi crucial. Il doit prévoir :

Droit de préemption en cas de cession de parts

Préavis obligatoire de départ (recommandé : 3 à 6 mois)

Pénalités contractuelles en cas de départ sans accord

Nantissement des parts du partenaire thaï (Share Pledge) en votre faveur

Contrat de prêt couvrant la valeur des parts du partenaire thaï

Modalités de distribution des dividendes

Pouvoirs du Managing Director (vous)

Clauses de signature bancaire exclusive

BUDGET RÉCAPITULATIF ESTIMATIF 2026

Poste

Montant estimé

Avocat spécialisé (constitution + Shareholders Agreement)

30 000 – 80 000 THB

Frais d'enregistrement DBD

5 000 – 30 000 THB

Capital social libéré à l'immatriculation (25% de 2M)

500 000 THB

Visa Non-Immigrant B (multiple entry)

5 000 THB

Work Permit

2 000 – 10 000 THB

Comptable (mensuel)

3 000 – 8 000 THB/mois

Total de démarrage (hors capital restant)

≈ 50 000 – 130 000 THB

CONTACTS ET RESSOURCES CLÉS

Department of Business Development (DBD) : dbd.go.th

Revenue Department (impôts) : rd.go.th

Chambre de Commerce Franco-Thaïlandaise (FTCC) : 5th Floor, Kian Gwan House III, 152 Wireless Rd., Bangkok — francothaicc.com

Cabinets d'avocats recommandés : Siam Legal, Tileke & Gibbins, DFDL, W Law International (bureau à Phuket)

Board of Investment : boi.go.th

⚖️ Ce guide est à jour des dispositions en vigueur en avril 2026. Chaque situation étant unique, il ne remplace pas l'avis d'un avocat d'affaires thaïlandais agréé. C'est l'investissement le plus rentable que vous puissiez faire avant de démarrer.

...
ÉTAPE 1 — Le Visa : obtenir le Non-Immigrant Visa "B" avant tout
Pour travailler ou créer une entreprise en Thaïlande, vous devez être titulaire d'un visa non-immigrant "B" ou "visa d'affaires". La demande doit être effectuée auprès de l'ambassade de votre pays d'origine. (Creerentreprise)


Non, il n'y a aucune exigence de visa spécifique ! On peut même créer une société en étant de passage sans visa !

J'étais touriste quand j'ai ouvert des sociétés et j'ai même mis des partenaires français qui n'étaient pas en Thaïlande !

@Pilouthai

Tu as certainement raison mais je pense que s'il monte une entreprise il vaut mieux qu'il passe par un avocat spécialisé

1 membre a réagi à ce message
...Non, il n'y a aucune exigence de visa spécifique ! On peut même créer une société en étant de passage sans visa !J'étais touriste quand j'ai ouvert des sociétés et j'ai même mis des partenaires français qui n'étaient pas en Thaïlande ! - @Pilouthai

Je me mêle à cette discussion uniquement pour dire que ce qui était valable à une époque ne l'est plus forcément aujourd'hui, surtout en Thailande, où beaucoup de choses changent

en 1986 j'ai eu un business visa alors que j'étais touriste, je n'ai rien eu à présenter,  et plus tard, j'ai pu ouvrir un compte en banque à la SCB avec un visa touriste

A présent c'est toujours la même chose lorsqu'on veut ouvrir une société : Pas besoin de visa B si on ne veut pas y travailler !

J'ai des parts dans différentes sociétés que j'ai montées sans y travailler...donc pas de visa B

@Marc13@#78

Merci pour toutes ces precision supplemtnaires.

Je vais vite garder ce post au chaud 🙏


Bonne journee

@Gerardthai

Comme tu le dis si bien, tout change tres vite en Thailande.

J'ai tellement entendu de choses avant de venir (et meme encore une fois sur place) que je prefere doublement, triplement, verifier les informations qui circulent.

1 membre a réagi à ce message

Bonjour a tous

[Update]


Dans mon premier message j'avais pose la question de savoir ou trouver un partenaire Thai "Viable/Serieux"?

Suite a quoi Marc13@#78 m'avait repondu la chose suivante :

" Sur ta question #7 — Trouver un partenaire sérieux

Quelques pistes concrètes et légitimes :

La CCI Franco-Thaïlande (Chambre de Commerce Franco-Thaïlandaise) à Bangkok : réseau d'affaires franco-thaïlandais, idéal pour ton profil ......Les cabinets d'avocats spécialisés (Siam Legal, Tileke & Gibbins, DFDL…) ont souvent des contacts de partenaires thaïs fiables et habitués à ce type de montage"


Pour ceux qui seront arrives jusqu'a la, j'ai contacte ces organismes.

Pour resumer, si vous etes une compagnies etrangeres et que vous souhaitez vous implementer en Thailande, vous avez tape a la bonne porte, car ces gens la pourront vous permettre de rencontrer des Partenaires Thai pour vous developper.

Si par contre, comme moi, vous etes sur place et cherchez a acheter/investir dans un "petit" business (Bar/restaurant/etc...)...passez votre chemin. Ils ne sont clairement la pour ca (Ce que je peux aisement comprendre)

1 membre a réagi à ce message

@IamYan

quel malheur ...venir sur un forum ...(signifiant que vous doutez même des reseaux , avocat , cci , ambassade etc etc) pour risquer des conseils tordus et biaisés... perso après 25 ans en Thaïlande  ... je ne perdrais pas mon temps ..

Cordialement

@sergelanta

Bonjour

J’ai beau avoir votre lu message plusieurs fois, je ne comprends toujours pas le but de votre intervention.

Avec tout mon respect, votre commentaire me fait penser a l'automobiliste qui s'arrete devant un auto-stoppeur pour lui dire qu'il ne s'arrete jamais pour pendre des d'auto-stoppeur.


Vous pensez que je doute, oui en effet, et je pense que c’est légitime vu que je ne suis pas en terrain conquis.


Avant de venir (et une fois sur place) j’ai eu de longues conversations avec mon avocat, discuté avec plein de gens de tout horizon vivant en Thaïlande depuis plusieurs années et naturellement j’ai eu plein de retours différents.


Vous me parlez des réseaux, mais j’ai contacté deux organismes censés aider les expats dans leur démarche, l’un a mis la clé sous la porte, l’autre ma demandé lors de mon inscription de répondre a 2/3 quelques questions basiques avant de valider mon inscription, 24 heures plus tard, je recois un courrier pour me dire que ma « candidature » est retoquée… pourquoi ? on ne sait pas.

Vous me parlez d’ambassade, de chambre de commerce Franco/Thai, …idem, je les ai déjà contacté (en decrivant precisement ma situation/demande), la réponse est celle que j’ai posté dans mon précèdent message. Pour une requête comme la mienne, ils n’ont AUCUN service.


Pour finir, SI vous avez bien lu mes messages, mon principal « bloqueur » c’est de trouver un partenaire solide ni plus ni moins (le reste c’est la législation Thai et je saurais très bien m’en accommoder)

J’ai tellement entendu d’histoire d’arnaque ; farang/Thai, Thai/Thai voir entre farang eux meme que si je peux me prémunir de ce genre de mésaventure, ca m'arrangerai.


Vu que vous semblez fort de 25 ans d’expérience allez y contactez moi en PM et faites-moi partager vos tips et astuces, je suis tout ouïe.


Amicalement

2 membres ont réagi à ce message

@IamYan

Mais vous voulez monter quoi précisément ?

Vous voulez créer et racheter une entreprise?

Quelle type d'entreprise précisément?

Ou voulez vous quelle soit située précisément?


Il faut des éléments précis car d'une région au l'autre l'approche sera différente

Bonjour @ Marc13@#78

Par entreprise/business, j’entends petit commerce (bar, restaurant,etc…)

Rien d’extraordinaire, mais juste de quoi me dégager un revenu « correct » histoire de finir mes vieux jours. C’est juste pour commencer/ prendre la température du coin.


Comme je l’ai dit je ne cherche pas a faire fortune, mais juste assurer un « salaire » décent a moi ainsi qu’a mes partenaires locaux, d’où l’importance (je pense), de trouver quelqu’un de sérieux et pas un amateur qui va chercher à m’arnaquer dès que j’aurais le dos tourné.


{36-15 My life] j’ai travaillé pendant 26 ans en tant que développeur de jeux vidéo (V-Rally, Prince of Persia, Assassin Creed, Far Cry, etc…).

En parallèle, j’ai travaillé pendant 7 ans avec la CCISM de Polynésie de Tahiti ou j’ai formé des « jeunes » ((en remote la plupart du temps)) au métiers du jeux vidéo via l'ecole Poly 3D.


J’ai aussi travaillé pour une boite de JV a Kuala Lumpur ou j’ai pu assister a des salons sur le jeu vidéo en Asie (et son développement) et ou j’ai découvert que la Malaisie VS la Thaïlande se tapaient la bourre pour être le « Montreal » du jeu vidéo en Asie (pour les novices, Montreal c'est le « hub » du jeu vidéo dans le monde entier et donc attire plein de talents)


A Kuala Lumpur Il y a déjà des boites comme ; Sony, EA, Larian Studio, Konami ,Capcom, etc… que des grosses pointures.

Pourquoi ne pas refaire ça en Thaïlande ? (j’ai encore des contacts en Chine, au Canada et en France/Tahiti qui pourraient être intéressés).

Pour etre plus clair, monter une boite de outsourcing apte a produire des assets pour des studios de JV en Asie qui en ont besoin et pour qui le budget est « border line ».

Sauf que l’investissement de base pour monter ce genre de structure coute une blinde (PC, local, serveur/IT, etc…) ca chiffre vite et c’est au-delà de mon budget.


Si toi aussi, jeune entrepreneur, tu penses pouvoir apporter ta pierre à l’édifice… merci d’avance de me partager tes tips et astuces.


Amicalement

Bonjour yan , j'ai un planché sur votre projet.

PROJET 1 — Bar / Restaurant à Koh Samui

ÉTAPE 0 — Choisir : Racheter ou Créer ?

Recommandation ferme : Racheter un fonds existant.

Pour quelqu'un qui n'est pas issu de la restauration, racheter un établissement qui tourne présente des avantages décisifs : clientèle existante, bail déjà négocié, personnel en place, chiffres vérifiables. Créer de zéro à Samui sans expérience sectorielle est une prise de risque disproportionnée.

ÉTAPE 1 — Due Diligence avant tout engagement

Avant de signer quoi que ce soit, exiger et vérifier :

Documents comptables

24 mois de relevés bancaires de la société (pas les relevés du vendeur — ceux de la banque directement)

Déclarations fiscales (Por Ngor Dor 50) des 2 derniers exercices

Déclarations TVA mensuelles (Por Por 30) des 12 derniers mois

Liste complète des charges fixes (loyer, salaires, fournisseurs, licences)

Documents juridiques

Certificate of Incorporation de la société

Shareholders Agreement existant

Titre de bail (vérifier durée restante, conditions de renouvellement, identité du bailleur réel)

Licence alcool (Liquor License) — vérifier qu'elle est valide et transférable

Licence de restaurant (Food Establishment License)

Work Permit du vendeur si étranger

Contrats de travail des employés thaïs en place

Vérification terrain

Visiter l'établissement à plusieurs reprises, à différentes heures, différents jours

Parler aux fournisseurs et au personnel (sans le vendeur présent si possible)

Vérifier la réputation en ligne (Google, TripAdvisor) sur 24 mois

Se renseigner discrètement auprès des voisins commerçants

⚠️ Toute ces taches doivent être pilotée par un avocat local Samui — pas Bangkok, pas un agent visa. Cabinets recommandés sur place : Siam Legal Samui, Samui Solicitors, GPS Legal.

ÉTAPE 2 — Structure juridique

La structure recommandée : Thai Limited Company (บริษัท จำกัด)

Composition actionnariale :

Vous : 49% des parts

2 partenaires thaïs : 25,5% chacun (ne jamais avoir un seul partenaire à 51% — toujours diviser)

Minimum 3 actionnaires au total, minimum 3 directeurs

Capital social :

Minimum 2 000 000 THB pour obtenir votre Work Permit

25% libéré à l'immatriculation (500 000 THB), solde appelable ultérieurement

Tout le capital doit venir de vous — les partenaires thaïs ne mettent rien

ÉTAPE 3 — Sécurisation juridique des partenaires thaïs

C'est le point le plus critique. Pour chaque partenaire thaï, faire signer simultanément à la constitution :

A — Contrat de prêt (Loan Agreement)

Vous lui "prêtez" la valeur nominale de ses parts. S'il part ou trahit, vous avez une créance juridique exécutoire sur lui. Ce contrat doit être notarié.

B — Nantissement de parts (Share Pledge Agreement)

Ses parts sont nanties en votre faveur dès le premier jour. En cas de défaillance, vous pouvez en prendre le contrôle. Enregistré au DBD.

C — Shareholders Agreement complet

Doit impérativement contenir :

Préavis obligatoire de départ : 6 mois minimum

Pénalités contractuelles en cas de départ sans accord

Droit de préemption en votre faveur sur toute cession de parts

Clause de drag-along (si vous vendez, ils vendent aussi)

Interdiction de céder les parts à un tiers sans votre accord écrit

Modalités de distribution des dividendes

Pouvoirs exclusifs du Managing Director (vous)

Signature bancaire exclusive à votre nom

D — Procurations (Power of Attorney)

Sur les actes clés : compte bancaire, renouvellement de bail, relations avec l'administration.

ÉTAPE 4 — Enregistrement de la société au DBD

Bureau compétent : DBD Surat Thani (juridiction de Koh Samui)

Documents à fournir :

Formulaire de constitution (disponible sur dbd.go.th)

Memorandum of Association rédigé en thaï par l'avocat

Liste des actionnaires et répartition du capital

Pièces d'identité de tous les actionnaires (passeport pour vous, carte d'identité thaïe pour eux)

Adresse du siège social (bail ou attestation de domiciliation)

Règlement des frais d'enregistrement : 5 000 à 30 000 THB selon le capital

Délai : 1 à 3 jours ouvrables si dossier complet.

Vous recevez : Certificate of Incorporation + Tax ID (numéro d'identification fiscale).

ÉTAPE 5 — Licences et autorisations spécifiques

Licence alcool (Liquor License)

Délivrée par l'Excise Department

Délai d'obtention : 2 à 4 mois

Coût : 10 000 à 50 000 THB selon le type

Si rachat d'un fonds existant : vérifier impérativement la transférabilité avant la signature

Food Establishment License

Délivrée par le Health Department local (Tessaban de Samui)

Délai : 2 à 4 semaines

Inspection des locaux obligatoire (normes sanitaires)

Musique / Entertainment License

Si l'établissement diffuse de la musique ou organise des soirées

Délivrée par la police locale — à ne pas négliger, les contrôles sont fréquents à Samui

ÉTAPE 6 — Visa et Work Permit

Votre visa actuel (retraite) ne vous autorise pas à travailler.

Vous devez changer de statut :

Visa Non-Immigrant B

Demande auprès de l'Immigration Bureau de Samui

Documents requis : Certificate of Incorporation, lettre d'invitation de votre société, preuve de capital, passeport

Valable 90 jours, extension 1 an après obtention du Work Permit

Work Permit

Demande auprès du Labour Department de Surat Thani

Conditions préalables obligatoires de la société : 4 employés thaïs déclarés pour 1 étranger, 2 000 000 THB de capital enregistré

Documents requis : passeport + visa Non-B, certificat médical de moins de 30 jours, diplômes et CV, documents société, contrat de travail entre vous et votre société

Délai : 7 à 30 jours

Coût : 2 000 à 10 000 THB

Système digitalisé via eworkpermit.doe.go.th

⚠️ Ne commencez à travailler qu'après réception du Work Permit. Toute activité avant est illégale.

ÉTAPE 7 — Compte bancaire professionnel

Banques accessibles aux sociétés avec actionnaires étrangers à Samui :

Bangkok Bank (agence Chaweng)

Kasikorn Bank / KBank

SCB (Siam Commercial Bank)

Documents requis : passeport, Certificate of Incorporation, statuts, présence physique de tous les signataires.

Faire prévoir dans les statuts que la signature bancaire vous est exclusive en tant que Managing Director.

ÉTAPE 8 — Obligations comptables courantes

Ne jamais faire l'économie d'un comptable local. Budget : 3 000 à 8 000 THB/mois.

Fréquence

Obligation

Mensuelle

Déclaration TVA (Por Por 30) + retenues à la source

Semestrielle

Acompte IS (Por Ngor Dor 51)

Annuelle

Bilan + IS (Por Ngor Dor 50) dans les 150 jours après clôture

Annuelle

Rapport actionnaires au DBD

Taux applicables : IS 20% sur bénéfice net, TVA 7% (obligatoire au-delà de 1 800 000 THB de CA), retenue à la source dividendes 10%.

BUDGET ESTIMATIF PROJET BAR/RESTAURANT

Poste

Montant estimé

Avocat (constitution + tous contrats de protection)

50 000 – 100 000 THB

Frais DBD

5 000 – 30 000 THB

Capital libéré à l'immatriculation (25%)

500 000 THB

Licences (alcool + food + entertainment)

30 000 – 80 000 THB

Work Permit + changement visa

5 000 – 15 000 THB

Rachat fonds existant (variable)

500 000 – 3 000 000 THB

Trésorerie de sécurité (18 mois recommandés)

À calculer selon charges réelles



PROJET 2 — Studio d'outsourcing jeux vidéo

Pourquoi ce projet change tout

Votre profil (26 ans AAA, réseau Canada/Chine/France, expérience formation) est exactement ce que le BOI cherche à attirer en Thaïlande. Ce projet ouvre des droits que le bar/restaurant ne permet pas — notamment la détention à 100% de votre société.

ÉTAPE 0 — Choisir la bonne localisation

Koh Samui n'est pas la bonne base pour ce projet.

Ville

Avantages

Inconvénients

Chiang Mai

Hub tech établi, vivier d'artistes thaïs formés, coût de vie bas, communauté créative dense

Éloigné des aéroports internationaux

Bangkok

Réseau business, accès BOI direct, talents nombreux

Coût plus élevé

Samui

Qualité de vie

Quasi-aucun vivier de talents tech, infrastructures limitées

Recommandation : Chiang Mai pour le studio, Samui pour votre vie personnelle.

ÉTAPE 1 — La voie BOI (Board of Investment)

C'est la structure adaptée à votre activité et la seule qui vous permet de détenir 100% de votre société en tant que Français.

Secteurs éligibles correspondant à votre activité :

Digital content (jeux vidéo, animation, assets 3D/2D)

Creative economy

Software development et outsourcing

Avantages BOI concrets :

Détention à 100% par un étranger — règle 51/49 supprimée totalement

Exonération d'IS de 3 à 8 ans selon le niveau d'investissement

Exonération des droits d'importation sur machines et équipements

Work Permit et visa facilités (délai réduit, procédure simplifiée)

Possibilité d'employer des étrangers qualifiés sans ratio thaï obligatoire

Crédibilité immédiate auprès des clients et partenaires internationaux

Conditions d'éligibilité :

Investissement minimum : 1 000 000 THB hors terrain et fonds de roulement

Plan d'affaires détaillé démontrant la valeur ajoutée pour la Thaïlande

Emploi de personnel thaïlandais (pas de quota fixe mais attendu)

Activité réelle sur le territoire thaïlandais

ÉTAPE 2 — Procédure de demande BOI

2.1 — Préparation du dossier

Documents requis :

Business plan complet en anglais (activité, marché cible, projections financières 3 ans)

CV détaillé du dirigeant (votre profil AAA est un atout majeur — le mettre en valeur)

Lettres d'intention de clients potentiels (vos contacts Canada/Chine/France — les solliciter maintenant)

Plan d'investissement détaillé (équipements, local, RH)

Structure actionnariale proposée

2.2 — Dépôt de la demande

Via le portail en ligne : boi.go.th

Ou auprès du BOI Regional Office de Chiang Mai si vous basez le studio là-bas

Délai d'instruction : 40 à 60 jours ouvrables

Entretien possible avec un agent BOI — préparer une présentation claire

2.3 — Après approbation

Création de la société (100% à votre nom) auprès du DBD

Ouverture du compte bancaire

Enregistrement de la promotion BOI

Obtention du BOI Card (ouvre l'accès à tous les avantages)

ÉTAPE 3 — Structure de démarrage lean

Ne pas viser trop grand au départ.

Configuration recommandée pour lancer :

Équipe initiale (année 1)

1 Lead Artist (vous, en tant que Managing Director et directeur créatif)

2 à 3 artistes thaïs juniors (salaires : 15 000 à 25 000 THB/mois chacun)

1 coordinateur de projet thaï (peut aussi être le comptable/admin)

Équipement

3 à 4 stations de travail performantes : 80 000 à 120 000 THB chacune (hors taxe importation grâce au BOI)

Licences logicielles : Blender (gratuit), Maya/3ds Max (abonnement), Substance Painter (abonnement) — budget 5 000 à 15 000 THB/mois

Infrastructure IT : AWS ou Google Cloud pour le stockage et rendu — éviter l'investissement serveur physique au départ

Connexion fibre dédiée : 3 000 à 5 000 THB/mois

Local

Chiang Mai : coworking créatif ou petit bureau 50-80m² — 15 000 à 35 000 THB/mois

Éviter de signer un bail long au démarrage — commencer par 1 an renouvelable

ÉTAPE 4 — Modèle commercial et premiers clients

Votre avantage compétitif immédiat :

Vos contacts dans des studios qui ont des budgets "border line" sont votre premier marché. Un studio canadien ou français qui ne peut pas se payer une équipe interne cherche exactement ce que vous proposez : qualité AAA, interlocuteur culturellement fiable, prix asiatiques.

Types de missions à cibler en phase 1 :

Production d'assets 3D (personnages, environnements, props)

Animation (rigging, skinning, cutscenes)

Texturing et lookdev

Concept art 2D si vous recrutez le profil

Tarification recommandée au démarrage :

Positionner entre les tarifs indiens (trop bas, concurrence impossible) et les tarifs français/canadiens (trop chers pour votre cible). Zone de confort : 30 à 60 USD/heure selon la complexité — compétitif pour vos clients, rentable pour vous.

Premier contrat :

Avant même de déposer la demande BOI, contactez 2 ou 3 de vos anciens contacts pour obtenir une lettre d'intention ou un premier projet pilote. Cela renforce considérablement votre dossier BOI et valide le modèle économique.

ÉTAPE 5 — Visa et Work Permit via BOI

La procédure BOI simplifie considérablement l'obtention du Work Permit :

Délai de traitement réduit (priorité BOI)

Guichet unique au One Stop Service Center du BOI à Bangkok

Possibilité de travailler pendant le traitement sous couvert de la promotion BOI

Renouvellement annuel simplifié tant que la société maintient sa promotion

ÉTAPE 6 — Obligations comptables et fiscales BOI

Un comptable spécialisé BOI est indispensable — différent d'un comptable standard.

Obligations spécifiques :

Rapport annuel d'activité au BOI (démontrer que les conditions de la promotion sont respectées)

Suivi des exonérations fiscales (ne pas les perdre par négligence administrative)

Déclarations standard (TVA, IS) même en période d'exonération

Budget comptable : 5 000 à 12 000 THB/mois compte tenu de la complexité BOI.

BUDGET ESTIMATIF PROJET STUDIO

Poste

Montant estimé

Avocat spécialisé BOI (dossier + constitution)

80 000 – 150 000 THB

Frais de dossier BOI

10 000 – 20 000 THB

Capital social (recommandé)

2 000 000 THB

Équipement informatique (4 stations)

400 000 – 500 000 THB

Licences logicielles (1 an)

60 000 – 180 000 THB

Loyer bureau Chiang Mai (1 an)

180 000 – 420 000 THB

Salaires équipe initiale (1 an)

720 000 – 1 200 000 THB

Fonds de roulement (12 mois)

500 000 – 800 000 THB

Total de lancement

≈ 2 000 000 – 3 500 000 THB

Soit environ 50 000 à 90 000 € — significativement moins qu'un équivalent en France ou au Canada pour une structure comparable.

STRATÉGIE GLOBALE RECOMMANDÉE

Phase 1 (mois 1 à 3) — Juridique et administratif

Mandater un avocat BOI à Chiang Mai ou Bangkok

Contacter 3 anciens contacts studios pour lettres d'intention

Déposer le dossier BOI

Parallèlement : due diligence sur un bar/coffee shop simple à Bophut (Samui)

Phase 2 (mois 4 à 6) — Lancement

Obtention promotion BOI

Constitution de la société studio (100% à votre nom)

Rachat du petit établissement Samui si due diligence concluante

Recrutement des 2 premiers artistes thaïs

Phase 3 (mois 7 à 12) — Production

Premiers projets clients via votre réseau existant

Le bar/restaurant tourne avec un gérant local de confiance

Vous vous concentrez sur le studio

Phase 4 (an 2) — Consolidation

Si le studio génère des revenus stables : envisager de revendre le bar

Si le studio prend du temps : le bar couvre vos charges de vie

CONTACTS CLÉS

Organisme

Utilité

Contact

BOI Chiang Mai Regional Office

Dossier BOI, conseil sectoriel

boi.go.th

FTCC Bangkok

Réseau franco-thaïlandais, introductions

francothaicc.com

Siam Legal Samui

Projet bar, due diligence locale

siamlegal.com

DFDL Bangkok

Spécialiste BOI et investissement étranger

dfdl.com

DBD

Enregistrement société

dbd.go.th

BOI One Stop Service

Visa/WP prioritaire BOI

boi.go.th/oss


Il faut impérativement l'avis d'un avocat agréé — chaque situation étant unique, la consultation juridique préalable est impérative avant tout engagement.

1 membre a réagi à ce message
Bonjour à tous.
Avant de poser mes questions je suis aller faire une recherche sur le forum pour voir les sujets déjà traités.
Sans surprise, comme chaque situation est différente, je n’ai pas forcement trouvé une/des réponse(s) adéquate(s).
Ma situation est la suivante, je suis actuellement a Chalong (Ile de Phuket) avec un visa retraite depuis le mois d’octobre dernier.

J’ai travaillé pendant 26 ans dans une industrie qui ne va pas très bien et c’est pour cela que j’ai décidé de la quitter pour venir en Thaïlande.
Je dispose de quelques économies (je ne compte pas sur ma retraite qui me sera verse a 71 ans) et par conséquent j’envisage d’investir dans un petit commerce qui pourrait me faire un revenu d’appoint. Je ne compte pas faire fortune, je sais bien que cela reste du domaine de la science-fiction, mais s’il est possible de se dégager en salaire correcte tout en faisant vire quelques locaux… ça me va.

Dans les règles de création d’entreprise en Thaïlande, il y en a deux qui se démarque du lot ; Un partenaire Thai qui détiendra 51% des parts de la compagnie (49 % pour le farang) + 4 employés Thai.

Mais restons sur cette règle des 51/49% cac'est celle qui m'intrigue le plus.
Considérons que c’est moi qui amène 100 % du capital de cette nouvelle entreprise.

-  # 1 / Mettons que sur un Item, je fasse 100 baths de bénéfice, avec la règle des 51/49, est ce que cela veut dire que le partenaire Thai se met 51 baths dans la poche quand j’en récupérais uniquement 49 ?
o  Ou, pour le dire autrement, comment se repartissent les bénéfices dans une configuration comme celle-ci ? Toujours a 51/49 ou c’est diffèrent ?
-  # 2 / Les impôts/charges sont-ils à payer au prorata des parts de chacun ?
-  # 3 / Si le partenaire décide de partir du jour au Lendemain, alors qu’il na rien investit… qu’est ce qui se passe au juste ?
o  Est-ce que c’est une perte sèche de capital me concernant ?
o  Est-ce que le partenaire peut me dégager/virer de la compagnie que j’aurais créé ?
o  Est-ce que le partenaire peut « légalement » récupérer les biens que j’aurais investi ?
o  Comment se prémunir d’un partenaire qui décide subitement de quitter la compagnie ? Peut-elle le faire ? au faut-il une sorte de « préavis » ?
o  N’est-il pas préférable d’avoir 2 partenaires Thai au lieu d’un seul et qui auront chacun 25,5 % des part de la compagnie ?)
o  Si le partenaire part subitement, qu’arrive-t-il avec la compagnie ? Doit-elle se mettre en stand-by immediatement le temps de trouver un autre partenaire ou peut-elle continuer d’exercer pendant quelques temps pour palier a ce manque ?
-  # 4 / Quels sont au juste les « Pouvoir/Devoirs » du Partenaire ?
-  # 5 / Actuellement je suis en pour parler pour acheter une Franchise…et quand j’ai pose l’équivalent de la question #1 ci-dessus a mon interlocuteur, la personne m’a répondu que tout l’argent arriverait sur les comptes de la compagnie que j’aurais créé (Donc mes comptes) et d’ajouter que mon Partenaire serait, Copier/Coller : You are mistaken, your Thai partner is just a figurehead for you.
J’ai cru comprendre que le principe de « prête-nom » était très risqué et que le gouvernement thaïlandais en faisait la chasse.
Est-ce que quelqu’un peut confirmer infirmer cette déclaration ?
-  # 6 / Est-ce que le partenaire Thai doit impérativement travailler sur place ou il peut résider/travailler ailleurs ? J’ai entendu dire que lors des inspections il fallait que les deux partenaires puissent justifier qu’ils travaillent ensemble.
-  # 7 / Enfin dernière question qui reprendra celle que j’ai vu sur un autre post de ce forum, existe-il des « organismes » mettant en relation des Locaux avec des Etrangers dans le but de développer une activité ?
Bien avant mon arrive ici plusieurs personnes m’ont conseillé de rester suffisamment longtemps au même endroit afin de sympathiser avec des locaux afin d’en faire de potentiels partenaires. On ne va pas se leurrer, gagner/donner sa confiance a quelqu’un qu’on connait a peine depuis 6 mois ce n’est pas « évident ».
J’ai croisé et parlé avec un gars a Koh lanta depuis 15 ans, qui avait perdu 500 K US $ a cause d’un deal foireux avec un local. 500 K…c’est une sacre somme.

Toutes ces questions parce que comme tout le monde j’ai tellement lu d’histoires sur des farangs qui ont investit avec des Thai (souvent des femmes) et qui se sont retrouvés sur le carreau dépossédé de tout une fois que la « demoiselle » avait tout ce qu’elle voulait. Donc si je pouvais éviter ce genre de mésaventure, ca m’arrangerai

Merci d’avance de vos éclaircissements.

-Ze- - @IamYan

Bonjour, je vous ai expédié un MP.


Merci.

@onefred

Bienvenue sur le fil. Vos questions sont exactement celles que tout candidat à la création d'entreprise en Thaïlande doit se poser — je vais vous répondre point par point.

Sur votre question #1 — La répartition des bénéfices

Non, les bénéfices ne se répartissent pas automatiquement en 51/49 à chaque transaction. Les dividendes sont distribués proportionnellement aux parts, donc oui, en théorie 51/49. Mais ce n'est pas la seule façon de sortir de l'argent de la société. Vous pouvez vous verser un salaire de gérant (Managing Director), qui est une charge déductible de la société et qui réduit d'autant le bénéfice distribuable aux actionnaires. C'est le mécanisme le plus courant pour que l'apporteur de capital réel récupère la majorité de la valeur créée. Un bon Shareholders Agreement et des statuts bien rédigés permettent d'encadrer tout ça précisément — ne négligez surtout pas ce document, il est aussi important que les statuts de la société elle-même.

Sur votre question #2 — Les impôts et charges

L'impôt sur les sociétés (Corporate Income Tax) est payé par la société elle-même, pas par chaque actionnaire au prorata. Le taux standard est de 20% sur les bénéfices nets, avec des taux réduits possibles pour les PME. Les dividendes versés aux actionnaires sont soumis à une retenue à la source de 10%. La TVA thaïlandaise est à 7% et s'applique à la société. Chaque actionnaire paie ensuite l'impôt sur ses propres revenus selon le barème de l'impôt sur le revenu thaïlandais, progressif jusqu'à 35%.

Sur votre question #3 — Le départ du partenaire thaï

C'est le point le plus sensible et vos inquiétudes sont totalement justifiées. Le partenaire thaï est actionnaire à part entière — ses 51% lui appartiennent légalement. S'il part du jour au lendemain, il peut céder ses parts à un tiers avec ou sans votre accord selon ce que prévoient les statuts. Et avec 51%, il peut voter seul aux assemblées générales, ce qui signifie qu'il peut théoriquement vous mettre en minorité sur toutes les décisions.

Pour vous protéger, plusieurs mécanismes doivent être mis en place dès le départ :

Un Shareholders Agreement solide avec clauses de préemption, drag-along/tag-along, préavis obligatoire de 6 mois minimum et pénalités en cas de départ sans accord.

Un contrat de prêt au partenaire thaï représentant la valeur de ses parts — en cas de défaillance, vous avez une créance juridique exécutoire sur lui, notariée.

Un nantissement de ses parts (Share Pledge) en votre faveur enregistré au DBD — en cas de défaillance, vous pouvez en prendre le contrôle.

Des procurations (Power of Attorney) signées en votre faveur sur les actes clés : compte bancaire, renouvellement de bail, relations avec l'administration.

Sur la question des deux partenaires thaïs à 25,5% chacun : c'est une excellente idée. Cela dilue le risque, et pour vous nuire ils seraient obligés de se coordonner, ce qui complique sérieusement toute tentative d'éviction. La société peut continuer à fonctionner le temps de régulariser la situation actionnariale si un partenaire part, mais il faut agir vite auprès du DBD pour mettre à jour le registre.

Sur votre question #4 — Les pouvoirs et devoirs du partenaire thaï

Si rien n'est encadré contractuellement, ses pouvoirs légaux sont étendus : vote aux AG (majorité absolue = il décide seul), opposition à la vente d'actifs importants, participation à la nomination ou révocation des dirigeants. Dans les faits, si tout est bien structuré dès le départ, un partenaire passif peut se limiter à signer les documents lors des AG annuelles. La signature bancaire peut vous être exclusive si le compte bancaire de la société le prévoit. Tout se joue dans les statuts et le Shareholders Agreement — pas dans la règle 51/49 elle-même.

Sur votre question #5 — Le "prête-nom" (Nominee) : danger absolu

Si quelqu'un vous dit que votre partenaire thaï sera "juste un figurehead pour vous" — fuyez. C'est un montage nominee, illégal en Thaïlande en vertu du Foreign Business Act et de la loi sur les sociétés commerciales. Le gouvernement thaïlandais traque activement ces montages depuis des années.

Les risques sont concrets et graves : dissolution forcée de la société, amendes et poursuites pénales pour vous ET le partenaire thaï, saisie des actifs, expulsion du territoire, révocation du visa, perte totale de votre investissement. Ne faites jamais un montage nominee, même si un consultant vous dit que tout le monde le fait. C'est précisément parce que c'est répandu que les autorités intensifient les contrôles.

Sur votre question #6 — Le partenaire doit-il travailler sur place ?

Il n'existe pas d'obligation légale formelle que le partenaire actionnaire travaille physiquement dans l'entreprise. Cependant, lors des inspections du DBD ou du Labour Department, la structure doit paraître authentique et ne pas ressembler à un montage nominee. Si le partenaire thaï est aussi salarié de la société, il doit justifier d'une activité réelle. Et pour obtenir votre Work Permit, vous devez démontrer que la société fonctionne réellement avec des employés thaïs — ratio légal : 4 Thaïlandais pour 1 étranger.

Sur votre question #7 — Trouver un partenaire sérieux

Quelques pistes concrètes et légitimes :

La CCI Franco-Thaïlande (Chambre de Commerce Franco-Thaïlandaise) à Bangkok : réseau d'affaires franco-thaïlandais. Attention cependant : ces organismes sont orientés grandes entreprises étrangères cherchant à s'implanter. Pour un petit commerce de type bar/restaurant, ils ne sont pas outillés pour vous aider — c'est un retour d'expérience concret de ce fil.

Les cabinets d'avocats spécialisés (Siam Legal, Tileke & Gibbins, DFDL) ont souvent dans leur réseau des partenaires thaïs fiables et habitués à ce type de montage — c'est la piste la plus sérieuse pour votre profil.

Les réseaux d'expatriés locaux (groupes Facebook, clubs expats selon votre zone) pour des recommandations terrain de personnes qui ont déjà monté des structures similaires.

Le réseau de proximité reste la meilleure source : quelqu'un recommandé par un expatrié établi depuis plusieurs années, un fournisseur local de confiance, ou un employé thaï qui monte en grade. La durée de la relation avant de signer est cruciale.

PRÉALABLE INDISPENSABLE — Le Foreign Business Act (FBA)

Avant toute démarche, le Foreign Business Act B.E. 2542 (1999) est la loi qui régit tout. Elle classe les activités en 3 listes :

Liste 1 → Activités totalement interdites aux étrangers (agriculture, commerce de terres, presse thaïlandaise)

Liste 2 → Activités soumises à autorisation du Cabinet ministériel (très difficile en pratique)

Liste 3 → Activités où les étrangers peuvent opérer sous certaines conditions (commerce de détail, restauration, services — la majorité des petits commerces)

Si 50% ou plus des actions sont détenues par un étranger, la société est considérée comme étrangère et doit obtenir une Foreign Business License ou une promotion BOI.

Première action concrète : identifier dans quelle liste tombe votre activité avant de faire quoi que ce soit d'autre.

LES 3 VOIES LÉGALES

Voie A — Thai Limited Company (51/49) — La plus courante pour un bar/restaurant. Minimum 3 actionnaires dont 51% de capital thaïlandais, capital social minimum de 2 millions de THB pour obtenir un Work Permit, enregistrement au DBD, obligations comptables mensuelles.

Voie B — Foreign Business License (FBL) — Permet de détenir plus de 49% sans partenaire thaï. Réservée aux sociétés qui ne concurrencent pas les entreprises thaïlandaises. Délai : 3 à 4 mois. Peu adaptée à un bar/restaurant classique.

Voie C — Promotion BOI — Détention à 100% possible pour un étranger, mais réservée à des secteurs spécifiques (tech, énergie verte, santé, digital content). Non applicable à un bar ou restaurant standard.

LES ÉTAPES CONCRÈTES pour un bar/restaurant

Étape 1 — Due Diligence (si rachat d'un fonds existant — fortement recommandé)

Exiger et vérifier : 24 mois de relevés bancaires directs (pas ceux du vendeur), déclarations fiscales des 2 derniers exercices, déclarations TVA des 12 derniers mois, Certificate of Incorporation, Shareholders Agreement existant, titre de bail avec durée restante et conditions de renouvellement, licence alcool (valide et transférable), Food Establishment License, Work Permit du vendeur si étranger.

Visiter l'établissement à plusieurs reprises, à différentes heures. Parler aux fournisseurs et au personnel sans le vendeur. Vérifier la réputation en ligne sur 24 mois.

Étape 2 — Constitution de la société

Réserver le nom sur dbd.go.th (3 noms alternatifs, réservation valable 30 jours, doit se terminer par "Limited"). Rédiger le Memorandum of Association en thaï par un avocat agréé. Capital recommandé : 2 000 000 THB, 25% libéré à l'immatriculation. Composition : vous à 49%, 2 partenaires thaïs à 25,5% chacun.

Étape 3 — Enregistrement au DBD

Pour Phuket : DBD Phuket Office. Documents : formulaire de constitution, statuts signés, liste des actionnaires, pièces d'identité de tous, adresse du siège social, règlement des frais (5 000 à 30 000 THB selon le capital). Délai : 1 à 3 jours ouvrables. Vous recevez le Certificate of Incorporation et le Tax ID.

Étape 4 — Licences spécifiques

Licence alcool : Excise Department, délai 2 à 4 mois, coût 10 000 à 50 000 THB. Food Establishment License : Health Department local, délai 2 à 4 semaines. Entertainment/Music License : police locale si musique ou soirées — ne pas négliger, les contrôles sont fréquents.

Étape 5 — Visa et Work Permit

Votre visa retraite ne vous autorise pas à travailler. Vous devez changer de statut vers un Visa Non-Immigrant B, puis obtenir votre Work Permit auprès du Labour Department (4 employés thaïs déclarés obligatoires, 2 000 000 THB de capital). Délai Work Permit : 7 à 30 jours. Système digitalisé via eworkpermit.doe.go.th. Ne commencez à travailler qu'après réception du Work Permit.

Étape 6 — Compte bancaire professionnel

Bangkok Bank, KBank ou SCB. Signature bancaire exclusive à prévoir dans les statuts en votre qualité de Managing Director.

Étape 7 — Obligations comptables courantes

Ne jamais faire l'économie d'un comptable local (3 000 à 8 000 THB/mois). Déclaration TVA mensuelle (Por Por 30), acompte IS semestriel (Por Ngor Dor 51), bilan annuel (Por Ngor Dor 50) dans les 150 jours après clôture, rapport actionnaires au DBD annuellement.

BUDGET ESTIMATIF

Poste

Montant estimé

Avocat (constitution + tous contrats de protection)

50 000 – 100 000 THB

Frais DBD

5 000 – 30 000 THB

Capital libéré à l'immatriculation (25%)

500 000 THB

Licences (alcool + food + entertainment)

30 000 – 80 000 THB

Work Permit + changement visa

5 000 – 15 000 THB

Rachat fonds existant (variable)

500 000 – 3 000 000 THB

Trésorerie de sécurité (18 mois minimum)

À calculer selon charges réelles

CONTACTS CLÉS

DBD : dbd.go.th — Revenue Department : rd.go.th — BOI : boi.go.th — FTCC : francothaicc.com — Siam Legal : siamlegal.com — DFDL : dfdl.com

L'histoire du gars à Koh Lanta qui a perdu 500 000 USD, je l'ai entendue en version différente plusieurs fois. Ce n'est pas de la paranoïa, c'est de la réalité quotidienne. La règle d'or : ne signez rien sans un avocat thaïlandais spécialisé en droit des sociétés — pas un agent visa, pas un consultant tout-en-un, un vrai juriste d'affaires. C'est l'investissement le plus rentable que vous ferez avant de démarrer.

Cela dit, pour vous orienter plus précisément : où êtes-vous exactement, quel type de commerce envisagez-vous, et quel est votre budget disponible ? Les réponses varient sensiblement selon votre localisation et votre projet.

@Gerardthai
Comme tu le dis si bien, tout change tres vite en Thailande.
J'ai tellement entendu de choses avant de venir (et meme encore une fois sur place) que je prefere doublement, triplement, verifier les informations qui circulent. - @IamYan

Et tu rajoutes à cela des specialités provinciales...


De ce que je peux voir, pas trop de choix, faut aller de l'avant et gérer au fur et à mesure.

@onefred
Bienvenue sur le fil. - @Marc13@#78

Merci.

@onefred

Bonjour Fred,

La première règle c’est de ne pas investir en Thaïlande.

Pourquoi je le conseille ?

Parce qu’en dehors des schémas légaux,  le jour où votre partenaire thai décide de vous pourrir la vie pour précipiter votre départ, elle utilisera des moyens de pression divers avec des personnes de son entourage peu recommandables.

Par ailleurs, vous risquez fortement de perdre 80 % de votre capital initialement investi après une décision de justice de partage et/ou d'indemnisation.

Il faut bien se mettre ça dans la tête.

80% des témoignages vont dans ce sens.

Tout n’est pas perdu.

Parce que vous désirez vous installer en Thaïlande,  mon conseil c’est de vous comporter en simple consommateur tout en plaçant votre argent dans votre portefeuille.

J’ai des tuyaux pour vous aider.

Je ne suis pas un sale type qui cherche à vous escroquer ou à vous demander un pourcentage.

Juste que vous compreniez qu'en restant pragmatique,  l'homme âgé ayant quelques faiblesses peut de lui-même éviter des erreurs avec de lourdes conséquences.

Avec mes tuyaux,  vous pouvez faire un 3% d'intérêts par mois. Après,  pour en vivre,  ça dépend de votre capital.

Par exemple,  avec 50 000 euros,  vous pouvez gagner 1500 euros par mois.

Vous conservez votre autonomie financière,  votre capital reste le vôtre et en cas de clash avec votre femme thai,  vous resterez autonome.

Maintenant,  plutot que de créer un commerce 49/51 dans le but de plaire à votre femme thai,  vous pouvez procéder plus intelligemment.

Je m'explique,  votre femme thai a besoin de votre argent,  sans argent pas d’amour.

Par contre,  pour équilibrer la responsabilisation des 2 parties et vous rendre indispensable aux yeux de la femme thai, je vous conseille ceci:

N’achetez rien (immobilier,  véhicule, société).

Qu’elle emprunte elle même à son nom et promettez lui de payer les échéances de prêt. De cette manière,  vous devenez indispensable à ses yeux puisque sans vous, elle perd tout.

Et si par hasard il vous arrive malheur,  vous pourrez toujours la protéger avec une assurance vie ou lui prévoir une part dans votre héritage sans pour autant qu'elle le sache.

Pour être tout à fait franc et direct : 3 % par mois c'est colossal.🤔 En réalité, c'est même un objectif qui, s'il était constant, relèverait du miracle financier (ou d'un risque extrêmement élevé).

​Voici pourquoi il y a probablement une confusion dans les chiffres que vous avez lus.

​1. La réalité des chiffres : Mensuel vs Annuel

​Le chiffre de 3 % est très souvent cité comme un rendement annuel raisonnable pour des dividendes, et non mensuel.

​3 % par mois : Cela représente environ 36 % par an (sans compter les intérêts composés). À ce rythme, vous doublez votre capital en moins de deux ans et demi. Aucun placement "standard" ou sécurisé (comme un ETF Monde) ne propose cela.

​3 % par an : C'est le rendement classique d'un portefeuille diversifié axé sur les dividendes. Avec 50 000 €, cela génère 1 500 €... par an, soit environ 125 € par mois.

​Le calcul de votre exemple : Pour gagner 1 500 € par mois avec un capital de 50 000 €, il faudrait un rendement de 36 % par an. C'est une performance digne des meilleurs traders du monde, mais c'est impossible à garantir sur le long terme avec une stratégie passive.


Un ETF Monde (comme le MSCI World) vise la croissance globale. Si vous voulez "en vivre", vous ne comptez généralement pas que sur les dividendes, mais aussi sur la revente d'une petite partie de vos parts chaque année.

Combien faut-il réellement pour gagner 1 500 € / mois ?

​Si l'on suit la règle prudente des 4 % par an (le montant que l'on peut retirer chaque année sans épuiser son capital), voici la réalité mathématique :

​Objectif : 18 000 € par an (1 500 € / mois).

​Calcul : 18\,000 / 0,04 = 450\,000

​Il faudrait donc environ 450 000 € placés pour générer sereinement 1 500 € par mois, et non 50 000 €.


​En résumé

​ Si quelqu'un vous promet 3 % par mois de manière garantie, restez très vigilant : c'est généralement le signe d'un placement ultra-spéculatif (crypto, trading sur marge) ou d'une arnaque.

C’est aussi d’etf dont il s'agit.

Je suis à 7% constants par mois en intérêts composés.

Sur lesquels il faut déduire la fiscalité et les prélèvements sociaux.

Sans peines, 3% par mois est un objectif prudent. Pour le reliquat d'intérêts,  il est conservé pour compenser l'érosion monétaire et permet de diversifier sur d’autres produits d'épargne.

il y a une confusion majeure entre les rendements mensuels et annuels.

​C'est l'erreur la plus classique en finance, et elle change radicalement la donne. Voici le comparatif pour que vous puissiez situer vos chiffres :

​1. Le scénario à 7 % par AN (Réalité du marché)

​C'est la performance historique moyenne d'un ETF Monde.

​Performance : Environ 0,58 % par mois.

​Sur 50 000 € : Vous gagnez environ 290 € par mois (avant impôts).

​Verdict : C'est un placement prudent et réaliste sur le long terme. C'est ce que font la majorité des investisseurs sérieux.

​2. Le scénario à 7 % par MOIS (Confusion ou Mirage)

​C'est ce que vous mentionniez précédemment.

​Performance : 125 % par an (à cause des intérêts composés).

​Sur 50 000 € : Vous gagneriez 3 500 € dès le premier mois, et cela doublerait chaque année.

​Verdict : C'est impossible de manière constante en Bourse. Même les plus gros fonds spéculatifs n'atteignent pas cela.

​Pourquoi l'erreur est facile à faire ?

​Beaucoup de sources citent "7 %" comme le chiffre magique de la Bourse. Mais il s'agit toujours du rendement annuel moyen.

​Si vous reprenez votre exemple initial :

​"Avec 50 000 euros, vous pouvez gagner 1500 euros par mois."

​Pour obtenir ce résultat (1 500 € / mois), il faut un rendement de 3 % par mois (soit 36 % par an).

​En réalité : Un ETF Monde vous rapportera plutôt environ 300 € par mois (en moyenne lissée sur l'année) pour 50 000 € investis.

​En résumé : * 3 % par AN : C'est très prudent (souvent juste les dividendes).

​7 % par AN : C'est la moyenne historique d'un ETF Monde (croissance + dividendes).

​3 % ou 7 % par MOIS : Cela n'existe pas en gestion passive "bon père de famille".

​Si vous regardez votre portefeuille actuellement, la hausse que vous voyez est-elle celle de l'année complète ou celle d'un seul mois ?

H4Z9  HSBC msci korea

+31% depuis 3 mois

Pour n'en citer qu’un

Et depuis décembre 2024 + 203%

C'est un exemple parfait pour illustrer la différence entre une performance ponctuelle et un rendement constant.

​Le HSBC MSCI Korea (H4Z9) est un ETF très spécifique. En regardant ses caractéristiques, on comprend tout de suite pourquoi vous voyez ces chiffres impressionnants, mais aussi pourquoi il est dangereux de les transformer en règle générale.

​1. Le "Sprint" vs Le "Marathon"

​Le marché coréen est connu pour être extrêmement cyclique et volatil. Il est porté par des géants comme Samsung ou SK Hynix, qui dépendent énormément du cycle des semi-conducteurs et de l'IA.

​Ce que vous vivez : Une phase de "bull run" (hausse rapide) sur un secteur ou une zone géographique précise. Faire +31 % en 3 mois arrive occasionnellement sur des marchés émergents ou technologiques.

​Le piège : Si l'on annualise ce chiffre, on arrive à +190 % par an. Historiquement, aucun indice boursier au monde ne maintient ce rythme. La Corée a aussi connu des périodes de -20 % ou -30 % sur quelques mois.

​2. Le risque de concentration

​Contrairement à un ETF Monde (qui contient ~1500 entreprises dans 23 pays), le MSCI Korea est concentré sur un seul pays.

​C'est un excellent outil de diversification, mais c'est un "pari" géographique.

​La performance de 7 % par mois que vous observez est une anomalie positive récente, pas une caractéristique structurelle du produit.

​3. Pourquoi l'objectif de 3 % par mois reste risqué

​Si vous basez votre budget de vie (vos 1 500 € par mois) sur un rendement de 3 % mensuel :

​Les mois de hausse : Tout va bien, vous retirez vos gains.

​Les mois de baisse (le "drawdown") : Si l'indice Korea chute de 10 % en un mois (ce qui arrive souvent), et que vous retirez tout de même vos 1 500 €, vous entamez sérieusement votre capital ("manger la laine sur le dos de la bête").

​En conclusion

​Votre exemple du H4Z9 prouve qu'on peut toucher des rendements de 7 % ou plus sur de courtes périodes. Mais la finance est une science de la moyenne.

​Vivre de son capital avec "seulement" 50 000 € en comptant sur 3 % par mois revient à conduire une voiture à 200 km/h sur une route de campagne : c'est grisant tant que la route est droite, mais au premier virage (correction de marché), la sortie de route est brutale.

​C'est une superbe performance que vous avez là, bravo pour le flair ! Avez-vous prévu une stratégie de sortie ou un "stop-loss" pour sécuriser ces gains si le marché coréen se retourne ?

En fait,  plutôt que de structurer mon portefeuille sur des etf Monde, je préfère diversifier les Etp par secteurs d'économies et par régionalisation.

Si l’etf basé sur la techno en koree est en négatif,  je peux compter sur un autre etf en progression ayant pour base les produits pharmaceutiques en Inde.

Ce qui me permet d'attendre que le 1er etf retrouve des couleurs dans quelques mois.

Le tout, c’est de bien équilibrer les avoirs et la diversité.

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