Menu
Expat.com
Rechercher
Magazine
Rechercher

Et si l'immobilier Marocain soignait sa corruption?

S_kader

article paru dans l'économiste (Édition N° 3616 du 2011/09/15):

- Une convention pour luter contre la corruption
- une opération de fin de mandat !
«L’IMMOBILIER est une niche de corruption». Un constat établi par l’ensemble des opérateurs de ce secteur à l’occasion de la signature d’une convention, cadre pour lutter contre ce fléau. Le document a été paraphé hier à Rabat par Taoufik Hejira, ministre de l’habitat, Abdesslam Aboudrar, président de l’Instance centrale de prévention contre la corruption (ICPC), et les présidents de 5 associations professionnelles opérant dans ce secteur (1).
Le but de cette convention est de coordonner les actions, de mutualiser les efforts pour mettre en place une stratégie commune. L’objectif est de contrecarrer ce phénomène qui prospère dans l’immobilier. Un comité technique sera mis en place. Il sera chargé de l’élaboration des mesures anti-corruption. Il devra également assurer le suivi et l’application des dispositions de la convention.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’agenda arrêté par le conseil de gouvernement du 25 août dernier. Une série de mesures revêtant un caractère social prioritaire devront être mises en œuvre avant les élections. Pour le ministre, «la corruption constitue un réel danger pour la promotion de ce secteur et la mise en place de la bonne gouvernance. C’est pourquoi nous avons érigé la lutte contre ce fleau en priorité nationale».
Mais quelle priorité en fin de mandat? On connaît les résultats virtuels de la lutte contre le noir dans l’immobilier, lancée tambour battant. Au final, le recours au noir est toujours monnaie courante. La corruption sévit à tous les niveaux dans ce domaine. La complexité, la lenteur des procédures en matière d’habitat et d’urbanisme, la multiplicité des intervenants et le chevauchement des intérêts favorisent la prolifération de ce phénomène.
Le cadre juridique régissant ce secteur n’est pas en reste. Pour Taoufik Hejira, «la loi qui régit actuellement l’urbanisme et l’aménagement du territoire est en déphasage avec le développement que connaît le secteur». Sur ce volet, il a mis en exergue l’importance du code d’urbanisme actuellement au Secrétariat général du gouvernement.
Même son de cloche auprès de Youssef Belmansour, président de la FNPI. Celui-ci réclame aux pouvoirs publics d’entamer dans les brefs délais une réforme administrative et juridique. L’objectif est de faciliter et réduire les procédures. Ainsi, il a mis l’accent sur les efforts déployés par son instance pour contrecarrer ce phénomène. Comme l’élaboration d’une charte éthique et déontologique consacrant les principes de la transparence.

Soumaya BENCHERKI

(1) FNPI, FNBTP, FMCI, Ordre national des ingénieurs géomètres topographes, Ordre national des architectes.


amicalement,
Kader.

Voir aussi
Fedala

Si ça ne concernait que l'immobilier ça se saurait... Et si, en plus, l'immobilier ne souffrait sérieusement que de ça, ça se saurait aussi... J'ai quand même entendu un promoteur me dire qu'il connaissait des bureaux d'études regroupant des personnes sans compétence technique spécifique qui donnent des attestation de conformité technique des biens construits sans même savoir où se trouvent les biens, le tout pour 500 dhs...

S_kader

wow ça donne envie didon ! C'est clair que l'idéal c'est de construire par soi même! La majorité de ceux qui ont acheté des appartements regrettent leurs choix! rien qu'avec le bruit du voisinage c'est l'enfer...

Kader.

Fedala

Je ne sais pas si l'idéal est de construire par soi-même. Je crois simplement qu'au Maroc plus qu'en France par exemple, il faut être particulièrement prudent et attentif quand on achète ou qu'on fait construire. Et ne pas acheter un bien qui aurait l'air douteux ou dont le promoteur serait "borderline".

J'ai personnellement refusé d'acheter un appartement du simple fait que le contrat qui m'était proposé ne correspondait pas à la situation. Mais pour le savoir, il faut connaître la loi et savoir reconnaître ce qui ne colle pas ;) D'où l'idée souvent évoquée de se faire conseiller par un connaisseur du métier, du cadre réglementaire etc quand on ne l'est pas soi-même, ou d'accepter de payer plus cher avec des gros promoteurs qui ont pignon sur rue et qui sont très connus (je ne citerai pas de noms, mais les 3 ou 4 gros promoteurs sont plus sûrs en termes techniques et, surtout, ils offrent plus de garanties de remboursement si besoin...).