Vive les râleurs ??

Vous reconnaissez vous ?? Ou en reconnaissez vous ?? (ici ou ailleurs)

Je reproduis un article de Madame Mai Lam NGUYEN-CONAN

Râler : du latin rasiculare : "râler", "racler", "raclure"...

J’avais quitté professionnellement mon pays pendant dix ans. Je m’y suis réinstallée il y a 3 ans. Depuis mon retour, je trouve mon pays formidable, j’adore sa capitale, vivante, belle et rebelle, riche en histoire et foisonnante. Dans mon pays se révèle une énergie nouvelle, si bien que sur mon chemin apparaissent des personnes incroyables, qui démontrent une belle volonté de faire, une sincère curiosité de l’autre, un désir d’avancer, de tendre la main.

Vous vous demandez sûrement de quel pays il s’agit, eh bien, ce pays c’est la France, et ma ville, Paris.

Oui, vous avez bien lu !

Comment ?

La France ? Ce pays de râleurs ? Ce pays où rien n’avance, et où le fait de ne jamais faire ce que le patron demande est élevé au rang de discipline olympique ?
Paris ? Cette ville où certaines scènes de franche et conviviale fraternité aux croisements de rues pourrait faire rendre pâle certains conflits mondiaux ?
Le Français ? Cet autochtone qui apprend dès le plus jeune âge à protester au moindre coup de vent intempestif ?
Vous penserez sûrement que je vis en « Théorie », une contrée lointaine, située loin, loin de la réalité française !

Derrière chaque râleur, il y a un esprit libre

Derrière le cliché du Français râleur, je dois avouer trouver parfois une certaine forme de vérité. Mais, il y a des nuances en tout, il ne faut pas oublier que râler en France, moi qui ai été éduquée par elle, provient d’un magnifique legs, nourri par les principes fondateurs de liberté, d’égalité et de fraternité inscrits sur tous les frontons des monuments publics.

Ce n’est qu’en ayant vécu dans des pays où la liberté de parole n’était pas acquise que je me suis rendue compte de la chance que j’avais eue d’en avoir été imprégnée. Quand on a été éduqué dès son plus jeune âge à l’idée que l’égalité est conditionnée à la liberté, et que la liberté n’a de force que si elle est offerte et maintenue à tous, dans un esprit d’entraide, on est forcément riche d’un esprit critique, orienté vers un but plus grand que nous.

Etre capable de dire non, de ne pas accepter qu’on nous impose des normes ou des directives que l’on ne comprend pas ou que l’on ne partage pas, qui nous paraissent injustes, est un privilège que de nombreux pays nous envient.

Or, je déplore que cet esprit critique soit parfois réduit à un niveau réflexe, sans but, avec une énergie et une volonté unique, celle de ne pas avancer, voire de nuire ou de détruire. D’où une escalade, parfois violente, aboutissant au rejet de l’argument de l’autre. Je déplore aussi que la fraternité ou l’intérêt général soient parfois absentes de certaines revendications, qui demeurent purement individualistes et intéressées.

J’ai entendu en ce 17 novembre 2018, « ils nous font suer ces gilets jaunes, mais c’est sympa qu’ils aient recouvert tous les radars et occupé les péages sur l’autoroute, au moins on aura pas à payer, ça, c’est bien !».
Une fois cela posé, j’ai appris au fil du temps à différencier les types de râleurs. J’en distingue quatre. Certains sont plus courants que d’autres, mais dans l’ensemble, je crois que ces typologies les recouvrent assez bien (que ceux qui ne sont pas d’accord, le disent !)

Les 4 familles de râleurs :

LES DURACELLS : on les appelle aussi Ouin-Ouin, ou PFffff : ceux-là se plaignent constamment, et de tout : tout les fatigue, tout est nul, rien ne va. Le Duracell a une constante qu’il défend impérieusement, à savoir sa capacité à se plaindre du « fichu printemps qui fout le camp » et qui arrive ou trop tôt ou trop tard ou pile au moment où on ne l’attendait plus. Le Duracell se reproduit vite, et est capable de répéter la même litanie pour l’été, l’hiver comme l’automne. Les Duracells épuisent tout le monde, sans jamais s’épuiser eux-mêmes.

LES CK (Casse-K… par excellence) : Le CK a une capacité de nuisance qui peut être assez importante. Souvent victimaire, nourri par un esprit de revanche ou de survie, le CK par excellence est relativement malin, jamais il ne dira une chose positive, mais sera toujours prompt à la critique, dont il nous aspergera gratuitement, et il sera également toujours en première ligne pour enfoncer quelqu’un, surtout une personne dont il s'est promis d'avoir la peau. Ce qui le rend heureux, là où il jubile, c'est de pouvoir confirmer, a posteriori et après les efforts des autres, à quel point « il avait raison » et comment "il avait prédit" que « ça allait se finir comme ça ». En version grand flacon, le CK peut se révéler, malheureusement, être votre boss.

LES JUNIORS AÏE : Vegan à la barbe à deux poils, évangéliste et surdoué de la mobilisationtouzazimut, sexy comme un arbre que l’on aimerait entourer de ses bras, le Junior Aïe est adepte de l’économie solidaire, circulaire, transitaire. Célibataire, il donne à 25 ans des leçons de vie et de parentalité à ses parents dans son podcast. En version féministe et féminine, la Junior Aïe est Metoo, décoloniale, ecritureinclusivemaispascursive, militante Quechua qui dégaine en 2 secondes, mais qui prend deux heures pour se taire et écouter un discours différent du sien, qu'elle effacera d'un "unfollow" tonitruant, car elle NE peut de toutes façons concevoir qu'un tel discours puisse même s’émettre. Les Junior Aïe sont la version réincarnée des "têtes-à-claques" de notre époque.

LES PROFESSIONNELS

Le Professionnel s’affiche dans les médias ou les instances de gouvernance, qu’il abhorre, participe à tout, mange à tous les râteliers du système et tient à jouer le jeu MAIS pour mieux le dénoncer. Le Professionnel se fait appeller Naaooon, c’est un nouveau prénom à consonance sud-américaine qu’il s’est donné, en phase avec ses combats. Il n'est pas pour la révolution, car il l'a dénonce comme une manipulation du pouvoir, le Naaoon Professionnel est passé ceinture noire en théorie du complot comploté par le cercle des conspirationnistes. Une particularité française est qu’on retrouve le Naaooon Professionnel à l’extrême gauche comme à l’extrême droite, dans les milieux aisés comme dans les classes populaires. Les Naaoon Professionnels trouvent d’ailleurs fâcheux d’être si nombreux et le crient sur les toits « à ce rythme-là, ca va finir par péter, moi je vous le dis ».

Mais pourquoi un râleur continue-t-il à râler ?

Une fois dit tout cela, à mon niveau, je me rends aussi compte que nombre de râleurs autour de moi continuent à râler, voire à crier “on ne nous écoute pas”.

Nombre de ces râleurs souffrent réellement, isolés, de ne pas être reconnus, entendus. Et c’est souvent cette souffrance qui parle à leur place, maladroite sûrement, mal orientée (s’attaquant ni à la vraie cause ni à la bonne personne) la plupart du temps.

Jusqu’à présent, face à un râleur, dont le message peut être brouillé, confus, où parfois seule l’agressivité domine, j’ai conscience qu’il dit des choses que je me dois d’entendre. Pour cela, je m’efforce de saisir deux choses : 1) essayer d’identifier le problème qu’il semble vouloir me pointer du doigt, et 2) déterminer en quoi je peux agir, moi, et comment je pourrai, directement ou indirectement aider à le résoudre.

Face à une émotion négative, limite agressive, je vous livre quelques conseils, qui je l’espère, vous seront utiles :

1) Remercier, montrer que l’on a entendu.

Tu as bien fait de réagir et de m’interpeller.

Je t’en remercie.

2) Préciser le problème

Qu’est-ce que tu entends par “c’est nul” ? Peux-tu me dire ce que tu n’aimes pas spécifiquement ?

Tu es en colère, mais qu’est-ce que tu veux me dire réellement ? Quels messages veux-tu que j’entende vraiment ?

Tu ne veux pas faire ce que je te demande, aide moi à comprendre pourquoi : est-ce à dire que tu veux faire autre chose, ou souhaites-tu que je te le demande différemment, ou est-ce que le seul fait que ce soit moi qui te le demande te gêne ?

3) Vérifier si l’autre a une solution ?

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à résoudre ce problème ?

Qu’est-ce que tu aimerais que je fasse concrètement ?

Comment voudrais-tu que l’on procède ?

Quelle solution te paraîtrait vraiment préférable ?

4) Agréer d’une décision commune

Je comprends mieux ce que tu me dis, tu souhaites donc que l’on fasse différemment est-ce bien cela ?

Je n’avais pas vu les choses sous cet angle, je ferai attention à l’avenir.

Je ne peux pas résoudre les choses comme tu me le demandes, mais je peux reconsidérer certains aspects qui nous permettraient, à toi comme à moi, de mieux avancer.

5) Définir l’étape d’après

Si cela te convient alors je te propose qu’on refasse le point dans 15 jours.

La prochaine fois, je te propose de m’avertir, mais d’une façon plus concise et claire, des défaillances ou de tes besoins au sein du Groupe.

Je ne sais pas si vous aurez le courage de tenter ces questions ou ces démarches, sinon, si vous le souhaitez :

Pour râler contre cet article : contacter Linkedin aux US, que vous n'arriverez jamais à joindre de toutes façons puisqu'ils font appel à des call centers en Inde, en exploitant les populations locales et en contribuant à la paupérisation de l'occident. En plus, leurs formulaires sont en anglais.

Je remercie pour leur contribution : #giletsjaunes #airfrance #cheminots #sncf #greve #melenchon #missmeteo

excellente façon de noyer le poisson...le tourner et le retourner jusqu'à ce qu'il ne sache plus comment il s'appelle...et finalement obtenir de celui-ci exactement ce que l'on en attendait...tout en lui faisant croire que la décision venait de lui...et qu'il en est l'initiateur et le bénéficiaire...en clair, le prendre pour ce qu'il est...un C...!

Pour ma part, je serai d'après ma femme, un râleur de première classe et pourtant c'est elle le matin en se réveillant qui me raconte les choses qui ne vont pas dans notre vie par exemple les femmes qui me regardent de façon trop insistante, l'argent que je refuse de lui donner pour acheter un salon car sa cousine possède trois salons dans la même pièce... Le fait que lorsque je ne serait plus là qu'est-ce qu'elle va devenir? etc.
Je la laisse dire car je me dis que cela la soulage... mais si je veux me lever elle va me dire qu'elle n'a pas fini...
Pourtant j'essaie de râler le plus possible contre moi-même en me traitant de tous les noms d'oiseaux afin de m'améliorer mais je crains que ce soit chose vaine donc je râle parce que je voudrai râler moins.
:/
http://www.birdsdessines.fr/bds/2014/08/27/1409155627.png

http://www.thefrenchraleur.com/wp-content/uploads/2010/09/raleur-larme2.jpg

https://jarretederaler.files.wordpress. … sraler.jpg

http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/55/94/20180408/ob_7d0658_table-raleur.jpg

https://media.paperblog.fr/i/319/3193393/francais-vraiment-raleurs-L-SQ0KvJ.jpeg

Et bien moi, je  ne suis ni râleuse ni boudeuse... en fait, si je sens que je vais bougonner, je prends ma voiture et je vais faire des kilomètres avec la musique à fond... et je reviens quand c'est passé !
Et je ne me dispute jamais... presque 2 décennies avec mon époux et nous n'avons jamais eu de disputes dignes de ce nom...
Bon, avec ma fille ado, c'est un peu différent... quand on sentait monter la pression, on partait en voiture, un cornet de glace, la musique à fond et après la glace, on papotait pour le retour !!! Maintenant comme elle est à la Réunion... on se chipote par Messenger... et quand on en a marre ou si çà part en vrille, on ferme !!!

Moi je ne râle jamais, mon premier prénom est juste, le second parfait et le troisième modeste  :D

basque bondissant :

Moi je ne râle jamais, mon premier prénom est juste, le second parfait et le troisième modeste  :D

Du tout du tout !lol  ;)

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