panorama de Tokyo
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Actualisé le mois dernier

Tokyo est l’endroit idéal pour trouver un emploi au Japon. C’est là que se trouvent les sièges des grandes entreprises. Là, que l’on peut faire carrière, accéder à des postes à responsabilité. Les offres d’emploi y sont plus nombreuses que dans les autres villes. Les expatriés s’installent, d’ailleurs, majoritairement à Tokyo. Outre les opportunités d’emploi, la capitale offre aussi un cadre de vie appréciable : accessibilité des transports, complexes de divertissements, parcs nationaux… 

L'économie de Tokyo

Tokyo, capitale financière mondiale, est aussi le centre économique, financier et commercial du Japon. Les principaux contributeurs financiers de la ville sont les services, la finance, les assurances et la haute technologie. Autant dire que les opportunités professionnelles ne manquent pas dans la capitale japonaise !

Tokyo abrite de nombreuses sociétés étrangères, ainsi que des entreprises à la recherche d'une influence étrangère. La plupart des grandes sociétés japonaises possèdent leur siège à Tokyo, notamment Hitachi, Rakuten, NTT Docomo, KDDI etc.

Caractéristiques de Tokyo

Lorsque l’on associe « expatrié » et « emploi au Japon », on pense souvent à « professeur de langue ». Il existe, effectivement, des recrutements dans le secteur (surtout pour des postes de professeur d’anglais). Mais Tokyo concentre aussi bien d’autres offres d’emploi.

La ville compte de nombreuses entreprises spécialisées dans le commerce international. Certains postes s’adressent aux ressortissants étrangers détenteurs d’une bonne expérience : maîtrise du japonais, diplômes, réseau… Étant donné que la concurrence est rude parmi les étrangers désireux de travailler à Tokyo, démarquez-vous !

Vous pouvez également vous tourner vers les entreprises internationales installées à Tokyo : sociétés de traduction, spécialisées dans les médias, etc. Contactez-les directement pour proposer votre candidature.

Si vous envisagez d'enseigner l'anglais, les opportunités ne manquent pas à Tokyo. Étant la ville la plus peuplée du Japon, Tokyo renferme un grand nombre d’écoles, d’universités et d’institutions linguistiques souvent à la recherche d’enseignants étrangers. Le français, le mandarin, l'espagnol et l'allemand sont aussi attractives.

Trouver un emploi à Tokyo

Le marché de l’emploi au Japon est dual, avec un marcher dit « régulier » (emplois de longue durée) et un marché dit « irrégulier » (baito, emplois à temps partiel)

Trouver un baito

Il est relativement simple de trouver un baito. A Tokyo, nombre de commerces affichent « boshuu » (recrutement) ou « daiboshuu » (grand recrutement). Parce que le baito est un emploi précaire, le turn-over y est plus important.

En temps qu’expatrié, plus votre niveau de japonais sera bon, plus vous accéderez à des baito, sinon qualifiés, du moins, plus importants en nombre. Mais il n’est pas nécessaire d’être bilingue pour décrocher un baito.

Tout dépend du type d’emploi. Certaines offres précisent qu’il n’est pas nécessaire de parler japonais. D’autres demandent un niveau débutant, ou conversationnel. Par « conversationnel », on entend souvent : comprendre une conversation simple, basique. Pouvoir, de même, s’exprimer simplement, et interagir (conversation de tous les jours). En pratique : pour un métier d’employé de konbini ou de supérette, de serveur, l’on peut vous demander un niveau conversationnel.

Vous n’aurez peut-être pas l’occasion de beaucoup parler, mais devrez avoir une base de japonais pour comprendre les directives (si elles sont données en japonais), lire les kanji, comprendre les éventuelles questions des clients, etc.

Comme indiqué plus haut, vous trouverez aussi des offres de baito, même sans parler japonais. Par exemple, le lycée français de Tokyo recrute régulièrement du personnel en baito, sans exiger de lui qu’il parle japonais. Idem, pour les postes d’entretien (ménage, service dans une guesthouse etc.)

Les principaux secteurs qui recrutent en baito sont la restauration et les services.

Restauration : serveur, commis de cuisine, plongeur etc.

Services : employé de konbini (supérette ouverte 24/24), de supérette, de centre commercial, de guesthouse, d’hôtel, de station-service, ou baby-sitter, personnel d’entretien, professeur particulier, personnel d’une école de langue ou d’un établissement scolaire etc.

Postuler

Par téléphone : si vous maîtrisez le japonais, appelez directement le recruteur. Lorsque vous voyez la pancarte, à l’extérieur de l’entreprise, mentionnant « boshuu » (recrutement), il y a toujours un numéro de téléphone. Bien souvent, tout est écrit en japonais.

Presse spécialisée : vous trouverez beaucoup de magazines gratuits, dans les gares ou les konbini, qui recensent les offres d’emploi (baito et emplois pérennes), par secteur géographique et branche de métier. Là encore, tout est majoritairement écrit en japonais. Exemples de revues : JobAidem, Townwork

Par mail 

Si vous ne maîtrisez pas le japonais, optez pour le mail et les annonces en anglais. Il existe quelques annonces en français, mais elles sont si peu nombreuses qu’il vaut mieux miser sur l’anglais.

Exemples de sites Internet proposant des offres d’emploi en anglais : Jobs in Japan, Gaijin pot, Craigslist, Nihon de baito

Trouver un emploi dit « régulier »

Principale différence avec la recherche de baito : ici, parler japonais est un pré requis.

Bien entendu, vous trouverez des offres pour lesquelles parler anglais suffira (certaines entreprises internationales, par exemple). Ne négligez cependant pas l’apprentissage de la langue, surtout pour une expatriation longue. La concurrence est rude, surtout à Tokyo. Plus d’offres d’emploi, oui, et aussi plus de candidats. Les recruteurs – surtout s’ils sont Japonais – s’attendent donc à ce que vous parliez couramment le japonais et l'anglais. Ils pourront vous demander des preuves écrites : résultats du Japanese Proficiency Language Test (JLPT), et du Test of English for International Communication (TOEIC). Concernant le japonais, l’on demande souvent d’avoir le JLPT 2 (niveau bilingue). Si vous avez le niveau au dessus (N1, expert), c’est un atout supplémentaire à faire valoir.

Toujours concernant les langues, si vous connaissez une autre langue, faites-le savoir car le japonais et l’anglais seront également parlés par vos concurrents. L’objectif, ici, est de vous démarquer.

Vous trouverez également des offres d’emploi dans les revues spécialisées (les mêmes qui proposent des baito). Pour postuler : comme pour les baito, appelez directement le recruteur. Vous pouvez aussi passer par le courrier, ou le mail.

Le CV

En France, les règles concernant la forme du CV sont relativement souples. L’on privilégie la clarté, la rapidité de lecture : le recruteur doit pouvoir balayer rapidement votre CV. Pas de normes côté code couleur, ou mise en page. Un atout considérable, pour se démarquer des autres candidats.

Au Japon, c’est l’inverse. Tous les CV ont une forme prédéfinie, un modèle (formulaire) qu’il convient de respecter. On trouve deux types de CV :

Rirekisho : c’est le CV de base, utilisé par la majorité des postulants. Que vous cherchiez un petit boulot, ou un premier emploi, c’est ce modèle que vous utiliserez.

Shokumu Keirekisho : un autre CV dans lequel on vous demande davantage de détails concernant votre cursus. Ce CV s’intéresse donc plus à votre expérience. On le réserve aux postes dits « réguliers », à plein temps.

Il existe aussi le resume, équivalent du CV occidental. Il est très peu utilisé.

A noter que pour un baito, par exemple (surtout si l’annonce est en anglais), le recruteur ne se formalisera pas si vous envoyez un CV type occidental par mail.

Les konbini (supérettes ouvertes 24h/24) vendent des rirekisho. Un paquet contient, en général, plusieurs formulaires, et des enveloppes. Vous trouverez également des modèles de CV sur Internet.

En pratique

Les CV japonais sont, en général, sur deux pages. Même pour un premier emploi.

Page de gauche : vos coordonnées et votre parcours.

Page de droite : vos loisirs et votre lettre de motivation.

Écrivez à l’encre noire. Datez et signez. Cela vous obligera à toujours réécrire votre CV.

Modernisation oblige, certains optent pour le tapuscrit. Si l’on peut le comprendre pour un CV envoyé par mail, jouez la sécurité en restant classique (CV manuscrit), si vous postulez par courrier.

Dans le cas d’un envoi par courrier, ne pliez jamais votre CV.

Les informations contenues sur votre CV (rirekisho)

Votre photo d’identité : visage dégagé : les personnes ayant les cheveux longs doivent les attacher, costume sombre, cravate pour les hommes. Sourire discret. Fond uni, blanc. Sourire. Regard porté sur l’objectif : l’on doit sentir votre aisance et votre détermination.

Coordonnées : votre nom en alphabet latin (romaji) et katana.

Date de naissance : au Japon, on compte en « années impériales ». Vérifiez bien à quelle période correspond votre date de naissance. Mais nombre de formulaires récents optent pour une traduction en années civiles, ce qui facilite grandement la tâche.

Votre parcours :

Scolarité : de la période la plus ancienne à la plus récente.

Expériences professionnelles : idem. Évitez les périodes sans activité. Cela peut rendre la tâche ardue, cependant, au Japon, comme en France, l’on craint les CV comportant des périodes sans activité. Autre point : les recruteurs semblent également redouter la multiplication des expériences, qui serait le signe d’une incapacité à conserver un emploi durable.

  Important :

N’oubliez pas d’écrire « ijou » (fin) sous votre dernière expérience professionnelle (à droite), pour indiquer au recruteur que vous avez terminé de lister vos métiers.

Certifications, permis : JLPT, TOEIC, permis de conduire… écrivez ici tous les autres « diplômes », certifications, que vous avez reçus.

Autres informations :

L’on vous demandera quelle est votre situation familiale (personne à charge, conjoint-e), votre gare la plus proche, votre temps de trajet travail-domicile… (cases à entourer).

Compétences, centre d’intérêts :

Vous disposez d’un encadré pour détailler vos autres habilités. Ici, on se rapproche du modèle occidental.

Compétences : maîtrise de tel ou tel logiciel, par exemple.

N’hésitez pas à renseigner également toutes les langues parlées, y compris celles pour lesquelles vous n’avez pas passé d’examen.

Enfin, détaillez vos loisirs.

Motivation

Autre encadré, qui vous laisse l’opportunité d’écrire votre lettre de motivation. Soyez bref, précis, et concis. Vous n’avez pas beaucoup de place (surtout si vous avez une grande écriture !).

Autre demande, souhait particulier

Dans cet encadré, l’on vous demande si vous avez des prétentions, en termes de rémunération, par exemple, d’horaires, de lieu de travail : par exemple, si vous ne souhaitez pas travailler le week-end, vous pouvez l’écrire ici.

Si vous n’avez aucun souhait, laissez la case vide.

La dernière partie concerne les mineurs : charge à leur tuteur légal de la remplir, en renseignant ses coordonnées.

En pratique, pour des baito ou des premiers emplois, un rirekisho suffit. Pour des postes plus hautement qualifiés, ou, si votre entreprise le demande, vous devrez écrire un shokumu keirekisho : détailler votre parcours.

Déterminez vos objectifs – emploi régulier, qualifié, ou baito – vous permettra de mûrir votre projet d’expatriation. Pensez-vous partir pour un temps déterminé (un, deux ans ?), envisagez-vous un avenir à long terme, au Japon ?

Si vous penchez vers la seconde proposition, peaufinez votre profil : plus vous aurez de « cartes » en main – maîtrise du japonais, de l’anglais, voire d’autres langues, diplômes et expérience – plus vous serez susceptible d’intéresser les recruteurs.

 Liens utiles :

Sites en anglais :

LinkedIn (en français)
Locanto
ESL Employment
Gaijinpot
Daijob
Jobs in Japan
Japan Times jobs

Sites Internet en japonais :

Indeed
Tenshoku my navi
Career
Helloworks careers
Townwork
Hatarako
Doda

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