metro a Tokyo
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Actualisé il y a 2 semaines

Il semble que Tokyo et sa forte densité de population, aient fait un choix : privilégier les transports en commun et les deux roues. Ceci est d'autant plus vrai que les entreprises paient tout ou partie des frais de transports car les salariés sont nombreux à utiliser les transports en commun. Si les voitures peuvent, bien entendu, circuler librement, trouver une place pour se garer relève souvent du casse-tête.

En voiture à Tokyo

A Tokyo, les parkings sont très souvent payants, et chers. Comptez, en général, 100 à 110¥ (tarif de départ) pour quinze minutes de stationnement. Ces tarifs sont donnés à titre indicatif : ils varient en fonction de votre zone de stationnement.

Les amendes tombant très vite, évitez de garer votre voiture au bord de la rue. Certains quartiers, équipés de paramètres, vous autorisent à vous garer ainsi, mais ils sont très rares.

Le plus souvent, vous verrez des parkings « à la pièce », ou « self-service ». Vous payez en fonction de votre temps d’occupation. Une fois garée, votre voiture est bloquée : une installation au sol fait se soulever une barre, qui immobilise le véhicule. Tant que vous n’avez pas payé le montant correspondant à votre temps d’occupation, la voiture restera bloquée.

Autre alternative : les parkings souterrains. Vous en trouverez, par exemple, aux abords des grands centres commerciaux. Même système qu’en France, avec des systèmes de gratuités comparables, sous réserve d’acheter des produits dans ledit centre commercial.

Et dans cette mégalopole, où chaque mètre-carré est important, l’innovation est de mise : Tokyo a opté pour des tours de parking. Le système est ingénieux, et impressionnant. Plutôt que de grignoter l’espace au sol, dans ces tours, les voitures s’empilent les unes au dessus des autres. Le système est entièrement automatisé, mais des employés sont présents pour vous aider à manœuvrer. L’entreprise peut, en effet, surprendre, surtout au début. Veillez à ne rien oublier dans votre voiture, car il vous sera difficile d’y retourner, une fois la voiture empilée dans la tour !

La pratique s’installe doucement dans le paysage Japonais : le covoiturage. Crise oblige ? Le covoiturage est un bon moyen de rentabiliser son véhicule, tout en gagnant un complément de revenu. Des sites Internet comme Norimoto san ou CarpoolWorld entendent miser sur le côté sympathique du covoiturage (créer des liens), pour s’imposer sur un marché qui semble encore peu connu du tout public.

Vélos

Les Japonais utilisent énormément le vélo. Moyen de transport économique et pratique, il fait partie intégrante du paysage tokyoïte.

Lorsque vous emménagez, votre mairie d’arrondissement vous fournit un guide pratique, avec, entre autres, des renseignements concernant la bonne conduite en vélo. N’hésitez pas à demander une liste des parkings à vélo de votre arrondissement. Certaines mairies ont des listes, traduites en anglais.

Il existe beaucoup de parkings visibles, notamment, près des gares, aux abords de magasins, près des zones d’habitations. L’on trouve même d’immenses garages souterrains.

A noter que ces parkings sont, très souvent, payants. Tapez « chûrinjô » (parking à vélo) sur votre moteur de recherche, pour trouver des sites de géolocalisation et/ou applications. Dans les applications utiles, pensez à télécharger Navitimes (appli disponible en anglais).

 Bon à savoir :

Vous devrez faire immatriculer votre vélo, au risque d’encourir une amande. Qu’il soit neuf, où que vous l’ayez acheté d’occasion, vous avez l’obligation de le faire immatriculer. Rendez-vous dans un magasin de vélo et demandez s’il propose l’immatriculation (certaines enseignes le font).

Trains, métros

Tokyo dispose d’un réseau de transports à la pointe de la technologie. D’une ponctualité impressionnante, il dessert toutes les zones de Tokyo. D’où le fait que la voiture ne soit pas indispensable. Il est tout à fait possible de s’en passer, pour profiter de ce réseau de qualité.

En effet, outre leur ponctualité, trains (densha) et métros (chikatetsu, ou metoro) sont bien entretenus, propres, confortables, et silencieux. Vous verrez souvent des rappels à ce sujet : prière de mettre son portable en silencieux, et d’éviter de passer des appels pour ne pas gêner les autres passagers.

Informations pratiques

  • Les stations disposent du Wi-fi.
  • Veillez à respecter les indications au sol : à Tokyo, on marche à gauche.
  • Même sans parler et lire le japonais, l’on peut emprunter le train et le métro en toute quiétude : les noms des stations sont également écrits en alphabet. Les instructions sont traduites en anglais. Chaque ligne de métro à sa couleur, idem pour le train. Dans les transports, les indications sont données en japonais, puis en anglais.
  • On paie en fonction de la compagnie utilisée, et du trajet parcouru. Plus l’on va loin/plus l’on utilise de compagnies différentes, plus le prix du trajet augmente (exemple : passer du train au métro).
  • Investissez dans une carte Suica, ou Pasmo : ces cartes de transport rechargeables sont utilisables dans tout le Japon. En utilisant la carte, vous gagnez 5¥ sur le prix de votre trajet. Il n’y a pas de petites économies !

Le maillage des gares et métros

Une gare s’appelle « eki ». Par exemple « Shinjuku eki » pour « Gare de Shinjuku.

Une ligne de métro se nomme « sen ». Par exemple « Marunouchi sen », pour « ligne Marunouchi ».

Il existe deux grandes compagnies de métro : Tokyo metro et Toei Subways. La première gère 9 lignes de métros. La seconde, 4.

Dans sa course aux préparatifs des Jeux Olympiques de 2020, le gouvernement a annoncé vouloir créer deux lignes supplémentaires. Toujours dans l’optique des JO, mais côté trains, cette fois, c’est la Yamanote qui crée la surprise, avec une nouvelle gare, actuellement en chantier (livraison prévue en 2020). Nommée « Takanawa Gateway », cette nouvelle gare créera une nouvelle escale, entre Tamachi et Shinagawa. Il n’y avait, jusqu’alors, aucun arrêt possible entre ces gares, séparées de 2km. Avec ce projet de construction, c’est tout un quartier qui est repensé : commerces, espaces verts etc.

La Yamanote appartient à la société Japan Railways East (JR East). La ligne circulaire est notamment connue pour desservir les principaux quartiers de Tokyo. La JR East gère également les lignes Sobu (JR Sobu), Chuo (JR Chuo)… Chacune a sa couleur. On compte pas moins de 36 lignes, au total ! Le célèbre train à grande vitesse japonais, le Shinkansen, appartient aussi à la Japan Railways.

D’autres compagnies se partagent le marché ferroviaire tokyoïte :

La Tobu, qui relie, entre autres, Saitama et Tokyo. La compagnie a même un gigantesque centre commercial à Ikebukuro ouest.

Citons également la Seibu, l’Odakyu, la Keio, la Keisei… Beaucoup de compagnies, donc, pour assurer le fonctionnement de l’impressionnant réseau tokyoïte.

Les bonnes pratiques

Dans la gare, la station

On attend sur le quai, derrière le marquage : une bande jaune, ou blanche ; certaines indiquent même si le wagon qui s’arrêtera devant vous dispose de sièges prioritaires. Indications aussi présentes sur les barrières présentes face à vous.

On fait la queue. Comble de l’impolitesse que de passer devant les autres usagers. N’attendez pas non plus juste en face de l’ouverture des barrières. Placez-vous à gauche, ou à droite. Laissez sortir les passagers avant de monter dans la rame.

Dans le train ou le métro

On ne mange pas.

On évite de parler au téléphone (ou alors, à voix basse, et pour un appel court).

Attention aux sièges prioritaires : réservés aux femmes enceintes, personnes âgées, malades, blessés etc. En principe, si personne ne les utilise, vous pouvez vous asseoir. Mais cédez votre place dès que vous voyez une personne prioritaire. Étrangement, il semble que les Japonais rechignent à céder leur place en pareille circonstance, feignant de ne pas remarquer la personne en difficulté.

Attention aux wagons réservés aux femmes « Women only » : là aussi, même vigilance. Accès autorisé en principe. L’on évitera cependant ces wagons, à certains horaires, comme le matin (heure de pointe).

En sortant du train ou du métro, prenez le temps de lire les panneaux jaunes : ils vous indiquent les lieux environnants, et vous aident à prendre la meilleure sortie.

En effet, si certaines stations/gares, n’ont que deux sorties (nord et sud, par exemple), d’autres, comme Shinjuku, sont de vrais labyrinthes. Sans égaler Shinjuku, une grande gare comme Ikebukuro compte quatre accès : Ikebukuro nord, sud, est, et ouest. Chaque accès compte, lui-même, nombre de sorties.

Lire le panneau jaune avant de quitter la gare peut s’avérer vital, pour ne pas se retrouver perdu : certaines sorties sont assez éloignées les unes des autres.

Des indications claires, donc, à Tokyo. Plus l’on s’éloigne, plus le japonais devient présent. Plus d’annonces dans les rames en anglais. Des indications sommaires. A l’aube des Jeux Olympiques de 2020, le gouvernent planche sur une harmonisation, pour que les banlieues et villes proches bénéficient, elles aussi, du système de renseignement tokyoïte.

Et les bus ?

Le grand avantage du bus, par rapport au métro et au train : le prix. Certains bus ont un tarif qui reste fixe quelle que soit la distance (quand pour les métros et trains, l’on paie en fonction du chemin parcouru et des compagnies utilisées).

Pourtant, les étrangers ne prennent quasiment jamais le bus. Raison principale : tous les grands axes de Tokyo sont desservis par les trains et métros. Autre raison, tout aussi capitale : dans les bus, l’information est quasi-exclusivement donnée en japonais. Peu ou pas de traduction anglaise.

Il existe trois types de bus :

  • Les plus avantageux, ceux au tarif unique.
  • Les bus communautaires : ils font le tour d’un quartier. Occasion sympathique de redécouvrir une zone de Tokyo. Shibuya, par exemple, a son bus communautaire.
  • Les bus à tarif variable.

A Tokyo, on voit beaucoup de bus à forfait unique.

Les bonnes pratiques (exemple du bus à forfait unique)

Pour attendre le bus, on fait la queue, comme pour le train ou le métro. Attendez le long de la rue, parallèlement à la chaussée, pour ne pas gêner la circulation des piétions.

A l’arrêt, ou sur le bus (lorsqu’il arrive), vous pouvez contrôler les principaux arrêts qu’il desservira. Le nom des arrêts est écrit en kanji, sur le bus. Idem pour les arrêts de bus, quoique certains traduisent le nom des stations en alphabet latin.

Dans ces bus, vous montez à l’avant et descendez à l’arrière.

Payez le montant exact de votre trajet, en espèces : 210¥ pour un adulte.

Vous pouvez aussi utiliser votre carte de transport (Suica, Passmo) : au Japon, ces cartes sont utilisées comme des portes-monnaies électroniques. Vous les chargez, elles se débitent au fur et à mesure de vos trajets. Comptez 206¥ avec la carte.

Les sièges avant sont souvent réservés aux personnes âgées, femmes enceintes etc.

Voyager en bus est une expérience à elle seule. Les trajets sont souvent plus longs qu’en métro ou en train, mais vous font découvrir Tokyo autrement, en version plus calme, et contemplative.

Des transports qui coûtent cher

Tokyo, ville en perpétuelle reconstruction, a massivement investi pour proposer à sa population un service de transports de qualité. Une qualité qui a un coût : à Tokyo, le coût des transports prend une part non négligeable dans le budget.

Les salariés – et même les personnes en baito – peuvent compter sur la prise en charge totale ou partielle de leurs frais de transports. Les écoliers disposent de réductions tarifaires. Mais les transports tokyoïtes restent très chers. Le prix du confort ?

Pour faire diminuer la facture, n’hésitez pas à effectuer une partie de votre trajet à pied.

Exemple : Vous habitez à Shiinamachi, dans l’arrondissement de Toshima, et travaillez à Ebisu.

Votre devriez normalement prendre le train Seibu Ikebukuro, vous arrêter à Ikebukuro, prendre la Yamanote, descendre à Ebisu. Coût : 320 yens (315 avec la carte Suica, Pasmo)

En marchant 25 minutes, vous arrivez à la gare d’Ikebukuro. Il ne vous reste plus que la Yamanote à prendre, jusqu’à Ebisu. Coût : 170 yens (165 avec la carte Suica, Pasmo)

 Bon à savoir :

Vous pouvez également, pour le même prix, prendre les trains « Saikyo » et « Shonan-Shinjuku », mais nous avons voulu rester dans la simplicité, et ne citer qu’un exemple de train – la Yamanote étant le plus connu des étrangers.

La marche, ou le vélo, sont des alternatives intéressantes : gratuites ou presque (la marche, elle, est 100% gratuite !), elles font faire des économies, tout en préservant la santé. Un bon moyen de faire son sport au quotidien. Une autre façon de redécouvrir Tokyo.

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