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Miroir aux alouettes

mimilebe

Un article qui remet les choses en perspective : https://www.tdg.ch/frontaliers-ces-infl … 6070177431


Comme cet article n'est disponible en totalité que pour les abonnés, j'en donne ici deux extraits :


1) Très actif sur les réseaux, Rémi Martin tient cependant à se différencier « des vendeurs de PDF dans leur chambre, dont certains ont beaucoup vanté la Suisse, mais sont désormais installés à Dubaï ». Il déplore de fausses promesses « qui poussent à prendre la voiture, venir se casser les dents sur un marché de l’emploi suisse ultracompétitif, et repartir en ayant laissé plusieurs milliers d’euros en quelques semaines ». Il dénonce de « prétendus experts », en réalité des vendeurs d’assurance ou de produits financiers. « C'est clair, on presse le jus du nouveau frontalier. »

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2) À la tête de l’Amicale des frontaliers, association historique depuis 1962, Michel Rivière déplore sur les réseaux sociaux « la recrudescence de fausses informations, mais aussi des arnaques telles des faux permis G vendus 700 euros, ou encore des prestations inutiles comme refaire son CV à de prétendues normes suisses ». L’homme rappelle que l’amicale, « c’est 60 francs de cotisation annuelle et quatre juristes à disposition, en droit suisse, français et allemand ».

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Non, la Suisse n'est pas un pays où les billets de banques poussent sur les arbres.

On peut bien y gagner sa vie, mais il faut un bon niveau d'éducation et, surtout, avoir de l'expérience professionnelle.

Au surplus, inutile de "bidonner" son CV, durant la période d'essai, trois mois en général, l'employeur peut licencier un employé n'importe quand, pour la fin d'une semaine, sans avoir à donner un motif quelconque. Alors, si les prestations ne correspondent pas à ce qui était affiché…


La Suisse est un pays très libéral, l'État intervient très peu dans les relations employeur-employé. Elles sont encadrées par quelques articles du CO (Code des obligations).


La durée du travail est de 45 h par semaine pour la majorité des employés, 50 h. pour les autres (essentiellement agriculture).

Les délais légaux de licenciement sont de 1 mois la première année après le temps d'essai, 2 mois entre 2 et 9 ans d'ancienneté, 3 mois au-delà de 9 ans. L'employeur peut licencier à bien plaire, sans avoir à donner un motif. Inversement, un employé peut démissionner en donnant les mêmes délais.


Il faut nuancer ce tableau, la plupart des employés sont soumis à des conventions collectives qui sont plus favorables que le CO. C'est ainsi que la durée du travail est de 40 à 42 heures. En revanche, les conditions de licenciement sont la plupart du temps celles prévues par le CO.


Les conventions collectives sont négociées, en général tous les quatre ans, entre partenaires sociaux, syndicats et organisations patronales. Elles sont indirectement officialisées par le fait qu'une entreprise non signataire d'une convention, ne peut pas accéder aux marchés publics.


Il n'en reste pas moins que, pour une personne ayant une bonne formation et de l'expérience, très travailleur¹, peut parfaitement bien faire carrière en Suisse.

J'espère, par ce message, avoir un peu remis l'église au milieu du village.


NOTE

1) Les Suisses ont la religion du travail.

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