Depuis le 1er juillet 2019, les modalités de remboursement des frais médicaux pour les retraités français à l'étranger changent. La prise en charge des frais de santé, que ce soit dans un pays européen ou ayant signé un accord avec la France ou lors du retour en France, n'est plus systématique. Il faut, pour en bénéficier, avoir cotisé 15 ans ou 60 trimestres (contre un seul trimestre auparavant).
Un changement qui s'applique donc à tous les retraités et peut porter préjudice à de nombreuses personnes. En tête de liste, les femmes au foyer qui n'ont pas travaillé une partie de leur vie mais aussi toutes autres personnes qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pu cotiser sur une période aussi longue que 15 ans. Si l'alternative est alors, dans ce cas, de prendre une couverture de santé dans le pays de résidence, cela engendre évidemment des coûts supplémentaires. Sans parler des nombreux français qui s'expatrient, une grande partie de l'année, dans un autre pays mais continuent à se faire soigner en France car ils ont confiance dans le système de soins de l'hexagone. Ces personnes-là ne pourront donc plus se faire soigner en France sans avoir, au préalable, cotisé 60 trimestres.
Cette mesure soudaine qui menace aussi bien les expatriés actuels que ceux en devenir et qui pourraient même amener ces derniers à repenser leur projet d'expatriation a logiquement été mal accueillie dans la communauté des expatriés. Certains conseillers consulaires et représentants des français à l'étranger essayent, en ce sens, de négocier une application plus graduelle, voire, plus souple, du projet de loi. Pour en savoir plus, rapprochez-vous des élus de votre pays ou État.




