Déménager au Paraguay : témoignage d'un expatrié

Bonjour,

Voici le témoignage d'un Français expatrié au Paraguay :

"Bonjour,

Je suis résident au Paraguay, on est arrivé avec 2 valises chacun, et contents de voyager léger.

Je connais des allemands et des Belges qui ont amené leurs meubles en containers, c'est moyen : délai de plusieurs semaines pour dédouaner le matos, et des affaires ont été endommagées (humidité, le container n'était pas vraiment étanche...).

Pendant les plusieurs semaines sur un quai en douane, les containers sont visités régulièrement. Avec de la chance, cela peut très bien se passer, il faut être optimiste;-)

Mon conseil pour éviter les prises de tête, c'est vendre, donner, mettre le reste en garde-meuble ou dans la famille et négocier le surpoids pour emmener avec soi tout ce qui s'emmener en avion.

Buena suerte."

Conséquence : Je connais pas mal de francophones ou anglophones qui ont renoncé à s'établir au Paraguay ou qui connaissent des personnes qui ont renoncé à s'établir au Paraguay, à cause de ce problème.

Donc, par leurs actions, des douaniers paraguayens détruisent le travail du Ministère paraguayen de l'économie et des finances, impunément.

Corine

Salut Corine

Commençons par fpigold, puisqu'il s'agit de lui ! Le texte que tu cites vient d'un avis qu'il donnait sur une contribution de William Houstra (Antlia-William-Houstra  Guide du Routard en 2010)

Ce que déclare fpigold,

fpigold :

Je connais des Allemands et des Belges qui ont amené leurs meubles en containers,

Par expérience, lorsque quelqu'un dit cela c'est pour crédibiliser sa propre opinion sur la question. Et lorsque c'est vrai, le "des Allemands et des Belges" se traduit souvent par 1 allemand, + 1 Belge inventé de toutes pièces...

fpigold :

c'est moyen : délai de plusieurs semaines pour dédouaner le matos, et des affaires ont été endommagées (humidité, le container n'était pas vraiment étanche...).

Plusieurs semaines ?  Ça ne veut pas dire grand-chose  puisque 2 semaines, c'est déjà plusieurs... Je pense que si tu avais toi-même vécu une telle situation, tu te souviendrais très exactement du temps d'attente, et en nombre de jours !
Quant aux dommages subis, William lui avait parfaitement répondu : Un container n'est pas étanche (aux embruns et à la pluie) les cartons doivent être mis dans des caisses dites de "transport maritime" et séparées du fond (au moins par une palette). Il faut donc trouver un transporteur-déménageur sérieux.

Fpigold est un mickey-mouse ! Va voir dans youtube "porte container pris dans une tempête" et tu verras quelle est la différence entre un container et un sous-marin !

fpigold :

Pendant les plusieurs semaines sur un quai en douane, les containers sont visités régulièrement. Avec de la chance, cela peut très bien se passer, il faut être optimiste;-)

Ah oui ? Qu'en sait-il des visites régulières ? Peut-être dormait-il sur le quai ? Une fois encore c'est vraiment du grand n'importe quoi, le Paraguay n'est pas différent des autres pays d'Amérique du Sud. D'autre part, quand on décide de venir ici, on sait que la notion de délai est très approximative.
Concernant les vols, il y a plus de risques de te faire piquer tes affaires de valeur chez toi, que dans ton container.

fpigold :

Mon conseil pour éviter les prises de tête, c'est vendre, donner, mettre le reste en garde-meuble ou dans la famille et négocier le surpoids pour emmener avec soi tout ce qui s'emmener en avion.

S'il y a bien un conseil impossible à donner à quelqu'un, c'est de lui dire ce qu'il doit emmener et ce qu'il doit laisser... Ce n'est pas ton impression ?


Maintenant tes commentaires

Corine1990 :

Conséquence : Je connais pas mal de francophones ou anglophones

Combien exactement ? Et qui sans indiscrétion ? Ne fais pas le même coup que fpigold !

Corine1990 :

qui ont renoncé à s'établir au Paraguay ou qui connaissent des personnes qui ont renoncé à s'établir au Paraguay, à cause de ce problème.

Excuse-moi, mais on dirait du Coluche dans le sketch des journalistes !
pas mal de francophones ou anglophones, qui ont renoncé à s'établir, ou qui connaissent des personnes qui ont renoncé... Rien de fondé, rien de précis, impossible donc d'apporter la moindre crédibilité à ce type de supposition, accorde-moi ça, ok ?

Néanmoins, tu me donnes une idée, d'une nouvelle discussion ! Merci Corine, heureusement que tu es là pour mettre un peu de vie sur ce forum !

Corine1990 :

Donc, par leurs actions, des douaniers paraguayens détruisent le travail du Ministère paraguayen de l'économie et des finances, impunément.

Quand on vient s'installer dans un pays, il ne faut pas s'immiscer dans le mode de fonctionnement et dans les affaires internes du gouvernement.
je parlerai aussi de cela dans la nouvelle discussion

Conclusion : Une fois encore, il faut arrêter de colporter (involontairement, ok, mais…) des informations dénuées de tout fondement, car écrites par des gens qui venaient d'arriver dans un pays, qui croyaient tout en connaitre et qui avaient besoin de reconnaissance. Généralement leurs écrits  ne durent que le temps de l'excitation d'un nouvel arrivant, c'est à dire très peu, une année.. . Pour fpigold l'année 2010 ! Il a complètement disparu des écrans-radars depuis 2011
Il font leur ronde puis ils disparaissent à tout jamais, trois p'tits tours et puis s'en vont !

Tiens c'est sympa comme formule, je vais appeler ma nouvelle contribution "TROIS P'TITS TOURS ET PUIS S'EN VONT... les nouveaux arrivants !"

Bonjour JC

Merci beaucoup pour ces informations.

Pour savoir qui a raison il faudrait réaliser une enquête de satisfaction auprès d'au moins mille personnes qui ont envoyé un conteneur au Paraguay.

Je suis véritablement en relation, par email ou par un forum, avec des dizaines d'occidentaux expatriés en Amérique du Sud.

Ils ne m'ont pas donné l'autorisation de les citer donc je ne le ferai pas.

Étant donné que 18 d'entre eux ont confirmé récemment ce témoignage, je l'ai pris au sérieux.

Dans mon message, je ne critique pas ni un gouvernement, ni une loi d'un pays. Au contraire, je critique quelques personnes irresponsables qui détruisent une fraction du travail d'un gouvernement en violant des lois. Des fonctionnaires ne sont pas le gouvernement d'un pays mais des exécutants d'un gouvernement : ils doivent lui obéir sous peine de sanction. De plus, si un gouvernement ignore les problèmes auxquels des étrangers sont confrontés dans son pays, comment pourrait-il rendre son pays plus attractifs aux yeux des investisseurs, des entrepreneurs, des ingénieurs, des étudiants, des professeurs des universités, des retraités, des touristes,... étrangers ?

Corine

Voici un témoignage que j'ai reçu d'un Français expatrié en Amérique du Sud, il y a quelques jours :

"A savoir aussi que les douaniers" d'un pays d'Amérique du Sud "(mais c'est assez courant en amérique du sud) n'hésitent pas à piquer de la marchandise (dans un conteneur c'est peut-être plus difficile je ne sais pas), il y a pas mal de corruption. J'ai un ami Sud-Américain qui est distributeur de matériel provenant de France, et ce n'est pas rare que ses palettes soient ouvertes et que du matériel disparaisse lors du passage en douane."

Je ne peux pas partager mon expérience personnelle sur ce sujet.
J'avais fait le choix de tout vendre/donner avant mon départ et de venir avec 2 valises.

Cependant, je connais plusieurs personnes qui m'ont raconté leur histoire.
Certains pour qui le dédouanement de leur container s'est très bien passé et d'autres pour lesquels ça a été un peu plus compliqué.
Pour ces derniers il fut nécessaire de payer une coïma (pot de vin) au douanier pour s'en sortir.
Mais tous ceux qui ont connu des soucis, avaient voulu jouer aux plus malins.

Quand il est écrit que tout est hors taxe pour un déménagement suivant l'obtention de sa résidence, cela concerne ses biens personnels.

Quand dans le container le douanier constate qu'il y a 10 lave-linge, ou 20 PC portables, ou encore je ne sais quoi, bien évidemment il a matière à taxer, et donc à exercer des pressions pour récupérer une part du bénéfice liée à la commercialisation de la marchandise.

Mais bien souvent, il vaut mieux pour les intéressés dénoncer la veulerie des fonctionnaires paraguayens (qui certes existe) plutôt que de reconnaître la leur.

Corine1990 :

Voici un témoignage que j'ai reçu d'un Français expatrié en Amérique du Sud, il y a quelques jours :...... les douaniers" d'un pays d'Amérique du Sud "(mais c'est assez courant en amérique du sud) n'hésitent pas à piquer de la marchandise (dans un conteneur c'est peut-être plus difficile je ne sais pas),  il y a pas mal de corruption.
J'ai un ami .........ce n'est pas rare que ses palettes soient ouvertes et que du matériel disparaisse lors du passage en douane."

Oui, évidemment mais tu vois  comme il le dit si bien "dans un conteneur c'est peut-être plus difficile je ne sais pas" il avoue qu'il n'a jamais été confronté au problème, donc il ne sait rien !

Pareil, quand il écrit " c'est assez courant en Amérique du sud" il reconnait implicitement que ce n'est pas particulier au pays.

Donc attention, car lorsque tu dis, toi et un peu plus haut,  que tu connais des gens qui voulaient venir et qui sont partis s'installer ailleurs,  ça laisse supposer à tous que ce type d'incident est spécifique au Paraguay.
Mon opinion est qu'il ne faut pas  montrer du doigt le Paraguay comme le vilain petit canard pour quelque chose qui se pratique partout en Amérique du sud, ainsi que dans de nombreux autres pays.

Corine1990 :

Des fonctionnaires ne sont pas le gouvernement d'un pays, mais des exécutants d'un gouvernement : ils doivent lui obéir sous peine de sanction. De plus, si un gouvernement ignore les problèmes auxquels des étrangers sont confrontés dans son pays, comment pourrait-il rendre son pays plus attractif aux yeux des investisseurs, des entrepreneurs, des ingénieurs, des étudiants, des professeurs des universités, des retraités, des touristes... étrangers ?

Ah, ça fait du bien au moral de rencontrer parfois des gens comme toi ! Mais dans la réalité, ça ne se passe pas comme ça, la corruption fait partie du système de fonctionnement du pays tout entier, et là encore ce n'est pas à nous étrangers d'en juger.

Il faut donc prendre le Paraguay comme il est, et s'accommoder de ce qui nous dérange sans oublier que ce pays nous accueille, nous ne sommes pas chez nous. C'est ce que j'ai fait jusqu'à présent, même s'il y a beaucoup de choses qui dérangent mes vieilles convictions d'Européen. Et bien m'en a pris, peut-être parce que les points positifs de la vie au Paraguay sont plus nombreux que les négatifs ? Mais pour l'instant, personne n'ayant abordé les points positifs (les miens) de la vie au Paraguay, je n'ai fait que répondre qu'aux questions posées auxquelles j'aurais aimé souvent apporter une réponse différente et plus...positive !

Voici un témoignage que j'ai reçu d'un Français expatrié en Amérique du Sud, il y a quelques jours :

"A savoir aussi que les douaniers" d'un pays d'Amérique du Sud "(mais c'est assez courant en amérique du sud) n'hésitent pas à piquer de la marchandise (dans un conteneur c'est peut-être plus difficile je ne sais pas), il y a pas mal de corruption. J'ai un ami Sud-Américain qui est distributeur de matériel provenant de France, et ce n'est pas rare que ses palettes soient ouvertes et que du matériel disparaisse lors du passage en douane."


Je n'ai pas écrit que ce pays est le Paraguay.

Le pays dont il parle n'est pas le Paraguay ; c'est la Bolivie. Il a expliqué pourquoi : les marchandises qui arrivent, de l'étranger, par la route, en Bolivie, passent par le Pérou ou le Chili ou le Brésil ou le Paraguay car la Bolivie ne possède plus de port depuis la guerre entre la Bolivie et le Chili.

Par contre, il dit que ce problème n'est pas spécifique à la Bolivie et qu'il est courant en Amérique du Sud.

Il parlait des palettes de marchandises emballées dans du plastique.

Sur ce forum francophone, un expatrié a écrit un jour que les problèmes que certains expatriés ont rencontré au Paraguay existent aussi dans tous les autres pays d'Amérique du Sud ou d'Amérique Centrale, y compris en Argentine, en Uruguay, au Chili.

J'ai également lu, sur ce forum, en langue anglaise, un témoignage d'un Uruguayen qui vit en Espagne et qui décrit l'Europe comme le paradis ( il finira par redescendre sur Terre ) et son pays comme l'enfer.

Corine1990 :

Bonjour,
Voici le témoignage d'un Français expatrié au Paraguay :
"Bonjour,
Je suis résident au Paraguay, on est arrivé avec 2 valises chacun, et contents de voyager léger.
Je connais des allemands et des Belges qui ont amené leurs meubles en containers, c'est moyen : délai de plusieurs semaines pour dédouaner le matos, et des affaires ont été endommagées (humidité, le container n'était pas vraiment étanche...).
Pendant les plusieurs semaines sur un quai en douane, les containers sont visités régulièrement.

Conséquence : Je connais pas mal de francophones ou anglophones qui ont renoncé à s'établir au Paraguay ou qui connaissent des personnes qui ont renoncé à s'établir au Paraguay, à cause de ce problème.

Je parlais du message ci-dessus
Il s'agit bien du Paraguay ?

Oui.

Sur la version espagnole de ce forum ainsi que sur la version anglophone de ce forum, tu peux lire des témoignages et parfois communiquer avec des personnes qui m'ont transmis cette information.

Je fréquente également d'autres forums.

Pour ma part, j'ai, une fois encore, la même vision et la même expérience que Terrik, à savoir :

- Des quelques personnes que je connais et qui ont fait venir un container comme particulier qui ramène ses affaires, aucun n'a eu à déplorer quoi que ce soit, excepté la coïma dont parle Terrik qui est quasi-systématique pour être tranquille.

- Pour mon container partagé, idem

- Des quelques personnes que je connais et qui ont fait venir un container rempli de matériel pour vendre ou bien travailler (engins de chantiers par exemple) ça a toujours été la croix et la bannière pour sortir le matériel, avec des coïma de folie !

Comme nous ne traitons dans cette discussion QUE DES PROBLÈMES DE PARTICULIERS et pas d'entreprises, je ne vois donc pas où est le problème, d'autant que je n'ai jamais entendu parler non plus de cas de vols dans les containers de particuliers.

Je ne dis pas que ça ne s'est jamais produit, je parle seulement de mon expérience personnelle. Dans tous les cas, ça resterait dans le domaine de l'exception, à ne pas transformer en épouvantail en le généralisant

En ce qui me concerne, le mien a été déplombé devant moi

Voyons Corine, il n’y a pas plus honnête qu’un douanier, et surtout au Paraguay, il ne faut pas dire n’importe quoi.
JC, les connait bien puisqu’ils viennent lui rendre visite à son hôtel, avec des voitures super luxe.
Cette information venant de sa personne, je lui fais confiance.
Donc comme dit le dicton, l’exception confirme bien la règle
Amicalement
Richard  ;)

Mais il n'y a pas de plombs sur les contenairs ?  :/

Bien sur qu’il y a des plombs sur les containers, mais les douaniers en ont autant qu’ils veulent, puisqu’ils viennent de chez eux.
Cordialement
Richard

richarddaniel :

Voyons Corine, il n’y a pas plus honnête qu’un douanier, et surtout au Paraguay, il ne faut pas dire n’importe quoi.JC, les connait bien puisqu’ils viennent lui rendre visite à son hôtel, avec des voitures super luxe. Cette information venant de sa personne, je lui fais confiance.
Richard  ;)

Bien que cette contribution ne respecte pas la charte [

rappel de la charte  :

OPINIONS : Nous ne pouvons cependant accepter qu’un membre s’autorise à  critiquer ou à juger un autre membre du forum

et cherche visiblement à me nuire personnellement, je ne vois aucun problème à y répondre.
Je n'aime pas qu'on me prête des paroles que je n'ai jamais dites ou qu'on les transforme en procès d'intention. Je n'ai jamais contesté la corruption des douaniers qui est omniprésente dans le syndrome paraguayen, d'autant que tout le monde la connait. J'en ai même fait une anecdote amusante voir topic2 : https://www.expat.com/forum/viewtopic.p … 10#3487634
Bien sûr qu'ils sont venus dans mon hôtel, et à plusieurs reprises... et alors, qu'est-ce que ça fait, qu'est-ce que ça prouve et qu'est-ce que ça change au débat d'aujourd'hui ?
Oui, ils ont parqué leurs belles Mercedes derniers modèles + toutes options, et fait sortir les filles en petite tenue, et tout ça doit couter un maximum. Lorsqu'ils viennent, je n'éprouve aucun plaisir à les recevoir car ce ne sont pas mes amis comme les propos ci-dessus pourraient le laisser supposer, mais je ne peux pas faire un tri des clients à leur arrivée en fonction de leur moralité. D'abord c'est contraire à la loi, et j'ai un commerce qui doit fonctionner et des salaires à payer.  D'autre part, l'expérience prouve qu'à l'instar de la police, il vaut mieux être en bonne relation avec ce type de fonctionnaires véreux que de s'en faire des ennemis, comme partout ! 
Et puisqu'on parle de moralité, j'ai toujours trouvé qu'il est moins immoral de vendre une prestation à un client de moralité douteuse que de donner une coïma, même minime, à un représentant de la loi pour éviter une contravention ou faire accélérer le processus, ce que tout le monde fait au quotidien, y compris mes détracteurs. A chacun ses valeurs...

Ce que j'essaye d'expliquer à Corine, c'est que le Paraguay n'est pas une cour de justice, que c'est le système qui est organisé comme ça, qu'il n'est ni pire ni meilleur que dans les autres pays d'Amérique du Sud, et qu'on ne le changera pas à notre échelle de gringo. A l'indice de la corruption dans le monde, le Paraguay et en 135e position (avec le Mexique, la Russie et les Honduras), j'imagine que ça ne s'est pas fait tout seul par magie, et cette corruption, on la retrouve forcément sur le terrain ! Et ce n'est pas le fait que les douaniers soient clients de l'hôtel Los Jardines de Aregua, ou pas, qui changera la corruption du Paraguay.

Je recentre donc les débats (la discussion s'égare), sur le problème des containers des particuliers qui auraient voulu venir s'installer au Paraguay, mais qui auraient changé d'avis par peur qu'on leur vole leurs affaires personnelles.
Car c'est bien de cela que nous parlons n'est-ce pas ?

Je répète donc ce que qui est dit plus haut :

jc.paracom :

- Des quelques personnes que je connais et qui ont fait venir un container rempli de matériel pour vendre ou bien travailler (engins de chantiers par exemple) ça a toujours été la croix et la bannière pour sortir le matériel avec des coimas de folie

Une fois encore ce n'est pas avec les containers des particuliers, dans lesquels ils n'ont rien à gratter, que les douaniers se payent leurs luxes, mais bien avec les containers très rentables des industriels et des commerçants. Et ceci, personne ne peut prétendre le contraire, c'est de notoriété publique

Premièrement je ne me suis pas adressé à vous, mais a Corine, par ailleurs, pour reprendre votre charte
Il n’y a pas de critique vis-à-vis de vous , et de jugement , mais  simplement l’indication que vous ***
Richard

Modéré par Bhavna il y a 3 semaines
Raison : Ne déformez pas les propos des membres svp.
Je vous invite à lire la charte du forum

Salut Corine,

Je réponds ici à ton message privé, à priori sans grande importance, mais qui appliqué au Paraguay, m'a littéralement scotché car révélateur d'une nouvelle notion de ce que j'appelle  une expatriation lointaine exotique, c'est à dire un changement radical à tous points de vue de la vie actuelle, et à ne pas confondre avec une expatriation dans un pays comme la Suisse ou l'Espagne, deux pays qui vivent sous les mêmes normes et codes que la France.
A ce titre, ta remarque ci-dessous concerne donc tout le monde...

Corine1990 :

Le sujet des problèmes rencontrés avec un conteneur maritime intéresse de plus en plus d'expatriés.

Je m'explique : tu m'as dit qu'un certain nombre de gens qui voulaient venir au Paraguay avaient changé d'avis à cause d'un banal problème de container ! Du coup je suis allé investiguer un peu sur le NET (d'où ma réponse tardive) pour m'apercevoir que j'ai dû louper le début du film, ou alors  les temps ont bien changé. 
Est-ce que ça voudrait dire que ce que je considère, à titre personnel, comme un détail (le container) lorsqu'on le place dans le contexte d'une expatriation lointaine exotique, serait devenu en une vingtaine d'années quelque chose de tellement important qu'on décide d'abandonner la destination choisie parce qu'il y a un risque, extrêmement limité de surcroit, de ne pas retrouver à l'arrivée l'intégralité de ses chères petites affaires ?

Car si choisir une destination lointaine est une chose importante, elle ne doit pas - à mon sens, et même pour une personne matérialiste - s'effectuer uniquement sur des critères matériels ou économiques.

S'expatrier loin et dans un pays tropical, c'est décider et accepter de changer beaucoup de choses dans sa vie. Sa façon de vivre, le choc de culture, la vie au quotidien et beaucoup d'autres choses difficiles à résumer ici. Qu'on le veuille ou non, aller vivre au Paraguay ou en Bolivie (ou autre pays désigné comme pauvre) a toujours une très forte connotation d'aventure.
Quand on décide d'aller vivre au Paraguay où la vie à la campagne et les moeurs n'ont pas tellement changé depuis l'époque des westerns, ça sous-entend que l'on accepte un certain nombre de risques, sinon autant rester chez soi, ou aller vivre en Italie.
Et c'est bien là où cette histoire de container prend tout son ridicule, car si on est déjà inquiet parce que les douaniers risquent  d'ouvrir un container et piquer quelques trucs, comment réagirons-nous face à certaines situations qui ont plus de chances de se produire que l'ouverture du container, et qui peuvent se montrer extrêmement délicates à gérer ?

J'avoue que ce que j'ai vu sur le Net m'effare un peu, en ce sens que les gens en soif d'aventure (promotion 2018- 2019) cherchent à se sécuriser de tous les côtés avant le départ.
Partout sur les sites de voyage-expatriation les tableaux et études comparatives fleurissent entre Costa Rica, Panama, Equateur, Paraguay, Bolivie. Et on y trouve de tout : le prix de l'essence, les soins médicaux,  comment passer son chien, combien coute un resto, etc. 
L'affaire des containers laisse donc supposer que tous ces candidats cherchent à reconstituer leur petit environnement sur place, pour ne pas être trop dépaysés.

A mon avis, il y a ici une incompatibilité notoire.

A ma connaissance il n'y a qu'une façon de venir vivre au Paraguay : en épousant le pays, en acceptant  et en essayant de s'adapter au mieux de ce qu'on trouve sur place, sachant qu'on ne réussira jamais à s'intégrer réellement. Et tout cela sans se poser de questions. Dans ce cas on oublie ses meubles et petites affaires, et on emmène que les choses qui nous sont chères affectivement, à la santé morale par exemple, dont personne ne parle jamais et qui est de loin le plus important de tout…mais passons !
On trouve sur place tout l'essentiel, mais rien de superflu, ce qui est sans importance car on ne va pas au Paraguay pour vivre comme en France ou en Belgique, ne crois-tu pas ?

Je sais que mes propos peuvent choquer certains, mais c'est pour moi la seule façon de vivre dans ce pays très particulier, dont le guide du routard dit ceci :
Le Paraguay, c’est une atmosphère, une douceur de vivre que sauront apprécier les routards au long cours. Pour l’instant, seuls quelques initiés le connaissent, mais ils hésitent à dévoiler leur secret de peur que le tourisme vienne transformer ce pays oublié, qui connut son heure de gloire au XIXe siècle. Le Paraguay offre surtout aux routards l’impression troublante de redécouvrir le Nouveau Monde.

Il faut accepter le pays comme il est, et le prendre avec ses défauts et avec ses qualités.
Et des qualités, il en a beaucoup, et j'y répondrai quand on m'interrogera dessus.
Il faut aussi lui laisser sa part de mystère, d'inconnu.
Quant à l'aventure, pas d'inquiétude à avoir, elle sera forcément au rendez-vous !

Evidemment, ceci n'est que ma perception des choses, et je conçois tout à fait que d'autres puissent avoir une opinion très différente, mais n’est-ce pas le but d'un forum ?

A titre indicatif, je suis parti sans rien, 2 valises de 23kg. Un an après j'ai partagé une petite partie d'un container d'un copain pour ramener des bouquins et autres choses utiles à la tête et au moral. Le container n'a pas été ouvert.
Quant aux fameux « plombs » il faut savoir qu'il en existe 8 à 10 sortes différentes par pays, qu'ils sont posés dans le pays de départ, qu'ils sont numérotés et qu'on peut se procurer le numéro. Contrairement à ce que j'ai pu lire, le pays de destination n'a pas les mêmes modèles de plombs que le pays d'origine, et en aucun cas les mêmes numéros. Les douaniers ne peuvent donc pas les remplacer.

Merci JC.

Effectivement, sur internet, il existe pas mal d'articles, francophones ou anglophones, qui comparent au moins deux pays exotiques.

L'affaire des containers laisse donc supposer que tous ces candidats cherchent à reconstituer leur petit environnement sur place, pour ne pas être trop dépaysés.


Voilà, tu as tout compris...  :)

Salut Corine

Comme j'ai bien compris que le problème des conteneurs était important pour beaucoup, je suis allé vérifier les infos que j'avais données concernant les plombs (les scellés) pour les corriger éventuellement, surtout qu'elles ont été contestées et que j'aurais pu me tromper...
Mais ça va, je n'ai pas raconté de bêtise !

RÉSUMÉ DES POINTS IMPORTANTS SUR LA SÉCURITÉ

Tout conteneur maritime doit obligatoirement être muni au départ d'un minimum de 1 scellé (plomb) destiné à s’assurer qu'il a été correctement sécurisé. Cette opération garantit que rien n’a été volé pendant le transport, et que rien n’y a été ajouté non plus. Le conteneur ne doit être ouvert qu'en présence du destinataire qui possède le numéro du (ou des) scellé(s) sur le document que lui a remis l'affréteur.

Chaque scellé possède son propre numéro d’identification. A l'arrivée, le destinataire doit vérifier que le numéro du scellé est identique à celui présent sur le document que lui a remis l'affréteur maritime au départ. Ce document s'appelle connaissement ou bon de fret (ou bill of lading en anglais )

Suivant le règlement international, la responsabilité juridique de la mise en place du scellé incombe à l'expéditeur, sachant qu'en France, il est généralement fourni et posé par l'affréteur.

Les conteneurs sont munis de barres pour verrouiller les 2 portes.
S'il n'y a qu'un seul plomb, il doit être posé sur la porte de droite qui s'ouvre en premier.
On peut demander jusqu'à 5 ou 6 plombs différents à son affréteur, moyennant supplément évidemment, d'autant que j'ai vu les modèles, il y en a qui démarrent à 1,50€ jusqu'à des prix délirants

EN CAS DE NUMÉRO NON CONFORME OU BIEN DE PLOMB ROMPU

Ça n'implique pas qu'il y ait eu vol ! Si c'est dû à un contrôle des douanes, celles-ci doivent poser un nouveau plomb et remettre impérativement au destinataire le plomb fracturé portant le numéro conforme au connaissement.

Si le plomb est absent, ou cassé (fracturé et remis en place)  les conseils donnés par les affréteurs est de ne pas ouvrir le conteneur, puis :
- de prendre des photos du scellé fracturé
- d'appeler le commissionnaire de transport
- d'appeler le représentant de la compagnie d’assurance
- d'appeler le représentant de la compagnie maritime,
et de ne rien faire sans leur présence

Mais au Paraguay, ceci est impossible
Prendre des photos n'aurait aucune valeur juridique, car au Paraguay aucune preuve, ou photo, ou déclaration, n'a de valeur si elle n'a pas fait l'objet d'un constat officiel de police. Et ceci est valable pour tout !
D'autre part, pour trouver le commissaire de transport, le représentant de la compagnie maritime et celui de la Cie d'assurance, il faudrait déjà trouver des gens qui les connaissent, et si c'est le cas, qu'ils sachent où ils sont...
C'est pourquoi je conseillerai dans ce cas d'appeler la police, et de faire les photos en leur présence, eux-mêmes pour la preuve juridique, en les doublant avec son propre appareil pour que les preuves ne s'égarent pas..

Mais pas d'affolement, car l'affréteur m'a dit que les conteneurs des particuliers ne sont généralement pas sujets à incidents, même avec un seul plomb, même en Amérique latine, et même au Paraguay !
Les contrôles des douanes sur les conteneurs de particuliers se font généralement en cas de suspicion ou de dénonciation

"Et des qualités, il en a beaucoup, et j'y répondrai quand on m'interrogera dessus."

@Jc.paracom


Bonjour, j'aimerais beaucoup connaître les qualités du Paraguay qui est un pays qui m'intéresse.
Qu'est-ce qui vous plaît le plus là-bas? Qu'est-ce qui vous a donné envie d'y rester?

Sitting_Bull :

Qu'est-ce qui vous plaît le plus là-bas? Qu'est-ce qui vous a donné envie d'y rester?

Salut à toi grand Sachem Sitting Bull

D'abord, merci de poser la question
Tu t'en doutes, les qualités qu'on peut trouver à un pays, cela reste une affaire très personnelle et je parle donc en mon ressenti. Je ne peux répondre qu'au travers de mon expérience de "provincial" puisque je ne connais pas la vie à Asuncion qui peut être aussi différente qu'entre la vie à Paris et la vie sur le plateau d'Aubrac.

Disons que je trouve qu'en Europe les gens - et surtout les Français - sont majoritairement tristes, stressés, compliqués, pessimistes, râleurs, repliés sur eux-mêmes, et se regardent un peu trop le nombril à mon gout. Mais ça reste la vision du citoyen du monde que je suis devenu, même si j'aime toujours mon pays.

Au Paraguay, on n’est jamais seul, les gens sont très disponibles et ils ont gardé les valeurs de la vie en société, c’est culturel. Dans la vie courante, autant ils savent se montrer détestables et filous dans les rapports d’argent et de travail, autant ils sont agréables si on n'a avec eux que des rapports de voisinage et relations amicales.

Majoritairement ils n'ont rien. Non pas que le pays n'ait pas d'argent, mais c'est l'un des pays dans lequel la redistribution des biens et des richesses se fait le plus mal, et ce n'est pas pour rien que le Paraguay est passé l'année dernière en dernière position  - après la Bolivie -  en matière de pauvreté.

Il faut dire que, question pauvreté, le Paraguay en cumule tous les symptômes, voire la totale ! (alimentation - santé - éducation avec une majorité d'illettrés - emploi) sans aucune aide sociale digne de ce nom. Néanmoins, ils sont heureux de vivre, joyeux, disponibles, chaleureux, vivants.  Leurs maisons sont ouvertes en permanence et ils s’invitent à n’importe quel moment à boire une bière et parler  de la vie et de ce qui les préoccupe. Si tu viens les voir à l'improviste, ils partageront leur maigre repas avec toi sans problème. Et puis ils ont un côté bon enfant qui les rend vraiment très attachants.

Par ailleurs, leur isolement, leurs traditions et leurs coutumes (traditions non justifiées) leur ont permis de préserver des valeurs importantes à mes yeux, des valeurs que (toujours ma vision) nos sociétés occidentales ont perdu complètement. Par exemple la notion de famille, de respect des parents et des vieux.  Un vieux, on le respecte parce qu’il a la sagesse, il est aimé et il reste dans la famille, contrairement au syndrome européen ou l'on parque nos vieux dans des hospices qui ne sont rien d'autre que des mouroirs.

Tout cela est donc très personnel, car pour me sentir bien j’ai besoin d’avoir des gens joyeux autour de moi, et pas des zombies

Sitting_Bull :

j'aimerais beaucoup connaître les qualités du Paraguay qui est un pays qui m'intéresse.

J'ai vu que tu es « digital nomad » et que tu aimerais t'installer à Chypre ou au Paraguay sachant que tu ne viens ni pour y trouver du travail ni investir. Pour avoir un bon débit internet à peu près régulier, il faudra passer par la fibre optique. Tu seras donc obligé de rester dans le giron de la capitale, la fibre optique à ma connaissance ne va pas plus loin qu'Aregua, du moins d'après ce que j'en sais aujourd'hui, mais mes infos remontent à 2016, date à laquelle j'ai fait mon installation. Si quelqu'un a une autre info plus récente merci de le faire savoir. Il y a d'autres façons d'avoir internet en dehors de la ville mais les systèmes sont trop sensibles aux éclairs lors des orages et les débits ne sont pas corrects pour travailler à distance comme professionnel.

Sur le plan travail, ton activité nomade peut te libérer de toute inscription officielle puisqu'elle peut être effectuée n'importe où.
Tu auras la possibilité de te faire payer comme si tu exerçais en Picardie et tirer de l'argent sur ton compte en France avec ta carte bancaire, comme beaucoup d'entre nous.
Personnellement, je te déconseille d'ouvrir un compte au Paraguay à cause des abus des banques. Si tu dois facturer des entreprises paraguayennes, tu pourras probablement le faire avec ta structure française dans un premier temps, paiement par carte bancaire.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de rédiger cette longue réponse (et de m'avoir salué avec le respect dû à mon rang... :)
Cela m'a donné envie. J'ai le même ressenti que toi par rapport à la France, et pour avoir un peu voyagé en Amérique du Sud, je suis d'accord avec ta vision des gens vivant là-bas (simples et chaleureux), sans tomber dans l'angélisme bien-sûr.
Merci encore.

Hasta luego !

Principalement pour Corine et Sitting_Bull

Pour compléter mon ressenti sur l'apparente joie de vivre du peuple paraguayen évoquée ci-dessus, j'ai retrouvé un sondage de l'institut Gallup, sondage qui date de 3 ans. Pour ceux qui ne connaissent pas Gallup, c'est une entreprise américaine de statistiques et sondages à l'attention des médias, très connue aux USA. Dans le cas présent l'information est relayée par Radio Canada qui n'a pas pour habitude de diffuser des sottises. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/71 … r-paraguay

Le sujet traité est : où est-on le plus heureux dans le monde (143 pays sondés) avec en prime une carte du bonheur. Le résultat est un peu surprenant pour un pays où beaucoup sont en mode survie, je cite texto :
Les Latino-Américains sont probablement ceux qui ressentent le plus d'émotions positives dans une journée, selon l'enquête. En fait, les 10 premières places de cet index du bonheur sont occupées par des pays latino-américains, à commencer par le Paraguay

Le Paraguay serait donc LE pays dans lequel les gens du peuple s'estiment les plus heureux de toute la planète avec un indice de 89 sur 100,  alors que les pays européens se baladent entre 60 (Bulgarie) à 76 pour la France. Pour info les USA s'en sortent avec un indice de 79 seulement.

Evidemment, il faut relativiser ces résultats, surtout quand on voit les questions qui ont été posées, par exemple « avez-vous ressenti hier ou aujourd'hui des émotions positives ? Vous sentez-vous reposé ? Avez-vous ri ? Avez-vous ressenti du plaisir ? »

Des émotions positives ? Il suffit qu'un Paraguayen demande à un de ses amis de lui créditer son compte de téléphone portable de  5000 Gs (0,70€) parce qu'il n'a plus de crédit pour envoyer ses textos, ou bien qu'il trouve l'argent pour payer le repas du jour, et il ressent immédiatement une « émotion positive ». 
L'émotion positive, pour un Français, ce serait par exemple une bonne nouvelle ? Hélas nous savons tous qu'une bonne nouvelle en France, c'est une espèce en voie de disparition. La faute principalement à nos médias qui « n’font rien qu'à nous saper le moral » bien obligés que nous sommes de constater que si tout ne va pas très mal partout comme ils le prétendent, rien ne va très bien nulle part !

Reposé ? Un Paraguayen, lorsqu'il se sent fatigué, il s'arrête et boit son téréré. Rien à voir avec le français qui s'est levé aux aurores pour aller au boulot, et qui ressort complètement éreinté à 18h pour se taper encore une heure de bus ou de train.

La notion de moment de bonheur est très différente d'un pays à l'autre, et surtout d'une culture à une autre. En attendant, ce sondage reste quand même une valeur indicative qui peut expliquer la bonne humeur quotidienne des Paraguayens, c'est bien agréable et j'en arrive parfois à me demander si nous ne sommes pas fondamentalement trompés...

Que le Paraguay reste donc comme il est, le plus longtemps possible, ça fera probablement le bonheur de beaucoup de gens...

Merci pour cette nouvelle contribution très intéressante !

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