la vie au quotitien parmi les dominicains

bonjours à tous,
je lis attentivement tous les jours le forum mais cependant je reste un peu sur ma faim..
En effet les expatriés nous donnent  de précieux conseilles à tous les niveaus, mais pour ma par part on ne parle pas assez souvent de la vie quotidienne auprès de la population dominicaine.
Par ce message j,aimerai avoir des témoignages d'expatriés vivant non pas dans les régions dites touristiques et privilégiées...
Quelles sont vos affinitées ,amitiées et intégrations auprès des dominicains.

merci d,avance pour vos réponses

guy

Bonjour Guy, pour ma part je vis actuellement dans une petite ville pas touristique du tout près de San Pedro de Macoris (Consuelo) et ce que j'apprécie ici c'est que les gens sont assez tolérants et respectueux. Pourtant mon quartier est plutôt pauvre mais j'ai réussi à tisser des liens d'amitiés, notamment avec une femme à la retraite et avec un couple qui tient le "colmado" du coin. Mon quotidien est fait de courses au colmado, de promenades dans le quartier avec mes enfants pour aller chercher des fleurs ou des fruits frais chez notre amie qui a un jardin, et de courses en motoconcho! Les gens ici sont curieux de ma vie en Europe mais n'ont pas autant de préjugés que dans d'autres villes de rd ou il y a plus d'étrangers par exemple. Bonne continuation, Marie

bonjour marie,
merci pour le recis de ton quotidien auprès des dominicains  :)
Néant u que ta réponse à ma question, je suis quand meme un peu perplexe  :/
En effet,serais tu la seule expatrié à vivre dans un petit village entre les dominicains,bizzare???
Et les autres expatriés comment vivent ils au quotidien  :unsure
Pour ma part le facteur principal pour réussir son expatriation est de comprendre le mode de vie de la population locale et dessayer de ci adapter du mieux qu,on peu...
Pour ma part j'éspère sincerement d,avoir d,autres recis d,expatriés...

a bientot , guy

Bonjour Guy

En gros les dominicains la.semaine se rendent au travail en voiture bien souvent en guagua ou en moto concho, ils mangent souvent dehors (colmado, stand de fritures.. ). Le soir pas mal de monde est dehors au colmado, au billard ou simplement devant chez eux entre familles, voisins ou amis...
Le week-end beaucoup se rendent en groupe à la rivière ou à la plage la plus proche.

Voilà pour ma participation qui j'espère répond un peu à ta question  :)

guy el dominicano :

Quelles sont vos affinitées

En RD comme dans la plupart des pays d'Amérique latine c'est un peu un désert culturel, ça limite une partie des discussions.
L'humour au second degré c'est le flop assuré, le premier degré pas trop compliqué ça passe.
Une personne normale arrive à sortir 5 à 50 phases intelligentes par jour. Ici c'est habla por habla, dans le flot, les phrases intelligentes sont difficiles à choper et ça oblige à écouter et entendre pas mal de banalités où le mot dinero ressort assez souvent. J'ai plus appris l'espagnol avec les enfants qu'avec les adultes.
Très indiscret le dominicain (il faut alimenter les discussions), si je ne trouve pas quelques chose chez moi je demande à une voisine même si elle ne vient pas chez moi, si c'est dans ma chambre je demande à une jolie voisine même si elle ne vient pas dans ma chambre.
Un soir que j'étais invité à l'anniversaire d'une voisine, j'ai appris par la radio avec qui j'étais, Renaldo le présentateur habite dans le quartier, parfois il annonce les plats que je prépare, bonjour la vie privé.
Il ne faut pas être indiscret pour savoir ce qui se passe chez lui il parle fort, jusqu'à 30-40m il n'est pas difficile de connaitre les gouts musicaux.
Pour résumé deux cultures différentes.

amitiées

Le dominicain est accueillant et ouvert, l'amitié est facile.
Le fait qu'on sait que mes "dineros" ce n'est que pour le scolaire, l'amitié intéressée m'évite.
Si je pars plus de trois jours de chez moi j'ai des appels de voisines, moto concho,..... qui s'inquiètent et demandent des nouvelles, on compte un peu.
La porte de la maison est toujours ouverte, il y a du passage, du fait que je partage le toit avec 3-5 étudiantes suffragettes, c'est plutôt féminin, tout les milieux sociaux (qui ne se mélangent pas).
J'ai deux danseuses semi-pro donc il y a aussi du gay, la manucure Macarena si ont lui soulève sa mini robe on tombe sur un attribut masculin, quand c'est la franche rigolade sous la véranda c'est qu'il y a une pute qui raconte ses exploits ou plutôt les exploits des clients. Dans le quartier c'est pas trop la mode mais ça ne dérange personne, chez Felipe c'est normal, il ne juge pas. Les deux trois fois où ça jaser c'est parce qu'il y a eu des chanteurs connus chez moi. Un prix nobel, pas de vagues ça fait pas trop rêver, je chanteur si.

intégrations auprès des dominicains.

Ca dépend de la personne, les gens sont avec vous comme vous êtes avec eux, c'est l'effet miroir.

A l'arrivée:
Pendant 3 mois j'ai observé, je me suis laissé guider, le dominicain est sur* protecteur (*le sur est dû à sa façon de voir pas toujours objective)
Au bout de trois mois j'ai demandé si ça ne dérange pas si je remettais l'éclairage publique en état, il n'y pas fallu 15 jours pour qu'ils s'aperçoivent que la délinquance à fortement chuté dans le quartier.
Je n'ai plus écouté les gens qui disaient que c'était dangereux, au troisième ladrons, ils se sont aperçu que si l'on a pas peur, la peur s'installe chez l'autre.
Le jeune qui nettoyait les caniveaux je lui refilait 100 pesos en le remerciant de travailler pour les autres.
Je ne dis jamais il ne faut pas jeter les papiers dans la rue, mais quand un jeune me demande quelque chose il a parfois la réponse "la semaine dernière je t'ai vu jeter un gobelet, tu ne donnais pas trop l'impression de penser aux autres, je ne suis pas obliger de penser à toi"
Je donne pas mal de fournitures scolaires et quand les parents m'entendent dire " ça sert à rien les cahiers, avec la musique qui va fort après 22h, les enfants dorment mal, pour l'école c'est fichu. Les plus mignonnes pourront faire putes mais pour les autres c'est râpé coté revenus. C'est plus trop la mode la semaine le bruit après 21-22h, à priori putes et cireurs c'est pas trop dans les projets d'avenir des parents.

Au bout de 3 ans sans jamais de:
yaka, faut qu'on,
c'est pas normal,
il faudrait,
c'est pas normal
Vous devriez,....
La délinquance a diminué d'une façon visible, la rue est relativement plus propre, la nuit moins de bruits. Les voisins apprécient en général, j'ai toujours visé leur bénéfices, comme j'habite dans le quartier j'en profite aussi.

Parfois on se dit pourquoi ils font ceci? Pourquoi ils ne font pas cela? C'est assez souvent parce qu'ils ne savent pas que ceci ou cela existent, ce n'est pas de la mauvaise volonté. En une vie, j'ai eu le temps de voir l'évolution lente de notre relation avec la poubelle, ici il y en a pas mal qui sont passé de la feuille de banane à l'assiette en plastique plus rapidement, si la feuille de banane pourri rapidement, c'est pas le cas de l'assiette.

Eux peuvent se le permettre ils sont chez eux, moi pas, déjà je suis invité et en plus j'ai la connaissance du méfait de certaines conduites. Tout au plus je peux le causer du méfait et du bénéfice qu'ils peuvent en tirer en l'évitant.

Merci pour ton témoignage Phil, j'ai adoré en particulier l'allusion à l'humour au 2ème degré -ça fait un flop aussi chez moi auprès de mon mari dominicain ;) - et les petits "trucs" que tu donnes pour aider à changer les mentalités sans choquer, je vais m'en inspirer! Bonne journée sous le soleil, Marie

bonjour maelynn,
merci pour ton témoignage qui va dans mon sans......
En effet tous les ans je vais rendre visite à la famille de ma femme à Barahona et tous les weekend on part à St Raphael profiter de la plage et des rivières atenantes en mangeant un bon poisson pèché le matin pour un pris dérissoire ( 1.500 pesos pour 6 personnes)
Cette plage est un endroit typique pour les dominicains et leur famille, c,est bien simple chaque fois que je mi suis rendu j,étais le seul européen à cet androit tellement magnifique (oui le paradis existe encore.... :heart: )

a bientot Guy

Bonjour Phil,
merci pour ton témoignage sincère et trés détallée,tu ma l,air d,une personne qui a su très bien s,integrer au près de la population locale (pas toujours évident pour un européen...)

merci et à trés bientot j,èspère , guy

bonjour Guy
il semble que nous soyions quelques uns a vivre en dehors des villes et enclaves touristiques.

nous vivons a "el cedro " entre Miches (20 km) et Bavaro (60 km)
le village se situe au bord de la riviere à 4 km de la plage et de l'autre coté,la loma ( la cordillere nord )
7 000 hbts sur tout le territoire , je ne sais pas combien dans le village mais je dirais  "2 075 ames".
une vingtaine de voitures , des motos et encore quelques chevaux,.(pas rare de se garer entre une moto et un canasson quand on va au colmado)
un dispensaire, une station service .7 églises evangélistes, une chapelle catho

la vie ne semble pas bien différente que celle que décrit  Phil  dans son quartier

mon échelle sert à réparer les lampadaires, la camionette à effectuer de petit déménagements, je pretais volontiers quelques outils , mais depuis qu'on m'en a piqué une partie, c'est en suspend

c'est un peu bruyant parfois, d'autant qu'un pasteur s'evertue a precher avec un mégaphone, mais il semble se calmer (le 911?)

On s'est mis d'accord avec les gens d'ici :" il y a deux choses que les gens croient: que les haitiens mangent les enfants et que les gringos sont riches : les deux sont faux"!

Nous avons terminé la cosntruction d'une maison, et  j'y ai participé, cela a pas mal aidé dans les contacts.la vanne sur le chantier c'était" ne bosse pas trop, ça va te fatiguer, et çqa nous enlève du boulot !paye nous on le fera à ta place avec plaisir!".
au bout d'un an les gens se sont habitués a notre style de vie et ne pensent plus que si on fait pas mal de choses par nous meme c'est par radinerie

nous faisons partie de l'association des pecheurs, des "eleveurs de lapins (mais si , mais si) d'une association de pépiniéristes ( association = plus ou moins cooperative), et d'autres trucs...
de "gringo" je suis passé au statut de "rubio", et maintenant c'est mon prénom ,

quand ils veulent déconner c'est " le métis" ( couleur qu'un fonctionnaire facétieux a indiqué sur mon permis de conduire dominicain), ou alors  dans une assemblée " nous avons ici un representant de l'étranger"
"integrés et acceptés" ni plus ni moins qu'au fin fond de la bretagne , où si tu n'est pas né a mois de 10 km , t'es "pas d'ici'

la vie à la campagne c'est aussi aller à la veillée funèbre quand il y a un deuil dans le voisinage , c'est "pariticiper à la huelga" pour obtenir un nouveau pont sur la riviere, c'est se meler de ce qui ne nous regarde pas des fois , c'est comme ailleurs a la campagne quoi...

pas beaucoup d'insécurité, surtout des voleurs de poules...et nous sommes surprotégés par la famille et les amis,
en bref pour l'instant peu de desagréments.. et beaucoup de plaisir de vivre et de partager

cdt
bernard

Hola todos,

mon plus grand souvenir, ce qui m'a vraiment impacté et changé profondément dans mon vécu en RD (d'ailleurs j'ai la chance d'avoir tous les jours un joli petit gout de la République même ici en France grâce à mon tendre mari !) c'est la Joie de vivre et le Carpe Diem au quotidien, et j'aime en parler des que je peux. Malgré la très grande différence de culture, d’éducation, et de coutumes, si on arrive à se rejoindre sur ce point là, on peut vivre vraiment heureux et paisible en RD.
Je pense aussi qu'il faut apprendre à ne pas trop prendre les choses à cœur et de façon trop personnel. Le dominicain arnaque le gringo mais arnaque aussi le dominicain ! c'est un mode de survie. Il trompe sa gringa mais il tromperai aussi sa femme dominicaine ! Il vol chez le gringo mais je peux vous assurez qu'il vol aussi chez le dominicain !
Pour ma part j'ai de vrais amis dominicains qui ont eut plaisir à se mettre en 4 quand j'y suis allée en vacances en novembre dernier, qui avec leur petit moyens m'ont invitée chez eux juste pour passer un bon moment et savoir "como me tratan esos franceses por aya" !! Certains même se sont un peu vexés car je n'ai pas pris assez le tps de passer un moment avec eux. Des relations d’amitiés normales comme on peut en avoir partout dans le monde ( je peux vous dire qu'en France des relations de qualités il n'y a en pas tant que ça non plus..).

Par contre je voudrais juste revenir sur le sujet de la culture ou plutôt du manque de culture. C'est vrai qu'en général les discussions volent assez bas ( et c'est ce qui rend la vie légère non?) mais je dirai que c'est surtout dans les campos, les gens ont reçu peu d’éducation et n'ont souvent jamais voyagé, difficile alors de parler de ce que l'on ne connait pas. Mais il y a aussi et j'en connais beaucoup des gens super intéressants qui ont étudié et voyagé, par exemple à la Capitale on peut faire des rencontres de gens extrêmement intéressants, mais même dans mon petit village et aux alentours j'ai eut la chance de côtoyer des gens ouverts d'esprits, et cultivés mais qui garderont toujours cette légèreté de préférer parler d'abord de choses sans importance et après s'il reste un peu de tps entre 2 cerbezas, parleront de choses plus graves ou abstraites.
A bientôt.
Caroleanita

J'ai une petite anecdote sur les différences de mentalité, qui m'avait beaucoup étonnée à mon arrivée. Je travaillais dans une entreprise dominicaine et je voyais tous les matins arriver un des responsables que sa femme déposait en voiture. Le 1er mai fête du travail tous les employés étaient réunis autour d'un cochon grillé à la plage, et ce garçon enlaçait une jeune femme qui visiblement n'etait pas la sienne Je me renseigne discrétement (ne pas faire d'impair) et là je m'entends répondre assez fort; "mais enfin Tina!  c'est sa maitresse" comme si c'était une évidence. Depuis j'ai pu constater que ce sont des situations plus que courantes. Alors je ne suis pas naive; je sais bien que des cocues il y en a autant de l'autre coté de l'atlantique, mais ici cela fait parti des moeurs, c'est un fait établi.Un copain Dom me disait, ici si tu n'as qu'une femme et que tu n'es pas cristiano c'est que tu es pd, un peu cru mais édifiant. Carole si tu rentrais le midi dejeuner chez tes parents,, pourtant très ouverts d'esprit, avec des fiancés différents, pendant que ton mari garde les enfants, je ne sais pas s'ils le prendraient aussi bien que les mamans dominicaines que je vois accueillir leurs fils et diverses novias sans broncher, et même les bras ouverts souvent lorsqu'elles sont jolies comme des comptes en banque  ;)

Bonjour à tous.
Vivre en immersion parmi nos amis dominicains, nous le faisons tous et tout le temps. Parfois, nous sommes en immersion plus profondément, je veux dire au fin fond du campo, là où se trouve la famille que l'on n'a pas vu depuis belle lurette.
C'est évidemment une autre vie, mais c'est aussi très excitant. J'ai l'habitude de dire que je retrouve là des sentiments et des attitudes, une perception que j'avais en mémoire depuis 50 ans, choses que j'avais déjà vécu en France dans ma plus tendre enfance, à la campagne de l'après guerre. Cet esprit de solidarité, d'entraide, de famille.
La vie aujourd'hui ici, est totalement différente à la ville et à la campagne. J'ai vécu une expérience d'immersion à la limite de la noyade, tellement cela avait été fort. C'était à La Gorda, près de Cabrera. Ma femme n'était pas revenue au pays depuis de nombreuses années et nous nous sommes retrouvés nez à nez avec une de ses soeurs, à l'improviste, sans prévenir personne de notre passage, et nous y sommes restés une semaine tellement c'était bon.
Tout le village s'est réuni, un apportant du riz, l'autre le poulet, un autre cueillant des noix de coco. Le soir l'orchestre jouait la bachata.  La générosité, la sincérité, l'humanité...... Je n'ai rien mais je suis riche me disait quelqu'un en me faisant visiter sa maison en bois. C'était la période d'élection, et il y avait les meetings en fin de semaine. Je revoyais devant mes yeux les films de Peppone et Don Camillo, la réalité ici. Ils partaient en camion plateau avec des drapeaux et  des cris. Mais il est vrai que l'inculture de ces gens faisait peur dans le sens que tout pouvait partir en cacahuètes très facilement. Les discussions ne pouvaient pas être trop pointues. On parlait du quotidien mais surement pas d'avenir. Il n'y avait pas de perspectives, ne fussent elles qu'à court ou moyen terme.
Mais je mentirai si je vous disais que j'y serai resté toute une vie. On apprécie aussi le retour dans la civilisation. Un peu de confort que diable.
Notre quotidien aujourd'hui, à Bavaro, c'est une vie d'étrangers qui vivons avec d'autres étrangers. C'est vrai qu'ici on n'a pas l'impression de vivre la même vie qu'à Villa Mella par exemple. Mais pour les raisons que vous connaissez, nous ne nous en plaignons pas trop. Quand je regarde l'origine de notre entourage aujourd'hui, à part les quelques français qui nous accompagnent, il y a des Colombiens, des Porto Ricains, des Américains, des Espagnols, des Mexicains et quelques dominicains . Mais il est vrai que Bavaro est une ville à part dans ce pays.
Cordialement

En Europe on a tendance à tout compliquer, à se projeter, à calculer,.......
Venir avec un esprit compliqué dans un pays du bonheur simple, ça risque d'être compliqué.
L'image d'épinal de la RD c'est le bonheur simple, pas la peine de repeindre l'image à notre gout, ça ne marche pas le bonheur est effacé aussi lors de la retouche.

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