arrestation du directeur du SEF

Le responsable du servicos estrangeiros e fronteiros responsable pour l'attribution des VISA GOLD, vient d'être arrêté pour soupçons de corruption dans l'attribution des visas gold

Notiçias TVI, SIC, RTP1 13/11/2014

Ça alors !  :/

Le président des registres et notariats également détenu.

RTP1, TVI, SIC

Bonjour Jean-Pierre,
Eh bien, ça fait beaucoup de monde ! Si le Portugal est aussi corrompu que la France … où il y a de quoi faire en ce moment avec le  "feuilleton UMP".
Amicalement.
Janina83

La formule magique, c'est : "Aimez-vous le chorizo?"  :lol:  :sosad:

Par contre, comme disait le poète : "Faut-il pleurer, faut-il en rire ... ?"

Amitiés. :cheers:

roro

Le directeur national du SEF (Service des Etrangers et des Frontières), Jarmela Manuel Palos, a été arrêté jeudi par la police judiciaire et placé en garde à vue, dans le cadre d'une vaste affaire de corruption liée à la délivrance de VISA dit "GOLD". A également été arrêté et placé sous le même régime, le président de l'IRN (Institut des Registres et du Notariat), António Figueiredo. Des perquisitions sont toujours en cours au Ministère de l'Intérieur.
La RTP a constaté, en outre, que des perquisitions sont en cours dans plusieurs régions du pays. Selon Lusa, le siège de la SEF à Porto Salvo, à Oeiras, a été visité par les membres de la police judiciaire.
Des informations émanant de la SEF, cité par l'agence de presse, a déclaré que les investigations menées par la police judiciaire sont liées à la délivrance des permis de séjour à plus de 500 000 euros d'investissement.
Dans cette enquête, le procureur est assisté par l'Unité nationale de lutte contre la corruption de la police judiciaire. L'enquête est soumise au secret de l'instruction.

Les VISA "GOLD" ont été créées en Octobre 2012 par Paulo Portas, alors ministre des Affaires étrangères (actuel Vice Premier ministre). L'idée est d'attribuer un permis de séjour pour six ans aux étrangers qui investissent au moins 500 000 euros dans l'acquisition de biens immobiliers.
Ces visas peuvent aussi êtres attribués aux créateurs d'au moins dix emplois ou par le transfert d'un capital d'un montant d'au moins un million d'euros.
Quand ils demandent un permis de séjour pour les activités d'investissement, doivent être remis une demande pour interroger le casier judiciaire portugais émis par la SEF et un extrait de casier judiciaire du pays d'origine ou du pays où il a résidé pendant un an. Le citoyen doit en outre toujours avoir sa situation fiscale à jour dans sont pays de provenance et en apporter la preuve.

Le programme de VISA "GOLD" à établi "le meilleur record mensuel" en Octobre dernier, avec la captation de plus de 126 millions € d'investissement a annoncé plus tôt ce mois-ci la Confédération portugaise de la construction et de l'immobilier (CPCI).
Dans un communiqué, la CPCI souligne l'évolution "très favorable" du programme visant à attirer des investissements étrangers, soulignant également que sur les 126 millions € collectés en Octobre, 108,3 millions (86 pour cent) ont été alloués à l'investissement dans l'immobilier local.
Cependant, la CPCI à attiré l'attention sur la nécessité d'ajuster le programme de VISA "GOLD" et le "régime fiscal RNH" aux spécificités de l'ensemble du territoire national et des domaines stratégiques tels que la rénovation urbaine et la mise en valeur des régions à fort potentiel, en particulier dans l'intérieur du pays.


Source RTP

Bonjour Bollinger,
Soyez remercié d'avoir apporté des éclaircissements sur une nouvelle qui faisait l'effet d'une bombe.
Le principe d'attirer de gros investisseurs dans un pays est chose tout à fait raisonnable. Quelle erreur
de la part d'un responsable de vouloir en tirer partie frauduleusement.
Bien cordialement.
Janina83

La secrétaire général du Ministère de la Justice (MJ), Maria Antonia Anes, et le président de l'Institut des registres et du notariat, António Figueiredo, ont été arrêtés à la suite des recherches menées aujourd'hui à déclaré un représentant du dit Ministère.
Selon la même source, les perquisitions ont eu lieu dans les locaux de la secrétaire général du Ministère de la Justice.

Le bureau du Procureur Général de la République (PGR) a confirmé que plusieurs procédures de recherche sont en cours, y compris 60 perquisitions dans diverses parties du pays, des mandats d'arrêt ont été délivrés.
Dans cette instruction, sont visés, entre autres, l'émission de VISA "GOLD".

Sont visées par ces investigations des soupçons de «corruption présumée de fonctionnaires, trafic d'influence, détournement de fonds et de blanchiment d'argent», a ajouté la même note.

Le DCIAP  est assisté par l'Unité Anti-Corruption Nationale (UNCC) de la police judiciaire.
Selon des informations ayant déjà fuit dans la presse en Juin, cette enquête  a impliqué des cadres supérieurs des ministères de la Justice, de l'Intérieur, les membres du Service de sécurité de l'information (SIS - Services Secrets) et plusieurs sociétés immobilières.

Le programme d'attribution des VISA "GOLD", créé en 2013, prévoit la délivrance de permis de séjour pour les étrangers de l'extérieur de l'espace Schengen qui investissent au Portugal, pour une période minimale de six ans.

Source RTP

Bonsoir Bollinger,
J'ai lu avec attention (les autres feront pareil) la suite du "feuilleton" sur ces malversations au sein du Ministère de la Justice. La France n'a donc rien à envier au Portugal … Et la corruption n'est donc pas réservée qu'aux continents
africains, sud-américains et sud-asiatiques …
Bien cordialement.
Janina83

Bonjour Janina,

Il n'est point de pays, soi disant évolué ou pas, où la tentation de l'enrichissement personnel n'a cours.
Il faut simplement se dire que le Portugal, comme d'autres, est entré en période préélectorale et que par conséquent tous les coups vont êtres permis ....

A bientôt

Stéphane

que vont devenir les chinois!
:o

[at] Bollinger,
Les politiques ne sont effectivement pas si fiables qu'il veulent bien paraître. Je suis encore trop confiante …
Bien cordialement.
Janina83

si il y a eu blanchiment d'argent au niveau de l' immobilier et que l'enquete judiciaire en apporte la preuve bonjour les problèmes pour les acheteurs de bonne foi  ce genre de magouille ne dure q'un temps;ils ont été trop gourmands!!!!! :sosa

stephane   l'ancien president français ( S N  ) lorsqu'il était maire de Neuilly avez accordé des permis de construire a une entreprise du batiment en echange de travaux dans son appartement   :o

dois :

stephane   l'ancien president français ( S N  ) lorsqu'il était maire de Neuilly avez accordé des permis de construire a une entreprise du batiment en echange de travaux dans son appartement   :o

[at]oui. Sinolat Narkosi.
:D

Sans parler de la remise en cause du statut VISA GOLD et le statut RNH.

Source SIC 13./11/2014

Désormais , la plus grande prudence s'impose

Sic.

:o inspecteur gadget tu as du flaire, :lol:

plus de 1600 visas golds attribues en deux ans,

le programme de visas golds attribues en deux ans et de 1649 autorisations de residences aux etrangers totalisant un investissement de mille millions d'euros,selon la plus recente balance du gourvernement des 1649 autorisations emises 1563 furent concedees comme contrepartie pour l'acquisition d'immeubles ,83 pour l transfert de capitaux,et 3 pour la creation POUR LE MOINS DE10 POSTES DE TRAVAILLEURS,depuis 2013 l'investissement etranger au Portugal en vertu du present programme totalisant 1076 millions d'euros   90 POUR CENT DESQUELS FURENT POUR INVESTIR DANS L'IMMOBILIER,,,

De hauts cadres liés á la justice sont soupçonnés d’avoir monté un réseau pour faciliter l’attribution de visas exceptionnels. La police a arrêté, hier jeudi, 11 personnes dans cette affaire.

Parmi les 11 personnes interpellées, on trouve des personnalités importantes. Le patron du Service des frontières et des étrangers, mais aussi des cadres des ministères de la Justice, de l’Environnement et de l’Intérieur. Toutes sont soupçonnées de corruption dans l'affaire des « visas dorés », des visas attribués à des ressortissants non européens, en contrepartie d’achats de biens immobiliers de luxe ou de création d’entreprises.

Plus de 1 600 visas en or ont été attribués depuis leur création en 2012. Des Chinois, des Brésiliens et des Angolais sont les premiers bénéficiaires. L’idée a été lancée par le ministre des Affaires étrangères de l’époque, devenu depuis vice-Premier ministre du Portugal, pour encourager l’investissement dans un pays économiquement exsangue.

L’opération a déjà rapporté 1 milliard d’euros au Portugal. Les 11 inculpés sont de près ou de loin liés à des agences immobilières ou des cabinets d’avocats, et auraient monté un réseau. C’est du moins ce que pense la police qui a mobilisé 140 agents depuis juin sur cette affaire. Au printemps dernier, un Chinois soupçonné appartenir à la mafia de son pays et détenteur d’un « visa doré » avait été arrêté. Créant le premier incident dans cette opération bien huilée.

Source 20Minuten

Gast !  :huh:

Intéressant complément d'information. C'est quasi-mathématique qu'une affaire malhonnête tombe sous le coup de la loi !

un acheteur chinois c'est fait escroque par le reseau du DR de la SEF,,,il a paye sa maison 600 000 euros,dont 300 000 pour le reseau ,surfacturation de 300 000 euros,par rapport au prix normal de vente, :sosad:

Oui, on peut entendre parler d'un "prix normal de vente" ... Entre autres les services des impôts lorsqu'il s'agit de récupérer des "frais" liés à l'achat d'une propriété jugée "sous valorisée". En France, le principe existe bien que ne l'ayant jamais vu s'appliquer ...
Car dans le contexte du marché, situation de crise, marché instable ... On voit bien que pour un bien jugé "similaire" les prix varient énormément en plus ou en moins ...
A Lisbonne, il y a quelques années, en 2010, je crois, il y avait, à un certain moment, des immeubles cédés à des prix dérisoires. Mais ça n'a pas duré ... Ce qui veut dire qu'à quelques jours d'intervalle, une même catégorie de bien s'est vendue à un prix bien inférieur à celui statistiquement observé ... 50%, voire davantage ...
Et il est vrai également que la règle qui prédomine en économie libérale est l'accord sur le prix ... En principe, quel qu'il soit ... ! (Enfin ... C'est ce que j'ai retenu de mes cours d'économie ...!). Théoriquement, d'après moi, les prix sont libres ...!

Amitiés.  :cheers:

roro

Bof !

dois :

stephane   l'ancien president français ( S N  ) lorsqu'il était maire de Neuilly avez accordé des permis de construire a une entreprise du batiment en echange de travaux dans son appartement   :o

Encore un bon francais qui vient exporter son fiel au Portugal .

Sekupang ...

Quoi, bof ?

sekupang    je ne suis pas français mais suisse,donc neutre,,,,,, :lol:

Demission du Ministre de l'intérieur suite à l'opération Labirinto   Visa GOLD, Ce 16.11 2014

Le ministre portugais de l’Intérieur Miguel Macedo a démissionné dimanche, tirant les conséquences d’une vaste affaire de corruption liée à l’attribution de visas «dorés» réservés aux investisseurs étrangers qui secoue les hautes sphères de l’Etat.
M. Macedo, qui a affirmé «ne pas avoir de responsabilité personnelle», a estimé que son «autorité politique» avait été affaiblie par l’affaire, lors d’une allocution télévisée.

Le ministre, qui avait été nommé à son poste en juin 2011, a expliqué avoir pris sa décision pour «défendre le gouvernement, l’autorité de l’Etat et la crédibilité des institutions».

La police portugaise avait arrêté jeudi onze personnes, dont le patron de la police des frontières (SEF), Manuel Jarmela Palos, la secrétaire générale du ministère de la Justice, Maria Antonia Anes, et le directeur administratif des notaires, Antonio Figueiredo, dans le cadre d’un vaste coup de filet.

M. Figuereido a depuis demandé la suspension de ses fonctions et Maria Antonia Anes a présenté sa démission, tout comme Albertina Gonçalves, secrétaire générale du ministère de l’Environnement, qui a été perquisitionné.

Le départ de M. Macedo, troisième ministre à démissionner depuis l’élection de Pedro Passos Coelho en 2011, oblige le Premier ministre à remanier son gouvernement pour la onzième fois.

Ancien secrétaire général du PSD, parti de centre droit dirigé désormais par M. Passos Coelho, Miguel Macedo figurait parmi les candidats potentiels à sa succession.

Le départ le plus fracassant avait été celui, le 1er juillet 2013, de l’ancien ministre des Finances Vitor Gaspar, architecte de la cure d’austérité imposée au Portugal, et dont la démission avait plongé le pays dans une grave crise politique.

M. Macedo, sans être lui-même visé, à ce stade, par l’enquête du ministère public, est un proche de plusieurs des personnes impliquées dans ce dossier, et notamment de M. Figuereido, a rapporté l’hebdomadaire portugais Expresso.

Trois Chinois en détention

Trois citoyens chinois font également partie des onze interpellés, qui sont maintenus en détention depuis jeudi et interrogés un par un depuis vendredi par un juge d’instruction.

La police avait mené, jeudi, 60 perquisitions dans tout le pays, notamment au sein des ministères de l’Intérieur, de l’Environnement et de la Justice et dans les locaux de la police des frontières.

L’enquête concerne des faits de «corruption, trafic d’influence, détournement de fonds et blanchiment de capitaux» liés à «l’attribution de visas dorés», avait détaillé le parquet général.

Selon la presse portugaise, le réseau s’employait à accélérer les procédures d’obtention des visas «dorés» et à gonfler artificiellement la valeur de certains biens immobiliers pour atteindre les seuils requis.

En mal de capitaux étrangers, le Portugal accorde depuis octobre 2012 des visas «dorés» à des investisseurs étrangers prêts à débourser 500.000 euros pour l’achat d’une maison ou d’un appartement, pour une durée minimum de cinq ans.

Depuis leur mise en place, ils ont attiré dans le pays plus d’un milliard d’euros pour un total de 1.649 visas accordés en majorité à des investisseurs chinois, mais aussi brésiliens, russes ou encore sud-africains, selon le gouvernement.

La grande majorité opte pour l’achat de biens immobiliers, mais d’autres options existent: transférer au moins un million d’euros au Portugal ou y créer dix emplois.

Une fois le sésame obtenu, les investisseurs ne sont pas obligés de vivre dans le pays de manière permanente, il suffit d’y résider sept jours pendant l’année. De nombreux investisseurs profitent du visa pour voyager librement et faire des affaires dans l’espace Schengen.

Les visas «dorés», dont une partie de l’opposition de gauche a demandé la suppression, doivent être maintenus, a assuré le vice-Premier ministre, Paulo Portas, à l’origine de leur mise en place.

«On ne peut pas mettre dans le même sac» ce mécanisme «utile pour la croissance», qui a «contribué à surmonter la profonde récession du secteur immobilier», et les «éventuels abus ou crimes», a-t-il fait valoir.

Source AFP

[at] Bollinger,
Soyez remercié d'avoir diffusé ce scandale regrettable. L'intention de base était bonne : attirer des investisseurs pour renflouer l'économie. Hélas, la corruption a fait son oeuvre.
Le milieu sera-t-il assaini par la suite ?
Cordialement.
Janina83

stephane bollinger    le bresil secoue par le plus grand scandale de son histoire
20  des dirigeants des 9 grands constructeurs bresiliens entre lesquels oderbrecht et a canargo correia furent detenus cette fin de semaine par la police federale les arrestations suite a une operation sans precedente oprearation lava jato,concerne la somme de 3 milliards d'euros ,les membres du parti des travailleurs de la presidente  dilma rousseff sont impliques,

Ces infos sont devenues une banalité.
Pouvez-vous me citer un pays où la corruption n'est pas monnaie courante
? :/

Gerphin85,

Effectivement ...!  :sosad:  Mais c'est assez terrible d'en arriver à accepter ça ... Du genre "De toute façon, on ne peut rien faire" ... :/

Pouvons nous y faire quelque chose ?  :rolleyes:

Amitiés. :cheers:

roro

Le Portugal est sonné. Pas seulement en raison de l’implication présumée de hauts fonctionnaires et du ministre de l’Intérieur, Miguel Macedo, dans une affaire de corruption. Non, ça, les Portugais sont habitués. Mais à cause de la décision inhabituelle de l’intéressé, qui a choisi contre toute attente de… démissionner, ce dimanche 16 novembre. Dès les premières heures de surcroît, alors que les perquisitions menées par la police judiciaire, à son cabinet, « fuitaient » à peine dans la presse et qu’il n'était même pas (encore) directement mis en cause.
 
Tant de déontologie dans l’une des contrées les plus corrompues d’Europe a de quoi surprendre. Quoi ? Miguel Macedo, figure centrale du gouvernement de centre droit de Passos Coelho, ne s’accroche pas au pouvoir ? Ne multiplie pas les justifications vaseuses ? Non ? Le jeune loup de 55 ans, qui avait notamment fait ses galons, en 2002, dans le gouvernement de Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, prend ses responsabilités. Même s’il nie, bien sûr, en avoir. 
 
« Malgré l'absence de responsabilité personnelle » dans l’affaire, entame ainsi le nouvel ancien ministre de l’Intérieur, « sur le plan politique les choses sont différentes. Un ministre se doit de gouverner sur la base d’une autorité solide, or cette autorité est diminuée ». De sages paroles que les collègues de Miguel Macedo (qui en sait plus qu'il ne veut bien l'admettre) devraient méditer. Car c’est l’ensemble du modèle économique imaginé pour combattre la crise par le gouvernement portugais qui se retrouve aujourd’hui ébranlé.

BIENVENUE DANS L’ESPACE SCHENGEN !
Au-delà des cures d’austérité à répétition infligées aux citoyens-contribuables portugais, sans succès, les fines élites du pays ont en effet mis au point de redoutables outils censés doper la croissance et notamment le marché de l’immobilier, en berne. Parmi ces solutions miracles : ce que la presse a baptisé les « golden visas », des permis de séjour prévues pour une période initiale de cinq ans, délivrées par le Portugal à tout investisseur étranger, non-membre de l’Union européenne, qui accepterait d’y investir soit en capitaux directs à hauteur d'un million d’euros, soit dans l’immobilier pour au minimum de 500 000 euros. Sans surprise, la deuxième option, moins onéreuse, a été préférée. Au détriment de la création d’emplois tant espérée.
 
Plus de 1 500 hommes d’affaires, essentiellement brésiliens, angolais, mais surtout chinois, en auraient donc profité pour obtenir les fameux « visas en or », désireux de pouvoir circuler ensuite, à leur gré, dans l’espace Schengen. Un milliard d’euros aurait par ailleurs été engrangé par le Portugal depuis la mise en place de cette mesure en 2013. Une somme qui est aussi bien allée légalement dans les caisses de l’Etat qu'illégalement donc dans les poches de ses administrateurs, et non des moindres.
 
Si, d’après les premiers éléments de l’enquête, le nom du ministre de l’Intérieur apparaît plusieurs fois, notamment par sa proximité avec une société et un cabinet d’avocats impliqué dans le schéma de corruption, Miguel Macedo ne fait pas partie pour autant des onze personnes écrouées. Contrairement à Manuel Palos, le chef du service d’immigration du pays, Maria Antonia Enes, secrétaire générale du ministère de la Justice ou encore le principal suspect, Antonio Figueiredo, à la tête de l’administration publique en charge des registres et des actes notariés.

UNE AFFAIRE DE FAMILLE
C’est d’ailleurs entre Antonio Figueiredo et Maria Antonia Eanes que se jouerait l’essentiel de l’affaire. Les suspects sont en effet accusés d’avoir eux-mêmes évalué la valeur des biens immobiliers de manière à émettre des « golden visas » plus rapidement, le tout moyennant finance.
 
L’argent atterrissait ensuite dans les coffres d’une banque de la petite ville de Tabuaço, dans le Nord du pays, d’où est originaire Antonio Figueiredo, dans un établissement où travaille encore son cousin. Figueiredo y transférait très discrètement ses avoirs, des commissions estimées à plusieurs dizaines de milliers d’euros tout de même. Selon une méthode simple : le prix des biens immobiliers était soit surévalué, l’excédent permettant d’arroser le réseau, soit à l’inverse sous-évalué, le montant fraudé à l’Etat permettant lui aussi d’alimenter la chaîne. Sur les documents officiels, tous les biens immobiliers étaient toutefois vendus au minimum à 500 000 euros, tel que le veut la loi, mais aucun contrôle sur les fonds véritablement mobilisés n’était effectué.
 
Outre les activités d’Antonio Figueiredo et Maria Antonia Eanes, les autorités s’intéressent également à celles de leur famille respective, à la tête de deux sociétés dans la ligne de mire des enquêteurs : Flowmotion pour le fils et le mari de la secrétaire générale du ministère de la Justice et Golden visa Europe pour Ana Figueiredo qui compte d'ailleurs comme associé un homme d'affaire chinois, Zhu Xiaodong, écroué lui aussi. Selon la dernière fournée de révélations publiées par la presse, le ministre de l'Intérieur démissionnaire serait étrangement intervenu en faveur de l'entrepreneur chinois afin de lui obtenir un petit privilège : un billet pour la Ligue des Champions dont la finale a été arbitrée à Lisbonne fin mai.

UN « LABYRINTHE » POLITIQUE
Mais ce n'est pas tout. Plus dérangeant, Miguel Macedo se serait surtout rendu cet été à la frontière espagnole, aux alentours de Vila Real de Santo Antonio, avec son ami... Antonio Figueiredo, pour échapper précisément aux écoutes que la police avait mis en place et dont Figueiredo avait vraisemblablement eu connaissance. L'affaire des « goldens visas » a-t-elle été évoquée par les deux hommes ? Cette escapade explique-t-elle, à elle seule, la démission express du ministre de l'Intérieur ?

Du côté du contrôle aux frontières, supervisé par Manuel Palos, le troisième homme de l’affaire, on dénonce justement l'intervention du gouvernement. Tout en restant flou. Devant le juge Carlos Alexandre, en charge de l’opération, baptisée « labyrinthe », Manuel Palos aurait effectivement évoqué l'existence d'« instructions », mais nie avoir reçu des commissions de 10 % sur chaque visa délivré en échange de l’accélération des procédures.
 
Accusés également, les services secrets déclarent quant à eux publiquement et sans vergogne avoir procéder à un « nettoyage électronique » du matériel de l’administration publique en charge des registres et actes notariés, (l’IRN), en présence et à la demande de son directeur, Antonio Figueiredo donc, accompagné pour l’occasion par le directeur des renseignements en personne, (rien de moins), qui précise que tout est très « légal ». L'activisme des renseignements dans le dossier n'est pas anodin. L'ancien directeur de l'institution, Antero Luis, aurait lui-même fait l'objet d'écoutes dans cette affaire.

De quoi irriter certains membres du PSD de centre droit cités anonymement dans la presse. Pour eux, les renseignements portugais sont « impliqués dans bien trop de scandales ». Et de poursuivre : « Certaines personnes ont les rênes des services secrets depuis trop longtemps ». Une déclaration qui concerne notamment un certain Julio Pereira, le coordinateur des renseignements, que l’on a notamment vu souper au domicile de Maria Antonia Enes, en compagnie, curieusement, d’Antonio Figueiredo… les principaux accusés.


Source Patricia Neves pour Marianne

dois :

sekupang    je ne suis pas français mais suisse,donc neutre,,,,,, :lol:

Ah oui, le pays des cerf - volants ?

sekupang  cerf volant a 4 pattes,,,, ;)

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