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Élodie à Tokyo : « L'accessibilité m'a fascinée ! »

Interview
Publié l'année dernière
Originaire de la Suisse romande, Élodie avait initialement prévu de s'envoler au Japon pour une année. A présent designer dans le domaine du jeu vidéo, cela fait quatre ans qu'elle a fait de Tokyo son chez-soi.
Elopika

Elopika

Je viens plus ici. J'aimais ce site tout pleins, je pensais pouvoir apporter quelque chose avec mon blog même s'il était un peu spécial en son genre et basé sur la technique. Mais il a été refusé car ne ...

D'où viens-tu, Élodie, et que fais-tu actuellement ?

J'ai 26 ans et je viens de la Suisse romande. Je vivais dans une petite ville industrielle du canton de Neuchâtel. Avant, j'étais une simple étudiante en école d'ingénierie qui rêvait de partir au Japon pour un an. Actuellement, je suis designer dans le domaine du jeu vidéo à Tokyo. Rien à voir avec mon domaine d'études vous me direz ! Depuis petite, je rêvais de pouvoir dessiner des animés ou des mangas. Les hautes techniques d'illustration et la qualité que produisent les Japonais m'attiraient vraiment. C'est pourquoi j'ai tenté à mon tour d'envoyer un petit portfolio à plusieurs entreprises de jeux. Je suis actuellement expatriée depuis 4 ans.

Pourquoi as-tu choisi de t'expatrier au Japon ?

Ce n'était pas du tout le but initial, puisque je partais au Japon uniquement pour une durée d'un an dans le but de pouvoir apprendre la langue correctement dans une école de Japonais sur place, ce que je n'avais jamais pu faire en Suisse. J'apprenais seule avec des livres et sur Internet. Il était temps pour moi d'aller tester et apprendre tout ça sur place. Ensuite, durant cette année, il s'est passé tellement d'imprévus, surtout des rencontres ! J'ai rencontré mon copain et à la fin de mon séjour on ne pouvait plus se quitter. On a donc décidé de se marier et de rester au Japon pour le moment car j'y ai encore des projets mais aussi car il ne connait pas le Français. Cela aurait été un peu difficile pour lui de trouver du travail en Suisse, même avec l'Anglais.

Comment s'est passée ton installation ?

Bien je dirais. Je n'ai pas eu de souci majeur. Durant mon année sabbatique, j'ai déjà pu prendre un petit studio meublé dans lequel je vis toujours. Il m'a juste suffit d'envoyer tous mes cartons par paquebot et remplir beaucoup de paperasse du côté de la Suisse, mais aussi au Japon.

Qu'est-ce qui t'a attirée vers Tokyo ?

Étant une personne qui s'ennuyait de sa campagne où il n'y avait jamais rien d'ouvert le dimanche, j'ai été attirée d'abord par le « on peut tout avoir, à n'importe quelle heure » et puisque je ne voyais pas les choses en petit, il fallait que je choisisse l'une des plus grandes métropoles au monde. J'ai eu la chance de faire un premier voyage de 10 jours, en 2006, dans plusieurs villes du Japon et je suis restée 2-3 jours sur Tokyo. L'accessibilité m'a fascinée ! On peut se rendre facilement partout dans toute la ville en très peu de temps : il y a des trains toutes les 5 minutes. C'est tout ce côté pratique qui m'a d'abord attirée vers la capitale. D'autre part, du fait qu'il y ait beaucoup de monde, il y a aussi beaucoup d'entreprises. Il a donc été plus facile pour moi de trouver du travail sur Tokyo.

Quelles étaient les procédures à suivre pour qu'une citoyenne suisse s'expatrie au Japon ?

Au début, ce qui est déstabilisant c'est qu'il faut un travail pour s'assurer une vie stable ici et à la fois conclure les démarches pour le visa. L'entreprise demande d'avoir le visa en premier. Quant au centre de l'immigration, il demande d'avoir déjà l'emploi. C'est un peu le serpent qui se mord la queue et ce n'est évident pour personne d'entreprendre ces démarches. J'ai eu la chance que cela soit un peu plus simple grâce au visa époux.
Concernant les démarches, il m'a fallu chercher sur internet pour les procédures de visa étudiant. J'ai eu énormément de mal avec l'ambassade du Japon en Suisse car le site n'est pas en Français, il me semble (je me rappelle avoir eu beaucoup de difficultés pour obtenir suffisamment d'informations de l'ambassade et du consulat ). Je suis partie avec un visa étudiant en passant par une agence qui contactait les écoles étrangères. Ainsi, j'ai pu recevoir les papiers et les démarches à faire pour au moins partir un an.
Sur place, il faut se rendre au centre de l'immigration pour établir un nouveau visa, recevoir sa carte de séjour, impérativement obligatoire pour n'importe quel étranger qui pose les pieds au Japon pour une durée de plus de 3 mois. Une fois cette carte en main, il faut se rendre à la mairie la plus proche (celle de son quartier) pour y inscrire ses données, son adresse postale.
Je me rappelle aussi avoir dû faire un saut à l'ambassade de Suisse au Japon pour être enregistré dans la liste des Suisses expatriés au Japon. C'est grâce à cet ambassade aussi que j'ai pu obtenir mon contrat matrimonial. Il a fallu tout de même revenir une fois en Suisse pour annoncer mon départ à ma commune.
En résumé :il faut jongler entre le centre d'immigration, la mairie du quartier et l'ambassade suisse.

As-tu éprouvé des difficultés à franchir ces étapes ?

Moralement, je dirais oui. Rien n'est difficile en soi, mais c'est long. Ça demande du temps et des déplacements de gauche à droite.

Quelles sont les particularités du marché de l'emploi de Tokyo? Est-il difficile pour un expatrié d'y être embauché ?

Cela dépend beaucoup du domaine. Le design marche bien. Tout ce qui touche l'informatique, en principe, fonctionne très bien en ce moment. J'entends aussi beaucoup de bien de la restauration. La plus grande difficulté de trouver du travail pour un étranger c'est sans doute la barrière de la langue, au-delà de l'expérience et des diplômes. Bien sûr, les diplômes et l'expérience sont réclamés lors de la demande d'un visa de travail, mais c'est de loin une réclamation de la part de l'entreprise. Ce que j'entends par là, c'est qu'il est possible de trouver du travail dans un domaine totalement inconnu, sans aucune expérience et de se former sur le tas. Bien sûr, si la langue japonaise est maîtrisée un minimum je dirais. Il y a sans doute beaucoup d'emplois dans lesquels on peut s'en sortir uniquement avec l'Anglais mais l'offre est moindre par rapport à la demande.
C'est pourquoi en apprenant le Japonais, non seulement on se différencie mais on a aussi beaucoup plus de choix et d'outils de recherche en accédant au marché du travail japonais. Il m'a fallu deux mois pour trouver un emploi étudiant (baito) pour me former. Ensuite, j'ai quitté ma première entreprise. Ma seconde recherche d'emploi m'a demandé exactement la même durée : deux mois (pas plus), avec un taux de 30 entreprises. Sur les 30 entreprises, 27 m'ont répondu dans les 8 jours. Sur ces 27 entreprises, j'ai eu jusqu'à 7 entretiens d'embauche.

As-tu eu des difficultés d'adaptation à ton nouvel environnement ?

Si je dois en citer un, c'est bien le travail. Les Japonais ne rentrent pas chez eux à l'heure de sortie de leur travail. Ils restent volontairement. Certaines entreprises ne payent pas les heures supplémentaires effectuées mais malgré ça, ils restent tard le soir sur leur lieu de travail. Il y a des fois j'aimerais bien rentrer pour pouvoir manger avec mon mari ou bien pouvoir voir un bon film à la télé ou lire un livre.
Ma seconde difficulté d'adaptation fut la nourriture. J'adore la nourriture japonaise, mais la nourriture suisse me manque énormément. Une bonne fondue au coin d'un feu, par exemple. J'ai eu du mal à m'habituer à manger du riz tous les jours également.

Qu'est-ce qui t'as le plus surpris à ton arrivée à Tokyo ?

De voir autant de monde sans doute. Je m'y attendais, bien sûr. Tout est serré ici, les appartements, les petits restaurants, on s'y sent parfois étouffé. Ce que je regrette, c'est qu'il faut faire la queue pour absolument tout. Si je désire acheter un petit pain au chocolat au boulanger populaire du coin, il faut attendre dans la file. Les toilettes publiques pour filles en sont un exemple incontournable : toujours bondées ! Par contre, ce qui m'a surpris en bien, c'est le service après-vente ou celui de la poste. Le service postal est impeccable. A la moindre erreur, un message d'excuse y est laissé. Les pizzas livrées à domicile aussi : si la livraison a du retard, on a droit à une réduction sur le prix. Quand on entre dans un magasin, tous les vendeurs nous souhaitent la bienvenue. Si on a la chance de s'y rendre à l'ouverture du centre commercial, on peut y voir tous les vendeurs à l'entrée de leur magasin faire une courbette. Bref, on s'y sent roi !

As-tu eu des difficultés à rechercher un logement ? Quels sont les types de logements qui y sont disponibles et accessibles aux expatriés ?

Il est facile de trouver des « guest house » (vivre à plusieurs sous un même toit) ou des studios meublés accessibles à tous les étrangers, même les non-expatriés qui sont là en tant qu'étudiants. Je souhaite tout de même attirer l'attention sur un point qui peut fâcher certains expatriés. Certaines annonces de logement contiennent la notion « pas d'animaux, pas d'étrangers ». Beaucoup font l'amalgame et prennent les propriétaires pour des racistes. Dans certains cas, oui c'est vrai. Mais dans bien d'autres, il faut se mettre à la place du propriétaire : c'est sans doute un problème de langue. Si on contacte le propriétaire en Japonais et qu'on lui explique calmement notre situation, il y a moyen qu'il accepte.

Que penses-tu du mode de vie des Japonnais ?

De loin, on voit le Japon comme un pays qui brille avec son hospitalité d'argent, ses traditions en or, sa culture restée intacte pendant aussi longtemps. Bien sûr, le revers de la médaille existe partout. Je ne trouve pas les Japonais spécialement heureux dans leur manière de vivre. A trop travailler, ne jamais voir leurs proches, leurs familles. L'individualisme est fortement ancré ici. Si quelqu'un se fait agresser dans la rue, il faut un certain temps avant que quelqu'un vienne à son aide. Certains ne se gêneront pas de filmer la scène avec leurs téléphones. Ce sont des éléments qu'on retrouve un peu partout certes ! Mais je trouve les Japonais bien plus touchés par le phénomène, ainsi que par le manque de communication entre eux. Je ne décris que ce que je vis et vois ici sur Tokyo. Il y a aussi un facteur « grande cité » à prendre en compte. Ça ne sera pas du tout pareil à la campagne que dans les grandes villes.
Malgré tout, les Japonais resteront très hospitaliers et toujours prêts à vous aider si vous avez un problème. Il y a beaucoup de bonnes personnes et c'est tout ce qui compte. Bien que le travail semble passer avant les amis et la famille, je les trouve maniaques ! Dans le bon sens du terme, bien sûr. Qu'il s'agisse de jeux, de loisirs, d'un sport ou d'un métier, ils feront tout pour se rapprocher le plus possible de la perfection. Ils ont une soif indescriptible pour le progrès et l'amélioration. C'est sans doute pourquoi la vie est tellement pratique ici.

Une idée reçue qui s'est avérée fausse ?

Il n'y en a pas qu'une mais beaucoup ! Pour reprendre l'exemple du travail. On dit que les Japonais sont toujours au boulot, n'ont jamais de vacances. Alors oui, ils en ont peu mais ils en ont ! Il y a aussi pas mal de jours fériés durant l'année en plus des jours de congés auxquels ils ont droit. Ensuite, on les voit comme des machines au travail, mais entre 8h de travail en Europe et 14h de travail au Japon, j'ai l'impression qu'en Europe les gens sont plus efficaces. Ils ne sont pas fatigués et donc travaillent efficacement et ne font pas beaucoup de papotages inutiles ou des pauses par ci ou par là. Ici, certains employés dorment à leur bureau l'après-midi.

A quoi ressemble ton quotidien à Tokyo ?

La semaine, c'est métro-boulot-dodo. Je me lève à 5h30 pour cuisiner mon bento (= repas pique-nique à emporter au boulot) et celui de mon mari. A 7h, je prend mon petit déjeuner, puis à 8h je pars au travail. J'arrive à mon entreprise vers 9h30. Ensuite, cela dépend beaucoup du travail en cours, mais il n'est pas rare que je rentre après 22h. J'arrive donc chez moi à 23h30, je mange, puis je me couche. Le lendemain, c'est le même refrain. Heureusement que j'ai le week-end pour souffler un peu.

Que fais-tu pendant ton temps libre ? Quels sont les loisirs accessibles aux expatriés ?

J'adore sortir le week-end dès que le temps me le permet ! J'aime aller faire les magasins, me balader à Akihabara à la recherche de nouveaux jeux ou d'autres gadgets électroniques. Je préfère tout de même les lieux calmes comme mon quartier, Katsushika. Il y a beaucoup d'endroits verts. J'aime tester de nouveaux cafés à l'ambiance chaleureuse. Pour les expatriés, je dirais que tout est accessible, rien n'est restreint. Sur Tokyo, beaucoup d'établissements ont leur menu ou pancarte en Anglais pour ceux qui ne maitrisent pas le Japonais.

Qu'est-ce qui te plait le plus à Tokyo ?

Les buildings peut-être. Je sais que ce n'est pas quelque chose de propre à Tokyo. Mais monter au sommet d'un panorama (la Sky Tree pour n'en citer qu'un) pour regarder Tokyo d'en haut : on voit le monde plus petit. Tokyo de nuit, de jour, le mont Fuji que l'on peut voir au loin, si le temps le permet... Quand je me retrouve au sommet d'un panorama et que je regarde tous ces buildings, tout ce petit monde, je ne pense qu'à une chose : Tokyo, mon chez moi.

Qu'est-ce qui te manque le plus par rapport à la Suisse, ton pays d'origine ?

Ma famille, bien sûr ! Puis, la nourriture, en particulier le fromage. Je regrette aussi les étés où il ne faisait pas plus de 25 °C. L'air était lui aussi sec et agréable. Ici, il fait humide, on dégouline et c'est très désagréable.

Tes spécialités culinaires locales préférées ?

Les takoyaki et les taiyakis. Les takoyaki sont des boulettes de pâte ressemblant un peu à la pâte à crêpe. A l'intérieur, il y a un morceau de poulpe. On les recouvre souvent de sauce, de mayonnaise et de gingembre rose. Un régal ! En ce qui concerne les taiyaki, ce sont de petits gâteaux en forme de poisson. Ils sont fourrés de pâte sucrée d'haricots rouges le plus souvent, parfois au chocolat ou à la crème.

Un évènement particulier que tu as vécu au Japon et que tu voudrais partager ?

Il n'y a pas d'évènement en particulier qui me revienne en tête. Pour en citer un, c'est la magie de la langue. Certes, le Japonais est difficile au début. On a l'impression qu'on n'arrivera jamais à le parler car il est très différent des langues latines. Sans s'en rendre compte, on commence à l'écouter de manière naturelle et à pouvoir s'exprimer.
Ce petit quelque chose, je le souhaite à tout le monde, que cela soit en Japonais ou dans une toute autre langue. Avant, il fallait que je fasse des recherches sur internet en Français ou en Anglais pour en apprendre plus sur les mythes, les traditions du Japon que j'aimais. Désormais, je peux poser mes questions et apprendre des gens autour de moi, apprendre leur traditions, leur manière de vivre, devenir un Japonais en quelque sorte. En tant qu'expatrié, c'est l'une des plus belles réussites, selon moi.

Quel est ton avis sur le coût de la vie à Tokyo ?

Dire que la vie n'est pas chère ici serait tout de même un mensonge quand on sait que c'est l'une des villes les plus chères au monde. Les salaires sont bas et les logements sont petits et chers. Par contre, il est possible de bien manger pour moins de 10€ facilement et beaucoup. Je commence bientôt le karaté. J'ai aussi été surprise par le prix des leçons : à peine 9€ la leçon d'une heure par semaine. Si on ne vit pas au centre de Tokyo, les prix des loyers sont acceptables. Au vu d'une accessibilité efficace, beaucoup choisiront aussi de vivre dans les préfectures des alentours (Chiba, Kanagawa ou Saitama).

Des conseils aux personnes qui souhaiteraient s'expatrier au Japon ?

Ne pas avoir peur, oser franchir le pas et vivre chaque jour une grande aventure. J'ai toujours détesté avoir une routine dans la vie. Bien sûr, je peux pas y échapper. Le travail et les aléas de la vie font que j'ai tout de même une routine. Mais afin d'éviter qu'elle soit redondante, j'ai choisi de voir la vie dans un pays complètement à l'inverse de mes origines. Au début, c'est déstabilisant, mais on se rend compte qu'on progresse petit à petit chaque jour et tout devient plus facile et plus amusant. Les débuts ont toujours été durs. Donc, ce que je peux conseiller c'est d'être prêt mentalement déjà.
Ensuite, il faut aimer le Japon pour ce qu'il est et pas comme il devrait être. Par là, j'entends que beaucoup connaissent le Japon pour ses animés et ses mangas. Ce n'est pas un mal, j'adore moi aussi. Mais certains s'arrêtent là. Le Japon, ce n'est pas que ça, c'est bien plus.
J'aimerais aussi rajouter que même si on s'expatrie sans savoir parler le Japonais, ce n'est pas un problème en soi. Mais je souhaiterais que n'importe qui projetant de s'expatrier dans un pays étranger fasse au minimum l'effort d'apprendre un peu la langue locale. Personnellement, je n'aime pas la tendance de certains Japonais de croire que les étrangers sont incapables de parler le Japonais et qu'ils sont tous des touristes. C'est un peu comment je suis considérée si je ne leur parle pas de mon histoire. C'est sans doute la faute des gens qui n'ont pas voulu faire l'effort de s'adapter et qui ont voulu plutôt changer ce beau pays en le leur.
Donc, s'il vous plaît, même si vous n'avez plus l'âge pour apprendre, c'est loin d'être une excuse. Juste les salutations, des mots, 2-3 caractères pour lire ou écrire, c'est déjà beaucoup et vos efforts seront récompensés. Ma boîte de messagerie privée est également ouverte à tout le monde ! Si vous voulez en savoir plus ou si vous avez des questions, je vous apporterai volontiers ma part de conseils.

Tes projets d'avenir ?

Pour le moment, j'ai pour projet de devenir une designer suffisamment expérimentée pour pouvoir intégrer une entreprise de jeux vidéos un peu plus grande. J'ai le rêve de devenir directrice artistique de futurs projets de jeux. Mais cela demande beaucoup d'investissements. A l'inverse, je rentrerai peut-être un jour en Suisse pour montrer à mon mari les paysages de ce pays, retrouver ma famille et pouvoir retrouver un travail qui demande moins d'investissements sur le temps de travail.

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