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Déménager au Chili

Relocating to Chile
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Mis à jour parVeedushi Bissessurle 09 Avril 2026

S’installer au Chili demande une préparation rigoureuse, notamment en ce qui concerne les visas, les documents et les délais. Les récentes évolutions en matière d’immigration impliquent que la plupart des démarches administratives doivent être effectuées avant l’arrivée, ce qui rend une préparation en amont indispensable pour une installation sans encombre. Ce guide explique comment s’installer au Chili étape par étape, en détaillant les options de visa, les documents requis, l’organisation du déménagement ainsi que les principales démarches à effectuer avant et après l’arrivée.

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Vue d'ensemble du déménagement au Chili

Le Chili attire des expatriés venus de tous horizons, attirés par son cadre de vie varié, sa relative stabilité politique et des coûts du quotidien plus accessibles qu'en Europe ou en Amérique du Nord. Le pays s'étend sur plus de 4 000 kilomètres du nord au sud, offrant des environnements radicalement différents : désert aride, vallées viticoles, lacs andins, forêts tempérées et glaciers. Cette diversité géographique signifie aussi que le choix de la ville d'installation est une décision à part entière.

Sur le plan économique, la croissance annuelle du PIB est projetée à 2,3 % pour 2026, et l'inflation est retombée à 2,40 % en février 2026, son niveau le plus bas depuis août 2020. Cette stabilité des prix rend la planification budgétaire plus prévisible, notamment pour les dépenses courantes comme l'alimentation et le logement.

Les défis les plus fréquemment cités par les expatriés concernent la lenteur des procédures administratives liées à la résidence et l'évolution du contexte sécuritaire dans certaines grandes villes. Santiago et Antofagasta connaissent une hausse des incidents liés à la petite délinquance et à la criminalité organisée, tandis que des villes comme Valdivia ou Puerto Varas conservent un environnement nettement plus tranquille. Cette réalité ne doit pas décourager, mais elle mérite d'être intégrée dans la réflexion sur le mode de vie au Chili et sur le lieu de vie.

Planifier votre déménagement au Chili

Un déménagement au Chili se prépare idéalement six à huit mois à l'avance, en raison des délais de traitement des visas. La règle la plus importante à retenir est celle-ci : depuis l'entrée en vigueur de la loi d'immigration Ley 21.325 en 2022, il n'est plus possible d'arriver au Chili en tant que touriste et de régulariser sa situation sur place. Toutes les demandes de visa temporaire doivent être soumises en ligne depuis l'étranger, via le portail du Servicio Nacional de Migraciones (SERMIG). Les seules exceptions prévues concernent les personnes ayant un lien familial direct avec un ressortissant chilien et les femmes enceintes.

Le visa le plus couramment utilisé est la Residencia Temporal, valable jusqu'à deux ans. Il existe plusieurs sous-catégories : le visa lié à un contrat de travail (Sujeto a Contrato), le visa pour personnes disposant de revenus passifs ou d'investissements (Rentista), et d'autres catégories adaptées à des situations spécifiques. Les citoyens français de moins de 30 ans peuvent également postuler au Permis Vacances Travail (PVT), qui permet de voyager et de travailler au Chili pendant une durée maximale d'un an.

Après avoir maintenu un statut de résident temporaire pendant environ 18 mois, il est possible de demander la résidence permanente. La naturalisation, quant à elle, requiert environ 2,5 ans de résidence légale continue. Ces délais soulignent l'importance d'anticiper chaque étape.

Préparation financière avant le départ

Évaluer son budget avant de partir est indispensable pour éviter les mauvaises surprises à l'arrivée. Pour un expatrié vivant seul à Santiago, les dépenses mensuelles courantes hors loyer s'échelonnent autour de 672 700 CLP (environ 690 EUR). Pour une famille de quatre personnes, ce montant s'élève à environ 2 414 600 CLP (environ 2 470 EUR) hors loyer. Les coûts dans des villes secondaires comme Valdivia, Concepción, Temuco ou La Serena sont généralement de 20 % à 25 % inférieurs à ceux de la capitale.

Le salaire mensuel net moyen après impôts à Santiago se situe entre 646 000 et 785 000 CLP (environ 660 à 800 EUR), ce qui donne une idée du niveau de vie local et de l'effort financier que représente un loyer dans certains quartiers. Pour mieux comprendre vos obligations fiscales sur place, il est utile de consulter un guide sur les impôts au Chili.

La première démarche financière à effectuer au Chili est l'obtention d'un numéro fiscal, appelé RUT (Rol Único Tributario). Sans ce numéro, il est impossible d'ouvrir un compte bancaire classique ou de signer un contrat de travail. Les expatriés qui n'ont pas encore reçu leur visa définitif peuvent demander un RUT provisorio auprès du Servicio de Impuestos Internos (SII) en remplissant le formulaire 4415. Ce numéro provisoire permet d'effectuer certaines démarches bancaires et commerciales dans l'attente de la régularisation complète.

Bon à savoir :

Prévoyez une réserve d'urgence couvrant au moins trois mois de dépenses. Les délais administratifs peuvent prolonger la période sans revenu local, et certains frais d'installation, comme la caution de logement ou la commission d'agence, sont à régler immédiatement à l'arrivée.

Expédier vos affaires au Chili

La quasi-totalité des marchandises importées par voie maritime au Chili transite par les ports de San Antonio et de Valparaíso, qui traitent environ 97 % des flux d'importation et d'exportation. Si vous faites appel à une société de déménagement internationale, celle-ci gèrera en principe la logistique portuaire. Il est vivement recommandé de choisir une société proposant un service porte-à-porte, qui prend en charge la coordination avec les autorités douanières chiliennes à destination.

Les délais de transit maritime varient selon le pays d'origine et peuvent aller de plusieurs semaines à plusieurs mois. Il est donc préférable de prévoir un hébergement temporaire à l'arrivée, sans compter sur la disponibilité immédiate de vos affaires. Pour préparer le dossier de dédouanement, deux documents sont indispensables :

  • Un inventaire détaillé et valorisé en USD (listado valorado en USD) de tous les biens expédiés.
  • Le connaissement original (conocimiento de embarque), émis par la compagnie de transport maritime.

Ces documents sont exigés par le Servicio Nacional de Aduanas pour traiter le dossier de dédouanement. Toute erreur ou omission dans l'inventaire peut entraîner des retards significatifs.

Réglementation douanière au Chili

Les douanes chiliennes, gérées par le Servicio Nacional de Aduanas, appliquent des règles spécifiques aux expatriés important leurs biens personnels. Les étrangers titulaires d'un visa de résidence temporaire ou d'un visa lié à un contrat de travail ont le droit d'importer leurs effets ménagers usagés (menaje de casa) en franchise des droits de douane habituels de 6 % et de la TVA de 19 %. Cette exemption est soumise à plusieurs conditions :

  • Les biens doivent être clairement usagés et en quantité non commerciale.
  • Ils doivent avoir été acquis dans le pays d'origine avant le départ pour le Chili.
  • L'envoi doit arriver au Chili dans un délai de 120 jours avant ou 120 jours après l'arrivée du bénéficiaire. Le directeur régional des douanes peut accorder une prorogation unique en cas de situation justifiée.

Les personnes arrivant en tant que touristes ne bénéficient pas de cette franchise pour les effets ménagers. Elles sont limitées à leurs bagages personnels et à une franchise de 500 USD sur les achats réalisés en boutique hors taxes à l'aéroport à l'arrivée.

Ce qu'il faut emporter au Chili et ce qu'il vaut mieux laisser

Certains documents doivent absolument voyager avec vous dans vos bagages à main et ne doivent jamais être expédiés dans un conteneur. Il s'agit notamment des actes de naissance originaux apostillés, des diplômes universitaires et des extraits de casier judiciaire récents. Ces pièces sont indispensables pour les démarches de résidence et d'emploi au Chili.

Sur le plan électrique, le Chili fonctionne à 220 V / 50 Hz et utilise des prises de type C et L. Les appareils conçus pour le 110 V ne sont pas directement compatibles. Plutôt que d'apporter des transformateurs de tension encombrants, il peut être plus pratique d'acheter les gros électroménagers sur place.

En matière de garde-robe, les besoins varient considérablement selon la région où vous vous installez. Santiago connaît des étés chauds pouvant dépasser 35 °C et des hivers froids avec des températures proches de 0 °C : une garde-robe complète pour les quatre saisons est nécessaire. Dans le nord, Antofagasta bénéficie d'un climat désertique doux toute l'année. En Patagonie, en revanche, des vêtements chauds et imperméables, adaptés aux conditions hivernales sévères, sont indispensables.

Préparer son départ pour le Chili

Plusieurs démarches doivent être finalisées dans votre pays d'origine avant d'embarquer. L'extrait de casier judiciaire demandé pour votre dossier de visa doit avoir été émis moins de 90 jours avant la date de dépôt de votre demande auprès du SERMIG, qui rejette systématiquement les documents périmés. Tous vos documents civils et universitaires doivent être apostillés ou légalisés par le consulat chilien de votre pays avant votre départ. Si vous avez besoin de traductions assermentées de vos documents officiels, prévoyez ce délai dans votre planning.

Si vous postulez pour un visa Sujeto a Contrato, votre contrat de travail doit être finalisé, signé et notarié auprès du consulat chilien de votre pays avant votre départ. Ce n'est qu'une fois cette étape accomplie que votre dossier de visa pourra être soumis.

En matière de couverture santé, il est essentiel de souscrire une assurance internationale incluant l'hospitalisation et le rapatriement avant de quitter votre pays. À votre arrivée au Chili, vous n'aurez pas encore accès au système public de santé (Fonasa) ni aux assureurs privés (Isapres) : ces droits ne s'ouvrent qu'une fois le RUT définitif et un contrat de travail en main.

Premiers pas à l'arrivée au Chili

À l'arrivée, plusieurs démarches sont à enclencher sans tarder. Vous disposez de 30 jours à compter de l'approbation de votre visa pour vous rendre au Registro Civil et obtenir votre carte d'identité chilienne (Cédula de Identidad). Ce document devient rapidement indispensable pour de nombreuses démarches du quotidien.

Si vous avez besoin d'un numéro fiscal immédiatement, avant la délivrance de votre visa définitif, vous pouvez demander un RUT provisorio auprès du Servicio de Impuestos Internos (SII) en remplissant le formulaire 4415 en ligne ou directement dans l'un de ses bureaux.

Pour la téléphonie, l'achat d'une carte SIM prépayée à l'aéroport auprès d'opérateurs comme Entel, Movistar ou WOM est la solution la plus simple dans un premier temps. Les contrats postpayés nécessitent un RUT définitif.

L'ouverture d'un compte bancaire est une étape souvent complexe pour les nouveaux arrivants. Les banques traditionnelles exigent généralement un RUT définitif et parfois un historique de crédit local. Cependant, il est possible d'ouvrir un compte bancaire au Chili de base appelé Cuenta RUT auprès de BancoEstado avec un passeport et un RUT provisorio. Des plateformes fintech comme Global66, MACH ou Tenpo permettent également d'ouvrir un compte avec une simple vérification par passeport, sans attendre le RUT définitif.

S'installer dans votre nouveau logement au Chili

Louer un appartement à Santiago, Viña del Mar ou Concepción implique généralement de signer un bail d'un an, de verser le premier mois de loyer à l'avance et de payer une caution équivalente à un mois de loyer, appelée mes de garantía. Si vous passez par une agence immobilière, une commission de courtage (comisión de corretaje) est à prévoir : elle représente en règle générale 50 % d'un mois de loyer, majorée de 19 % de TVA.

Les propriétaires sont souvent exigeants envers les locataires étrangers. Les documents généralement demandés comprennent :

  • Un passeport valide ou une Cédula de Identidad.
  • Un contrat de travail en cours.
  • Des justificatifs de revenus démontrant un salaire net au moins égal à trois fois le montant du loyer.
  • Un certificat DICOM, l'équivalent chilien d'un rapport de solvabilité.

Il est également très courant que le propriétaire exige un aval chileno, c'est-à-dire un garant local disposant de revenus stables et d'un bon historique de crédit. Si vous ne pouvez pas en présenter un, il vous sera souvent demandé de payer plusieurs mois de loyer d'avance pour compenser ce risque. Pour en savoir plus sur toutes les options de logement au Chili pour les expatriés, consultez notre guide dédié.

En dehors du loyer, les charges courantes incluent l'électricité (par exemple auprès d'Enel) et l'eau (par exemple auprès d'Aguas Andinas), facturées séparément. Dans les immeubles en copropriété, des charges de copropriété mensuelles, appelées gastos comunes, s'ajoutent au loyer. Elles couvrent les charges communes comme l'électricité des parties communes, la sécurité et l'entretien des équipements. Ces frais varient généralement entre 80 000 et 150 000 CLP (environ 80 à 155 EUR) par mois selon les prestations et la localisation de l'immeuble.

Conseils pratiques pour bien s'installer au Chili

Santiago concentre la majorité des opportunités professionnelles dans le secteur corporate, mais vivre dans une ville secondaire comme Valdivia, Puerto Varas ou Temuco offre un rythme de vie différent, une nature omniprésente et des coûts de logement nettement inférieurs. Cette option mérite d'être sérieusement envisagée si votre activité professionnelle le permet.

Pour la vie quotidienne, plusieurs outils locaux facilitent l'installation. Les plateformes Portalinmobiliario et Yapo sont les références pour la recherche de logement. Pour les courses à domicile, Cornershop est très utilisé dans les grandes villes.

Pour les expatriés souhaitant s'appuyer sur un réseau francophone, l'association Santiago Accueil et l'Union des Français de l'Étranger (UFE) proposent des événements, des ressources pratiques et un accompagnement à l'installation pour les nouveaux arrivants.

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Foire aux questions

Qu'est-ce que le mes de garantía lors de la location d'un logement ?

Le mes de garantía est une caution standard équivalante à un mois de loyer, versée au propriétaire au moment de la signature du bail. Il couvre les éventuels dégâts causés au logement ou les factures impayées à la fin de la période de location. Ce dépôt doit, en principe, être restitué dans un délai raisonnable après l'état des lieux de sortie, si aucun préjudice n'est constaté.

Comment ouvrir un compte bancaire au Chili sans RUT définitif ?

Les banques traditionnelles exigent généralement un RUT définitif. Toutefois, BancoEstado permet d'ouvrir un compte de base appelé Cuenta RUT avec un passeport et un RUT provisorio. Des applications fintech comme Global66, Tenpo et MACH proposent également des comptes accessibles avec une simple vérification par passeport, sans attendre le RUT définitif.

Faut-il impérativement un garant local pour louer un appartement ?

Les propriétaires et agences immobilières au Chili demandent très fréquemment un aval chileno, c'est-à-dire un garant local disposant de revenus stables et d'un bon historique de crédit. Les expatriés qui n'en ont pas peuvent négocier en proposant de régler plusieurs mois de loyer d'avance. Cette pratique est acceptée dans certains cas mais reste à la discrétion du propriétaire.

Mes effets ménagers sont-ils soumis aux droits de douane ?

Les titulaires d'un visa de résidence temporaire ou d'un visa lié à un contrat de travail peuvent importer leurs effets ménagers usagés en franchise des droits de douane de 6 % et de la TVA de 19 %. L'envoi doit arriver au Chili dans un délai de 120 jours avant ou après votre date d'entrée sur le territoire. Les biens doivent être clairement usagés et acquis dans votre pays d'origine avant le départ.

Qu'est-ce que les gastos comunes dans un contrat de location ?

Les gastos comunes sont des charges mensuelles de copropriété que le locataire paie en plus du loyer. Elles couvrent les coûts liés aux parties communes de l'immeuble : électricité, sécurité, enlèvement des ordures et entretien des équipements collectifs. À Santiago, ces charges se situent généralement entre 80 000 et 150 000 CLP (environ 80 à 155 EUR) par mois selon le standing de l'immeuble.

Comment obtenir un RUT provisorio ?

Les étrangers ayant besoin d'un numéro fiscal avant de recevoir leur visa définitif peuvent demander un RUT provisorio en remplissant le formulaire 4415 auprès du Servicio de Impuestos Internos (SII), soit en ligne, soit directement dans l'un de ses bureaux. Ce numéro provisoire permet d'effectuer certaines démarches bancaires et commerciales dans l'attente de la régularisation complète.

Combien coûte la vie pour un expatrié célibataire à Santiago ?

Hors loyer, les dépenses mensuelles courantes d'un expatrié vivant seul à Santiago s'établissent autour de 672 700 CLP (environ 690 EUR). Le loyer d'un appartement d'une pièce en centre-ville varie généralement entre 350 000 et 650 000 CLP (environ 360 à 665 EUR), et entre 270 000 et 500 000 CLP (environ 275 à 510 EUR) en dehors du centre. Ces montants sont sensiblement plus bas dans des villes secondaires comme Valdivia ou Temuco.

Vous préparez votre déménagement au Chili et vous avez des questions spécifiques ? Rejoignez la communauté Expat.com pour échanger avec des expatriés qui ont déjà vécu cette expérience et obtenir des conseils concrets sur votre situation.

Nous faisons de notre mieux pour que les informations fournies dans nos guides soient précises et à jour. Si vous avez toutefois relevé des inexactitudes dans cet article, n'hésitez pas à nous le signaler en laissant un commentaire ci-dessous et nous y apporterons les modifications nécessaires.

A propos de

Détentrice d'un diplôme approfondi de langue française, j'ai été journaliste à Maurice pendant 6 ans. Je compte une douzaine d'années d'expérience en tant que rédactrice web bilingue à Expat.com, dont cinq au poste d'assistante éditoriale. Avant de rejoindre l'équipe d'Expat.com, j'ai occupé le poste de journaliste/reporter au sein de plusieurs rédactions mauriciennes. Mon expérience de plus de 6 ans dans la presse mauricienne m'a permis de côtoyer plusieurs personnalités et de couvrir de nombreux événements sur différentes thématiques.

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