Les hôpitaux publics
J'ai passé une bonne partie de la nuit de mercredi à jeudi dans la capitale. Ma voisine se plaignait de douleurs à la poitrine et je me suis proposé de l'emmener à l'hôpital.
N'ayant pas d'assurance, je l'ai emmenée dans l'hôpital public de Villa Mella. C'est le commencement d'une très longue nuit. Je suis parti à 20h30 pour ne revenir chez moi qu'à 5h00 du matin.
Près d'une centaine de personnes se massait à l'entrée de cet hôpital. Des cas plus ou moins grave, mais toutes étaient en souffrance. Des jeunes et des vieux, des hommes et des femmes, des êtres humains à la recherche de réconfort.Ma voisine a fini par voir un médecin qui l'a envoyé dans un second hôpital pour passer un électrocardiogramme. Je plains les gens qui ne sont pas véhiculé car j'imagine la difficulté à 21h00 le soir pour trouver un taxi, en cas d'urgence. Bref, j'étais là pour elle. Nous sommes arrivés dans ce deuxième hôpital et là, j'y suis resté jusqu'à 5h00 du matin. Un temps que je n'oublierai jamais.
Une vie s'organise autour de cet hôpital. Il y a d'abord ce vigile qui doit filtrer les entrées, armé d'une batte de baseball, de façon peut être à intimider les plus téméraires.
Il y a un couple venu vendre des sandwichs et des boissons fraîches, et qui repartent sur le coup de 2h00 du matin lorsque la glacière est vide. Il y a un chauffeur de taxi qui attends le client, qui drague tout ce qui porte une jupe. Il y a tous ces chiens qui attendent , eux, qu'on leurs donnent un reste de repas. Tout le monde mange et bois. C'est incroyable : A toute heure, le dominicain mange, travail ou pas. Il y a même eu un livreur de pizzas qui est arrivé pour livrer à un malade affamé une grande et une petite. Il a eu toutes les peines du monde pour passer l'obstacle du vigile. Il y a eu le balais incessant des voitures de police qui arrivent avec des Haïtiens menottés qu'ils ont bien cognés au préalable ou chargés de clochards ensanglantés et que l'on exibe à la population. Il y a le cris de ces femmes qui viennent de perdre un être cher ( 3 cette nuit là ). Il y a ce cadavre que l'on fait circuler d'un endroit à un autre, à l'extérieur, et que le vent fait s'envoler les papiers qui l'enveloppait. A minuit arrive un gars sur une moto avec sa remorque. Il distribue du café aux miséreux qui zonent autour de l'entrée. Ils ont droit à la lecture de la bible gratuitement en plus.
Quand à moi, vers 3h00 du matin, je suis allé dans un troisième hôpital pour faire analyser le sang de mon amie, puisqu'il n'y avait pas ce service où nous étions. Qu'aurait fait ma voisine sans être véhiculée ? Le mari de ma voisine m'a dit : Je vais essayer de payer une assurance pour ne plus vivre cela.
Il y a une vie autour de cet hôpital. Un fatalisme qui fait que rien n'est important, tout est normal. J'ai été choqué car je ne suis pas habitué à voir cette vie là.
Je suis d'autant plus choqué qu' hier à 14h00, ma belle soeur dominicaine est décédée, faute d'avoir pu être emmenée rapidement à l'hôpital.
Le fatalisme ou autre, appelez cela comme vous voudrez ; cette vie est bien injuste.
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Il n'y avait pas de Georges Clooney aux urgences de l'hôpital Juan Bosch de la Vega, pourtant il a fallu que je vive comme dans un film pour pouvoir supporter cet "épisode malheureux".
Tout a commencé mardi 19 avril, 20h, par un coup de fil de mon amie Québécoise Marie Josée; Yann était chez elle, en état de choc. José Luis, avec lequel il était parti faire un footing, avait été heurté semble t-il par une voiture qui avait pris la fuite. Yann avait tenté d'arrêter des motards pour qu'ils aillent chercher du secours, en vain. Ses cris avaient fini par alerter des voisins, José Luis venait d'être pris en charge par une voiture et transporté à l'hôpital . J'ai tenté de garder tout mon sang froid et suis parti de chez nous en oubliant de fermer la porte...Aux urgences de Cabrera, la cour était noire de monde, la première chose que j'ai entendu c'était les hurlements de l'une de ses surs et quelqu'un m'a dit: "il va mourir". Yann m'a supplié :"n'approche pas !" mais je suis rentrée dans la salle, il était sous perf, le visage en sang. Un de ses beaux frères, Vitibaldo, capitaine des pompiers, m'a informé que l'ambulance de la croix rouge allait arriver si je donnais l'argent pour l'essence, une chance, quelques jours plutôt nous avions vécu le désespoir d'une famille qui cherchait le conducteur introuvable de celle ci, l'ambulance des pompiers étant en panne et celle de l'hôpital sans moteur..Sa sur, à peu près calmée ne voulait pas le quitter, elle est montée dans l'ambulance, j'ai donc suivi avec ma voiture. A Payita, village de la famille de José Luis sont montés avec moi ses parents, 3 de ses frères, et un ami que je ne connaissais pas. Nous étions 8 en tout. Voyage éprouvant. La Vega est à 150 km de Cabrera. Il pleuvait, je ne connaissais pas la route qui comme la majorité des routes de Rep Dom n'a ni lignes blanches ou jaunes ni accotements, je n'entendais que des larmes, des incantations, des supplications à Dieu. Par chance, Vitibaldo était relié par téléphone au chauffeur de l'ambulance ; nous savions ainsi que l'état de José Luis ne s'était pas aggravé, qu'il n'avait pas perdu conscience. Cela m'a aidé à tenir le coup pendant les 3 h de route. A l'arrivée à l'emergencia de cet hôpital spécialisé en traumatologie nous n'avons pas été autorisé à entrer, une seule personne peut accompagner le patient et Mercedes était avec lui. Elle nous a enfin rejoint et là j'ai cru que tout était fini; elle ne tenait pas debout, hoquetait, n'arrivait pas à parler, ne pouvait que pleurer et s'effondrait dans les bras de chacun. Tous étaient en larme, tous hurlaient à Dieu de leur laisser leur fils, leur frère. J'allais de l'un à l'autre, tentant de les réconforter quand enfin un médecin est sorti disant: "il est stable, n'est pas prêt de manger de la viande mais dans 4 jours il est chez lui" ce n'était pas l'exacte vérité mais je pense que c'est un moyen comme un autre de calmer l'expression de la peine et de la douleur des dominicains qui ne s'expriment que dans l'excès.
La nuit s'est poursuivi sur ce parking entre scènes de désespoir et discussions sur ce qui avait bien pu se passer. José Luis n'avait aucun dommage sur le corps, seule la tête avait été durement touchée, or il est bien plus haut qu'une voiture dont il avait été heurté par quelque chose sortant de cette voiture . Yann était environ 1m 50 devant lui, avait vu un pick up passer sans lumière a ses côtés et entendu immédiatement après un bruit très sec, en se retournant il découvrait José Luis a terre mais n'avait bien sur pas eu le réflexe de chercher à identifier le véhicule.
Mercredi matin nous avons pu entrer à l'hôpital, à l'étage de l'unité des soins intensifs, nous avons attendu des heures pour voir passer son chariot qui partait en chirurgie pour faire une trachéotomie, réparer la fracture de la mâchoire et consolider les dents avec des bagues, et pour voir repasser ce même chariot quelques heures après. Impressionnant tellement il était méconnaissable et toujours les mêmes scènes de larmes, de prières de trop plein d'émotions de la part de la famille. Puis à commencé dès le jeudi le rituel des visites quotidiennes ; on entre 2 par 2 à l'UCI , on enfile une blouse, on se lave les mains au désinfectant, on doit se tenir face au lit , bras dans le dos, interdiction de parler au malade. Deux minutes dans le silence, on a l'horrible sentiment de se recueillir face à la mort qui rôde. On sort de là dévasté et chaque jour le rituel recommence, pour nous cela durera 9 jours. D'autres sont là depuis des mois.
En dehors de ce rendez vous quotidien, la vie s'organise, bien sur il n'y a rien pour accueillir les familles qui viennent parfois de très loin, alors la nuit on déploie des couvertures à même le sol, on se lave au lavabo de l'unique wc des urgences, ma chance est d'avoir une voiture, je suis telle une SDF, avec mon sac de couchage, dormant quelques heures sur le parking de l'hôpital mais j'ai au moins un peu de calme et d'intimité.
Les journées sont rythmées par l'arrivée des ambulances.
Jeudi, veille du grand pont de la semaine sainte, la soirée semblait tranquille jusqu'à l'arrivée d'une jeune femme en tenue sexy, totalement griffée et rouge de coups de poings reçus, il se révélera que dansant trop collée à un homme,la légitime de ce dernier soit rentrée en action. Elle devait avoir comme beaucoup de dominicaines de faux ongles en résine car elle ne l'avait pas loupée. La victime de cette furie avait également une belle estafilade au bras puisqu'elle avait eu, de plus, la malchance de se trouver dans la ligne de mire d'un tireur fou, elle fut suivie en effet assez vite de 4 blessés par balles, un inconnu avait tiré, semble t-il sans raison, sur un groupe de gens en train de danser et de boire dans une station service du coin. Aucune blessure très grave mais beaucoup d'excitation. Toujours le même scénario ; les blessés arrivent d'abord, en moto, en taxi ,en guagua bref avec le premier qui passe et veut bien les prendre en charge puis suivent les membres des familles qui sont parfois nombreuses et comme à chaque fois, tout le monde veut rentrer dans les salles de soins. La "seguridad" assez imposante, armée, est débonnaire, sympathique mais ferme. Les familles finiront sur le parking où les conversations iront bon train, à voix très haute, une bonne partie de la nuit.
Vendredi saint la panique débutera dès 15h avec l'arrivée des blessés d'une guagua entrée en collision avec un camion. Ballet incessant d'ambulances amenant des personnes dans un état souvent très grave, cris ,hurlements des parents, des amis puis se seront les victimes d'un règlement de compte à la machette. Cela s'est passé dans le campo, ils arrivent donc dans des pick up délabrés, sur des brancards de fortune; 4 blessés graves plus un qui le semblait moins, j'apprendrais par la suite qu'il était déjà mort. Sa sur errait en larmes sur le parking; ici, il n'y a pas de psychologue de service.
L'hôpital est bien moderne en apparence; Lobby avec larges canapés de cuir dans lesquels on a pas le droit de séjourner, larges fresques naïves au mur, distributeurs de désinfectant pour les mains à chaque coin de mur mais vous ne pouvez pas entrer un sac, vous êtes priés de mettre les vêtements du patient dans un sac poubelle, interdiction de rentrer un ordi, une radio, un jeu mais j'ai vu des journalistes filmer aux urgences, sans aucune autorisation des familles. La nuit, en cas de nécessité, vous devez chercher les infirmières de service, dans la pièce où elles dorment; Toutes !
En revanche tout le monde entre dans n'importe quelle chambre, se plante devant le patient, observe, commente, comme au spectacle. Vous pouvez à l'heure des visites être 30 dans la chambre, répondre au téléphone, et tous les dominicains ont un portable...Imaginez le niveau sonore! et peu importe que le malade soit en train de dormir.
Pour entrer quoi que ce soit à boire où à manger vous devez obtenir une autorisation écrite de l'infirmière en chef mais j'ai vu de nuit, des familles déballer les gamelles de riz habichuelas...
Nous sommes aujourd'hui samedi 7 mai José Luis n'est plus en danger. Il a quitté les intensifs depuis une grosse semaine, il se lève un peu mais ne peut toujours pas parler à cause de la trachéo et encore moins manger, à son grand désespoir, nous le nourrissons de chocolat , de yaourt à boire, de lait protéiné acheté a prix d'or à la pharmacie; l'hôpital, lui, fournit une petite brique de jus de fruit et une soupe claire par jour. Il n'y a pas non plus d'aide soignante pour laver les patients ou changer les draps, si la laverie est débordée on n'a pas toujours de couverture et vu le niveau de la clim s'est pourtant indispensable. Mais bon on se débrouille ; j'ai rentré en douce une couverture de survie. On s'adapte car les jours meilleurs sont devant nous. Il semble, car les informations sont plus que dures à obtenir que l'opération de reconstruction du visage soit programmée pour la semaine prochaine, elle sera longue car pas un os n'a été épargné, mais "si dios quiere" comme tout le monde le dit, cela se passera bien.
@ Pierre : Mes sincères condoléances à Angelita !!!
Il y a plus d'un an un ami français est décédé, on a rapatrié son corps sur Santiago pour les procédures administratives; son corps est resté juste sous un drap plusieurs jours dans le couloir...no comment...
C'est aussi ça la Rép Dom....
Je suppose que cette expérience, certainement traumatisante, est monnaie courante dans un milieu hospitalier dans un pays du tiers monde. Mon égoïsme européen m'incite à poser la question suivante : et avec une assurance, comment ça se passe ? Je suppose qu'il existe des cliniques privées ?
Bon courage à vous. Et merci à tous pour tout le temps que vous consacrez à ce forum en apportant vos divers témoignage de votre vie et de vos expériences en RP. Principalement un grand merci à Tina, Cathysuite et Darius dont les posts sont vraiment (je trouve !) pertinents et pardon à ceux que j'oublie.
Esperanza est décédée jeudi à 14h00 ; elle a été enterrée vendredi à 15h00.
C'est vrai Tina, la République Dominicaine est un pays fascinant, mais par bien des cotés, très troublant aussi.
Un merci particulier pour Laurenz. Ma femme a été très touchée par ton appel.
Cordialement
c' est toujours une grande douleur de voir partir un être cher, surtout quand on sait que les soins qui ont été donnés, ne sont pas comme cela aurait du être.
Tout mes condoléances a ton épouse, si je peux aider en quoi que ce soit, n hésites pas a me le faire savoir.
Malheureusement, pour l assistance médicale, nous revenons rapidement sur la réalité dominicaine, ou je rejoints Tina sur pas mal de points
- ne pas faire croire aux candidats a l immigration que ici tout est bien, que avec une noix de coco , des sandalettes et un guide du routard , on a tout ce qu il faut pour s installer.
- vivre a la dominicaine oui, mais selon quels critères dominicains ??? faut il abandonner un pays tant critiqué qui jusqu a aujourdhui, nous a donné tan d avantages sociaux, a tel point, que l on croit que cela est normal...pour arrivé dans un autre monde ou il n y a pas de régulation entre les classes sociales, ou seulement ceux qui peuvent gagner de l argent pourront vivre bien...et se protéger avec toutes sortes d assurances privées et couteuses, auxquelles la base dominicaine n a pas accès, car cela ne rentre pas dans le budget...
N importe quel ouvrier de France a un niveau de vie supérieur a la classe moyenne basse d ici qui ne peut pas mettre ses enfants dans une école digne de ce nom, qui ne peux pas accéder aux cliniques privés, ou aux médecins spécialistes qui ne travaillent pas dans les hôpitaux.
Sans parler des fortunés , Il y a de nombreux dominicains qui vivent très bien, mais a chaque fois, on retrouve le même schéma, ils ont fait des études, ils ont du se rapprocher d une grande ville , ils travaillent 45h par semaine, prennent des cours du soir, pour se perfectionner, bref plus vraiment l image que lon a des caraïbes.
Quand on sait que le RD consacre 2,7% de son PIB pour la santé et que ce PIB est inférieur aux dépenses de santé des français ça explique pas mal de choses.
Sont'ils 40 fois moins bons qu'en France? Pas sûr.
Ici une endoscopie c'est 600 pesos, 300 si l'on croise la mère d'une amie qui travaille à l'hôpital et à qui on a rien demandé. C'est anormal mais dominicain.
Un lien pour situer certains hôpitaux. Localisations hopitaux.
Salutations.
jeanpierre maton a écrit:je suis très attrister par cela ,et inadmissible a mes yeux
Pour un budget 40 fois moindre qu'en France ils se défendent pas trop mal.
C'est l'autre coté de la carte postale et il n'y a pas que cela.
Tout ce qui touche le service public est à peu près dans le même état. En France la plupart du temps c'est la fonction qui fait le titre, ici c'est l'inverse.
Par rapport à la France c'est:
Sur la route la mortalité est multipliée par:
4.76 pour voitures,
11.96 pour les deux roues,
4.91 pour les piétons,
9.49 pour les camions,
7.75 pour les bus.
22.73 fois plus de meurtres.
15 fois plus de mineures enceintes*
Voilà un petit échantillon de ce qui peut paraitre inadmissible aux yeux de personnes vivant dans un milieu sur-protecteur comme en Europe.
La RD c'est un autre milieu, moins de protections mais plus de libertés, moins de protections mais moins cher, moins de protections mais plus de sourires...
On a jamais le beurre et l'argent du beurre.
Malgré ces petits problèmes, la plupart des résidents n'ont pas envie de retourner en France, il doit y avoir des bons cotés en RD.
Bonne semaine.
*Il y a quand même quelque chose que je trouve inadmissible.
Nota: un coté positif, hier en discutant, je me suis aperçu que le prix pour faire sauter une plainte qui pourrait envoyer en correctionnelle est toujours de 12000 pesos à San Cristobal, depuis 2 ans le prix n'a pas changé. On peut pas dire que tout augmente.
Plus de meurtres mais certainement moins de délinquance sexuelle (pédophilie, viols, etc...) aussi !
15 fois plus de mineures enceintes... ou peut-être qu'en France 14 fois sur 15 les mineures avortent pour que les parents ne l'apprenent pas...
Pour le reste entièrement d'accord avec toi...
Et pour faire sauter la correctionelle c'est pas bien cher cela, en France c'est un privilège qui n'est réservé qu'à l'élite... sauf quand on s'appelle Tapie... là on est même prêt à payer pour t'y mettre !!
Laurenz a écrit:tout est relatif... parfois je me demande d'où ils sortent leurs recensements
Quand je compare deux pays, je prend la même base pour avoir les mêmes critères d'enquêtes, souvent l'ONU et ses différentes déclinaisons ou l'OMS.
Plus de meurtres mais certainement moins de délinquance sexuelle (pédophilie, viols, etc...) aussi !
Disons qu'en RD l'argent arrange bien les choses surtout qu'il n'y a que les parents qui peuvent porter plainte et parfois il n'est pas dans leur intérêt de porter plainte.
En RD il n'ont pas entendu parler de Dutrout la mentalité à ce sujet retarde d'une quarantaine d'années. Au Canada, il y a eu un reportage avec une prostituée de 12 ans, ici c'est une pute, en Europe c'est une enfant, tout est dans la nuance.
15 fois plus de mineures enceintes... ou peut-être qu'en France 14 fois sur 15 les mineures avortent pour que les parents ne l'apprenent pas...
La France
11000 avortements de mineures de 15-17 ans qui représentent 1.2% de la population.
16300 avortements de mineures de 18-19 ans qui représentent 1.3% de la population.
C'est 1% des mineures françaises, si je rajoute les 1.1% de mineures enceintes, ça fait 2.1%.
C'est quand même loin des 10,89% de la RD dont ces mineures de 15-18 ans représentent 6% le la population donc c'est 12 fois plus visible (j'aurai pu dire fréquent).
Et pour faire sauter la correctionelle c'est pas bien cher cela, en France c'est un privilège qui n'est réservé qu'à l'élite... sauf quand on s'appelle Tapie... là on est même prêt à payer pour t'y mettre !!
A San Cristobal la délinquance est assez courante, ils se rattrapent sur la quantité.
Un des critères de choix pour la RD, c'est le coût de la vie moindre, si on rajoute une corruption plus démocratique, ça fait baisser les prix. (j'avoue, c'est limite comme raisonnement)
Pour Tapie, c'est un peu une création de Mitterrand, il ne fait pas parti du sérail on peut le sacrifier.
Sa réussite n'est plus à la mode suite à la dernière crise. La crise c'est pas lui mais il fera l'affaire pour donner pâture à la populace qui veut des têtes. C'est un goutte d'eau du crédit lyonnais qu'on oublie et ça détournera l'attention de la DEXIA qui revient. Les éventuels millions feront oublier les milliards.
Bonne semaine.
J'ai vu qu'il aidait facilement, ça facilitera grandement son intégration et il le fera avec discernement. Avec sa retraite il vivra très correctement mais n'aura pas les moyens de jouer les "richards" donc pas de soucis d'envies excessives.
Par rapport à ses écrits, je ne le vois pas au volant d'un gros 4X4 avec un air hautain, encore un gros plus pour l'intégration.
La pêche, la bonne compagnie, la vie simple c'est ce qu'il recherche, il y tout pour répondre à sa demande.
Quand au chiffres quand je dit qu'il fait une température de 25°, les gens apprécient en fonction de leurs critères, s'il fait chaud ou froid ce n'est pas à moi de juger. C'est pour cela que je préfère des chiffres qui sont factuels plutôt que des sentiments.
J'essaie au maximum d'éviter de donner des jugements et encore moins des sentiments, des faits oui et des chiffres se sont des faits.
C'est vrai qu'au niveau politique l'ONU c'est le" grand machin" de De Gaulle, mais j'apprécie leur travail coté technique. Chacun ses goûts. Quand à l'OMS, il faudra donner des arguments contre, j'en ai pas.
Pour la petite de 12 ans, j'aurai dû indiquer que cela ce passait dans un champ de canes à sucre à coté d'un batey, donc "consommation locale"
J'arrête ici ce hors sujet. Bonne soirée.
J'ai vu au fil de la discussion que vous me demandiez où j'habitais. J'y ai répondu il y a quelques semaines dans un sujet intitulé "Villa Mella ". Vous l'avez peut être déjà vu. Vous relancez de vieux sujets et donc je suppose que vous cherchez à vous documenter. J'ai fais pareil au début.
Le dernier sujet que j'ai posté s'intitule " J'ai besoin de votre avis " et explique pourquoi je n'habite plus pour l'instant dans ce village du nord de la capitale.
Je suis présentement à Bavaro dans l'est du pays. La vie est belle.
Cordialement
J'ai été très favorablement impressionnée par l'état de l'hôpital, flambant neuf, propre, bien enetretenu, du papier dans les toilettes, très bien organisé, beaucoup d'accueil et d'amabilité de tout le personnel, je croyais rêver.
Bien loin de certains comportements grincheux que j'ai pu observer en France dans beaucoup d'hôpitaux ou de services publics.
J'ai entendu d'un garde/portier à l'accueil "je suis là pour vous servir"...............
La personne qui faisait un IRM, des radios, etc... a eu droit à beaucoup d'égards du personnel, des attentions. Elle a pu payer en ayant droit -comme les autres d'ailleurs - à une chaise.
J'ai vu également comme nous en avons profité pour voir un membre de sa famille hospitalisé, un autre service et j'ai pu voir la différence de traitement des vieux. J'ai vécu cela en France, les vieux sont souvent - en tout cas à Paris - indésirables, et même quasi mourants on cherche à les renvoyer chez eux.
D'autre part avant de rentrer dans les chambres, des distributeurs de produit de nettoyage des mains sont en libre service.
Remarquable et cela vaut la peine de le signaler car jusqu'ici j'avoue avoir eu une mauvaise opinion des soins.
Je serai plus nuancée, le problème en France est le déficit financier des établissements hospitaliers, le manque de personnel. Etre soigner un jeune et un vieux le choix est fait.
D'autre part les distances, le travail font qu'il reste peu de place dans l'emploi du temps des "enfants" pour voir et surtout prendre en charge une personne âgée.
Enfin le prix des résidences pour personnes âgées est beaucoup trop cher, 2500 euros alors que la Belgique par exemple pratique des prix plus bas. Cela engendre beaucoup de sacrifices pour les familles qui doivent mettre la main à la poche.
Aimer ses parents oui, mais se sacrifier pour eux, difficile.
J'ai eu la même réaction que toi concernant la Plazza de la salud de Santo Domingo. Cet hôpital récent cache certainement la réalité générale du service de santé du pays. C'est l'arbre qui cache la forêt. Mais c'est tellement rare qu'il faut le souligner.
Et tu n'as pas parlé du secteur VIP de cet hôpital. Aussi bien qu'un 5 étoiles nouvelles normes d'un hôtel de Bavaro.
Mais c'est aussi dans cet hôpital qu'ils ont gardé une famille en " otage " parce qu'elle ne pouvait pas payer l'hospitalisation de leur enfant. ( il y a un mois de ça ). Quoi on en dise, c'est toujours à 2 vitesses : Pour ceux qui ont des sous et pour ceux qui n'en n'ont pas. Ce sont des choses que l'on n'est pas habitué à voir en France.
Cordialement.
De même presque tous les actes chirurgicaux sont en dépassements d'honoraires, il est presque impossible de ne pas à avoir à payer des suppléments qui ne sont pas tous, loin de là maintenant, pris en charge par les mutuelles qui ne peuvent plus compenser.
Donc, si, il y a aussi en France une médecine à deux vitesses.
Je viens de lire ton message sur les vieux comme l'on dit ,et effectivement la société ainsi que bien souvent sa pénalise les enfants ,qui eux aussi ne sont pas toujours enchanté de payer pour leurs parents même avec de l'argent pourtant on les as bien élevé !!!!
Mais les temps changent la société aussi et je sais très bien a quoi s'attendre pour nos vieux jours je pense que l'on sera un fardeaux pour tout le monde !!!!
Alors !!!!!mais ce qu'il y a de vrai c'est que la roue tourne pour tout le monde et personne n'y échappe
il y a bien longtemps que j'ai compris
Pourtant du genre optimiste ,mais réaliste
Si tu pouvais me prouver le contraire je t'offre le champagne dès que je serais résident en RD OK
Bonne soirée
AMICALEMENT
ALAIN
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