Lundi, de nombreux pays avaient déjà vacciné une importante proportion de leurs populations. La Chine se classait en tête de liste avec 9 millions de vaccins administrés, suivi des États-Unis avec 6,69 millions de doses administrées. On retrouve ensuite Israël avec 1,8 millions de vaccins, le Royaume-Uni avec 1,5 millions de vaccins et les Émirats arabes unis avec 1,09 million de vaccins administrés en début de semaine. Parmi les pays qui y vont plus lentement mais sûrement, on retrouve la Russie, l'Italie, l'Allemagne, le Canada, l'Espagne, la Pologne, le Danemark, l'Argentine, ainsi que la Roumanie et l'Arabie saoudite.
Aux États-Unis, la campagne de vaccination a débuté au mois de décembre grâce à la mise sur pied rapide de milliers de centres de vaccination. Cette semaine, plus de 2,7% de la population avaient déjà reçu leur première dose, selon le Centers for Disease Control and Prevention. Dans certains États, en particulier ceux les plus affectés, la priorité est accordée aux officiers de police, aux pompiers, ainsi qu'aux enseignants et aux personnes ayant plus de 75 ans. Dans d'autres, comme en Californie, ce sont les professionnels de la santé qui ont été vaccinés en premier.
En France, plus de 138 000 personnes avaient été vaccinées mardi, malgré une hausse du taux d'hospitalisation lié à la COVID-19. Le début de la campagne a toutefois été tumultueuse, principalement face à la lenteur administrative et aux craintes de la population. En effet, alors que le Royaume-Uni avait déjà administré 1 million de doses et que l'Allemagne avait déjà vacciné plus de 200 000 personnes pendant la première semaine de janvier, les chiffres étaient alarmants en France : seules 350 doses avaient été administrées !
Le Royaume-Uni envisage, pour sa part, d'immuniser au moins 15 millions de personnes contre le coronavirus d'ici mi-février, compte tenu de la progression rapide de la nouvelle variante. Le pays a ainsi mis sur pied 7 centres de vaccination massive, notamment dans des centres de conférence et des stades sportifs sur un total de 2 700 centres. Le but est d'administrer au moins 2 millions de doses par semaine, y compris pour les résidents et le personnel de quelque 10 000 maisons de retraite d'ici la fin du mois de janvier. Selon le programme gouvernemental, la vaccination devrait également avoir lieu dans 206 hôpitaux actifs, dans 50 centres de vaccination additionnels, ainsi que dans quelque 1 200 pharmacies communautaires, équipes mobiles et réseaux de premiers soins.
En Suisse, en revanche, ce n'est que le 4 janvier que la campagne de vaccination a débuté, principalement dans les cantons de Genève, Fribourg, Neuchâtel et Valais. Les cantons de Berne, Vaud et Grisons ont, quant à eux, lancé leurs campagnes le 11 janvier. A Genève, cependant, le vaccin est uniquement administré aux personnes ayant plus de 75 ans. Les autorités suisses déplorent également la lenteur de la distribution des vaccins dans les différentes régions. Si elles ont initialement commandé 15 millions de doses auprès des trois principaux fournisseurs, elles n'en ont reçu que quelques milliers jusqu'à présent.
L'Afrique, qui est la deuxième région dans laquelle la pandémie progresse le plus rapidement, est toutefois à la traîne. L'un des défis auxquels les pays du continent africain sont confrontés est le prix des vaccins. Aujourd'hui, ce sont principalement les pays les plus développés qui sont parvenus à démarrer leurs campagnes de vaccination. Selon l'OMS, seulement un quart des pays africains disposent des moyens adéquats pour s'approprier les vaccins. On espère toutefois qu'au moins 3% des Africains soient vaccinés d'ici mars 2021. Toutefois, selon les prévisions de l'OMS, seuls 20% de la population pourraient être immunisés contre le coronavirus d'ici la fin de 2022. L'archipel des Seychelles est donc le seul pays africain à avoir entamé sa campagne de vaccination le 10 janvier après s'être approprié des vaccins Sinopharm, développés par une société chinoise.
L'OMS prévoit de fournir gratuitement des vaccins aux pays les plus pauvres d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine à travers son programme COVAX, mais l'attente risque d'être longue. En effet, ce n'est que vers la fin de 2021 qu'au moins 20% de la population de ces pays pourront profiter de quelque 2 milliards de doses. Mais pour que la totalité de ces nations puisse être immunisée contre le coronavirus, il faudra sans doute attendre jusqu'à fin 2024.




