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L'emploi selon la génération Y

  • Generation Y
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Publié il y a 6 mois

La génération Y semble plus que jamais impliquée dans le marché mondial du travail. Ayant grandi aux côtés de grands développements technologiques en dépit des fluctuations économiques, les jeunes sont de plus en plus nombreux à rechercher de nouvelles opportunités professionnelles, quelle que soit la dimension des entreprises ciblées. Mais qu'attendent-ils vraiment du marché du travail et des entreprises elles-mêmes ? Quelle est leur vision à long terme ? Expat.com vous donne un aperçu des retombées d'une étude réalisée par la firme Deloitte auprès de jeunes diplômés aux quatre coins du globe.

Le contexte global

Les principales préoccupations de la génération Y vont de la corruption au changement climatique. En effet, les jeunes s'avouent davantage concernés par les différents problèmes auxquels le monde est aujourd'hui confronté, qu'il s’agisse de marchés émergents ou de ceux déjà bien établis. A titre d'exemple, 56% des jeunes professionnels impliqués dans les marchés prospères se disent préoccupés par les conflits politiques, les menaces terroristes et la guerre dans certains pays, contre 42% de jeunes œuvrant sur des marchés émergents. La famine, la santé et l’inégalité de revenus suscitent également l’inquiétude de la moitié des jeunes impliqués dans les marches émergents et 43% de ceux des marchés établis. Aussi, 58% des jeunes professionnels des marchés établis se disent soucieux des taux de corruption et de criminalité, dans leur pays d'origine comme dans leur pays d'accueil.

D'une manière générale, il semble que les jeunes professionnels ont une vision plutôt élargie de l’économie mondiale : ils sont davantage optimistes à l’égard des marchés émergents que des marchés déjà établis où les perspectives d'avenir subissent, depuis déjà trop longtemps, l'impact de la stagnation ou des fluctuations économiques. Le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, par exemple, a eu un effet néfaste sur la vision de la jeune génération, ce qui fait que 40% d'entre eux avaient moins confiance en l’économie britannique en 2016. Ce chiffre contraste avec un gain de confiance de 51%, 47% et 43% en Argentine, au Pérou et au Brésil respectivement.

Sérieusement affecté par un taux de chômage élevé, l'Espagne n'inspire pas plus de confiance à la génération Y. D'ailleurs, 23% des sondés se disent moins optimistes par rapport à l’année précédente. En revanche, 57% de ceux impliqués dans les marchés émergents se montrent davantage optimistes à l’égard de la situation économique de leur pays, ce qui représente une croissance de 14% en 2016. A l'inverse, ceux qui s'attendaient à une amélioration au niveau des marchés développés affichent une baisse d'optimisme de 4%, ce qui correspond, une fois de plus, à l’instabilité qui règne sur les marchés bien établis. Les marchés émergents, comme ceux des économies BRIC, continuent d'afficher une croissance constante.

L'attitude des jeunes envers les entreprises

social change

Contrairement à leurs prédécesseurs, les jeunes démontrent de plus en plus une attitude libérale sur le plan international. Ils s’intéressent davantage aux problèmes sociaux, comme le démontrent particulièrement les entrepreneurs sociaux. En effet, les entrepreneurs sociaux, dont le nombre ne cesse d'augmenter d'année en année, s'engagent à créer des entreprises à but lucratif qui ont également un impact positif sur la communauté qui les entoure, ce qui porte à croire que l'éthique et la vision d'une société meilleure ne se sont peut-être pas fondues dans la masse des grandes entreprises. La génération Y semble ainsi avoir une meilleure perception du fonctionnement des multinationales. D'ailleurs, le nombre de ceux qui estiment que les entreprises ont adopté une approche éthique augmente de 13% alors que ceux qui avouent se concentrer davantage sur les bénéfices de leur entreprise que sur l'aspect communautaire baisse de 16%.

D'autre part, selon le rapport, la génération Y estime que les gouvernements et les grandes entreprises peuvent avoir un plus grand impact sur le développement social d'une manière positive. Il est intéressant de noter que 78% des sondés estiment que les gouvernements supranationaux et les multinationales ont le pouvoir de faire la différence. En revanche, seulement 66% d'entre eux sont d'avis que ces derniers l'ont déjà fait. Pour 74% d'entre eux, les multinationales pourraient avoir le potentiel de changer les choses, même si seuls 59% estiment qu'elles ont eu un impact positif sur la société. Les entreprises locales sont également bien perçues, même si seuls 55% des sondés estiment qu'elles ont le pouvoir d'amener le changement et que 57% estiment qu'elles ont tout de même fait leurs preuves et eu un impact plutôt positif sur la société.

Sans surprise, plus de jeunes estiment que les entreprises d'envergure internationale ont un plus grand potentiel d'intervenir sur des sujets sensibles. En revanche, d'un point de vue commercial, seules les petites entreprises semblent avoir la capacité de répondre aux attentes.

Les ambitions de la génération Y

Vous faites probablement partie de ceux qui recherchent plus de flexibilité tout en occupant un poste à plein temps. Il est intéressant de noter que 65% des jeunes sondés avouent qu'ils préfèrent occuper un poste à plein temps tandis que 31% d'entre eux se disent davantage motivés par un emploi en freelance ou en tant que consultant, d’où la nouvelle tendance du nomadisme digital. Aussi, deux tiers d'entre eux soutiennent que leurs employeurs ont adopté une politique de flexibilité en termes de lieu de travail (64%), de tâches (68%) et d'horaires (69%), ce qui répond plus ou moins aux attentes de la génération Y en matière d'emploi. En effet, les jeunes sont de plus en plus nombreux en quête d'un meilleur équilibre travail-vie qui se traduit, sans aucun doute, par la flexibilité au travail. D'ailleurs, ceux qui exercent dans un milieu flexible s'estiment davantage motivés et productifs, ce qui s’avère largement bénéfique aux entreprises dans l'ensemble.

Faire face aux défis

community and charity

Évidemment, l'objectif principal du travail est de gagner sa vie, mais il semble que les attentes de la génération Y vont bien au-delà, qu'ils soient dans leur pays d'origine ou à l’étranger. Près de 90% des sondés considèrent que le succès d'une entreprise repose sur bien plus que les bénéfices. Pour eux, le développement de l'individu, ainsi que de nombreux autres aspects, sont à prendre en compte. 31% des sondés se réjouissent du fait que leur employeur investissent dans l’éducation, la formation et le développement des compétences de leur personnel. Pour 27% d'entre eux, l'engagement de leur employeur envers les œuvres charitables démontre leur intérêt sur la question du chômage.

En revanche, l’intérêt est en baisse sur les questions d'ordre social et mondial telles que la famine (13%), la répartition de la richesse (11%), ainsi que les droits des communautés minoritaires (10%), ce qui porte à croire que les jeunes ne sont pas convaincus que les entreprises fassent usage de leur potentiel pour apporter un changement positif à ces problèmes. Pour eux, les entreprises devraient aller au-delà de leurs seuls intérêts financiers si elles souhaitent réussir sur tous les plans.

En ce qui concerne la génération Y dans son ensemble, le rapport démontre l'existence d'une corrélation directe entre le niveau d'influence et le sens de la responsabilité dont elle fait preuve, couvrant différents aspects allant de la performance financière de l'entreprise à sa réputation globale, passant par la culture du travail et la satisfaction-clients. L’éthique et l’intégrité relèvent également d'une importance significative.

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