En Suisse, il n'existe pas de ministère de l'Éducation unique fixant un programme national : chaque canton définit ses propres plans d'études, sa langue d'enseignement et son calendrier scolaire, ce qui modifie concrètement l'expérience d'une famille selon qu'elle s'installe à Genève, à Zurich ou à Lausanne. Pour les parents francophones, deux établissements offrent une continuité directe avec le baccalauréat français, le Lycée Français International de Zurich et l'École Française Internationale de Berne, tandis que l'école publique reste gratuite et accessible sans condition de statut de séjour dans toutes les régions francophones du pays. Les écoles internationales les plus recherchées, à Genève ou à Zurich, fonctionnent en revanche sur un mode compétitif où une place n'est souvent garantie qu'une fois les frais de dossier réglés, ce qui impose d'anticiper la candidature bien avant la rentrée.
La Confédération ne fixe ni calendrier scolaire unique ni programme national: l'école y est avant tout une compétence cantonale, ce qui signifie que la structure exacte des degrés, les branches enseignées et le rythme de l'année dépendent avant tout du canton où la famille s'installe, bien plus que d'un supposé « système suisse » uniforme.
La scolarité obligatoire dure onze ans: elle commence par l'école enfantine dès l'âge de quatre ans, se poursuit par le degré primaire puis le degré secondaire I, avec un passage vers ce dernier généralement vers douze ans, après une évaluation interne, et s'achève aux alentours de quinze ans. Passé ce cap, les adolescents choisissent entre une filière académique générale menant à la maturité et une formation professionnelle: près des deux tiers d'entre eux optent pour la voie duale associant apprentissage en entreprise et en école professionnelle. Cette proportion reflète la place centrale de cette filière sur le marché du travail suisse plutôt qu'une solution de repli, et l'Organisation de coopération et de développement économiques classe l'enseignement public suisse parmi les systèmes performants, la filière professionnelle bénéficiant d'une large reconnaissance de la part des employeurs.
L'organisation de la scolarité obligatoire relève des cantons: chacun définit ses propres plans d'études et son matériel pédagogique, tandis que les communes gèrent le fonctionnement quotidien des écoles. La Confédération se limite à un rôle d'assurance qualité. L'accord intercantonal HarmoS (l'accord sur l'harmonisation de la scolarité obligatoire) a rapproché certains repères communs, comme l'âge d'entrée à l'école ou la durée des degrés, mais des différences substantielles subsistent d'un canton à l'autre, notamment en matière de langue d'enseignement, de rythme hebdomadaire ou d'organisation des degrés. Pour une famille qui prépare son installation, cela signifie qu'il faut se renseigner directement auprès du canton de destination plutôt que de se fier à une description générale valable pour tout le pays.
L'année scolaire suit un rythme comparable à celui de l'hémisphère nord, de l'automne à l'été, mais les dates précises de rentrée et de vacances sont fixées localement et non au niveau fédéral.
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Pour la quasi-totalité des familles installées en Suisse, l'école publique de la commune de résidence est la voie par défaut: la scolarité obligatoire y est organisée localement, le canton fixant les plans d'études et la commune assurant la gestion opérationnelle des établissements. Cette réalité s'applique également aux familles expatriées, dont les enfants sont soumis aux mêmes règles d'affectation que les enfants suisses.
L'enseignement privé reste minoritaire: environ 5 % des élèves suivent leur scolarité obligatoire dans un établissement privé, la grande majorité achevant sa scolarité dans l'école publique de son lieu de résidence.
À côté de ce paysage public et privé « classique » existe une catégorie distincte: les écoles internationales, qui proposent des programmes tels que le Baccalauréat international (IB), les cursus britannique, américain ou français. Elles sont concentrées autour de Genève, Zurich, Bâle, Lausanne et Zoug, et certaines proposent également un internat. Leur fonctionnement, leurs frais, leur accréditation et leurs modalités d'admission font l'objet de la section suivante.
Pour les familles qui envisagent un retour à un système éducatif francophone, deux établissements offrent une continuité directe avec le Baccalauréat français: le Lycée Français International de Zurich, situé à Dübendorf, dans l'agglomération zurichoise, et l'École Française Internationale de Berne. Les deux établissements sont ouverts à toutes les nationalités et publient leurs tarifs annuels directement sur leur site, qu'il convient de consulter avant de candidater puisque les montants sont fixés chaque année par l'association gestionnaire de l'école.
Deux autres établissements combinent le Baccalauréat français avec d'autres parcours. L'Institut International de Lancy, près de Genève, propose un programme bilingue français associé à une préparation au diplôme du Baccalauréat international, ainsi qu'aux GCSE et A-Levels britanniques. Les élèves de dernière année de secondaire I, ou ceux qui souhaitent intégrer l'année suivante en cours d'année, peuvent se voir proposer une année de préparation spécifique au Baccalauréat international, une option concrète pour une famille qui arrive en cours de cursus secondaire supérieur. L'Institut Le Rosey, à Rolle dans le canton de Vaud, propose le Baccalauréat international et le Baccalauréat français en internat; l'établissement a été réaccrédité par le Council of International Schools (CIS) et son admission est très sélective.
Au-delà du français, l'offre internationale en Suisse est large. Le programme du Baccalauréat international (IB) est proposé au niveau du diplôme dans 51 établissements autorisés à travers le pays, auxquels s'ajoutent 14 écoles proposant le programme du premier cycle (Middle Years Programme), 13 écoles proposant le programme primaire (Primary Years Programme) et 5 écoles proposant le programme à orientation professionnelle (Career-related Programme). D'autres écoles proposent les GCSE et A-Levels britanniques, le parcours américain avec les tests Advanced Placement (AP), ou encore l'Abitur allemand. L'accréditation du secteur s'appuie sur l'autorisation IB ainsi que sur les labels CIS, COBIS et NEASC.
Dans l'agglomération zurichoise, laZurich International School, à Wädenswil, accueille les élèves de 3 à 18 ans avec le diplôme IB, les AP américains et des programmes bilingues; les frais annuels vont de 16 900 CHF (environ 17 750 EUR) pour les matinées de préscolaire à 39 700 CHF (environ 41 700 EUR) pour les grades 11 et 12, auxquels s'ajoutent des frais de dossier de 500 CHF (environ 525 EUR) et une contribution aux infrastructures de 5 000 CHF (environ 5 250 EUR) dès le jardin d'enfants; repas, transport, garde périscolaire et frais d'examen sont facturés séparément, et l'école propose un accompagnement en anglais langue additionnelle, facturé à part. L'Inter-Community School Zurich propose les trois programmes IB (PYP, MYP et Diploma) de la crèche à la douzième année, avec des frais allant de 13 100 CHF (environ 13 750 EUR) pour une demi-journée en crèche à 40 300 CHF (environ 42 300 EUR) pour les grades 11 et 12; un fonds de dotation de 1 000 à 5 000 CHF (environ 1 050 à 5 250 EUR) s'ajoute aux 500 CHF (environ 525 EUR) de frais de dossier, tandis que le bus scolaire, le soutien pédagogique, la garde périscolaire, les repas et les activités extrascolaires sont facturés à part. La SIS Swiss International School Zürich, à Wallisellen, combine le diplôme IB avec un parcours bilingue local et international du jardin d'enfants au secondaire supérieur; les frais annuels s'échelonnent d'environ 23 920 CHF (environ 25 100 EUR) à 30 940 CHF (environ 32 500 EUR), facturés par semestre, avec des frais d'inscription uniques de 600 CHF (environ 630 EUR) pour le premier enfant. L'école est financée exclusivement par les frais de scolarité, sans subvention cantonale, et une place n'est garantie qu'une fois ces frais d'inscription réglés.
Dans la région genevoise, la Geneva English School propose les GCSE et A-Levels britanniques du préscolaire à la treizième année et détient le label COBIS; ses frais vont de 11 575 CHF (environ 12 150 EUR) pour les matinées de préscolaire à 36 500 CHF (environ 38 300 EUR) pour les années 12 et 13, avec une inscription en deux versements de 2 000 CHF (environ 2 100 EUR) chacun, et des réductions de 5 à 15 % pour la fratrie. L'International School of Geneva (Ecolint), répartie sur plusieurs campus, propose les trois programmes IB ainsi que des parcours britannique, américain et la maturité suisse pour les élèves de 3 à 18 ans; les frais d'examen externes, IB compris, sont exclus de la scolarité. Compte tenu de sa taille et de ses différents campus, il est utile de vérifier la disponibilité par campus et par année avant toute installation.
Dans le canton de Vaud, le St. George's International School Switzerland, à Montreux, propose le diplôme IB et les GCSE/A-Levels britanniques, en internat comme en externat; les frais liés au diplôme IB peuvent être facturés séparément de la scolarité selon l'année. LeBrillantmont International School, à Lausanne, accueille les 13 à 18 ans avec les GCSE/A-Levels britanniques et le diplôme américain assorti de tests AP, en internat; les familles souhaitant un internat doivent vérifier la disponibilité des places avant de candidater.
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Écoles publiques pour les enfants expatriés en Suisse
Une famille qui s'installe dans un canton francophone, que ce soit à Genève, à Lausanne, à Neuchâtel, à Fribourg, dans le Jura ou dans la partie francophone du Valais, place ses enfants dans un système scolaire public entièrement en français, sans barrière linguistique à l'entrée. Ailleurs en Suisse, la langue d'enseignement suit la région linguistique locale: l'allemand, l'italien, ou dans quelques communes le romanche.
L'école publique obligatoire est gratuite pour tous les enfants, y compris ceux qui ne disposent pas d'un titre de séjour permanent. Dans la pratique, l'inscription suit la commune de résidence de la famille: les enfants fréquentent l'école publique de leur commune, sans libre choix d'établissement à l'échelle nationale. Pour les familles qui s'installent dans une région alémanique ou italophone, les écoles publiques proposent un accompagnement linguistique ciblé pour les élèves qui ne parlent pas encore la langue locale, allant d'un enseignement différencié assuré par l'enseignant titulaire à un soutien spécialisé lorsque les besoins sont plus importants. Durant la scolarité obligatoire, tous les enfants apprennent également une deuxième langue nationale et l'anglais.
Environ 95 % des enfants achèvent leur scolarité obligatoire dans l'école publique de leur commune, qui joue un rôle d'intégration important. Pour une famille expatriée, l'arbitrage avec une école internationale porte moins sur la qualité générale de l'enseignement que sur la langue, la continuité du programme et le calendrier: l'école publique intègre l'enfant dans le système de la région linguistique locale, tandis qu'une école internationale préserve la continuité avec un programme IB, britannique, américain ou français.
Choisir une école en Suisse
Pour une famille francophone qui s'installe dans un canton alémanique, le maintien du français en parallèle de la scolarité suisse reste possible grâce aux cours de langue et culture d'origine (Heimatliche Sprache und Kultur, ou HSK). Dans le canton de Zurich, par exemple, le français est reconnu comme langue de cours HSK: cet enseignement complémentaire facultatif, organisé en dehors des heures de classe ordinaires, permet à un enfant de conserver et d'approfondir le français tout en suivant l'école suisse en allemand. Ce type de dispositif existe, sous des formes variables, dans plusieurs cantons et communautés, généralement organisé par les autorités scolaires cantonales ou par les représentations consulaires selon la langue concernée.
Le choix entre école publique et école internationale en Suisse tient d'abord à un arbitrage entre langue et continuité: l'école publique offre une immersion complète dans la langue cantonale avec un accompagnement structuré pour les élèves non locuteurs natifs, tandis qu'une école internationale préserve la progression vers un programme précis, IB, britannique, américain ou français. Les familles doivent évaluer la durée prévisible de leur séjour en Suisse et l'endroit où l'enfant poursuivra probablement sa scolarité par la suite.
Procédure d'admission en Suisse
Pour les écoles internationales les plus demandées, la candidature doit démarrer le plus tôt possible, idéalement avant le printemps précédant une rentrée en août ou en septembre. De nombreux établissements acceptent des candidatures toute l'année, mais la capacité reste limitée par année scolaire; la période principale d'inscription se situe au printemps pour une rentrée d'automne, une entrée en cours d'année n'étant possible que si l'année concernée dispose encore de places.
Le dossier de candidature type comprend généralement:
un formulaire de candidature en ligne et le règlement des frais de dossier;
les bulletins scolaires ou relevés de notes des années précédentes;
des formulaires de recommandation de l'enseignant, demandés pour certains niveaux;
le cas échéant, des rapports de spécialistes récents et les plans de soutien pédagogique en cours.
Les exigences d'entrée varient selon l'école et le niveau: certains établissements admettent sans examen d'entrée pour les degrés de la scolarité obligatoire, d'autres exigent un examen formel pour une entrée en fin de cursus, ou fixent un niveau d'anglais minimal, par exemple C1 ou C2, pour l'admission au diplôme IB. Une fois admis, certains élèves passent également des tests de positionnement par matière afin de déterminer le niveau de cours le plus adapté.
Lorsqu'une année scolaire est complète, l'école place les candidatures sur une liste d'attente. La priorité sur cette liste se calcule généralement à partir de la date à laquelle le dossier complet et les frais de dossier ont été reçus, ce qui rend la rapidité à compléter le dossier plus déterminante que la date du premier contact. Candidater en parallèle à plusieurs écoles adaptées au profil de l'enfant est une manière concrète de gérer cette incertitude.
Pour maximiser les chances d'obtenir une place:
candidater tôt, idéalement avant le printemps pour une rentrée d'automne;
compléter chaque document demandé avant l'examen du dossier par l'école;
vérifier la disponibilité de l'année scolaire concernée avant de régler des frais non remboursables;
signaler tout besoin de soutien pédagogique avec les rapports existants;
utiliser une visite ou un entretien avec l'école pour vérifier l'adéquation du programme, les exigences linguistiques et les règles de priorité pour la fratrie, plusieurs écoles donnant la priorité aux frères et sœurs déjà scolarisés lorsque les demandes dépassent les places disponibles.
L'année scolaire en Suisse
Il n'existe pas de calendrier scolaire national unique en Suisse: les dates de rentrée, la durée des vacances et le rythme de l'année sont fixés canton par canton, et les écoles internationales gèrent en outre leur propre calendrier. L'année scolaire suisse s'organise généralement en deux semestres, de la rentrée en août ou début septembre à la fin juin ou juillet, avec des vacances d'été d'environ cinq à six semaines; les dates exactes de rentrée, de fin d'année et la durée des autres périodes de vacances sont fixées par le canton et peuvent varier sensiblement d'un canton à l'autre.
Une famille qui vient d'un système allant de septembre à juin retrouvera un rythme largement familier, même si la rentrée suisse intervient souvent plus tôt, dès le mois d'août. Une famille qui vient d'un système allant de janvier à décembre doit en revanche anticiper un transfert en cours d'année scolaire en cas d'arrivée en janvier, puisque la rentrée scolaire principale en Suisse a lieu juste après les vacances d'été.
Comme l'école obligatoire relève du canton et de la commune, le calendrier scolaire doit être vérifié à l'échelle locale pour obtenir une place dans une école publique, tandis que les écoles internationales et privées publient et gèrent chacune leur propre calendrier d'admission et leur propre capacité d'admission.
Vie scolaire en Suisse
Le rythme scolaire quotidien n'obéit à aucun modèle national unique: les horaires sont organisés par canton et par commune, et les cours proprement dits sont souvent distincts de modules de prise en charge payants ou à inscription séparée, comme l'accueil matinal, la prise en charge de midi, les devoirs surveillés ou les activités extrascolaires. Certaines communes regroupent ces modules au sein d'un dispositif dédié, l'École à journée continue (EJC), avec sa propre fenêtre d'inscription et ses propres critères d'accès.
Les repas scolaires ne sont pas automatiquement inclus dans la journée: le repas de midi est généralement assuré par un réfectoire communal ou cantonal, qui nécessite une inscription séparée, et les places peuvent être limitées; une commune signale, par exemple, une liste d'attente pour son réfectoire de midi, facturé au repas et incluant la surveillance jusqu'à la reprise des cours de l'après-midi.
Les devoirs et l'implication des parents suivent un modèle de coopération formalisé plutôt qu'une culture de bénévolat informel: les parents sont censés veiller à ce que les devoirs soient faits et à offrir de bonnes conditions pour cela ; certaines écoles intègrent un temps de soutien aux devoirs dans leurs modules périscolaires, et les assemblées de parents jouent, dans certains établissements, un rôle défini dans le fonctionnement de l'école.
La communication avec les enseignants se fait par des canaux structurés et hiérarchisés: les parents peuvent solliciter un conseil individuel ou collectif auprès du titulaire de classe, de la direction de l'école ou de la commission scolaire, plutôt que de recourir à un accès informel. Les écoles internationales, de leur côté, mettent généralement en avant des retours plus fréquents et directs sur la progression de l'enfant, ainsi qu'une collaboration étroite avec les familles; plusieurs se présentent explicitement comme des environnements conçus pour les familles mobiles, avec un enseignement en anglais ou multilingue, une communication familiale régulière et un accompagnement spécifique pour les enfants qui changent de programme scolaire en cours de parcours. Pour les familles qui choisissent l'école publique, l'expérience d'intégration dépend fortement de l'âge de l'enfant, de l'offre de soutien linguistique et de l'organisation de la journée propre au canton ou à la commune.
Besoins éducatifs particuliers en Suisse
Les enfants ayant des besoins éducatifs particuliers disposent d'un droit légal à une scolarisation et à un accompagnement spécialisés, assurés par des professionnels de la pédagogie spécialisée de la petite enfance, de la pédagogie spécialisée scolaire, de la logopédie (orthophonie) ou de la psychomotricité. Ce droit s'applique dès lors que le développement de l'enfant est limité ou menacé, ou qu'il ne peut pas suivre les exigences scolaires habituelles sans un soutien supplémentaire; l'organisation de cette prise en charge relève des cantons.
Dans la pratique, l'offre comprend des classes spéciales, des classes d'intégration, des classes de développement et des écoles spécialisées dédiées, mais l'offre exacte reste pilotée par chaque canton plutôt qu'harmonisée au niveau national: certains cantons ont adopté leur propre ordonnance sur la pédagogie spécialisée, d'autres ont redéfini le seuil de déclenchement des « mesures renforcées », si bien que la terminologie et les options disponibles diffèrent d'un canton à l'autre.
Le système suisse dispose de spécialistes et de thérapeutes: pédagogues spécialisés de la petite enfance, enseignants spécialisés, logopédistes et psychomotriciens. Une prise en charge combinée et pluridisciplinaire, associant psychothérapie, ergothérapie, logopédie, pédagogie spécialisée et psychologie, existe également pour les situations plus complexes, comme l'intervention précoce en cas d'autisme sévère.
Parce que la responsabilité incombe au canton, il est recommandé de contacter l'autorité scolaire du canton où la famille prévoit de s'installer avant l'inscription de l'enfant, en apportant tout diagnostic, bilan thérapeutique ou dossier de soutien scolaire déjà existant, afin que le canton ou l'école puisse déterminer si l'enfant a besoin d'une scolarisation spécialisée, d'un suivi logopédique, d'une psychomotricité ou d'un autre accompagnement, idéalement avant de s'engager sur un logement ou une école précise.
Pour un élève titulaire du Baccalauréat français général, l'accès à une haute école suisse est possible sous réserve d'avoir suivi les enseignements généraux requis sur les trois dernières années et de répondre aux conditions propres à l'établissement visé. À l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), par exemple, cela signifie un baccalauréat général avec les spécialités mathématiques et physique-chimie, des notes minimales de 16 dans ces deux matières, ainsi qu'une moyenne générale d'au moins 16.
Le diplôme du Baccalauréat international (IB) est accepté pour l'admission dans une haute école suisse uniquement lorsque les conditions propres à l'établissement, relatives aux matières et aux notes, sont remplies. À l'EPFL, cela suppose un diplôme IB avec mathématiques, physique et chimie, biologie ou informatique au niveau supérieur, un total d'au moins 38 points sur 42 hors points de mention, ainsi que des notes minimales de 6 sur 7 en mathématiques et en physique; ces conditions varient d'un établissement à l'autre.
Les GCE A-Levels et O-Levels britanniques sont reconnus pour une entrée dans une haute école suisse selon des conditions d'admission propres à chaque pays d'origine du diplôme, l'exigence exacte dépendant des matières, des notes, de la langue et d'éventuels examens complémentaires fixés par l'établissement d'accueil.
Le diplôme de fin d'études secondaires américain, accompagné de tests Advanced Placement (AP), constitue la voie pertinente pour les élèves issus du système américain: les matières AP doivent être indépendantes, avec une note minimale de 3 chacune, certaines matières AP (dont Art and Design, Psychology, Statistics et US Government and Politics) n'étant pas reconnues. Des conditions propres à chaque établissement s'appliquent malgré tout: l'EPFL exige son propre examen d'entrée pour les diplômés du secondaire américain, tandis que l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) propose une voie d'examen d'entrée allégée pour certaines matières AP spécifiées.
Dans tous les cas, les candidats formés à l'étranger déposent leur dossier directement auprès de la haute école suisse visée, qui vérifie si le diplôme de fin d'études est équivalent à la maturité gymnasiale suisse et si le candidat remplit les conditions de matières, de notes et de langue propres à son pays de formation. Il n'existe pas d'étape de conversion automatique unique valable pour tous les diplômes étrangers: le service Swiss ENIC fournit des orientations générales, mais c'est l'établissement d'accueil qui prend la décision d'admission et peut ajouter des exigences, comme un test d'aptitude ou un examen complémentaire.
Le paysage suisse de l'enseignement supérieur accrédité comprend des universités cantonales, des écoles polytechniques fédérales, des hautes écoles spécialisées et des hautes écoles pédagogiques, dont la liste complète figure sur le site de swissuniversities. L'accès à partir d'un programme international ou étranger y est possible, mais reste encadré par des règles propres à chaque établissement: ce n'est pas une continuité automatique depuis une école internationale. Les choix de matières dans les dernières années du secondaire gagnent donc à être définis en fonction des conditions publiées par la haute école visée, avant qu'ils ne soient arrêtés définitivement.
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J'ai découvert très tôt le plaisir des mots, en écrivant de la poésie. Après une parenthèse consacrée à mes études supérieures, j'ai renoué avec l'écriture à travers un blog, alors que je partageais ma vie entre Londres et Madrid. Cette passion pour l'écriture et l'ouverture aux cultures étrangères m'a naturellement conduit à fonder Expat.com, un espace dédié à mes écrits mais aussi à ceux de toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur expérience et leur parcours à l'étranger.